Archives mensuelles : mars 2010

pour développer l’innovation Martin Duval recommande de… tuer des idées !

note: cet article a été publié à l’origine sur le blog “Live” d’Orange Business Services

Martin Duval de Bluenove n’est pas seulement un entrepreneur qui a réussi ni un simple évangéliste acquis à la cause de l’innovation ouverte. Il est également un auteur de textes marketing de l’innovation capable d’aller à rebrousse-poil. Alors que la plupart des apprentis innovateurs passeraient leur temps à expliquer comment produire de nouvelles idées (ce que dans la langue barbare de l’innovation on appelle un processus d’idéation) Martin Duval préfère, comme la plupart des innovateurs rompus à leur sujet, mettre l’emphase sur l’art subtil de la sélection et… de l’anéantissement des idées non viables. Voici ses réflexions, qu’il a bien voulu livrer à nos lecteurs :

Récemment, j’ai eu la chance de pouvoir décrire les défis que les start-up françaises rencontrent vis-à-vis de du financement de leur phase d’innovation initiale ainsi que dans la gestion des partenariats avec les grandes entreprises. Cet article qui fut publié par la revue 01 informatique, intitulé Innovation, et si chacun jouait
son rôle
, je précisai que les startups devraient se focaliser uniquement sur les partenariats avec ces entreprises qui ont déjà mis en œuvre un processus d’incubation et de partenariat structuré. Parmi celles-ci, citons NOVA external venturing, qui fait partie du géant industriel Saint-Gobain, où VEOLIA innovation accelerator. Parmi les processus d’innovation ouverte qui ont été créés et mis en œuvre par ces grandes entreprises, j’ai mis le doigt en particulier sur leur capacité à « tuer » les innovations et les partenariats potentiels. Je sais que cela peut paraître étrange venant de la part d’un évangéliste de l’innovation mais j’insiste, on doit apprendre à dire non si l’on veut arriver à des résultats positifs.

Ce que je veux dire par là c’est que les startups par nature ont des ressources et du temps limité pour essayer de comprendre les schémas d’organisations complexes des grandes entreprises. Les points d’accès ainsi que les processus de décision y sont aussi souvent décourageants. De ce fait, quand une grande entreprise est capable de le mettre en œuvre et qu’il existe un processus pour filtrer les partenaires potentiels dans un délai raisonnable, au lieu d’envoyer un message négatif, ceci permet au contraire de renvoyer une image positive. Je recommanderais un délai d’1 mois à 1 mois ½ au plus pour revenir vers les responsables des start-up et éviter de les maintenir dans l’expectative. La Start up en question peut alors décider de poursuivre ses tentatives de partenariat courant le risque de trouver d’autres points d’entrée dans l’entreprise, de changer ce qui nécessite d’être changé dans son projet, voire même de chercher un autre partenaire.

Dans l’idéal, et c’est paradoxal, plus un retour négatif est expliqué et détaillé, plus la valeur pour la start-up est grande : de telles explications peuvent en effet mettre en exergue les faiblesses inhérentes au projet original, ainsi que de mieux identifier les marchés cibles des nouvelles solutions. En conséquence, c’est un moyen aisé pour les grandes entreprises de fournir de la valeur et en même temps d’améliorer leur réputation à l’intérieur de leur écosystème de l’innovation. Il est certain cependant que rejeter une candidature demande beaucoup de préparation ainsi qu’une démarche structurée et enfin des ressources adaptées de façon à livrer une analyse correcte et gérer le suivi dans le mois/mois ½ qui est imparti.

En fait, le processus de réjection d’un dossier peut intervenir à chaque étape du processus d’innovation avec une plus haute probabilité et plus de préparation au départ du processus, puis à partir du premier filtrage avant le contact, juste après le contact premier contact/meeting, après l’étude d’opportunité, pendant la négociation de partenariat et après les premiers tests. D’une certaine façon, je crois même qu’avoir un processus de sélection rigoureux rend l’entreprise plus attractive encore et lui donne une bien meilleure image que des succès isolés obtenus au fil du temps. En outre, ce type de processus s’applique non seulement aux startups mais aussi aux universités, aux centres de recherches privés ou publics, aux fournisseurs et aux clients impliqués dans les initiatives de crowdsourcing etc.

