Archives mensuelles : janvier 2011

Jacques Froissant : “ce livre va éveiller les consciences !”

Jacques Froissant, interviewé quelques jours avant la sortie du livre “les médias sociaux expliqués à mon boss“, le 27 janvier au soir. Jacques, à la fin de l’interview conclut “[ce livre] va éveiller les consciences !”. Quand cela est dit par un de nos meilleurs spécialistes du domaine …


les conseils d’une experte en personal branding

Notre amie et consoeur Fadhila Brahimi a enregistré une vidéo de conseils sur le personal branding sur YouTube que je vous recommande d’aller regarder en ligne. Afin d’en rendre la lecture plus aisée et plus facile à retenir, je me suis livré à ce petit exercice de synthèse (pas sûr d’être arrivé à suivre les points dans l’ordre, je crois que Fadhila s’est emmêlé les crayons vers le point §4)

Les conseils de Fadhila pour travailler son personal branding :

  1. travailler dans la durée ;
  2. bien travailler dans et hors du Web de façon cohérente et parallèle ;
  3. ne pas croire au copier-coller, chacun d’entre nous a sa personnalité (le “personal branding” est lié à une “personnalité” comme son nom l’indique ;
  4. il faut chercher ce qui vous différencie (même si votre titre de fonction est générique) ;
  5. il ne faut pas rejeter la “course à l’audience” (après tout, le but du jeu est d’être vu !) ;
  6. le personal branding est pour tous, mais tous ne sont pas au même niveau ;
  7. ne pas chercher à être le plus beau ni le plus intelligent et jouer de ses handicaps (comme les acteurs) ;

Fadhila a enfin décrit, pour conclure, les 3 dimensions du “personal branding”

  • il est “réflexif” car tourné vers soi ; mais en même temps il est “ intégratif” car il ne s’intéresse pas seulement à la sphère professionnelle ;
  • il est tourné autant vers l’Ego que l’Alter Ego : une marque vit dans un écosystème en interaction et donc il faut être à la fois Egotiste (attention ! pas égoïste) et altruiste ;
  • on observe la fin de la distinction entre sphère privée et publique  : les passions peuvent être personnelles et publiques, c’est à chacun de se positionner dans une matrice perso/pro et public/privé

La chaîne vidéo de Media Aces prend des vitamines

VimeoLa chaîne Media Aces sur Vimeo s’est considérablement enrichie de nouveaux médias, et aussi de génériques musicaux qui viennent agrémenter nos interview (une suggestion avisée de Frédéric Canevet). N’attendez pas et allez notamment découvrir en avant-première les vidéos des interviews du livre ‘les médias sociaux expliqués à mon boss‘. A vos souris !


L’adetem et le GFII élèvent le débat éthique autour des études sur le Web Social

(quelques uns) des signataires de la charte

(quelques uns) des signataires de la charte

Le 25 janvier à Paris, au siège de la Poste, a eu lieu la journée nationale des études marketing organisée par l’adetem, la grande et dynamique association des professionnels du marketing français

Mais par dessus tout, cette journée était consacrée à la signature de la charte de l’éthique des études marketing sur le web, co-réalisée avec le GFII (sous l’impulsion de notre ami Alain Beauvieux). Cette charte, ce n’est pas un gadget et dans la vidéo ci-dessous, François Laurent, co-président de l’adetem et indispensable poil à gratter de la profession, nous explique les motivations qui sont celles de l’adetem, de ses adhérents et surtout des signataires de la charte.

Alors que les médias sociaux en entreprise se structurent (c’est le sujet de notre ouvrage ‘les médias sociaux expliqués à mon boss’) la tentation pourrait être grande de vouloir tordre l’outil méthodologique des études afin de se lancer dans des activités non déontologiques. C’est pour cela que les signataires de la charte se sont attelé à cette tâche fondamentale qui a consisté à fixer le cadre déontologique et méthodologique de l’utilisation des études dans le cadre de l’écoute des conversations sur le web social.

Il va de soi qu’une association comme media aces, profondément engagée dans la défense de la transparence sur le web social, dans la lignée de ce qui a été impulsé par le SMBC aux États-unis, se porte volontaire pour signer et faire connaître cette charte et la promouvoir.

Voici donc ce précieux document (ci-dessous, cliquer sur l’image ou sur ce lien pour le télécharger) que nous recommandons et vantons auprès de nos membres et de toutes les sociétés qui portent un intérêt pour les médias sociaux professionnels.

la charte de l'Adetem et du GFII

Enfin, cette charte montre encore une fois le remarquable dynamisme de l’adetem dont les membres se démènent sans relâche pour innover, animer, et faire bouger les lignes d’un marketing qui doit se rénover.

