Archives: 2011

Souhaitez vos bons vœux et réduisez la fracture numérique !


La sélection du jour …

Ce sont nos bons voeux de fin d’année, qui me permettent de vous remercier de votre fidélité de lecteurs,  et de vous conseiller de faire une bonne action, en scannant avec votre mobile, la carte de vœux conçue par Orange et sa fondation afin de réduire la fracture numérique (chaque scan du QR code suivant permettra à la fondation de reverser 1€. Alors faites une bonne action (ou même plusieurs, il n’y a pas de limite … 1 par jour par exemple). Joyeux Noël à toutes et à tous. 

Cette année, au travers de sa carte de voeux, Orange a décidé de soutenir le programme Solidarité Numérique de sa Fondation.

Orange_carte_de_voeux_2011

Plus qu’une jolie carte de voeux geek, ce flashcode présente un réel intérêt

>> le reste de l’article sur le blog d’Orange


start-up du mois : tripattitude.com, pure player collaboratif à l’assaut du tourisme


imageLa désintermédiation du Web a épargné miraculeusement certains secteurs (l’alimentaire par exemple) et frappé de plein fouet certains autres comme la photographie et le tourisme. Dans ce secteur durement touché, où un acteur historique comme Thomas Cook connaît le pire moment depuis le XIXe siècle qui l’a vu naître, de jeunes acteurs comme tripattitude viennent bousculer encore la donne et qui sait… Peut-être asséner le coup de grâce. Je recevai le 28 novembre 2011 Olivier Le Grelle, fondateur de tripattitude. Interview et zoom sur une start-up et peut-être future star du e-tourisme.


cliquer sur le bouton "play" pour écouter l’interview d’Olivier Le Grelle – 6:15

exclamation-large« les voyagistes n’ont pas assez de valeur ajoutée »

« Ce qui arrive à Thomas Cook est logique » affirme Olivier Le Grelle, jeune entrepreneur et fondateur du site tripattitude.com. « Les voyagistes n’apportent pas pas assez de valeur ajoutée » ajoute-t-il. Car tout se passe désormais sur Internet. « Les voyagistes ne produisent plus rien » poursuit-il, « ils font semblant de vous vendre ce qu’ils n’ont pas créé ». Quiconque a voyagé ces dernières années le sait : un voyagiste, Nouvelles Frontières par exemple, achète un voyage à un autre voyagiste, par exemple un spécialiste des trek, qui achète … la prestation à une petite agence de Marrakech (atlas voyage par exemple). Pourquoi donc passer par un voyagiste qui prend sa marge au passage ? Même si à cette question vous pourriez répondre « du fait de la confiance que j’ai en un voyagiste connu comme Nouvelles Frontières », ce qui n’est pas un point négligeable. Olivier Le Grelle pense au contraire que « les voyagistes mentent aux clients ». Les experts en ce domaine, ne sont donc peut-être plus les généralistes, ce sont les DMC : « destination management companies », autrement appelés « réceptifs » en Français. Il s’agit des agences locales qui « prennent en charge les clients de tous opérateurs sur le lieu de vacances » (lire Wikipédia)

favoriser le circuit court…

Fort de ce constat, tripattitude se propose de limiter le nombre d’intermédiaires et de s’adresser à directement aux DMC. « Nous faisons la même chose que les généralistes, mais nous avons l’honnêteté de le dire » explique Olivier Le Grelle. Pour cela, il faut labelliser les réceptifs, ce qui demande un gros travail en amont en termes de contrats, de recherche de crédibilité et de démarches administratives locales. C’est là le travail de tripattitude.com, mais peuvent-ils s’en tirer tout seuls ?

La communauté va valider

network-largeComment en effet s’assurer que les agences locales sont sérieuses ? Le travail de tripattitude n’y suffira pas, le site agira donc en véritable outil de validation collaborative. Tripattitude n’acceptera pas les utilisateurs anonymes et proposera un scoring sur chaque voyage et voyagiste par les utilisateurs qui pourront s’exprimer au travers de forums dédiés. « C’est la communauté qui va valider » insiste Olivier Le Grelle.

rendre accessible le sur-mesure

Le site agira également sur la base de suggestions émanant de la communauté. Si un opérateur remarque qu’une communauté émet une demande, il pourra ainsi faire une offre adaptée, par exemple, pour 15 à 20 personnes. Les voyageurs peuvent donc créer un produit sur mesure de façon dynamique et ensuite chercher leur co-voyageurs. Une sorte de "onvasortir" du tourisme en somme, un concept déjà éprouvé ! Ce qui fait dire à Olivier Le Grelle que sa société devient le « Groupon » du voyage. Souhaitons-leur moins de soucis avec leurs clients.

un concept nouveau, une fenêtre de six mois

aeroplane-largePeu de concurrents existeraient encore selon M. Le Grelle. Groupenture aux US semble assez seul mais « 2 concurrents vont naître outre-Atlantique et 3 en France » précise Olivier Le Grelle. Ce qui fait dire au fondateur de la start-up qu’il a « six mois de répit jusqu’à l’arrivée du prochain acteur ».

