professionaliser les médias sociaux en entrepriseEt voici le dernier volet de notre article dédié aux 10 conseils pour profiter du boom des médias sociaux en 2010.

conseil n° 10 : méfiez-vous des prévisions à commencer par celle-ci – et préparez-vous changement et à l’innovation … mais point trop n’en faut !

Nous vivons une époque où les gadgets (parfois abusivement rattachés aux médias sociaux) apparaissent quasiment tous les jours sinon plus. Toutefois, les marketers avisés ont quant à eux un sixième sens pour savoir quand il faut plus ou non surfer sur un mode. De nouveaux outils sont créés quotidiennement dans la sphère des médias sociaux, ceci ne voulant pas dire pour autant que tous les réseaux sociaux – par exemple – doivent être essayés. Soyez sélectifs, mais gardez l’esprit ouvert.

professionaliser les médias sociaux en entrepriseSuite de la 1ère partie dédiée aux 10 conseils pour profiter du boom des médias sociaux en 2010. Ce billet s’attache au neuvième conseil.

conseil N° 9 : industrialiser son community management.

Le community management fait partie des choses qui seront en haut de l’agenda également, même si je suis persuadé que la plupart des agences et des clients en une image erronée. Le community management est à mes yeux très proche de ce qu’on appelait dans le temps la coordination d’application, et très loin de l’embauche en masse de pseudo responsables de commentaires basés en Offshore qui ne connaissent rien votre entreprise. Débiter des réponses robotisées via des commentaires n’a aucun sens. En fait, Tara Hunt est encore plus radicale car elle déclare être partagée sur la question de la nécessité de nommer un community manager. Une grosse partie du commity management doit être développée en interne de façon à le rendre vrai. Les médias sociaux sont justement l’inverse de cela, une affaire de vrais gens répondant vraiment à de vraies questions sur le terrain. Les équipes dédiées aux médias sociaux et aussi tous les gens qui travaillent avec eux de façon transverse devront apprendre sur le tas et se professionnaliser car cette fonction sera une pierre angulaire des activités de médias sociaux.

coup d'arrêt au marketing de masseOn n’en finit plus d’annoncer la fin du marketing de masse et il faut avouer qu’il a la peau dure. Certes, le Néo-marketing n’est pas applicable à tous ; certes les démarches de masse ne sont pas toutes – loin de là -  inadaptées (relire meatball sundae de Seth Godin2009). Mais il y a des signes qui ne trompent pas.

Les mauvaises pratiques ont la vie dure

Sans surprise, c’est sur Internet que les choses bougent le plus, ceci malgré la massification de ce support (environ 65 % de taux d’accès en France selon la Bible Internet Marketing 2010 de l’EBG). Pourtant, Seth Godin – toujours lui – nous avait prévenu avec Permission Marketing qu’il fallait bien demander l’autorisation pour faire de l’e-mailing. Les mauvaises pratiques ont cependant que la vie dure.

Un modèle qu’on voit s’effriter depuis longtemps

Depuis quelques années, on voyait cependant le modèle s’effriter de lui-même. Et Epsilon, déjà, avait relevé que le critère de pertinence était fondamental pour ce qui est de toucher ces cibles sur le Web via l’e-mail. Désormais, l’équipe de Didier Gaultier va un cran plus loin avec cette nouvelle étude déclarant que « les intervenants européens et américains n’aiment pas, en très grande majorité, recevoir d’offres venant de partenaires qu’ils ne connaissent pas ». Voici qui va rendre les collectes d’adresses e-mail plus délicates. Mais cela ne s’arrête pas là : e-mails jugés trop racoleurs, trop offensifs, non souscrits, émanant d’un expéditeur inconnu, trop fréquents etc. autant de critères qui provoquent la désinscription voire carrément la déclaration du message en « spam ». Voilà qui devient encore plus problématique, même si les Asiatiques ont plus tendance que les autres à abuser de cette pratique ;  en tant qu’Européens, nous avons donc ici un petit répit.

