Jacques Froissant, interviewé quelques jours avant la sortie du livre “les médias sociaux expliqués à mon boss“, le 27 janvier au soir. Jacques, à la fin de l’interview conclut “[ce livre] va éveiller les consciences !”. Quand cela est dit par un de nos meilleurs spécialistes du domaine …
Archives mensuelles : janvier 2011
les conseils d’une experte en personal branding
Notre amie et consoeur Fadhila Brahimi a enregistré une vidéo de conseils sur le personal branding sur YouTube que je vous recommande d’aller regarder en ligne. Afin d’en rendre la lecture plus aisée et plus facile à retenir, je me suis livré à ce petit exercice de synthèse (pas sûr d’être arrivé à suivre les points dans l’ordre, je crois que Fadhila s’est emmêlé les crayons vers le point §4)
Les conseils de Fadhila pour travailler son personal branding :
- travailler dans la durée ;
- bien travailler dans et hors du Web de façon cohérente et parallèle ;
- ne pas croire au copier-coller, chacun d’entre nous a sa personnalité (le “personal branding” est lié à une “personnalité” comme son nom l’indique ;
- il faut chercher ce qui vous différencie (même si votre titre de fonction est générique) ;
- il ne faut pas rejeter la “course à l’audience” (après tout, le but du jeu est d’être vu !) ;
- le personal branding est pour tous, mais tous ne sont pas au même niveau ;
- ne pas chercher à être le plus beau ni le plus intelligent et jouer de ses handicaps (comme les acteurs) ;
Fadhila a enfin décrit, pour conclure, les 3 dimensions du “personal branding”
- il est “réflexif” car tourné vers soi ; mais en même temps il est “ intégratif” car il ne s’intéresse pas seulement à la sphère professionnelle ;
- il est tourné autant vers l’Ego que l’Alter Ego : une marque vit dans un écosystème en interaction et donc il faut être à la fois Egotiste (attention ! pas égoïste) et altruiste ;
- on observe la fin de la distinction entre sphère privée et publique : les passions peuvent être personnelles et publiques, c’est à chacun de se positionner dans une matrice perso/pro et public/privé
La chaîne vidéo de Media Aces prend des vitamines
La chaîne Media Aces sur Vimeo s’est considérablement enrichie de nouveaux médias, et aussi de génériques musicaux qui viennent agrémenter nos interview (une suggestion avisée de Frédéric Canevet). N’attendez pas et allez notamment découvrir en avant-première les vidéos des interviews du livre ‘les médias sociaux expliqués à mon boss‘. A vos souris !
L’adetem et le GFII élèvent le débat éthique autour des études sur le Web Social
Le 25 janvier à Paris, au siège de la Poste, a eu lieu la journée nationale des études marketing organisée par l’adetem, la grande et dynamique association des professionnels du marketing français
Mais par dessus tout, cette journée était consacrée à la signature de la charte de l’éthique des études marketing sur le web, co-réalisée avec le GFII (sous l’impulsion de notre ami Alain Beauvieux). Cette charte, ce n’est pas un gadget et dans la vidéo ci-dessous, François Laurent, co-président de l’adetem et indispensable poil à gratter de la profession, nous explique les motivations qui sont celles de l’adetem, de ses adhérents et surtout des signataires de la charte.
Alors que les médias sociaux en entreprise se structurent (c’est le sujet de notre ouvrage ‘les médias sociaux expliqués à mon boss’) la tentation pourrait être grande de vouloir tordre l’outil méthodologique des études afin de se lancer dans des activités non déontologiques. C’est pour cela que les signataires de la charte se sont attelé à cette tâche fondamentale qui a consisté à fixer le cadre déontologique et méthodologique de l’utilisation des études dans le cadre de l’écoute des conversations sur le web social.
Il va de soi qu’une association comme media aces, profondément engagée dans la défense de la transparence sur le web social, dans la lignée de ce qui a été impulsé par le SMBC aux États-unis, se porte volontaire pour signer et faire connaître cette charte et la promouvoir.
Voici donc ce précieux document (ci-dessous, cliquer sur l’image ou sur ce lien pour le télécharger) que nous recommandons et vantons auprès de nos membres et de toutes les sociétés qui portent un intérêt pour les médias sociaux professionnels.
Enfin, cette charte montre encore une fois le remarquable dynamisme de l’adetem dont les membres se démènent sans relâche pour innover, animer, et faire bouger les lignes d’un marketing qui doit se rénover.
Je voudrais ainsi adresser un sincère merci à Estelle Burget, Dominique Servant et François pour ce travail extraordinaire et fondateur.