Tripattitude (qui a levé €220k de fonds d’amorçage selon Frenchweb) va se mettre bientôt aux médias sociaux (blogs et twitter notamment), et il pense devenir leader des agences en ligne. Le site anglais lui, n’est pas encore lancé mais il viendra bientôt. Manque encore une version pour les mobiles, mais qui ne saurait tarder je suppose, vu l’importance que ce mode d’accès à l’information prend aujourd’hui.

En dehors des défis habituels de ces sortes de communautés (montée en charge, participations et décollage) que même des géants comme Google rencontrent malgré leur empreinte dominante, Tripattitude va devoir s’imposer sur ce marché hyper concurrentiel ; l’internationalisation n’est pas non plus triviale, dans une Europe où les comportements sont si radicalement différents, et les acheteurs en grande partie idiosyncratiques. Ceci étant, en surmontant ce défi du réseau et celui de la crédibilité de la confiance, on peut entrevoir un réel potentiel sur un marché en difficulté et où l’atentte des consommateurs est réelle.

Souhaitons-leur bonne chance dans cette aventure.


et pan sur le klout (suite)


Grâce à Twitter, j’ai fait la connaissance virtuelle de Cyril Rimbaud qui a rebondi sur les articles précédents de Visionary Marketing et de E-influenceur sur le sujet de l’influence et de sa "mesure" pour nous envoyer un lien vers cette BD issue de son blog en Oct 2011, au moment du changement de la mesure de Klout.

>> lire la suite de la BD sur le site de Cyril : "Klout kred les kons qui les écoutent"


@WalmartLabs = Social + Mobile + Retail


Le titre de cet article résume à lui seul l’équation que l’entité née du rachat de Kosmix par l’enseigne Walmart a l’ambition de résoudre. En effet, grâce à ce rachat, Walmart a acquis la maîtrise du ‘génome’, technologie permettant de cibler la diffusion des offres en fonction des centres d’intérêt des consommateurs … et l’enseigne compte bien l’exploiter au travers de l’application Facebook Shopycat.

Le ‘social positionnement’ de Walmart ne débute pas avec le lancement de cette application : l’enseigne a en effet

  • été la première à référencer les ‘facebook credits’ dans ses linéaires
  • conclu un partenariat avec facebook pour que chacun des 3500 points de vente dispose de sa page

Au travers de Shopycat, WalMart confirme donc son intention de devenir une enseigne résolument ‘sociale’. Une telle application laisse même deviner ses ambitions de concurrencer Ebay ou Amazon …

@WalmartLabs a par ailleurs vocation à travailler sur de nouveaux concepts comme par exemple celui d’un points de vente où les consommateurs pourraient échanger via leurs smartphones sur les offres promotionnelles et autres avis consommateurs sur les réseaux sociaux de WalMart. Des tests de magasins éphémères dont l’objectif est d’être un showroom des cadeaux highTech et autres biens d’équipement et permettre l’achat en ligne sur le site de e-commerce de l’enseigne.

Tout l’enjeu de la grande distribution semble donc de concilier efficacement Mobile – Relationnel Conso et Point de vente. Ou alors, les réseaux sociaux sont-ils les distributeurs de demain?

Pour poursuivre la discussion, retrouvez les exemples de :

Source : Marketing vox et Internet Retailer


JDNet donne une mauvaise note à Viadeo … trop vite ?


la sélection du jour …

est cette étude circonstanciée et pas très gentille qui compare Viadeo et LinkedIn. Elle semble sans appel, Viadeo ne serait qu’un challenger national en perte de vitesse alors que LinkedIn croquerait des parts de marché à la vitesse grand V. Il est vrai que LinkedIn, créé en 2003 et entré en bourse en 2011 est rapidement passé de 100 millions à 136 millions d’utilisateurs cette année. Son rattrapage en France est particulièrement spectaculaire, ceci malgré un départ tardif dans notre pays, du fait de l’absence de francisation de leur interface pendant de nombreuses années (un comble quand on pense que leur CTO, Jean-Luc Vaillant, a obtenu son diplôme à Marseille !). Mais le JDNet se serait-il emballé et sera-t-il obligé de manger son chapeau ? Viadeo contre-attaque en effet avec une offensive en Russie et 1 partenariat avec le fournisseur de service suédois Mancx. Nos informateurs nous disent aussi que Dan Sarfaty est parti pour la Chine afin d’y établir des bases solides pour notre Viadeo national. Les paris sont ouverts ; à suivre …

Réseaux sociaux pro : Viadeo KO face à LinkedIn – Journal du Net e-Business

Viadeo est-il un véritable challenger à Linkedin dans le monde ? Pas vraiment. Le JDN et Comscore ont épluché leurs audiences en France et à l’international. Résultat : le Français ne dépasse son concurrent américain que dans un seul pays.

via Réseaux sociaux pro : Viadeo KO face à LinkedIn – Journal du Net e-Business.


9 conseils pour mettre en œuvre le changement – #likeminds (10/10)


confessions d’un entrepreneur (10/10)

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Le 19 octobre 2011 à Exeter, au Royaume-Uni, je livrai ce discours d’ouverture à la conférence Like Minds. constitué de neuf anecdotes et conseils que j’ai utilisés pour décrire mon approche fétiche de la conduite du changement.