Un internaute plus mature

En quelque sorte, le consommateur, plus mature, plus rusé aussi ne s’en laisse plus conter et déjoue les manipulations du Marketing de masse. Il était temps !

Il est (grand) temps de s’adapter

Alors oui, après tout il serait peut-être temps d’écouter les conseils des professionnels du Web de la fin des années 90 et de se décider enfin à respecter l’internaute… Sous peine de voir ses campagnes partir dans la nature et ses taux de réponse s’effondrer, si ce n’est déjà fait.

Voir ci-après et télécharger l’étude de Epsilon :

Youssef RahouiYoussef Rahoui, créateur de Madmagz décrit la logique marketing qui sous-tend l’invention de son journal d’entreprise hybride – Internet & papier – un peu le lulu.com du journal corporate en quelque sorte. La réflexion est intéressante et le marché me semble prometteur. C’est pour cela que j’ai demandé à Youssef d’intervenir sur le blog de Visionarymarketing et d’expliquer sa vision. Dites-nous et dites à Youssef (ou écrivez-lui) ce que vous en pensez au travers des commentaires.

Le chemin de croix du magazine d’entreprise

Mme Pink est directrice générale d’un des leaders du self stockage. C’est elle qui crée quatre fois par an le magazine de sa société. Elle le réalise sur Word©, le fait photocopier puis envoyer à ses cent cinquante salariés et franchisés.

M. Green est directeur de la communication d’une business unit d’Areva. Il a confié à une agence de communication la réalisation de son journal interne, à l’exception de sa rédaction. C’est un trimestriel envoyé à 1.500 personnes. Chaque magazine l’accapare un total de quinze jours. La facture annuelle est de 50.000 €.

Dans ces deux cas, réels mais rendus anonymes, ont été soulignés la longueur et la complexité du processus. Il faut juger de la mise en page, du graphisme, de l’iconographie, etc.

Pourquoi donc ces cadres dirigeants persévèrent-ils ? Pourquoi ne créent-ils pas un blog, par exemple ? Cela rendrait le journal certainement plus populaire ?!

Plus de 90% des journaux d’entreprise sont en papier

Sur ce dernier point, assurément non. Le magazine est le média le plus populaire dans les entreprises. Ainsi, selon la dernière étude sectorielle, que tend à confirmer une récente enquête, plus de 90% des entreprises de plus de 500 personnes publient au moins un journal interne. Dans plus de 90% des cas, ce journal est en papier. Populaire, il l’est également au plan affectif. Les salariés apprécient sa convivialité, sa lisibilité et la mise en scène des contenus. Les décideurs en apprécient l’efficacité.

Le papier, encore plus d’efficacité pour plus de plaisir

La notion d’efficacité peut surprendre, mais c’est elle qui explique que Mme Pink et M. Green utilisent ce média, en dépit du lourd investissement temps et argent qu’il impose. En effet, aucun média écrit ne met en valeur avec cette richesse et cette pertinence textes et images. On lit un magazine avec plaisir : qui lit avec plaisir sur Internet ? De plus, le papier permet d’atteindre 100% de son public. De nombreux salariés ne disposent pas d’un ordinateur individuel relié à Internet. Enfin, le magazine n’oppose pas de barrière culturelle. Chacun sait ce que c’est qu’un magazine et comment cela s’utilise. Il en va autrement d’un blog, d’un wiki, etc. Ils requièrent apprentissage, et font donc courir le risque de faire échouer la communication.

Les méthodes actuelles

Examinons maintenant les procédés employés par les entreprises pour créer leur magazine. Celui de Mme Pink est le lot de la majorité des PME. Celles-ci réalisent leur magazine sur Word© ou Powerpoint© pour l’imprimer sur un photocopieur ou bien chez un petit imprimeur. L’opération est longue et complexe, pour un résultat souvent médiocre. Le seul avantage est l’économie.