Je voudrais ainsi adresser un sincère merci à Estelle Burget, Dominique Servant et François pour ce travail extraordinaire et fondateur.

Marketeurs de tous les pays … à vos stylos!


conférence media aces le 8 février 2011 : programme de choix et lancement du livre

Vous l’attendiez tous, la première conférence Media Aces de 2011 arrive. Et il s’agit d’une réunion particulièrement importante car elle correspond aussi avec le lancement du livre les médias sociaux expliqués à mon boss, dont les relectures se sont précisément terminées le 13 janvier 2011 à minuit ! Tous les détails dans cet article…

Elle aura lieu dans les locaux de l’ESG – Management School, au 35 avenue Philippe Auguste, dans le 11e arrondissement de Paris (métro Nation, Avron), à partir de 13h30. Cette conférence est d’autant plus importante qu’elle coïncide avec la sortie de notre livre les médias sociaux expliqués à mon boss. Pour cette édition, nous renouons avec le format qui avait prévalu en 2010, à savoir 2 conférences simultanées, avec bien entendu, et comme toujours, les acteurs des projets médias sociaux en entreprise qui viendront exposer leur expérience tirée directement du terrain.

Réserver dès maintenant

Prix des places: tarif unique 30€ , tarif étudiant 10€.

A l’occasion de la sortie du livre “les médias sociaux expliqués à mon boss“… profitez de l’offre promotionnelle: 1 place + 1 exemplaire du livre au prix de 45€ SEULEMENT, TOUT COMPRIS

Attention, le nombre de participants est limité à 200, réservez votre place au plus vite et sélectionnez la bonne salle !

LES INTERVENANTS
STEPHANE DAESCHNER Directeur de la
marque et de la communication externe, Groupe MMA
MINTER DIAL Président de The Myndset
Company
JEAN-MARC GOACHET Responsable communication
numérique, Ecole des Mines de Paris, Mines ParisTech
MYRIAM L’AOUFFIR Responsable Communication
online, Groupe France-Télévisions
STEPHANE LAPEYRADE Communication manager,
Alcatel-Lucent
FLORENCE MORGEN Directrice de la communication
Prévadiès
MICHAEL SWIERCZYNSKI Direction de la
production et de l’édition, INA
SALLE 1 SALLE 2

Introduction par MINTER DIAL
MMA sur Facebook: retour d’expérience Prévadiès sur Facebook: première approche du média
social.  Le jeu concours comme moyen d’acquérir des fans.
L’INA.fr, comment valoriser les archives à l’heure des médias sociaux? Déploiement et adoption d’une plate-forme sociale collaborative :
premiers enseignements
France Télévisions et les réseaux sociaux: vers la
convergence des médias?
Animation d’une communauté professionnelle au travers
d’un réseau social. L’exemple de L’ARCES, l’association des responsables
de la communication de l’enseignement supérieur

Conclusion par MINTER DIAL
NOS SPONSORS
Smartline Systems
LES ORGANISATEURS

Les médias sociaux en entreprise au SmartWIPclub le 10 février 2011

Le SmartWIPclub est un cercle de débats et d’affaires unique en France qui réunit, depuis 2004, les dirigeants et acteurs de la convergence et du haut débit mobile ou alternatif dans le cadre raffiné des salons privés de l’hôtel Raphaël à Paris 16ème (M° Kléber). Il est organisé par Eric Montagne (ici dans une interview du JDNet de 2176 !). Je relaie cette invitation (ouverte dans la limite des places disponibles aux non adhérents) que nous animerons avec mon ami Hervé Kabla.

La prochaine session du SmartWIPclub du jeudi 10 février 2011 dédiée aux médias sociaux par la pratique en entreprise, pour en expliquer la nature et la portée sur un plan concret, mais aussi pour débattre avec les auteurs de l’ouvrage des meilleures et des plus mauvaises pratiques du Web social en entreprise.Table ronde débat avec :

  • -Yann GOURVENNEC, Co-fondateur de MEDIA ACES et Head of Digital de ORANGE BUSINESS SERVICES
  • - Hervé KABLA, Co-fondateur de MEDIA ACES et CEO de BLOGANGELS Ex-Directeur du SI commercial chez DASSAULT SYSTEMES FRANCE

Tous deux rédacteurs de l’ouvrage collectif “Les médias sociaux expliqués à mon boss” et acteurs de la pratique et de la mise en oeuvre de ces outils au sein de grandes entreprises.