Marketeurs de tous les pays … à vos stylos!
- Adetem-Gfii_Une-charte-ethique-pour-les-etudes-sur-Internet [pdf à télécharger]
- Accès à la vidéo de François Laurent sur Youtube
- Le site de l’Adetem et son tout nouveau compte Twitter @adetem animé avec énergie par Estelle et la page Facebook
- Le site du Gfii, groupement français de l’industrie de l’information
- Le blog de notre ami et confrère François Laurent
- Adhérez et rejoignez l’Adetem
Frenchweb met notre livre sur les médias sociaux à l’honneur
Une superbe interview réalisée par nos amis de Frenchweb.fr dont je vous livre les 1ères phrases ici et que je vous invite à découvrir intégralement sur leur site.
“Les médias sociaux expliqués à mon boss” est le fruit du travail de Media Aces, un club d’entreprises qui utilisent les médias sociaux créé en 2009 par Hervé Kabla, Directeur Général de blogAngels et Yann Gourvennec, Head of Internet & Digital Media d’ Orange Business Services.
Media Aces organise des conférences trimestrielles lors desquelles une trentaine d’entreprises, grandes essentiellement, viennent échanger et partager leurs expériences sur les médias sociaux. Media Aces est un réseau d’entraide.
Le premier rendez-vous de 2011 aura lieu le 8 février prochain à partir de 13H30 dans les locaux de l’ESG – Management School, au 35 avenue Philippe Auguste, Paris 11e. Ce sera l’occasion de présenter et distribuer le livre “Les médias sociaux expliqués à mon boss” sorti quelques jours plus tôt aux Editions Kawa.
un bon nom de marque, c’est un nom de marque qu’on retient …
Vu la semaine dernière, un matin sortant de chez moi, ce camion “aspiraterre” dont je suppose qu’il doit aspirer la terre et dont le nom de marque, évocateur, est “les suceuses de l’Ouest”. Après vérification, Aspiraterre est le nom de la société, mais “suceuses de l’Ouest” est en quelque sorte le petit nom des grosses machines d’aspiration, dont la mascotte est un superbe éléphant rose. A noter aussi que le graphiste a osé signer (voir la section “mentions”)… et en plus ils habitent les beaux quartiers du 8ème (le chic n’est plus ce qu’il était …)
Gamoniac : le démon du troc saisira-t-il les gamers ? (la startup du mois)
Vendredi dernier, je recevais Stéphane Bouillet, dans le cadre de la startup du mois. Stéphane est venu me décrire sa nouvelle entreprise « Gamoniac », un site Web de location/vente de jeux vidéo un peu sur le modèle de netflix. Ayant posté en avance l’interview de Stéphane en vidéo (voir en fin d’article) et ayant remarqué que son intervention soulevait spontanément un débat, j’ai aussi demandé un gamer expérimenté (en l’occurence mon fils Quentin) de nous fournir une analyse à la lumière de ses connaissances.
Un serial entrepreneur… Et un fou de boulot !
Stéphane n’est pas un entrepreneur ordinaire. Ancien de Gemini Consulting, nous avons donc été collègues sans le savoir, il a passé ses jours à faire du conseil auprès de ses clients et ses nuits à créer son premier site, intitulé ABCenfance. Au cours de ses pérégrinations en ligne, il découvre sa future associée sur Internet et avec elle, en 2001, il fonde l’éditeur de sites AFGE (toujours en restant chez Cap, et avec leur accord). En 2003, il crée bébéprénom qui, comme son nom l’indique, a pour but d’aider l’internaute à trouver un prénom pour ses enfants, puis c’est confidentiELLES.com (aujourd’hui 1.5 millions de visiteurs uniques par mois, et aussi le plus féminin des sites français en termes de lectorat selon son auteur) ; et c’est ainsi que AFGE est devenue une entreprise de 11 personnes, qui génère aujourd’hui près d’un million de CA par an, après s’être entièrement auto financée. Notre workaholic a ensuite été directeur marketing de Mappy en 2007, puis directeur général adjoint du site 24 heures (un site de vente privée qui a ensuite dévié vers l’afffiliation par e-mail) et enfin, il fonde en 2010, Gamoniac avec son « petit frère », car celui-ci est un « fondu de jeux vidéo ». Ouf ! Voyons donc comment Gamoniac se positionne…
Gamoniac, le netflix du jeu vidéo ?