Celui de M. Green est le lot des grandes entreprises et PME. Parfois, tout ou partie des différents métiers que fédère l’agence de communication (les acteurs sont ici Textuel, Publicorp…) sont intégrés à l’entreprise : graphisme, impression, etc. Parfois aussi, des progiciels (Wedia, Publiatis…) sont employés pour gérer une partie du processus. Si le résultat est de qualité, le processus demeure long, complexe et coûteux.

C’est pour relever ce triple défi que j’ai lancé Madmagz à Noël dernier. Il s’agit d’un site Web qui permet de créer des magazines, puis de les publier au format Flash (exemple) et/ou papier. Service intégré et simple à utiliser (la démonstration est éloquente), il affranchi ses utilisateurs de toute contrainte pour les laisser se consacrer à leur métier : la communication. Ils gagnent ainsi du temps. De plus, parce qu’une maquette est créée pour être réutilisée, les coûts sont sensiblement réduits. En revanche, la limite est celle-même de l’industrilaisation : si l’on peut commander des gabarits sur mesure, leur mise en page et les styles sont figés, et il faut y adapter ses contenus.

Une solution alternative

En conclusion, si la popularité et l’efficacité du média magazine en entreprise sont démonrés, les décideurs ont désormais trois solutions pour le réaliser : l’amateurisme avec des solutions de fortune, le sur-mesure avec les agences de communication et le prêt à porter avec Madmagz.

Je relaie ce message de l’association Media Aces, dont je suis co-fondateur, afin que ceux de mes lecteurs ayant loupé la séance du 14 décembre à la grande Arche, puissent voir les débats et les présentations. La vidéo a été tournée et hébergée par nos confrères et partenaires de Techtoc.TV

Alors que la première conférence 2010 approche – notez bien la date, le 16 mars prochain à la Grande Arche de la Défense – voici l’enregistrement de la dernière conférence en décembre 2009 à la Grande Arche. Deux heures de vidéo qui valent largement le coup, avec les témoignages de Frnack La Pinta (Société Générale), Olivier Cimelière (Ericsson France) et Philippe Nieuwbourg (Musée de l’Informatique).

enregistrement intégral de l'AG de Media Aces du 14/12/2010

enregistrement intégral de la conférence Media-Aces
du 14 décembre 2010

Techtoc.TV

professionaliser les médias sociaux en entrepriseSuite de la 1ère partie dédiée aux 10 conseils pour profiter du boom des médias sociaux en 2010. Ce billet s’attache au huitième conseil.

conseil N° 8 : revenons à la question du ROI/ROE

C’est un sujet dont nous avons déjà bien des fois débattu (ici et encore ici par exemple), c’est-à-dire celui des tableaux de bord du retour sur investissement (ROI) ou retour sur engagement (ROE ; je préfère de loin ce terme ROE car il met l’emphase sur ce qui n’était pas possible de faire avant) devront être créés ou améliorés de façon à démontrer un bénéfice. En dehors des outils quantitatifs traditionnels qui permettent de mesurer le nombre de visiteurs et sa popularité, il serait bon que les managers des médias sociaux soulignent les montants économisés grâce à la production de contenu généré par l’utilisateur (UGC). En ce qui me concerne, mon hypothèse est que le l’UGC a permis à Orange Business Services de d’économiser au minimum 200.000 € sur ses contenus en 2009. Jamais je n’aurais été capable de monter autant de contenus de qualité sans les médias sociaux et sans une approche UGC. C’est ce que j’appelle le ROE.

professionaliser les médias sociaux en entrepriseSuite de la 1ère partie dédiée aux 10 conseils pour profiter du boom des médias sociaux en 2010. Ce billet s’attache au septième conseil.