En définitive, les grandes entreprises peuvent tirer un bénéfice concurrentiel de la gestion de ces filtres aux propositions d’innovation de la part des startups et autres acteurs de l’innovation externe. Plus le processus est strict, plus cette entreprise sélective deviendra désirable, aux yeux des acteurs plus modestes de l’innovation.

De même, en ce qui concerne la gestion des processus d’innovation internes, trop peu d’attention y est portée à l’élimination des projets non viables à mes yeux. Bien souvent, un pipeline d’innovation standard est conçu – au sein d’un processus global innovation – avec un grand bec verseur à gauche de l’entonnoir appelé idéation et un tuyau beaucoup plus fin sur la droite, dont les projets réussis émergent. Encore une fois, il y a beaucoup de valeur à retirer de la suppression des projets non viables à chaque étape du processus d’innovation et voici quelques exemples des bénéfices que vous pouvez espérer d’une meilleure vigilance à ce sujet :

  • réallouer des ressources à d’autres projets plus prometteurs ;
  • apprendre des essais et des erreurs et capitaliser sur les meilleures pratiques pour tous les projets ;
  • développer la culture de l’innovation – en apprenant de ses erreurs, et en visant le succès – de façon à faciliter la motivation et encourager les idées innovantes;
  • simplifier les portefeuilles de projets ;
  • réduire les recouvrements entre les projets sans parler de la concurrence interne entre ces derniers.

Le processus d’innovation devient de plus en plus collaboratif grâce à l’émergence des plates-formes d’Entreprises 2.0 qui supportent ces processus de gestion des idées et des projets. Il s’ensuit naturellement que partager ses réflexions autour des innovations qui ne peuvent pas être acceptées et des projets qui devraient être éliminées est une obligation impérieuse. Encore une fois, insistons sur le fait que le nombre de ressources allouées au filtrage de ces projets et à leur élimination est un point important de ce processus.

À la fois le rejet voire l’élimination des fausses bonnes nouvelles idées/innovations peut fournir à l’entreprise des bénéfices en termes de compétitivité. Etes-vous – et votre entreprise – prêts à sauter le pas afin d’en retirer les bénéfices attendus en termes d’image ? Si c’est le cas, entraînez-vous à dire NON et à tuer plus de mauvaises innovations !

Bluenove est une entreprise de conseil spécialisée dans l’innovation collaborative et ouverte : http://www.bluenove.com


Media Aces : Thierry Crahes décrit l’usage des médias sociaux chez mma

Lors de la 2ème assemblée générale de Media Aces du16/03/2010 à La Défense, Thierry Crahes, Directeur de la distribution multicanal, MMA, décrit l’utilisation des médias sociaux chez MMA, en interne et aussi – c’est nouveau – en externe sur les plateformes ouvertes. Vous pouvez aussi retrouver la présentation Media Aces de Thierry Crahes sur l’espace Slideshare de l’association Media Aces.


Christelle Alexandre à Media Aces : “un blogueur influent doit savoir mettre son ego de côté”

Christelle Alexandre, blogueuse émérite et responsable médias sociaux chez High Co Data explique qu’un blogueur influent doit savoir mettre son égo à l’arrière plan lorsqu’il s’agit de gérer les plateformes de médias sociaux de son entreprise. Une belle leçon d’humilité qu’on aimerait entendre répétée par les gens qui n’ont pas le talent de Christelle !

Voici donc en brut de décoffrage l’interview de Christelle à la sortie de la réunion Media Aces du 16 mars 2010 qui a eu lieu à la Défense.


mes 10 étapes pour la mise en oeuvre des médias sociaux en entreprise

Ceci est la traduction française de mon article en Anglais sur la conduite du changement, et dont la version originale fut publiée par Bnet.co.uk dont je suis un contributeur régulier

Une des choses les plus intéressantes qui s’est passée après la conférence Likeminds qui a eu lieu le 26 février à Exeter fut le “Likeminds Summit” qui se déroula au château de Bovey dans le Dartmoor. À l’évidence, présents autour de la table on trouvait un ensemble de personnes partageant les mêmes valeurs, comme le veut le titre de la conférence, évoquant les problématiques liées à la mise en œuvre des médias sociaux pour le compte des entreprises.

débat passionné au Likeminds Summit au château de Bovey

Et une problématique récurrente qui entoure la mise en œuvre des médias sociaux est bien entendu la conduite du changement ; un sujet souvent évoqué mais rarement expliqué correctement. Pour le bénéfice de nos lecteurs, voici une liste de 10 ingrédients dont j’estime qu’ils sont de la plus haute importance lorsque vous voulez mettre en œuvre une telle politique de changement dans votre entreprise.