[photographie cc 2011 – Yann Gourvennec]

chaque conseil étant publié séparément, pour retrouver l’ensemble de l’article, taper : http://bit.ly/likemindsfr

leçon numéro 9 : si la route est bosselée, roulez plus vite !

  • La plupart des apprentis es conduite du changement pensent qu’il faut s’arrêter dès que l’environnement devient incertain et chaotique ; c’est une erreur grossière car le chaos est au contraire à la source de toute création ;
  • L’utilisation du terme chaos dans la langue anglaise par exemple, dans le sens de « état de désordre total et de confusion » n’apparaît que la période élisabéthaine, date à laquelle (XVIe siècle), où l’anglais moderne apparaît. Mais le sens originel, issu de la mythologie grecque et autres écrits hiératiques postérieurs, en est la description de l’état du monde avant que celui-ci prenne forme ;
  • Le chaos n’est donc pas synonyme de désordre, mais au contraire décrit la période où tout est possible avant qu’on puisse appréhender la situation dans son ensemble ;
  • Les visionnaires, au contraire, cherchent toujours à mettre en œuvre le changement dans les périodes les plus agitées, car ce sont celles où tout devient possible et où la créativité a le plus de chances de s’exprimer. Quasiment tous mes projets de changement ont été démarrés à des périodes difficiles, où ma position hiérarchique était la moins claire et qui se sont à chaque fois révélées être le moment psychologique pour rebondir au travers d’un nouveau projet.

Lancer un nouveau projet au moment où une organisation est en phase de redéfinition est en fait la vraie bonne idée, car c’est le moment où les directeurs exécutifs cherchent ardemment des solutions à leurs problèmes, et sont donc plus ouverts aux innovateurs qui sont à même de les aider dans cette tâche.

anecdote: : peut-être l’une des périodes les plus délicates de mon activité professionnelle fut celle où, revenant du siège européen d’Unisys, je rejoignais la toute nouvelle division conseil de la filiale française, dans le milieu des années 90. Cette période pleine de bouleversements, sur fond de crise économique, ne laissa pas beaucoup de chance à cette nouvelle entité. Mais juste à ce moment, le World Wide Web commença à devenir populaire et je sus saisir cette chance de mettre mes compétences marketing au service d’une innovation et de devenir un des pionniers de cette discipline dans mon entreprise. Alors que, peu avant j’avais du mal à savoir à qui je reportais, je multipliais, de ma propre initiative, les visites aux clients, départements et sites, afin de promouvoir ces compétences Internet (somme toute assez fraîches) et je finis par rencontrer Steve. J’avais à l’époque, il y a 17 ans (!) conçu un petit site Web qui existe encore (visionarymarketing.com) et qui a donné naissance à ce blog. Lorsque Steve le vit il me demanda immédiatement de le suivre à Londres pour mettre en œuvre un projet similaire dans l’entité qu’il était en train de créer, dédiée à la banque sur Internet, et qui devint http://internet-banking.com. Immédiatement après, c’est la filiale française qui ne voulait plus me laisser partir, et je retrouvais une (très bonne) place dans la hiérarchie, une nouvelle affectation et un nouvel objectif professionnel qui en fin de compte me permit de progresser rapidement par la suite, d’abord chez Cap Gemini puis chez Orange. Si j’avais décidé d’attendre de laisser passer cette période de chaos, j’aurais certainement été grossir les rangs des nombreux camarades d’Unisys dont les effectifs mondiaux sont passés de 120.000 en 1988 à 30.000 en 1997 et bien moins encore aujourd’hui !


influence : pourquoi j’ai enfoncé mon Klout …


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Ces derniers mois, de nombreux acteurs du Web, certains à haute voix, d’autres à mots couverts, ont exprimé des doutes voire des critiques sévères à l’encontre du service de mesure de l’ « influence » Klout.com (Les guillemets renvoient à une vidéo de Guilhem Fouetillou tournée il y a quelques semaines). Je me suis joint à cette conversation et ai exprimé également de telles critiques dans un dialogue par blogs interposés avec mon ami et confrère Hervé Kabla et le professeur Christophe Bénavent dont les analyses sont toujours aussi incisives que justes. Il y a quelques semaines, de conserve avec Jérôme Deiss et suite à un échange de tweets avec lui et plusieurs confrères sur twitter en temps réel, nous avons décidé de supprimer notre Klout. Retour sur les lieux du crime …

[légende de la photo : “I’m not a number, I’m a human being!” – Portmeiron, Pays de Gallestoutes les photos sont celles de l’auteur]

NB : Cet article fait écho à l’article de Jérôme Deiss sur le même sujet et a été publié simultanément 

une tenaille pour arracher les Klouts

imageLe dernier changement arbitraire de mesure de Klout, fin novembre en a convaincu plus d’un, dont moi-même, a supprimer son compte. Voici donc la procédure attendue par tant, et cachée si habilement par les promoteurs du système, qui vous permettra de supprimer votre Klout. Pour cela, il suffit de cliquer sur http://klout.com/corp/optout

un Klout chasse l’autre…

Ne vous en faites pas, si vous êtes en mal de mesures, vous pouvez toujours utiliser l’excellent système d’Edelman, Tweetlevel

pourquoi passer en dehors des Klouts ?