conseil N° 7 : préparez-vous à l’arrivée de Facebook en entreprise

2008 et 2009 ont été de grandes années pour Facebook. L’usage en a significativement augmenté, et surtout un business modèle a été inventé. S’il reste encore une chose qui cloche avec Facebook – sans mentionner son interface bizarroïde – c’est bien le fait que Facebook ne passe pas le pare-feu des entreprises. Ceci n’est pas seulement mauvais pour les marketers du b2b qui désirent utiliser Facebook pour leur marketing, mais aussi pour les marketers de la grande consommation (b2c), car où se trouvent les consommateurs dans la journée – hormis les cols bleus – si ce n’est sur leur lieu de travail derrière leur pare-feu d’entreprise ?. Peu à peu, les entreprises américaines se sont ouvertes à l’usage des médias sociaux en entreprise. Je soupçonne que c’est ce qui va arriver en Europe également : peu à peu, les administrateurs réseaux lèveront l’interdiction sur l’usage de Facebook, ce qui permettra une meilleure pénétration des entreprises par les médias sociaux et le marketing social. l’étape suivante consiste à aiguiser ses compétences marketing sur Facebook, et à se préparer tranquillement pour le futur du marketing en apprenant à marcher en marchant. Un bon point de départ me semble le livre de Paul Dunay (en Américain) « Facebook marketing pour les nuls » qui vous permettra de développer ces fameuses compétences et de vous préparer.

professionaliser les médias sociaux en entrepriseSuite de la 1ère partie dédiée aux 10 conseils pour profiter du boom des médias sociaux en 2010. Ce billet s’attache au deuxième conseil.

conseil N°6 : de la vidéo à la radio

Comme l’a démontré John Earnhardt de Cisco à la fin des années 2008 lors d’une conférence Blogwell à San Jose, le vlogging (c’est-à-dire le blog vidéo) a rendu possible la production de vidéos plus directes et plus fraîches, et surtout à un coût très raisonnable. Cependant, si les vidéos restent plus faciles à produire que les articles de blog, il est certain que le contenu radio l’est encore plus. Et ceci principalement avec des outils comme Blogtalkradio ou Saooti par exemple. Ainsi est encore plus vrai pour les entreprises qui sont disséminées au travers de plusieurs continents comme Orange Business Services : enregistrer une vidéo avec un expert a Sydney et un autre à Vienne est complètement impossible. Les studios de radio sur Internet rendent ce type de contenu nouveau disponible à tous ; ne pas avoir l’image n’étant qu’un inconvénient mineur. Devrions-nous appeler ça le rlogging ? Je ne suis pas sûr, il y a peut-être une limite aux néologismes, même en 2.0.

professionaliser les médias sociaux en entrepriseSuite de la 1ère partie dédiée aux 10 conseils pour profiter du boom des médias sociaux en 2010. Ce billet s’attache au deuxième conseil.

conseil N°5 : industrialiser votre contenu vidéo grâce au contenu généré par l’utilisateur (UGC)

Quasiment toutes les entreprises intéressées aux nouveaux médias ont lancé leurs expériences vidéo à la fin des années 2008 et 2009. 2010 sera l’année de la maturité pour la production des videos d’entreprise. En outre, recourir à des vidéos générées par les utilisateurs (UGC) sera bientôt plus facile grâce à l’introduction de nouvelles caméras portables de nouvelle génération (HD) comme la FLIP ou la Kodak Zi8. Hélas, il faudra encore attendre un peu qu’on améliore la capture du son…

professionaliser les médias sociaux en entrepriseSuite de la 1ère partie dédiée aux 10 conseils pour profiter du boom des médias sociaux en 2010. Ce billet s’attache au deuxième conseil.

conseil N°4 : de la présence à l’action

Ces quelques dernières années, les entreprises ont fait leurs expériences dans les médias sociaux, même si cela n’allait pas au-delà de tremper prudemment un pied dans l’eau avant de se lancer ; il est bien-sûr bon pour une entreprise, une marque, de pouvoir créer et diffuser son contenu original et de développer sa communauté en ligne et même provoquer des débats, le besoin va se faire vite sentir pour aller au-delà de ces approches descendantes afin  qu’elles commencent à utiliser les médias sociaux pour agir au sein même de la communauté. Les utilisateurs des médias sociaux exigent l’action et non pas du marketing de l’ancien temps, comme l’a démontré récemment la débâcle récente de l’Eurostar. Les clients veulent autre chose que de la peinture marketing. Là aussi, il s’agit d’un piège dans lequel bien des initiatives de médias sociaux bien-pensantes pourraient souffrir également de la pollution des approches traditionnelles, obsolètes et mal gérées.