Cette liste est basée sur mon expérience de la mise en œuvre du changement dans diverses compagnies et en de nombreuses contrées ces 20 dernières années :

  1. Une prière pour rester serein
    : le premier ingrédient est de toujours savoir ce que vous pouvez changer, ce que vous ne pouvez pas changer, et de vous assurer que vous serez toujours capable de faire la différence entre les deux (voir la prière dite de la sérénité) ;
  2. Soyez ambitieux mais commencez petit : à l’évidence si vous voulez mettre en œuvre une dynamique de changement c’est parce que vous avez de grands projets ; mais essayer d’être raisonnable et commencez petit en mettant en œuvre chaque changement étape par étape en allant du plus facile au plus difficile ;
  3. Évitez les points de résistance : évitez comme la peste les personnes qui résistent au changement et ne perdez pas de temps à essayer de les convaincre. Au contraire, focalisez-vous sur ces autres personnes qui sont plus favorables à votre projet et travaillez avec eux de façon à mettre en œuvre le changement (ce sont ce que l’on appelle les agents de changement) ;
  4. Demandez à votre patron de montrer l’exemple : si vous voulez changer les choses, les patrons doivent également montrer la voie et prouver aux autres que les choses peuvent être faites non seulement en donnant des ordres mais en mettant la main à la pâte ;
  5. Ne soyez pas trop descendants dans votre démarche : ainsi, ne croyez pas que juste parce que vous avez fait envoyer un courrier électronique par le management que toutes les choses vont changer d’elles-mêmes. Ceci ne se passera pas ainsi ;
  6. Obtenez un mandat une fois que des résultats ont été obtenus ; ou alors, si vous avez déjà mandat, ne le montrez pas tant que vous n’avez pas réussi à mettre en œuvre quelques résultats. Ceci montrera aux gens que leur opinion compte ;
  7. Respectez les hommes : le facteur humain est un des plus importants dans la conduite du changement. Ne sous-estimez pas les hommes et essayez de les convaincre humainement ;
  8. Attendez-vous au meilleur mais préparez-vous pour le pire : comme toujours dans la gestion de projets, la loi de Murphy s’applique. Soyez donc préparés pour le pire de façon à l’éviter ;
  9. Agissez rapidement : les changements se mettent en œuvre à mes yeux dans une période de 3 à 6 mois. Si rien n’a bougé dans cet intervalle, il y a de fortes chances pour que rien n’arrive jamais ;
  10. Quand les temps sont troublés, ne vous arrêtez pas et accélérez le processus de changement au contraire : les périodes chaotiques peuvent être perçues comme des périodes dangereuses pour la plupart des gens ; pourtant, pour la plupart des experts du changement ce sont justement dans ces périodes que tout devient possible. Car c’est somme toute quand les choses deviennent incertaines que le changement peut le plus facilement être accepté, et non pas dans les grandes périodes de stabilité, où à l’inverse et par définition rien ne change.

Enfin, concluons pas la remarque de bon sens qui veut que suivre à la lettre ces 10 règles simples ne peut pas vous garantir le succès mais que les éviter aboutirait à un échec immanquablement.


Grâce à Internet, Roger Gicquel est encore parmi nous

Roger Gicquel est un bon exemple de survie des médias de masse et de la façon dont l’Internet – lui aussi progressivement massifié tend à uniformiser les comportements et les approches. Je sais, c’est à contre-courant mais c’est la vérité. Alain Beauvieux, inventeur du logiciel ami software, décortique les réactions de la toile après la mort du célèbre journaliste alors qu’on aurait pu croire que sa disparition laisserait la génération dite “Y” indifférente. Que nenni, voici que notre Breton déprimé du 20 heures déclenche une véritable tempête médiatique sur Internet :

Roger Gicquel est décédé.