Media Aces est une association qui regroupe les entreprises françaises et européennes qui ont mis en oeuvre une démarche de médias sociaux, pour un usage professionnel (http://france.media-aces.org) : blog d’entreprise, compte Twitter corporate, page de fans produit ou marque sur Facebook, communautés, etc.

Hérité des pratiques du grand public, l’usage des réseaux sociaux commence à diffuser dans les entreprises. Mais avec des succès mitigés. Car si chacun réalise que publier une page Facebook ou tenir un blog à titre personnel n’est pas d’une grande difficulté, transposer les médias sociaux dans l’entreprise s’avère en revanche beaucoup plus complexe : il faut savoir aligner le fond et la forme sur la stratégie et la culture de l’entreprise, pouvoir argumenter face aux réticences et aux « incroyants », et convaincre en premier lieu son boss du réel bien-fondé de ces outils. Et ce n’est qu’une première étape !

En fait la difficulté pour une entreprise n’est pas tant d’autoriser voire d’inciter ses collaborateurs à utiliser les médias sociaux que de savoir comment les manager. Tout le reste ne serait que vacuum et promesse de normand pour quiconque aurait l’ambition de transformer les pratiques collaboratives de l’entreprise.

Or manager des médias sociaux ne s’improvise pas. Tous ceux qui ont plongé leurs mains dans le cambouis de ces outils du Web 2.0 ont davantage de « plantages » à partager que de succès. Et c’est heureux ! Donc s’il n’y avait qu’un seul message à faire passer, ce serait bien de se lancer pour apprendre en marchant.

En la matière, l’homme qu’a vu l’homme qu’a vu les médias sociaux ne vous sera d’aucune utilité, bien au contraire. C’est en forgeant qu’on devient forgeron et il existe peut-être autant d’approches de ces outils qu’il existe de cas d’entreprises. Mais pour initier un projet qui ne coupe pas court après quelques mois, il faut d’abord comprendre de quoi l’on parle. Et notamment à travers ce qu’on en fait les autres.

C’est fort de ce constat que l’ouvrage collectif de MEDIA ACES, « Les médias sociaux expliqués à mon boss » dirigé par Hervé Kabla et Yann Gourvennec, prend tout son intérêt. Car il est écrit par ceux qui les ont mis en œuvre dans leur entreprise et qui les font vivre au quotidien sur le terrain.

Abondamment nourri d’exemples, de méthodologies, de schémas, de paroles d’experts, de témoignages de grandes (et petites) entreprises, il s’agit d’un ouvrage tourné vers la pratique, l’exemplarité et la réflexion.

Unique à ce jour, ce corpus de retour d’expériences et de témoignages s’articule autour de trois temps forts :

1/ le déclenchement. Pourquoi les médias sociaux en entreprise ? Que sont-ils ? En quoi sont-ils pertinents pour les entreprises ? Quels sont les ingrédients qui permettent de déclencher des initiatives de médias sociaux en entreprise, etc. ?

2/ le développement. Comment concrètement peut-on mettre en œuvre et développer l’initiative médias sociaux à l’intérieur de l’entreprise ? Et où le « comment » l’emporte sur le « pourquoi ». Principales méthodes de conduite du changement qui portent leurs fruits, et analyse des moyens pour faire avancer le projet. Comment démarrer : seul ou avec un prestataire ?

3/ la structuration. De l’art de pérenniser la démarche de médias sociaux, l’encadrer, la réglementer. Conseils pratiques et fiches concrètes permettant de préparer son community management, ses guidelines, sa charte de la transparence. Et avec des slides libres d’usage pour appuyer son argumentation devant son boss…

Chaque participant recevra un exemplaire du livre dédicacé par ses auteurs.


Frenchweb met notre livre sur les médias sociaux à l’honneur

Une superbe interview réalisée par nos amis de Frenchweb.fr dont je vous livre les 1ères phrases ici et que je vous invite à découvrir intégralement sur leur site.

Les médias sociaux expliqués à mon boss” est le fruit du travail de Media Aces, un club d’entreprises qui utilisent les médias sociaux créé en 2009 par Hervé Kabla, Directeur Général de blogAngels et Yann Gourvennec, Head of Internet & Digital Media d’ Orange Business Services.