à suivre …

professionaliser les médias sociaux en entrepriseSuite de la 1ère partie dédiée aux 10 conseils pour profiter du boom des médias sociaux en 2010. Ce billet s’attache au deuxième conseil.

conseil N°3 : éviter la prolifération dans les médias sociaux et débarrassez-vous des initiatives pirates

Certes, les médias sociaux deviennent populaires, mais cela veut-il dire que chacun a besoin de créer son compte twitter. En effet, de combien de comptes Twitter our Facebook une entreprise a-t-elle besoin ? Plus d’une fois, j’ai vu (encore devrais mettre ceci au présent) de tels efforts échouer de toute façon, car les communautés se créent pas sans effort et qu’il est indispensable – comme le rappellerait Tara Hunt – de travailler d’abord sur son Whuffie. Ceux qui oublient ces fondamentaux sont destinés à échouer à coup sûr. En prime, ils ne récolteront que l’ennui et l’insatisfaction parmi les enthousiastes des médias sociaux, et ils devront également en payer le prix. Ceci, pour une marque, n’est pas vraiment bon.

à suivre …

professionaliser les médias sociaux en entreprise

illustration http://antimuseum.online.fr

Suite de la 1ère partie dédiée aux 10 conseils pour profiter du boom des médias sociaux en 2010. Ce billet s’attache au deuxième conseil.

conseil N°2 : renforcer ses équipes

Ces dernières années, la tendance naturelle a été de travailler avec des équipes limitées voire même pas d’équipe dédiée au social media. En effet, les initiatives sur les médias sociaux dans les entreprises étaient la plupart du temps démarrées par le terrain et c’est grâce à ces initiatives de la base que les premiers résultats sont aujourd’hui de plus en plus reconnus par les responsables d’entreprise. En outre, avant de passer à l’étape industrielle, les médias sociaux se devaient se trouver efficacité. Or aujourd’hui le temps est mûr pour changer certaines des descriptions dont le poste de vos équipes, lentement mais sûrement, de façon à industrialiser ce qui a été commencé.

Comment comprendre la peine 100 pages les enjeux liés au développement et au lancement de nouveaux produits ? Quels sont les outils à portée de tout ce qui peuvent me permet de faciliter mon travail de chef de produit ? Quels sont les pièges à éviter, les recettes à suivre ?…

À ces questions bien complexe, Éric Dupont apporte des réponses claires puisées dans les standards du marketing classique (Kotler, Gianneloni, etc. ) C’est simple, rapide et efficace.

Eric a fort sympathiquement offert à nos lecteurs de visionarymarketing.com 2 chapitres de son nouveau livre publié aux éditions de boek Développer et lancer un nouveau produit que nous vous invitons à télécharger et à lire ci-après :

Réagir quand votre nouveau produit est menacé par la concurrence

Trouver des clients précurseurs pour vos nouveaux produits

pour en savoir plus :

jardin géomètrique http://antimuseum.online.fr

jardin géomètrique http://antimuseum.online.fr

L’annuaire Internet ce n’est pas nouveau. On se souviendra que c’est même comme cela que Yahoo! a commencé à la fin des années 90. Entre-temps, Yahoo! a fermé son annuaire  (et même vendu son âme à Microsoft au travers de son coeur de métier, le moteur de recherche), et nous voici livrés à nous-mêmes pour trouver de l’information structurée sans ramer pendant des heures dans les moteurs de recherche.

Il y avait donc une place à prendre ! Et c’est exactement ce qu’a fait Laurent Granger en créant manager go. Cela fait plusieurs années maintenant je corresponds régulièrement avec Laurent et devant le succès de son site, je lui ai demandé de décrire son expérience, en commençant par l’idée jusqu’à la présentation des résultats.