Pour la génération Y, l’information demeure mystérieuse : heureusement Wikipédia leur permettra de découvrir ce qu’on vécu leurs parents : “Roger Gicquel, [...] journaliste  français, présente le journal de 20 heures de TF1 entre 1975 et 1981″.

Qu’il a commencé sa carrière comme steward, qu’il passera par France Inter pour y commenter une revue de presse, avant de présenter le 20 heures sur TF1, et qu’il s’éteindra à 77 ans : voilà ce qui ressort de son réseau sémantique. Près de 10% des blogueurs emploieront à son égard le qualificatif de triste … et pourtant la mort l’associera à Patrick Topaloff, grand comique de son époque : c’est à ce dernier qu’appartient la chemise grise que l’on voit apparaître au dessus de la carte, près d’arrêt cardiaque, pour sa chanson “Où est ma chemise grise”.

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Blog d’entreprise : quel est votre engagement relationnel?

Lu dans un article paru sur VentureBeat le 8 Mars dernier, IBM a réalisé une étude selon laquelle 80% des blogueurs d’entreprise s’arrêtent au bout de 5 billets.

Même si cette étude est axée sur les Etats-Unis et que l’une de ses vocations est de promouvoir les services et solutions d’IBM pour assister les entreprises dans la rédaction de contenu, nous profitons de l’occasion pour revenir sur les problématiques d’un blog d’entreprise suite à la conférence Media Aces qui s’est tenue le 16 Mars à la Défense :

  • Quel contenu : purement commercial, ouvert à la discussion et au débat, incisif et audacieux par des prises de position ?
  • Quelle diffusion : le flux rss généré par vos articles seront-ils lus et repris par les hubs et autres plateformes wiki adaptés à votre cible ?
  • Quel R.O.I : est-ce suffisant de mesurer le retour sur investissement en temps par la notoriété ou le référencement naturel ?

Il n’existe pas de bonne ou mauvaise réponse à ces questions – Egalement, il n’est pas toujours indispensable pour prendre part efficacement au 2.0 de créer un blog. Parfois, un simple compte twitter suffit comme par exemple la lignedefree :  via cet outil associé avec une veille en temps réel de ce qui est publié sur Twitter avec certains mots clés (free, freebox, iliad, etc…) l’opérateur ADSL Français réagit quasiment instantanément en prenant contact avec les personnes qui ont un problème de freebox, de facturation ou autre…

Free compte twitter

Néanmoins, vous n’empêcherez jamais vos consommateurs de prendre la parole en dehors de votre sphère officielle – ainsi, sur la ligne de free un groupe intitulé ‘sauvons rodolph’ appelle à la mobilisation car l’égérie de free est menacé de disparition par les responsables marketing de la marque.

Facebook

En résumé, la clé d’entrée pour un blog d’entreprise comme pour tout autre outil 2.0 est de savoir quelle est votre motivation ainsi que votre engagement à l’égard de vos clients (btob ou/et btoc).

C@

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pourquoi je suis intervenu à Likeminds et mes messages clé

Dans cette courte vidéo de 3 minutes en Anglais tournée par Devon Video Production sur le sujet de mon intervention à Likeminds fin Février à Exeter,  je décris pourquoi je suis venu intervenir dans cette conférence extraordinaire organisée par Scott Gould et Andrew Ellis et je résume aussi mes messages clés pour 2010. Le site de Devon Video Production mentionne qu’”[ils] produisent des vidéos et des supports de communication de qualité exceptionnelle” et il faut reconnaître que la promesse est respectée et que la qualité est au rendez-vous . J’espère que vous aurez autant de plaisir à la regarder que moi à l’enregistrer.


Marier innovation et business : l´exemple de HP

Les Entreprises évoluent dans un monde compétitif où l’innovation est un axe fondamental de développement. Il s’agit du levier essentiel de différenciation et de création de valeur qui permet à l’Entreprise de croître. Or l’innovation demande souvent un investissement à long-terme peu compatible avec les impératifs à court-terme du marché financier. Il existe ici une contradiction entre la création de valeur à court-terme demandée par les shareholders et l’investissement à long-terme nécessaire pour créer cette valeur.

Comment font les Entreprises leader sur leur marché ?