Media Aces organise des conférences trimestrielles lors desquelles une trentaine d’entreprises, grandes essentiellement, viennent échanger et partager leurs expériences sur les médias sociaux. Media Aces est un réseau d’entraide.

Le premier rendez-vous de 2011 aura lieu le 8 février prochain à partir de 13H30 dans les locaux de l’ESG – Management School, au 35 avenue Philippe Auguste, Paris 11e. Ce sera l’occasion de présenter et distribuer le livre “Les médias sociaux expliqués à mon boss” sorti quelques jours plus tôt aux Editions Kawa.


un bon nom de marque, c’est un nom de marque qu’on retient …

Vu la semaine dernière, un matin sortant de chez moi, ce camion “aspiraterre” dont je suppose qu’il doit aspirer la terre et dont le nom de marque, évocateur, est “les suceuses de l’Ouest”. Après vérification, Aspiraterre est le nom de la société, mais “suceuses de l’Ouest” est en quelque sorte le petit nom des grosses machines d’aspiration, dont la mascotte est un superbe éléphant rose. A noter aussi que le graphiste a osé signer (voir la section “mentions”)… et en plus ils habitent les beaux quartiers du 8ème (le chic n’est plus ce qu’il était …)


Gamoniac : le démon du troc saisira-t-il les gamers ? (la startup du mois)

serious gamer picture by Fu Man Jew

cc - serious gamer picture by Fu Man Jew

Vendredi dernier, je recevais Stéphane Bouillet, dans le cadre de la startup du mois. Stéphane est venu me décrire sa nouvelle entreprise « Gamoniac », un site Web de location/vente de jeux vidéo un peu sur le modèle de netflix. Ayant posté en avance l’interview de Stéphane en vidéo (voir en fin d’article) et ayant remarqué que son intervention soulevait spontanément un débat, j’ai aussi demandé un gamer expérimenté (en l’occurence mon fils Quentin) de  nous fournir une analyse à la lumière de ses connaissances.

Un serial entrepreneur… Et un fou de boulot !

Stéphane n’est pas un entrepreneur ordinaire. Ancien de Gemini Consulting, nous avons donc été collègues sans le savoir, il a passé ses jours à faire du conseil auprès de ses clients et ses nuits à créer son premier site, intitulé ABCenfance. Au cours de ses pérégrinations en ligne, il découvre sa future associée sur Internet et avec elle, en 2001, il fonde l’éditeur de sites AFGE (toujours en restant chez Cap, et avec leur accord). En 2003, il crée bébéprénom qui, comme son nom l’indique, a pour but d’aider l’internaute à trouver un prénom pour ses enfants, puis c’est confidentiELLES.com (aujourd’hui 1.5 millions de visiteurs uniques par mois, et aussi le plus féminin des sites français en termes de lectorat selon son auteur) ; et c’est ainsi que AFGE est devenue une entreprise de 11 personnes, qui génère aujourd’hui près d’un million de CA par an, après s’être entièrement auto financée. Notre workaholic a ensuite été directeur marketing de Mappy en 2007, puis directeur général adjoint du site 24 heures (un site de vente privée qui a ensuite dévié vers l’afffiliation par e-mail) et enfin, il fonde en 2010, Gamoniac avec son « petit frère », car celui-ci est un « fondu de jeux vidéo ». Ouf ! Voyons donc comment Gamoniac se positionne…

Gamoniac, le netflix du jeu vidéo ?

Contrairement ce que l’on pourrait croire, les jeux vidéo ne sont pas l’apanage d’adolescents boutonneux et associaux. Au contraire, le « gamer » moyen commence à ressembler à M. tout le monde : sa moyenne d’âge est de 31 ans, son panier moyen d’achat annuel conséquent est de 140 € selon Stéphane, ce qui correspond environ à 2 jeux neufs + 2 jeux d’occasion par an. 25 millions de foyers français auraient une console de jeux à la maison (nb : chiffres fournis par Stéphane) ce qui ferait du marché du jeu vidéo logiciel un marché de 2 milliards d’euros, soit plus que le marché du film en DVD et du CD (musique) réunis. Nous parlons donc bien d’un marché de masse, pas de doute ! Les joueurs sont également toujours à l’affût de nouveautés, donc ils ont un problème récurrent quant au budget alloué à ce loisir coûteux. D’où l’idée de Gamoniac : comment permettre à nos joueurs compulsifs de jouer plus tout en dépensant moins ? !

Pas de location, du troc (nuance !)