N’hésitez pas à lui poser directement aux questions au travers des commentaires.

L’histoire de Manager GO! par Laurent Granger, fondateur

La genèse de Manager GO!

Dans le passé, j’ai beaucoup travaillé dans des fonctions nécessitant une veille sur les pratiques managériales, en tant que responsable d’études marketing et stratégiques, puis chef de projet organisation. Dans ce cadre, associé à une véritable passion du management de l’entreprise, je perdais beaucoup de temps en recherches sur le web pour dénicher les informations convoitées : articles, cours, études de cas, analyse, études…  Petit à petit, je me suis ainsi constitué  mon propre bookmark pour mes thèmes favoris.

J’ai rapidement été confronté à plusieurs problèmes : liens rapidement obsolètes, difficulté à classer tel ou tel lien dans une catégorie spécifique… et au final un bookmark souvent sans réponse à de nouvelles questions… Il fallait donc réutiliser les moteurs de recherche classiques, qualifier de nouveau les réponses… bref, passer de nouveau beaucoup de temps.

C’est ainsi que germa l’idée de Manager GO! : synthétiser, répertorier et actualiser toutes ces publications issues du web, pour ensuite les diffuser à l’aide d’un outil ergonomique et ultra fonctionnel et prévenir les utilisateurs des nouveaux liens les plus intéressants.

Manager GO!, l’outil

La mise en application de l’idée à pris de nombreux mois. Catégoriser les liens est une opération assez aisée. En revanche, organiser les catégories se révèle être un véritable casse-tête.

Exemple : prenons la catégorie Business plan, a priori facile à classer : on réalise un business plan essentiellement lors de la création d’entreprise. Que retrouve-t-on dans un business plan : une étude de marché, un business model, une stratégie, etc. Le problème est que ces catégories sont déjà reliées ailleurs … L’étude de marché, par exemple,  est une sous-catégorie du domaine marketing. Notre outil doit donc pouvoir créer un lien transversal entre Business plan et étude de marché. De plus, un business plan est un document à ajouter dans son dossier de création d’entreprise. On doit donc le retrouver également dans cette dernière catégorie.

Bref, on se rend vite compte que classifier et créer des connexions transversales devient une véritable usine à gaz. Toutefois, il s’agit du point le plus important de l’outil. En effet, l’utilisateur recherchant des informations sur le business plan sera satisfait de pouvoir accéder rapidement à la catégorie « étude de marché ». Tout comme celui recherchant des informations sur le  Marketing  pourra accéder également à ce qui se dit sur les études de marché. On se rend compte que le contexte de navigation est important pour la classification des catégories.

Ajoutez à cela, le fait que les catégories vivent. A l’origine, la catégorie « étude de marché »  ne possédait aucune sous-catégorie. Puis, lorsque le nombre de liens est devenu conséquent, les catégories « études documentaire », « études quantitatives » et « étude qualitatives » ont été créées. Ce qui allait générer de nouvelles connexions transversales…

En conclusion, il fallait donc pouvoir créer non pas une simple catégorisation mais un véritable modèle avec des liens hiérarchiques et transversaux. Un des enjeux majeurs était d’avoir à sa disposition un outil permettant d’appréhender aisément ce modèle et de pouvoir très facilement le modifier : ajouter de nouvelles connexions, en  déplacer, en supprimer… C’est pour ces raisons que le modèle utilisé par Manager GO! est basé sur des ontologies et des topic maps . Ces technologies permettent en effet de décrire des données non seulement d’une manière hiérarchique domaine->sous-domaine etc, mais surtout de créer des liens transversaux chargés de sens.

De fil en aiguille, le modèle s’étoffe et après 2 ans, l’outil référence plus de 5000 documents classés dans 950 catégories.  Des services ont également été ajoutés :

- une lettre de veille gratuite dont l’objectif est d’informer en mode push les abonnés des entrées les plus intéressantes. La diffusion se fait par e-mail ou par flux RSS.