Cette démarche appelle à quelques réflexions :

  1. la mesure est utile pour imprimer l’action, mais elle n’a pas de valeur intrinsèque (cf. à nouveau la vidéo de Guilhem Fouetillou) ;
  2. la mesure de Klout est fluctuante, opaque et calquée sur l’activité et non les contenus (il est d’ailleurs impossible de mesurer la "qualité" d’un contenu, preuve en est le débat vieux de 50 ans au comptoir du café du commerce sur la "qualité des programmes de télévision" ;
  3. donner trop de valeur à ce score finit par créer des comportements déviants (conformisme de certains acteurs du Web pour augmenter leur score, notamment via une activité frénétique et pas forcément intéressante, à base de copier-coller et je passe sur le e-racolage sexuel) ;
  4. c’est peut-être anecdotique, mais j’ai un véritable travail, je préfère me concentrer sur d’autres choses ;
  5. imagela réputation n’a pas d’importance … c’est Chris qui le dit ;
  6. je me fiche d’être lu beaucoup. Les articles les plus lus, également sur mon blog, sont souvent, voire toujours, les moins fouillé et originaux. Je préfère donc m’en tenir à des articles de fond, et choisir des sujets sans me préoccuper de leur popularité. Ceci demande du recul, de la réflexion, de la lenteur … (si au contraire, vous faites un blog marketing et désirez racoler facilement, je vous donne un tuyau, faites beaucoup de copier-coller et parlez essentiellement de guérilla marketing et vous allez cartonner !) ;
  7. je revendique le droit à n’être pas connecté (ma femme également, qui m’impose une trève tous les week-ends, à juste titre). Klout pénalise les utilisateurs qui prennent des vacances et qui respectent la trêve du week-end. C’est une dictature stressante et ridicule ;
  8. comme le prisonnier, je me suis pas un numéro, je suis un homme libre ;
  9. imageenfin et surtout, certaines marques et sociétés de relations publiques ont commencé à sanctionner les mauvais élèves de Klout. En dessous d’un certain score, le blogueur est évincé, même s’il est coopératif et compétent. En dehors du caractère méprisant et populiste de ce genre de démarches, mettons également l’accent sur sa stupidité :
    1. renforcement des comportements d’enfants gâtés de certaines personnes ;
    2. biais d’éthique et de comportement de la part des blogueurs qui veulent se faire payer (sous le manteau), sans respecter les règles de transparence ;
    3. multiplication des blogueurs (j’en ai vu beaucoup à le Web 2011) qui se font payer des billets d’entrée par les marques, sans aucun retour sur investissement pour celles-ci, le seul résultat étant l’apport de visites sur le blog dudit blogueur et sans raison ni contrepartie ni même de liens ;
    4. disparition de l’esprit d’entraide et de co-construction qui est à la base du Web et notamment du Web social.

A Le Web, ma discussion avec Pierre Vallet d’ image 7, m’a fourni un exemple de bonne méthode : Pierre a lancé des opérations pour des sociétés de luxe et de beauté, avec des blogueurs moyennement réputés, essentiellement dans des secteurs différents. Cette démarche courageuse et originale a l’avantage de renforcer l’esprit de coopération en minimisant les mauvais comportements décrits ci-dessus. En conséquence de quoi, comme Pierre, je recommande aux marques de ne lancer que des opérations s’inscrivant dans la durée, en partenariat avec des blogueurs de milieu de tableau qui ont le désir de travailler ensemble, qui ont un sens de l’éthique, et qui désirent travailler en équipe avec une marque dans un esprit gagnant/gagnant.

Maintenant, courez arracher votre Klout ou laissez le rouiller et comme Voltaire, cultivez votre jardin …


9 conseils pour mettre en œuvre le changement – #likeminds (9/10)


confessions d’un entrepreneur (9/10)

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Le 19 octobre 2011 à Exeter, au Royaume-Uni, je livrai ce discours d’ouverture à la conférence Like Minds. constitué de neuf anecdotes et conseils que j’ai utilisés pour décrire mon approche fétiche de la conduite du changement.

[photographie (cc 2011) Yann Gourvennec]

chaque conseil étant publié séparément, pour retrouver l’ensemble de l’article, taper : http://bit.ly/likemindsfr

leçon numéro 8 : agir promptement

La plupart des entreprises dans lesquelles j’ai travaillé au long de ma carrière, tendaient à se réinventer tous les six mois, ce qui ne me paraît pas exagéré, même si cela peut se révéler fatigant à la longue. J’ai vu cependant très peu de gens s’habituer à cette idée, alors que c’est un fait contre lequel on ne peut rien, et qu’il vaut mieux apprendre à faire avec et essayer d’en dégager les opportunités les plus intéressantes.

Ceci veut dire que si vous voulez mettre en œuvre le changement, vous avez environ une fenêtre de six mois, trois mois étant l’optimum. Ceci vous permet ainsi de montrer en un minimum de temps les résultats effectifs de votre conduite du changement, avec preuves de concept et chiffres d’exemples en témoignage, de façon à à vous préparer et à aider le management à préparer la réorganisation suivante.

