Tendance : consolidation et transversalité
Le marché a beaucoup évolué depuis 2006 et, signe de maturation, on observe naturellement beaucoup de consolidation entre les acteurs. Scoutlabs a été racheté par Lithium Technologies, Sysomos par Marketwire. Les entreprises rachetées sont des proies faciles « au moment de l’explosion des médias sociaux avec la volonté de créer de vrais groupements ».
Ceci ne veut pas seulement dire plus de consolidation, mais aussi plus de transversalité, avec l’intégration :
- du social CRM (implication de la relation client dans les médias sociaux, la grande tendance de 2010)
- de la presse (le domaine presse et les médias sociaux devenant de plus en plus imbriqués : d’une part les responsables de presse essaient de toucher les producteurs d’information hors médias, et notamment les blogueurs, et surtout avec des méthodes différentes en faisant évoluer leurs communiqués de presse vers des social media releases).
D’autres acteurs, y compris l’ancien pionnier français du domaine KBcrawl, « sont restés sur le mode outils ne sont pas passés au tableau de bord en SAAS » et restent donc sur le bord de la route.
Portrait-robot des marques sur Internet : 4 profils principaux
J’ai gardé le meilleur pour la fin. Ses 4 ans d’expérience terrain ont permis à Synthesio de dresser un portrait-robot des marques sur Internet ; Loïc Moisand souligne 4 profils principaux de marque :
1. Les marques sous le radar
Ce sont des marques dont… on ne parle pas, ou pas beaucoup. Un peu comme si vous invitiez des amis à une fête et qu’ils ne venaient pas. Sur ces marques, peu ou pas de buzz ; elles sont donc sous « perfusion des relations publiques », sans cesse chargées de raviver l’intérêt sur la marque. Dans cette catégorie on trouve pêle-mêle les produits de commodité comme les liquides vaisselle et quelques marques de B2B – 2 exemples de sociétés qui ont su « sortir du carré » (la bonne méthode pour raviver l’intérêt sur sa marque) :
- Blendtec avec sa fameuse série WebTV « will it blend » et qui était aussi présent à la conférence Media-Aces à Paris le 22 juin 2010 (http://france.media-aces.org)
« compare the Market » dont l’URL trop long générait beaucoup de recherches sur « compare the meerkat ». Comparethemarket, une sorte de « meilleurs taux.com » a donc décidé de créer un personnage en ligne qui se moque des gens qui se trompent et cela a créé un buzz.
Dans cette catégorie entrent beaucoup de marques B2B qui n’ont pas réussi à sortir de leur cadre, mais pas seulement : « les 3/4 des marques appartiennent à cette catégorie » ajoute Loïc Moisand.
Note importante: certaines marques, selon le pays et les médias et les cultures peuvent être sous le radar ici et non là-bas : meilleurtaux.com a généré beaucoup de buzz en France mais son équivalent Anglais beaucoup moins.
2. Les marques les marques fonctionnelles
Encore une catégorie de marque qui ne génère pas la passion, de quoi relativiser bon nombre de discours sur ce genre de sujet. Il s’agit des marques dont « on demande que ça marche, un point c’est tout ». Ce sont les marques qui ne laissent pas indifférent mais pour lesquelles il n’y a pas d’affectif. Dans ce cas, le buzz est élevé, mais assez centré sur les fonctionnalités du produit du service, les prix et la qualité du service client, et le niveau de mécontentement est souvent élevé. Dans cette catégorie on trouve : les sites de e-commerce (comme pixmania, C-discount), les ventes de produits blancs (machines à laver, électroménager etc.), la high-tech grand public (sauf Apple) et les opérateurs de télécoms. La réponse dans ce domaine, est dans le community management sur ses sites propres (FAQ, support, réponses aux questions) mais aussi sur les forums tiers avec intervention proactive pour aider les internautes (Orange vient d’ailleurs de s’engager sur cette voie).
3. Les marques aimées
Le segment est bien sûr le nirvana des marques, mais bien peu y parviennent. Là encore, on sort du rationnel. Celles qui arrivent à atteindre ce segment sont les marques issues des segments 1 & 2 et qui « déclenchent un mouvement plus affectif ». Apple, les jeux vidéo (là Wii), Sony (sur quelques produits seulement), Coca-Cola, les marques de mode font partie des marques aimées. Ce sont les marques qui prennent « toute la bande passante », celles qui sont toujours citées en exemple, et ce qui peut même finir par devenir quasi irritant… Leur popularité est trop forte, on ne peut rien contre elles. Ce sont des marques qui ont su faire que « le lien importe plus que le bien » selon l’expression de Bernard Cova. Il n’est pas donné à tous d’arriver là. Et c’est le clan des passionnés, des défenseurs de la marque, où les marques ont pas besoin de « créer des communautés » car elles existent déjà, souvent en dehors d’elles (Apple n’a aucun blogs et n’intervient pas dans les médias sociaux, hormis pour faire la police, ce que d’aucuns pourront trouver choquant, sans que cela entame l’enthousiasme des fans).