Contrairement ce que l’on pourrait croire, les jeux vidéo ne sont pas l’apanage d’adolescents boutonneux et associaux. Au contraire, le « gamer » moyen commence à ressembler à M. tout le monde : sa moyenne d’âge est de 31 ans, son panier moyen d’achat annuel conséquent est de 140 € selon Stéphane, ce qui correspond environ à 2 jeux neufs + 2 jeux d’occasion par an. 25 millions de foyers français auraient une console de jeux à la maison (nb : chiffres fournis par Stéphane) ce qui ferait du marché du jeu vidéo logiciel un marché de 2 milliards d’euros, soit plus que le marché du film en DVD et du CD (musique) réunis. Nous parlons donc bien d’un marché de masse, pas de doute ! Les joueurs sont également toujours à l’affût de nouveautés, donc ils ont un problème récurrent quant au budget alloué à ce loisir coûteux. D’où l’idée de Gamoniac : comment permettre à nos joueurs compulsifs de jouer plus tout en dépensant moins ? !
Pas de location, du troc (nuance !)
Le challenge est loin d’être simple. D’une part, la loi interdit la location de jeux, un peu à la manière de ce qui se fait pour les films en DVD (regardez bien les petits caractères sur les DVD que vous achetez), ceci afin de protéger le marché de la vente et l’industrie qui l’alimente (dont quelques géants français comme UbiSoft, rappelons-le). Gamoniac a donc instauré un système de « troc » dans lequel l’investisseur initial reste propriétaire de son jeu. C’est subtil, mais ça fonctionne. Le deuxième enjeu, c’est d’éviter – selon Stéphane Bouillet – de tomber dans le piège des jeux obsolètes. Il faut renouveler le stock, afin d’attirer les gamers, toujours accros aux nouveautés. La logistique est aussi un défi, que Gamoniac résoud pour le compte de ses clients. En outre, Gamoniac a conçu des pochettes spéciales pour les DVD de jeux, ce qui lui permet de renforcer sa marque, au travers du packaging. Enfin, la difficulté est de trouver des équivalences. Grand Theft Auto équivaut-il à 2 Fifa 2011 ? La question n’est pas anodine. En instaurant le système « un jeu = un jeu », Gamoniac évite de décourager les « gamers » qui aiment essayer les nouveautés et se faire une idée après le test.
Offre et innovation
En matière d’innovation, rien ne sert de courir, il faut partir à point. Gamoniac n’a pas inventé ce système du troc, qui a existé et existe encore ailleurs. Citons d’abord Splitgames.fr qui était peut-être en avance de phase sur son marché et qui fut racheté en 2008 par la FNAC, essentiellement pour la valeur de sa communauté ; précisons néanmoins que Splitgames.fr existe toujours. Un autre acteur sur ce marché est Okajeux.com (j’ai eu son fondateur au téléphone et nous l’accueillerons bientôt dans ces colonnes afin qu’il présente sa propre solution).
Selon Stéphane Bouillet, ce qui différencie Gamoniac d’Okajeux, c’est d’une part la notion de VIP (les joueurs qui veulent des nouveautés avant les autres) qui permet de servir en primeur les clients les plus exigeants, et d’autre part le fait que le joueur reste propriétaire du jeu. Notons immédiatement que ce dernier point est d’ailleurs contesté par Julien Colomb d’Okajeux qui précise que la loi étant ce qu’elle est, ce deuxième point est également et obligatoirement respecté par eux.
Gamoniac a été lancé le 22 novembre et dispose à fin janvier d’une centaine de clients qui ont été recrutés sur un mois. La principale difficulté à surmonter sera le fait que les utilisateurs de ce genre de produits aiment collectionner les produits qu’ils achètent ; toutefois, quand ils ont fini un jeu, ils trouvent celui-ci ennuyeux et cherchent à se débarrasser du produit, et passer au jeu suivant. C’est là que Gamoniac se positionne.
12 jeux au lieu de 4 pour le même budget !
Les tarifs sont assez simples et abordables : soit 9.99€ par mois pour un budget annuel inférieur à 120€ ce qui équivaut à 12 jeux au lieu de 4 pour un budget équivalent ; soit 28.99€ par mois avec échanges illimités et 2 jeux chez soi, « ce qui est une formule idéale pour tester beaucoup de jeux » précise Stéphane Bouillet.