Si vous préparez vos équipes et vos projets de cette manière, vous ferez en sorte que vous êtes toujours de la partie lorsqu’une nouvelle organisation est décidée, plutôt que d’avoir à la subir ; il est préférable de mener le changement plutôt que d’avoir à en subir les conséquences.

anecdote: alors que je mettais en œuvre le nouveau blog sur la sécurité de l’informatique chez Orange business Services en 2008, mes premières instructions étaient de ne pas toucher aux blogs. En fait, je réussis à trouver quelques agents de changement dès les quatre premières semaines de mon mandat, ce qui me rendit possible la mise en œuvre de la nouvelle vision très rapidement. Je vendis l’idée du blog d’experts quelques semaines plus tard (un discours dans un ascenseur y suffit) puis parvins à mettre en œuvre ce changement très rapidement, en soulignant l’importance des livrables et du contenu, plutôt que de passer des années à inventer une solution informatique parfaite qui de toute façon n’existe pas. De façon à aller encore plus vite, je choisis de trouver une solution de blogs sur étagères (Typepad), même si ce n’était pas la meilleure solution technique (nous l’avons migré une meilleure solution un peu plus tard) mais c’était une solution qui permettait d’avancer rapidement, suffisamment bonne, et qui permettait de réaliser une preuve de concept, montrer des résultats positifs et immédiats, sortir une annonce de presse, et mettre en œuvre le changement d’organisation rapidement afin de s’inscrire dans une démarche de long terme autour d’une politique de contenus de marque qui dure encore aujourd’hui, quatre ans plus tard.


9 conseils pour mettre en œuvre le changement – #likeminds (8/10)


confessions d’un entrepreneur (8/10)

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Le 19 octobre 2011 à Exeter, au Royaume-Uni, je livrai ce discours d’ouverture à la conférence Like Minds. constitué de neuf anecdotes et conseils que j’ai utilisés pour décrire mon approche fétiche de la conduite du changement.

[photographies (cc 2011) Yann Gourvennec]

chaque conseil étant publié séparément, pour retrouver l’ensemble de l’article, taper : http://bit.ly/likemindsfr

leçon numéro 7 : adopter la loi de Murphy comme principe de base

Ce point est particulièrement délicat car il est souvent mal interprété.

Les bons chefs de projet, et responsables de la conduite du changement sont capables de prévoir non pas le futur, mais du moins les différentes voies que le futur pourra emprunter (par rapport à leurs projets s’entend).

Cest ce que j’appelle gérer un projet par la loi de Murphy dont je rappelle ici le principe : « si quelque chose avait une chance de mal se passer, partons du principe que ce sera le cas ! »

Les bons chefs de projet de ce fait, sont capables de prédire à l’avance les mille et une façons dont leurs projets risquent d’échouer, de façon à prendre à l’avance les précautions qui leur permettront d’éviter ces problèmes.

Les mauvais gestionnaires de projets, au contraire de la croyance la plus répandue, sont ceux qui sont à 100 % positifs, entièrement optimistes, et sûrs que leur projet se déroule parfaitement, oubliant ainsi de diriger leur attention vers les choses qui pourraient aller mal ; ils sont donc mal préparés à la résolution des problèmes au moment où ceux-ci se révèlent.

Les bons chefs de projet qui utilisent la méthode de la loi de Murphy, sont souvent victimes de mauvaises interprétations selon lesquelles ils sont négatifs ou pessimistes alors qu’en fait ils sont juste précautionneux, attentifs et professionnels.

anecdote: il est difficile pour moi de citer une anecdote en particulier sur ce sujet, car c’est une méthode que j’emploie en permanence. J’ai un sixième sens pour sentir les projets qui vont partir dans le décor, identifier les mauvais signaux, et comprendre les problèmes qui pourraient mener à l’échec du projet. Ceci me permet de prendre des mesures de précaution à chaque fois que cela est nécessaire. C’est aussi pour cela que je tends à mettre beaucoup de pression sur un nouveau projet dès le début de son lancement plutôt que vers la fin de sa mise en œuvre, car alors, il est trop tard. Très en amont, je pose tout un tas de questions mes chefs de projets à propos des choses qui pourraient aller mal, et sur les façons dont ils pourraient se protéger des problèmes éventuels, ce qui me permet de livrer mes projets souvent en avance et dans tous les cas sans mettre une pression indue sur les équipes. Je n’ai jamais vu un de mes projets générer de tension vers la fin des livrables, comme c’est malheureusement le cas sur la majorité des projets qui sont mal gérés.


9 conseils pour mettre en œuvre le changement – #likeminds (7/10)


confessions d’un entrepreneur (7/10)

DSC_3714Le 19 octobre 2011 à Exeter, au Royaume-Uni, je livrai ce discours d’ouverture à la conférence Like Minds. constitué de neuf anecdotes et conseils que j’ai utilisés pour décrire mon approche fétiche de la conduite du changement.

[photographie – UE du Medef 2011 – Yann Gourvennec]

chaque conseil étant publié séparément, pour retrouver l’ensemble de l’article, taper : http://bit.ly/likemindsfr

leçon numéro 6 : toujours privilégier les rapports humains

On devrait toujours penser à utiliser le courrier électronique en dernier recours. La bonne méthode est de favoriser par-dessus tout les discussions entre personnes humaines.