La bonne attitude sur ce segment est l’accompagnement des communautés : répondre aux questions, informer les fans, les encourager, parfois leur donner des cadeaux pour les remercier de leur fidélité. Les clubs de blogueurs sont également à l’ordre du jour sur ce segment, c’est là qu’ils sont le plus demandeurs. Microsoft – pour éviter de parler toujours d’Apple – a par exemple organisé à Paris le lancement – fin 2009 – de Windows 7 dans son café Windows. Tous les blogueurs intéressés par la marque y étaient invités et partir avec un DVD sur lequel on trouvait la version intégrale de Windows 7, ce qui est un joli cadeau. La marque ne s’est pas impliquée plus que ça dans les publications, son intervention est restée très respectueuse de sa communauté ; c’est la bonne attitude dans ce genre de cas.
4. Les marques sensibles
Ce sont les « marques qui stressent » pour reprendre la terminologie de Loïc Moisand. 3 secteurs phare sont concernés : santé, sécurité et enfance. Dans ce segment, le public a peur, la marque effraie, elle devient une menace ; les angoisses sont fortes et « il faut rassurer ». C’est la seule chose qui puisse être faite. Admettre ses erreurs, montrer qu’on les corrige, réparer les torts, rassurer le plus objectivement possible, même si la plupart du temps, si l’opinion est contraire, la tentative de démonstration est vouée à l’échec. Devenir une marque sensible, c’est risquer de devenir une marque honnie.
Certaines marques sont en permanence dans ce segment comme les marques de médicaments (tous les médicaments selon Loïc Moisand) par exemple ; mais il y a aussi des marques qui quittent un des autres segments pour entrer dans cette zone dangereuse :
- les banques, qui depuis la crise de 2007 sont devenus un bouc émissaire des problèmes économiques en Occident selon leurs détracteurs, jusqu’à en perdre de vue la fonction économique indispensable et incontournable (voir l’exemple Kerviel ici) ;
- BP, qui est devenu un symbole – selon ses détracteurs – du problème environnemental, comme Total en France après l’Erika, que ce soit justifié ou non ;
- de façon cyclique : les opérateurs avec les soupçons – fondés ou non, il ne nous appartient pas de juger – autour de la dangerosité des ondes, du wifi, du Wimax, des téléphones etc. (lien ici vers une émission avec Etienne Cendrier, représentant des robin des toits );
- les marques alimentaires critiquées pour le choix de leurs ingrédients ou de leurs méthodes, comme Nestlé qui a été en 2010 la cible de Greenpeace quant à son utilisation d’huile de palme dans ses produits chocolatés.
Une classification dynamique des marques
A tout instant, une marque peut passer d’un segment à l’autre. Apple, au moment des rumeurs sur le danger supposé des iPhones (2009) qui étaient censés exploser, Renault avec les rumeurs de la Vel Saltis (2005-2006) sur ses régulateurs de vitesse qui se bloquaient, Toyota avec ses problèmes techniques (2010), même si la plupart du temps cela ne dure pas et que la mauvaise perception ne survit pas à la crise.
Cette classification est particulièrement utile. Elle donne une vue différente des poncifs ordinairement entendus sur les marques et permet aux responsables Web et des relations presse de prendre du recul et de savoir quelles décisions et orientations il faut prendre pour leurs marques.
note : cette classification est empirique, et ne résulte pas d’une étude scientifique. Elle peut en outre évoluer dans le temps, selon les pays et l’histoire des marques. Les appréciations données sur ces marques sont celles de l’auteur, exprimé à titre privé et ne préjugent pas de la qualité intrinsèque de celle-ci. Aucune de ces appréciations ne constitue une preuve de qualité, de défaut ni même.
un meerkat est une sorte de mangouste d’Afrique du Sud

























Pourquoi pas les autres… ?
C’est ainsi qu’est né le
Mais ce n’est pas tout, le bâtiment c’est bien, mais sans très haut débit, aucun travail n’est possible dans la campagne, ni même en ville. 60 k€ supplémentaires ont été investis pour la connectivité, avec un abonnement noyé dans cet investissement, ce qui fait diminuer les coûts variables et ramène le loyer à 100 € par mois pour 50 Mbs. Assez pour que le lieu puisse servir à organiser des formations, qu’il fasse office de bureau de passage, de lieu de séminaires (au vert bien sûr) et d’événements.