- une section dédiée aux professionnels. Ils ont la possibilité de présenter leurs offres de prestation, de formations et logicielles et ce, de manière gratuite ou peu onéreuse.

Laurent Granger de manager-go.com

illustration par http://antimuseum.online.frCet article est la traduction d’un article original écrit en anglais pour CBS interactive à l’adresse http://bnet.co.uk , site dont je suis un contributeur régulier.

Cet article est publié en plusieurs parties … ce billet traite du premier conseil

2010 sera l’année 6 de l’ère des médias sociaux (précédemment appelés Web2.0). Inutile de dire que 6 ans représentent une période très longue dans le monde de l’Internet. Pour ceux qui se souviennent des temps antiques, elle correspond à peu près avec la date à laquelle l’Internet a commencé à devenir populaire (si on prend l’hypothèse que nous avons entendu parler d’Internet vers 1994 et que 2000 représente le zénith du bruit généré autour de ce nouveau mode de communication). Ces deux moments partagent beaucoup de points en commun, mais en même temps restent très différent car cette fois-ci il n’y a pas de bulle financière pour troubler l’innovation, ou plus exactement, s’il existe bel et bien une bulle financière, l’Internet cette fois-ci n’a rien à voir là-dedans. 2010 sera donc l’année des médias sociaux, moment auquel les attentes seront les plus hautes, l’usage le plus intense, et l’année où ceux qui ont appris à utiliser ces outils récolteront ce qu’ils ont semé (et ceux qui ne l’ont pas fait vont commencer à le regretter).

D’autres signes montrent immanquablement que c’est ce qui va se passer : je ne peux pas rencontrer un seul marketing manager aujourd’hui sans l’entendre parler des médias sociaux, même et surtout s’il n’y connaît absolument rien. Voilà un signal qui ne manque pas d’attirer la vigilance de l’expert. Beaucoup aussi vont – j’en vois déjà – adorer les idoles qu’ils ont brûlées, essayer de prendre le train en marche … et se planter lamentablement car ils auront oublié de faire leurs gammes. S’il s’agit bien d’une opportunité, le défi sera, pour les vrais experts** des médias sociaux, de faire respecter leur code de conduite de façon encore plus stricte et de ne pas céder aux effets de mode, malgré la tentation.

(**c’est à dire ceux qui savent qu’ils ne savent rien, oui je sais c’est un peu paradoxal, mais c’est volontaire)

Voici mes 10 conseils pour vous préparer à cette vague du média social :

(note : publication en plusieurs épisodes).

conseil N° 1: tenez ferme à votre code de conduite

Alors que les médias sociaux arrivent au premier plan, nous courons un risque énorme que les marketing managers de l’ancien temps saisissent cette chance inespérée pour recycler leurs vieilles recettes, c’est-à-dire celles qui ont cessé de marché il y a déjà bien longtemps, surtout sur Internet. Au mieux, les méthodes traditionnelles amèneront à l’échec lorsqu’elles seront transposées dans les médias sociaux ; au pire, il s’agira de tentatives d’ « infiltration des médias sociaux ». Comme je l’ai déjà fait remarquer aux voix, ceci est une zone interdite. Plus que jamais, il est temps de rappeler à nos lecteurs les rôles et les règles fondamentales de la transparence, dont Andy Sernovitz et le SMBC sont les instigateurs et promoteurs. L’association française dont je suis le cofondateur avec Hervé Kabla de Blogangels.net Media-Aces a réalisé une traduction française et ces règles de transparence sont disponibles sur le blog de l’association ici : http://france.media-aces.org et http://socialmedia.org/disclosure. En outre, aux États-Unis, le FTC (organisme gouvernemental en charge du commerce outre Atlantique) a pris des mesures pour faire en sorte que ce genre de mauvaises pratiques soient rendues illégales (dans certains pays européens comme la France notamment, les techniques d’ « infiltrations » ont été déjà déclarées illégales il y a bien longtemps, même avant l’Internet, et il est strictement interdit de commenter ou faire commenter anonymement sur ses propres produits).

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