En cas de désaccord, il faut laisser les personnes s’exprimer ouvertement sur ses désaccords plutôt que de laisser dégénérer la situation en batailles de clochers, menant à des discussions inutiles et désagréables par courrier interposé, qui font perdre à tout le monde son temps et pourrissent l’ambiance !

anecdote: alors que je travaillais sur un sujet très important lié à la gouvernance de nos domaines Internet dans une des sociétés où j’ai travaillé, un problème particulièrement aigu avait mené – avant mon arrivée – à des débats entre personnes pendant près de deux ans. Nous étions alors dans une situation où les personnes négociaient sur leurs positions, plus sur les faits [1], et complètement en dehors de la considération du bien commun. J’ai passé donc plusieurs mois à parler à chacune de ces personnes individuellement, en les convaincant que nous devions converger vers une solution qui conviendrait à tout le monde, et que lorsque nous n’étions pas d’accord, il valait mieux exposer la raison de ce désaccord clairement, en en débattant et en discutant face-à-face ou par téléphone, humainement et non par écrit, surtout électronique. Les détracteurs furent donc amenés à exposer leurs vues en face du groupe tout entier, les décisions furent mises au vote, et finalement, ces mêmes détracteurs vinrent à moi la fin de la réunion, en me disant, en substance : « cette décision était exactement celle que je voulais ». Il est pourtant à préciser que la décision en question, était exactement à l’opposé de celle défendue par ces mêmes personnes au début de nos discussions de mois plus tôt.

[1] pour des précisions sur ce point, voir le classique de la négociation : Getting to Yes de Fischer et Ury


9 conseils pour mettre en œuvre le changement – #likeminds (6/10)


confessions d’un entrepreneur (6/10)

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Le 19 octobre 2011 à Exeter, au Royaume-Uni, je livrai ce discours d’ouverture à la conférence Like Minds. constitué de neuf anecdotes et conseils que j’ai utilisés pour décrire mon approche fétiche de la conduite du changement.

[photographie (cc 2011) Yann Gourvennec]

chaque conseil étant publié séparément, pour retrouver l’ensemble de l’article, taper : http://bit.ly/likemindsfr

leçon numéro 5 : ne pas abuser de sa position hiérarchique

Pour ceux qui ont un niveau de compréhension assez vague de la conduite du changement, il pourrait sembler une bonne idée de demander à la personne la mieux placée dans la hiérarchie d’écrire un relevé de décisions et de partir de l’hypothèse que cela suffit pour que chacun dans l’entreprise change sa façon de faire. Bien que cela fonctionne parfois, la plupart du temps il ne s’agit pas d’une méthode efficace et il y a de meilleures façons d’utiliser le temps précieux des responsables de direction dans le but de mettre en œuvre le changement.

La meilleure façon d’utiliser le top management à cette fin est d’obtenir d’abord des résultats, de les mettre en exergue, et ensuite de chercher le support du top manager qui utilisera ces premiers résultats pour souligner la nécessité du changement, et vous donner un mandat pour le mettre en œuvre. Et si vous avez déjà un mandat, ne soyez pas complaisant et faites comme si de rien n’était …

 

anecdote: alors que j’étais responsable de la mise en œuvre d’un nouveau système d’automatisation des forces de vente (SFA: Sales Force Automation) en Europe au début des années 90, chez Unisys, je me suis rendu compte que mon prédécesseur avait initié ce processus en demandant au directeur exécutif de la division Europe Afrique d’envoyer une lettre et un mail à tous les responsables de pays. Le résultat fut absolument désastreux. Personne ne prêta attention à cette lettre car il y avait d’autres choses beaucoup plus importantes à traiter à ce moment-là. La bonne méthode était d’initier le changement au niveau du terrain, de montrer quelques résultats concrets, puis de venir et de négocier face-à-face avec chaque responsable de pays, en démontrant la nécessité du changement, le caractère impérieux de la nomination de ressources idoines dans chaque entité, et une fois que quelques-uns de ces pays avaient été convaincus (en évitant soigneusement les plus récalcitrants au début) d’aller ensuite voir le directeur exécutif de la division Europe Afrique qui confirma la décision et le plan d’action. Le système fut déployé dans toute l’Europe avec une organisation adaptée et les ressources suffisantes en moins de quatre mois, alors que le processus précédent avait mené à près d’un an d’atermoiements.


9 conseils pour mettre en œuvre le changement – #likeminds (5/10)


confessions d’un entrepreneur (5/10)

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Le 19 octobre 2011 à Exeter, au Royaume-Uni, je livrai ce discours d’ouverture à la conférence Like Minds. constitué de neuf anecdotes et conseils que j’ai utilisés pour décrire mon approche fétiche de la conduite du changement.