Celui qui va imposer la norme va gagner













Les étiquettes d’images (alternate tags en Anglais) sont ces petits pop-ups qui apparaissent lorsque vous passez votre souris au-dessus d’une image. Votre référencement s’améliorera grandement si vous vous assurez que les images ont toute une étiquette, pertinente de vos mots-clés et de vos contenus. Vous pouvez également sauvegarder les images avec des mots-clés dans leur nom de fichier. Les noms de fichiers images sont également des URL (Unique Resource Location, les images sont des URL, comme les textes, les sons et les vidéos etc.) car ils sont indexés dans les moteurs de recherche aussi.
Voici une étape souvent omise et pourtant c’est un des plus importants accélérateurs de référencement. Les moteurs de recherche aiment les mots-clés qui se trouvent dans des liens aussi il faut éviter à tout prix de nommer vos liens « cliquer ici » ou « lire la suite » etc. Au contraire, vos liens devraient systématiquement être explicités au travers de l’usage de vos mots-clés en bon français. « Télécharger le fichier » devrait être remplacé par « télécharger le rapport sur la sécurité informatique en Amérique » par exemple.
Lorsque je travaille avec des responsables produits, je me rends compte que j’arrive souvent à capter leur attention jusqu’au point numéro 7 puis qu’ils pensent que cela s’arrête là ! Hélas non, c’est juste le point de départ. Ne vous arrêtez pas là en attendant les miracles, passez à l’étape suivante, qui consiste à signaler aux moteurs de recherche (notez le pluriel !) que votre page a été modifiée et qu’il est temps de relancer l’indexation. On appelle cette étape, la soumission aux moteurs de recherche. Google, c’est bien, mais ça ne suffit pas non plus. D’une part, la part de marché de Google aux États-Unis est bien plus faible qu’en Europe. Si vos produits sont internationaux … Paradoxalement, Bing a réalisé une percée plus forte outre-Atlantique que chez nous (65 % contre 85 à 90 %, source:
Optimiser un site statique (HTML) est une action longue et complexe. Ne croyez pas aux miracles. Les spécialistes de référencement nous vous garantiront jamais un référencement dans le temps d’ailleurs. Ceci à part, un référencement de site peut prendre de 6 à 12 mois pour être efficace. Référencer un blog par contre, peut prendre très peu de temps (15 jours si vous êtes doués). Si votre ciblage (étape 1) est bon, référencer un article via un blog établi peut parfois prendre moins d’1 heure (si vous êtes très bien positionné). Il faut donc savoir jouer la synergie entre Web et Web 2.0, en prenant en compte le fait que :
Il faut apprendre à donner du temps au temps. Tout ce travail ne s’arrête pas là. D’une part, les résultats ne sont pas obtenus instantanément comme nous l’avons déjà souligné. D’autre part, la persévérance nous permettra d’affiner votre référencement au fur et à mesure en corrigeant vos erreurs. Cette tâche est énorme, mais le gros avantage des grands entreprises est que le responsable Web peut former chaque marketing manager afin de s’approprier cette méthodologie et de répartir l’effort. Les PME auront certainement un peu plus de travail, mais d’un autre côté si elles sont plus petites, il y a de fortes chances aussi pour qu’elles aient moins de produits.
10 étapes pour améliorer votre référencement efficacement et simplement
Il est plus facile et plus efficace de cibler des niches, une par une, dans chaque page que vous voulez référencer, et en fin de compte, votre référencement global s’améliorera, même sur un mot-clef très générique. Exemple : c’est à force de référencer
L’indice de popularité vous dira à quel point un mot-clé ou une combinaison de mots-clés plus exactement sont recherchés par les utilisateurs (par jour, par mois etc.) ;
étape 2 : améliorer votre titre de page
le contenu textuel dans un site Web est plus important que tout.
un site. Difficile de ne pas rencontrer un seul responsable produits, ces deux dernières années, qui n’était pas obsédé par le fait que ses produits apparaissent ou n’apparaissent pas dans les moteurs de recherche. Et bien entendu, les attentes en termes de l’amélioration et optimisation des pages Web de façon à les adapter aux moteurs de recherche est une préoccupation tout à fait légitime. Ceci explique pour beaucoup les pressions à l’encontre des responsables de sites Web comme votre serviteur.
Prenons du recul par rapport à cette pression, et revenons-en aux explications ; c’est ce que je vais tenter de faire dans ce guide du référencement à l’attention des marketers. Dans le fond, améliorer son référencement n’est pas une question de détournement des règles d’indexation des moteurs de recherche, malgré la croyance la plus répandue; bien au contraire, il s’agit avant tout d’une optimisation de votre marketing, avant même une optimisation de votre site web. Si vous essayez d’optimiser votre site en mettant en avant des « produits blancs » alors que vous vendez des « produits noirs » parce que les « produits blancs » se vendent mieux, ceci n’est pas révélateur d’une mauvaise approche du référencement mais d’une erreur de stratégie marketing. Ne ricanez pas, ce n’est pas une exagération.
le référencement est plus qu’une affaire de pages Web : il s’agit de stratégie