Prith Banerjee, Directeur de HP Labs, a donné une interview à McKinsey dans laquel il traite de ce sujet, ainsi que de la façon de mesurer et de globaliser l´innovation.

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Wonka : retour aux fondamentaux d’une marque

Surfons sur la vague de Time Burton qui a récemment fait la une de Los Angeles Times (cf article paru dans Influencia à ce propos).

Lancer une gamme de chocolat premium, cela peut sembler risqué dans un contexte de crise économique où le pouvoir d’achat est au cœur des préoccupations.

Néanmoins, aux Etats-Unis, Nestlé a décidé de relever le défi avec pour principal atout la marque Wonka. L’article paru sur Brand Channel nous informe que la gamme de chocolats prémium s’appelle Wonka Exceptionals et qu’elle se décline en six saveurs acidulées.

Par ailleurs, à l’heure des réseaux sociaux et autres applications iPhone, le plan de lancement peut paraître pour le moins surprenant : en effet, il s’inspire – tout comme dans l’opus Charlie rendu mythique en 2005 par le remake de Time Burton avec Johnny Depp à l’affiche – d’un simple jeu promotionnel. 10 Tickets en Or sont en effet cachés à l’intérieur des barres chocolatées et offriront aux familles qui auront la chance de les découvrir un tour du monde.

Le décryptage que nous pouvons faire de cette actualité est qu’il faut revenir aux fondamentaux : la vocation des marques est de faire rêver le consommateur, c’est inscrit dans leur ADN mais la concurrence des MDD a tendance à modifier ce patrimoine génétique vers la baisse des prix …

La Promotion au sens noble du terme permet d’animer la marque et de déclencher des actes d’achats, tout l’enjeu étant d’opter pour une stratégie marketing opérationnelle équilibrée entre recrutement – volumes de ventes – fidélisation.

Quid donc des réseaux sociaux ? Nul doute que les Hashtag estampillés à la marque Wonka fleuriront sur twitter mais l’envie des consommateurs même les plus technophiles de se rendre dans les linéaires pour tenter leur chance sera certainement la plus forte – autrement dit : orienter les réseaux sociaux vers le transactionnel est sans conteste le levier de survie des marques.

C@


Livre “Internet Marketing 2010″ – La Critique

livre internet marketing 2010

La toute dernière édition du livre “Internet Marketing 2010” a encore gagné en qualité… En effet comme le bon vin, le Millésime 2010 s’est bonifié avec le temps…

Et le fait que cette année encore ConseilsMarketing et Visionary Marketing soit un des contributeurs à cet ouvrage n’influence pas du tout notre jugement, car ce sont véritablement que des experts qui livrent leurs conseils dans ce guide (Frederic CANEVET, Yann Gourvennec, Cedric Giorgi, Grégory Pouy, Emmanuel Mignot…).

Comme toujours le guide commence par un rappel des différents métiers du Web (Community Manager, Responsable Web…) avec les fourchettes de rémunérations (intéressantes pour négocier votre prochaine augmentation de salaire !).

Après cette entrée en matière, le guide se divise en 2 grandes parties :

- La partie Théorique (220 pages), qui vous apporte les dernières informations et pratiques en eMarketing et Marketing Mobile.

- La partie Pratique (130 pages), avec 62 cas pratiques illustrés.

Soit au total 350 pages à dévorer ! Il vous faudra bien 2 jours de lecture si vous faites une lecture attentive, mais vous pouvez aller directement à l’essentiel grâce à un chapitrage simple et clair. Pour les personnes pressées, nous vous recommandons d’attaquer directement par les cas pratiques, puis de réviser vos classiques par thèmes.

Dans cette première critique nous allons vous présenter la 1er partie consacrée à l’état de l’Art de l’eMarketing en France en 2010.

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mma et highco data dévoileront leurs stratégies médias sociaux le 16/03/2010

Denis Failly de Blogangels et Visionarymarketing.com annoncent dans cette vidéo 2 présentations d’intervenants de la conférence Media Aces du 16 Mars 2010 à la Grande Arche de Paris La Défense. Ces 2 présentations montreront 2 exemples concrets et particulièrement parlants de l’utilisation des médias sociaux en entreprise. pour s’inscrire à Media Aces le 16 Mars : inscription à la conférence Media Aces du 16/03/2010 à Paris ici (25€ seulement !)