[photographies tous droits réservés - Harry Duns]

chaque conseil étant publié séparément, pour retrouver l’ensemble de l’article, taper : http://bit.ly/likemindsfr

leçon numéro 4 : montrer l’exemple

Si vous dites à vos collègues de faire quelque chose, il est bien possible qu’ils vous croient si votre force de persuasion est grande, mais si en plus vous montrez l’exemple vous-même, alors le changement en sera d’autant plus facile à mettre en œuvre;

Si en plus vous demandez à votre patron de montrer l’exemple lui aussi, cela aura encore bien plus de force et aura au moins deux conséquences positives :

  1. votre patron lui-même se sera convaincu du bien fait le votre action et vous soutiendra encore plus ;
  2. à son tour, il deviendra un évangéliste de votre programme et du changement que vous voulez mettre en œuvre et vous aidera à en parler autour de vous.

anecdote: lorsque j’ai démarré le projet des blogs d’Orange business Services, force est de constater que tout le monde n’était pas convaincu, ce qui est tout à fait normal. J’ai démarré le projet avec quelques acteurs de changements qui m’ont aidé à avancer, mais c’est uniquement lorsque j’ai demandé à mon patron de nous aider en bloguant sur son activité préférée, que j’ai réussi à passer un palier dans la mise en œuvre du changement. En effet, à partir du moment où je lui ai demandé cela, il a compris quel était le retour sur investissement de nos blog d’experts, parce qu’il avait saisi l’usage qu’il pouvait en faire lui-même, et donc ce que cela pouvait signifier pour les autres ; ce qui l’a amené à devenir un véritable supporter de ce que nous faisions et à encourager d’autres collègues à faire de même. Quatre ans plus tard il est un des plus grands aux avocats de notre cause.


Pour ne rien rater de Le Web Paris 11 – #leweb


visuel_logo_leweb11jusqu’au 9 Décembre, je prendrai part à  Le Web à Paris avec une équipe de blogueurs Orange et non Orange, venant d’Angleterre et de France

Ceux de nos lecteurs qui ne pourront pas être des nôtres à LeWeb Paris 11 peuvent néanmoins faire en sorte de ne rien rater de ce qui se passe lors de cet événement en suivant le compte Twitter @orange qui les amènera sur les reportages de nos blogueurs. Le hashtag à suivre est #leweb, mais pour ceux d’entre vous qui cherchent un agrégateur des flux liés au salon peuvent tout voir sur Orange Timeline.

L’équipe Social Media d’Orange sur LeWeb 11 (en Anglais)

Glenn Le Santo
Writer. Journalist. Broadcaster. Photographer. PR. Social Media commentator. Speaker. His specialties are social media, mobile, people, travel

Twitter @lesanto

Camille Bouiller
High Tech enthusiastic, he writes regularly on Presse Citron High Tech blog to talk about web news, and to share his developper work experience
Twitter @nephthys

Camille Jourdain
Social Media Manager at Up 2 Social, blogger (his own blog and a collaborative one, Locita). Social media enthuastic
Twitter @camj59

Laurent Moulinier
Mobile Marketing Strategy Marketer (at Orange France) – SoLoMo evangelist. His specialities are social, local, mobile, mcommerce, etourism, startup, entrepreneurship
Twitter @laurent_local

Raphaelle Laubie
Health 2.0 Serial Entrepreneur, Corporate Affiliate Lecturer at ESCP-Europe, operating on Soft Skills, Organizational Behavior, Web 2.0 and Open Innovation topics
Twitter @raphaellelaubie

Kevin Dicop
Social Media Manager, Blogger and Community Manager for MyCommunityManager – Former Mba EBusiness ESG student. Web, travel, street art and cooking geek enthusiastic
Twitter @KDicop

Lise Janody
President and chief content strategist at Dot-Connection, a small, fully bilingual consultancy based in Paris, France. Content and web management
Twitter @lisajanody

Stewart Baines
Co-founder of Futurity Media with Anthony Plewes. Stewart’s focus in Futurity Media is in emerging technologies, social media and future gazing. A graduate of philosophy & science, he has studied futurology & foresight to post-grad level.
Twitter @stewartbaines

l’équipe d’Orange sur le stand

Lionel Fumado, Social media manager at Orange Group
Twitter @lionelfumado

Céline Louis, Live blog chief editor and blogger at Orange Group
Twitter @celine_louis

Alexandra Operto, Social media project manager & community manager Orange Group
Twitter @aoperto

Yann Gourvennec (yours truly), Director, Web Digital Media & Social Media at Orange Group
Twitter @ygourven


9 conseils pour mettre en œuvre le changement – #likeminds (4/10)


confessions d’un entrepreneur (4/10)

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Le 19 octobre 2011 à Exeter, au Royaume-Uni, je livrai ce discours d’ouverture à la conférence Like Minds. constitué de neuf anecdotes et conseils que j’ai utilisés pour décrire mon approche fétiche de la conduite du changement.

[photographies tous droits réservés - Harry Duns]

chaque conseil étant publié séparément, pour retrouver l’ensemble de l’article, taper : http://bit.ly/likemindsfr

conseil n°3 : choisir le chemin le plus direct

 … ou “chemin de moindre résistance” pour une traduction littérale

La résistance au changement est un des passages obligés de la conduite du changement. Plutôt que d’affronter ses détracteurs, il est préférable de faire comme s’ils n’existaient pas et de les éviter en concentrant vos efforts sur les acteurs de changement positifs que vous aurez identifiés. Ainsi vous serez plusieurs à évangéliser. En fin de compte, vos détracteurs, conscients de votre succès, finiront bien par vous rejoindre.