Un dernier avantage à cette formule selon Stéphane est que les éditeurs n’aiment pas beaucoup le marché du jeu d’occasion (sur lequel Priceminister.com semble se tailler la part du lion en France), car ils le perçoivent comme un frein aux ventes. Avec le système du troc tel qu’il est pratiqué par Gamoniac, les éditeurs s’y retrouvent car il y a acte de vente et aussi car il s’agit d’un moyen apprécié des gamers pour essayer les jeux avant de les acheter. Ce système n’est pas incompatible avec le marché des options, que les éditeurs apprécient également. C’est donc un mode de distribution qui semble convenir à tous.
l’avis du gamer
J’ai demandé à Quentin Gourvennec-Verwaerde (nb: Quentin est aussi mon fils), qui est un joueur expérimenté, de donner son avis sur le projet Gamoniac
« Il est bon que quelqu’un de nouveau se lance sur un marché qui fonctionne bien depuis plusieurs années aux Etats-Unis et qui peut encore beaucoup se développer en France. Comme le souligne Stéphane Bouillet, une telle offre est avant tout une excellente alternative à l’occasion, qui a souvent tendance à être trop chère. Cependant, il ne faudrait pas oublier trop vite le contexte de crise actuel du jeu vidéo, et des offres à « prix cassés » que l’on peut trouver en 3 clics sur Internet et certains sites d’occasion, où des jeux récents sont affichés à 20€ ou 25€ en version neuve. Si on peut entrevoir un frein, c’est sur le fait qu’une telle offre puisse n’intéresser que ceux qui s’y connaissent un minimum en jeux-vidéos, les « casual gamers » étant par définition étrangers à ce genre de services. Là où Gamoniac a eu une très bonne idée, c’est en rendant possible l’achat d’un jeu loué, mais aussi en permettant au client de garder les X derniers jeux loués à la fin de son abonnement.
Une très bonne initiative de la part de Gamoniac en conclusion, mais qui va devoir faire ses preuves sur un marché devenu hyper segmenté et très compétitif en termes de prix. »
interview vidéo de Stéphane Bouillet
5 escroqueries en e-marketing par Daniel Laury
En novembre dernier, à l’occasion d’un voyage de Presse dans la Silicon Valley, je rencontrai Daniel Laury, que j’ai interviewé déjà une fois sur la saga Luckysurf et qui dans cette nouvelle vidéo, nous décrit sa vision des cinq plus grosses arnaques au marketing de l’Internet qu’il ait pu observer sur le terrain. Certes, toutes les innovations de l’Internet ont donné lieu à des escroqueries : le mail a donné naissance au spam, le paiement au clic a aussi donné lieu à des escroqueries qui continuent encore allègrement aujourd’hui. Voici cinq autres pratiques non déontologiques qui ont énervé particulièrement Daniel Laury au cours de sa carrière et que nous vous soumettons :- tout d’abord, les fausses offres pour voler les coordonnées d’un utilisateur : dans cette arnaque, on propose à l’utilisateur de gagner un iPhone, iPad etc., un d’objets désirable en tous les cas, et au bout de 20 écrans où on a baladé l’utilisateur, on lui a pris ses coordonnées mais on ne lui offre jamais l’objet en question. Un moyen non déontologique utilisé parfois pour voler les coordonnées d’un utilisateur ;
- les transferts de données : dans cette arnaque, l’utilisateur achète réellement quelque chose, mais ses données sont exfiltrées à quelqu’un d’autre ou une autre société à son insu. Ceci n’est pas aussi grave que le phishing, puisqu’il ne s’agit pas de vol de données privées, mais cela constitue néanmoins une pratique non déontologique ;
- la co-régisration est ce système qui permet de demander à un internaute de s’abonner à plusieurs newsletters par exemple à la fois. La déontologie veut que les cases à cocher ne soient pas pré-cochées à l’avance. On a vu cependant bien souvent des cas où l’inverse était vrai, ce qui n’est pas déontologique ;
- la quatrième arnaque repérée par Daniel, est celle des entreprises qui font remplir des faux prospects (leads) dans un pays à bas coûts comme le Vietnam par exemple via les pages jaunes. Le client paie au prix fort des prospects qui n’en sont pas ;
- enfin, la dernière arnaque repérée par Daniel et probablement la plus grave : il s’agit de celle qui consiste à payer l’apport de trafic sur son site mais de le faire en sorte que le script qui déclenche le paiement ne se déclenche qu’une fois sur deux, ce qui permet d’obtenir deux fois plus de trafic pour le même prix.






























![[fr] un bon nom de marque, c'est un nom de marque qu'on retient ... [fr] un bon nom de marque, c'est un nom de marque qu'on retient ...](http://visionary.files.wordpress.com/2011/01/imag0185-scaled-1000.jpg?w=150&h=112)
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![[fr] un bon nom de marque, c'est un nom de marque qu'on retient ... [fr] un bon nom de marque, c'est un nom de marque qu'on retient ...](http://visionary.files.wordpress.com/2011/01/imag0186-scaled-1000.jpg?w=150&h=112)