Blogs d’Entreprise: Media Aces accueillera CEGOS

Le 16 mars 2010 aura lieu la 2ème AG de Media Aces avec beaucoup de présentations inédites et passionnantes par les entreprises qui mettent en oeuvre les médias sociaux pour leurs clients et pour elles-mêmes. Dans cette vidéo j’évoque la présentation de M. Philippe Gérard, représentant de la société CEGOS qui a utilisé les blogs d’entreprise pour se positionner de façon originale sur son marché.


l’ADN de l’entreprise innovante : seuls les plus aptes survivront-ils ?

Avouons-le franchement, ma note de biologie au bac ne me permet pas de parler en toute connaissance de cause de la génétique ni de la façon dont elle a révolutionné les sciences – et j’en conviens – les sciences sociales et le management particulier. Je vais néanmoins passer outre ce problème pour présenter le livre d’Isabelle Denervaud et Olivier Chatin intitulé l’ADN de l’entreprise innovante qui est paru récemment aux éditions Pearson, sous le patronage de Bearing Point
dont les deux auteurs sont respectivement Directeur associé et Président.

En effet, sans pouvoir juger de la pertinence de la métaphore sur un plan scientifique (double hélice insiste Philippe Lemoine dans son introduction, simple hélice dans la version finale du livre, etc. je ne suis pas sûr que ce soit la question la plus importante). Ce sont des questions cruciales que se sont posées les auteurs, et dont les discussions théoriques sur la métaphore scientifique pourraient hélas éluder l’importance :

  • A : faut-il avoir un code génétique particulier pour innover ? C’est-à-dire, certaines entreprises, plus que d’autres, sont-elles bloquées dans leur capacité d’aller en avant ?
  • B : à supposer que cela soit vrai, l’entreprise en question peut-elle s’adapter à son environnement extérieur et nouer les bonnes alliances ? (c’est à dire, pour employer le parallèle suggéré par les auteurs, modifier son ADN via ses des interactions et adopter de nouveaux comportements. Voir le schéma 1 de la page 17 ci-contre) ;
  • C : à supposer toujours que A & B se vérifient, les entreprises les plus agiles seront-elles les seules à survivre ? Et donc assisterait-on à une Darwinisation du monde économique où seuls les plus aptes pourraient survivre (“survival of the fittest”).

Et qu’est-ce qui nous amène à nous poser ces questions ? Les auteurs réspondent : l’entreprise hyper-connectée (figure §4 à gauche). Le consommateur – devenu consommacteur selon une formule désormais bien connue – est venu bouleverser les bases de la recherche-développement à grand papa, forçant les entreprises à s’adapter en permanence, et à se transformer en profondeur pour embrasser les nouveaux outils de communication (voir à ce sujet, le programme de la future conférence Media-Aces du 16 mars).

Il est vrai que ces temps-ci les des exemples de secteurs bouleversés par la désintermédiation et les évolutions rapides des comportements abondent. Ce n’était pas le cas il y a encore quelques années : Industrie photographique, industrie du disque, éditions et presses, transport et tourisme (cherchez une agence de voyages traditionnelle et  comptez celles qui ferment et les rachats d’enseigne) etc.  même si je suis d’accord avec Thierry Maillet pour reconnaître les limites de la désintermédiation et la résurgence de l’intermédiation.

Denervaud et Chatin marquent un point. Et même un deuxième, car il est vrai qu’il y a des entreprises où tout est possible, certaines un peu moins et d’autres encore où l’initiative est la créativité sont muselées, et où rien n’est possible en termes d’innovation. La résistance au changement n’est pas le fait que d’un seul facteur, souvent l’âge décrit comme un facteur aggravant, mais bien de plusieurs facteurs concomitants. Qu’est-ce qui définit donc une société innovante, dont les gènes sont naturellement bien orientés et préparent les changements de demain ? Voici les ingrédients qui selon les auteurs, pourraient vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie :

  • Premièrement : les acteurs et les profils. Car il y a plusieurs profils possibles (voir le tableau fort bien fait de la page 37 et que je traduirai certainement pour mon prochain cours de Dauphine – version 2007 ici) : explorateurs, modificateurs, anticipateurs et expérimentateurs ;
  • Deuxièmement : idéation et créativité. Pour éviter de tourner en rond et réinventer la roue et aussi pour faire bouillonner l’entreprise tout en encadrant sa créativité dans un processus ;
  • Troisièmement : l’émotion (marketing, design, sciences humaines) qui peut rendre l’innovation désirable et permet de mettre les sens du client l’action. Cela comporte quatre actions : différenciation, coordination, transformation et évaluation ;
  • Quatrièmement : collaboration et exécution car il ne suffit pas d’inventer, il faut savoir livrer l’innovation.

C’est bien vu et démontre assez clairement la complexité dans l’innovation. On comprend mieux pourquoi toutes les entreprises ne sont pas dotées de cet ADN là ! Et ce n’est pas tout, car ensuite l’entreprise doit-elle encore se plonger dans son environnement, nouer des relations complexes et fructueuses et survivre à un environnement en mouvement. Ouf ! On comprend pourquoi il y en a beaucoup qui préfèrent la finance.

Voilà donc une contribution intéressante à la littérature, déjà riche, de l’innovation, sujet qui semble avoir survécu à la crise au-delà de nos espérances, et bien mieux que précédemment (crises des années 80,92-95 et 2001). Et dans un sens, cela se comprend aussi ; l’innovation c’est l’enthousiasme, c’est la créativité, c’est la vie en quelque sorte, il n’y a donc pas grand-chose d’étonnant à ce que l’analogie darwinienne ait été choisie par nos deux auteurs consultants.

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relation client : industrialisation peut-elle rimer avec qualité ?

J’ai répondu à la sollication d‘Emmanuel Mignot suite à mon indisponibilité pour le débat sur l’industrialisation et le CRM. Voici donc mes réponses pour Emmanuel, sous forme de vidéo, ce qui est quand même moins fatigant que d’écrire ;-)

“A l’occasion du 2° “Comptoir des Bloggers” de la Relation Clients, CherClient.tv a eu le plaisir et l’honneur de recevoir François Laurent, Hervé Pépin et Laurent Garnier pour un débat sur l’industrialisation de la Relation Client.”

Adresse du débat originel : cherclient.com/component/content/303.html?task=view

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Les Chaînes de Prospection en Pratique – Didacticiel avec Aweber

Dans la première partie de ce dossier sur les chaines de prospection et de fidélisation nous allons :
- Expliquer ce que sont les Chaînes Marketing (ou Trigger Marketing)
- Présenter les éléments clés à prendre en compte avant de définir sa chaine de prospection.
- Créer un compte pas à pas avec Aweber, la solution N°1 pour la gestion de chaine d’emailing via les auto-répondeurs
- Définir une chaine de prospection pour vendre un produit.
- Réaliser les premiers messages de la chaîne de prospection.
- Ajouter sur un Blog le formulaire d’inscription.

L’importance des Chaînes Marketing

Les chaînes de prospection ou de fidélisation, ou encore appelés répondeur automatiques (ou trigger marketing) ont pour but d’automatiser les actions commerciales de l’entreprise pour en améliorer la productivité et l’efficacité.

De manière concrète, le but d’une chaîne de fidélisation ou de prospection c’est programmer une série de tâches qui seront planifiées automatiquement soit en tenant compte d’une date (séquentiel d’envois de messages) ou soit d’un évènement (si le client ne commande pas il reçoit une série d’emails gratuit, et quand il commande il est sorti de cette chaine pour être intégrer à une nouvelle chaine).

Les chaînes peuvent alterner différents canaux de communication (email, téléphone, fax, SMS…) et différents messages (commerciaux / non commerciaux).

Les solutions de gestion des Chaines Marketing présentent aussi l’intérêt de gérer automatiquement les mailing listes, c’est-à-dire que vous n’aurez plus à gérer manuellement vos différentes listes de prospects, à les supprimer de vos listes de diffusion et newsletter, tout est fait automatiquement, ce qui vous fera gagner un temps fou…

Dans le cadre de ce dossier, nous allons vous expliquer comment mettre en place une chaine de prospection et de fidélisation par email en utilisant Aweber.

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