Lorsque des conflits surgissent, c’est là qu’il faudra se souvenir de cette règle, même si elle paraît peu naturelle. J’ai ainsi constaté à maintes reprises que refuser le combat était la meilleure tactique possible et la plus efficace pour se débarrasser d’un détracteur agressif. Lorsque le conflit devient franchement désagréable et se déplace même sur un plan personnel, je prends systématiquement la tangente et n’hésite pas à quitter la salle, voire carrément à laisser le champ libre jusqu’à temps que la personne agressive qui me veut personnellement du tort finisse par se lasser et partir ailleurs pour faire autre chose. Et c’est ce qui se passe. Il y a une vertu à l’attente, au « lâcher prise ». Il s’agit même d’une mesure qui permet de garder son intégrité morale en cas de stress !

Les personnes les plus agressives finissent toujours par se faire tellement d’ennemis qu’en fin de compte elles sont les propres victimes de leur agressivité et qu’elles vont ensuite ennuyer d’autres personnes, en d’autres lieux, voire en d’autres entreprises. Plus les victimes de leur agressivité sont tenaces et résistantes, plus les pervers se trouvent comblés ! Il ne faut donc pas leur donner de grain à moudre. Il vaut mieux se concentrer sur ses propres résultats, rester professionnel et courtois, prendre du recul, éviter de confronter les zélotes et aller de l’avant !

Je dois aussi souligner qu’il faut toujours rester courtois et amical, même avec ses pires ennemis (énonceront que plus en colère) soyez affables, les attaquaient jamais rester positifs. Souvenez-vous Mathieu (5:39) : " Et moi, je vous dis de ne pas tenir tête au méchant; mais si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends-lui encore l’autre." Loin d’être naïve, cette posture est preuve de réelle force de caractère …

anecdote: alors que je travaillai pour une grande banque britannique dans le milieu des années 90, dans le cadre de leur stratégie sur Internet, et que j’interviewai diverses personnes dans le cadre de mon enquête, je découvris un groupe de cadres qui avaient démarré leur propre projet. Je leur proposai donc de se joindre à nous et que nous promouvions ce projet, et l’étude qu’ils avaient menée, comme tête de pont pour le projet global et de mettre leur initiative en vedette auprès de la direction générale que nous représentions. A l’inverse de nos attentes, ils devinrent agressifs et cachottiers, refusant de partager leurs informations, et de prendre part au projet global ; ils disparurent donc avec celui-ci. Le projet Internet, le nôtre s’entend, se poursuivit sans leur aide, et ne profita pas de leur (prétendue) avance ; ils ne se firent pas d’amis et ne furent d’aucun secours à leur entreprise. Ils s’étaient juste fait plaisir avec un projet secret. Il est inutile de confronter ce genre d’individus, qui veulent jouer perso et se tirent très bien une balle dans le pied tout seul. Une configuration que j’ai rencontrée de nombreuses fois, le sens du bien commun n’est pas universel. Hélas !


plaidoyer contre la culture web du trash


La sélection du jour …

Est cet article de Ronan Boussicaud issu de l’excellent blog "my community manager" ou comme quoi il n’y a pas que les vieux croûtons qui trouvent que la qualité baisse …

De plus en plus on observe l’émergence de pratiques fallacieuses sur le net. Pour amener du trafic, booster le nombre de partages ou simplement décupler sa notoriété, bon nombre d’internautes n’hésitent plus à s’adonner à des exercices de critiques ouvertes en balançant des noms banckables.

Pourquoi les gens sont-ils friands de ces étalages publics ? Les flagellations écrites sont-elles moins choquantes que certaines campagnes marketing ?  Pourquoi a-ton envie que le bad guy sorte vainqueur dans les films ? Qui sont les blousons noirs de la toile ?

Je tiens à préciser que cet article témoigne d’un avis personnel et qu’il n’est en aucun cas omniscient.

Le web est une foule compacte qui évolue au sein d’une même enveloppe virtuelle. Même si certains éléments semblent vouloir se détacher, ils finissent toujours par rejoindre les rangs, qu’ils le veulent ou non. Dans ce contexte, la plupart des papiers exemplaires ou juste bon à jeter à la poubelle sont modelés sous le prisme des attentes des internautes. Parler d’un sujet actuel, tendance ou innovant semble déjà une bonne voie pour s’extirper de la sonorité régulière du métronome de la toile.

Mais ce que préfèrent par-dessus tout les explorateurs du virtuel, ce sont les clashs, les critiques ouvertes et les prises de position sans compromis. On a longtemps associé le web 2.0 au monde des bisounours, car le « biberonnage » au respect et la gentillesse à la guimauve que certains percevaient,  éclaboussaient leur visage d’une hypocrisie écœurante. Pourtant il vaut mieux évoluer dans une ambiance d’encouragements, de clins d’œil et de félicitations que de conflits et d’insultes sans raisons apparentes non ?

via La culture web du trash: un marécage nauséabond | My Community Manager.


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