Le challenge est loin d’être simple. D’une part, la loi interdit la location de jeux, un peu à la manière de ce qui se fait pour les films en DVD (regardez bien les petits caractères sur les DVD que vous achetez), ceci afin de protéger le marché de la vente et l’industrie qui l’alimente (dont quelques géants français comme UbiSoft, rappelons-le). Gamoniac a donc instauré un système de « troc » dans lequel l’investisseur initial reste propriétaire de son jeu. C’est subtil, mais ça fonctionne. Le deuxième enjeu, c’est d’éviter – selon Stéphane Bouillet – de tomber dans le piège des jeux obsolètes. Il faut renouveler le stock, afin d’attirer les gamers, toujours accros aux nouveautés. La logistique est aussi un défi, que Gamoniac résoud pour le compte de ses clients. En outre, Gamoniac a conçu des pochettes spéciales pour les DVD de jeux, ce qui lui permet de renforcer sa marque, au travers du packaging. Enfin, la difficulté est de trouver des équivalences. Grand Theft Auto équivaut-il à 2 Fifa 2011 ? La question n’est pas anodine. En instaurant le système « un jeu = un jeu », Gamoniac évite de décourager les « gamers » qui aiment essayer les nouveautés et se faire une idée après le test.

Offre et innovation

En matière d’innovation, rien ne sert de courir, il faut partir à point. Gamoniac n’a pas inventé ce système du troc, qui a existé et existe encore ailleurs. Citons d’abord Splitgames.fr qui était peut-être en avance de phase sur son marché et qui fut racheté en 2008 par la FNAC, essentiellement pour la valeur de sa communauté ; précisons néanmoins que Splitgames.fr existe toujours. Un autre acteur sur ce marché est Okajeux.com (j’ai eu son fondateur au téléphone et nous l’accueillerons bientôt dans ces colonnes afin qu’il présente sa propre solution).

Selon Stéphane Bouillet, ce qui différencie Gamoniac d’Okajeux, c’est d’une part la notion de VIP (les joueurs qui veulent des nouveautés avant les autres) qui permet de servir en primeur les clients les plus exigeants, et d’autre part le fait que le joueur reste propriétaire du jeu. Notons immédiatement que ce dernier point est d’ailleurs contesté par Julien Colomb d’Okajeux qui précise que la loi étant ce qu’elle est, ce deuxième point est également et obligatoirement respecté par eux.

Gamoniac a été lancé le 22 novembre et dispose à fin janvier d’une centaine de clients qui ont été recrutés sur un mois. La principale difficulté à surmonter sera le fait que les utilisateurs de ce genre de produits aiment collectionner les produits qu’ils achètent ; toutefois, quand ils ont fini un jeu, ils trouvent celui-ci ennuyeux et cherchent à se débarrasser du produit, et passer au jeu suivant. C’est là que Gamoniac se positionne.

12 jeux au lieu de 4 pour le même budget !

Les tarifs sont assez simples et abordables : soit 9.99€ par mois pour un budget annuel inférieur à 120€ ce qui équivaut à 12 jeux au lieu de 4 pour un budget équivalent ; soit 28.99€ par mois avec échanges illimités et 2 jeux chez soi, « ce qui est une formule idéale pour tester beaucoup de jeux » précise Stéphane Bouillet.

Un dernier avantage à cette formule selon Stéphane est que les éditeurs n’aiment pas beaucoup le marché du jeu d’occasion (sur lequel Priceminister.com semble se tailler la part du lion en France), car ils le perçoivent comme un frein aux ventes. Avec le système du troc tel qu’il est pratiqué par Gamoniac, les éditeurs s’y retrouvent car il y a acte de vente et aussi car il s’agit d’un moyen apprécié des gamers pour essayer les jeux avant de les acheter. Ce système n’est pas incompatible avec le marché des options, que les éditeurs apprécient également. C’est donc un mode de distribution qui semble convenir à tous.

l’avis du gamer

J’ai demandé à Quentin Gourvennec-Verwaerde (nb: Quentin est aussi mon fils), qui est un joueur expérimenté, de donner son avis  sur le projet Gamoniac

« Il est bon que quelqu’un de nouveau se lance sur un marché qui fonctionne bien depuis plusieurs années aux Etats-Unis et qui peut encore beaucoup se développer en France. Comme le souligne Stéphane Bouillet, une telle offre est avant tout une excellente alternative à  l’occasion, qui a souvent tendance à être trop chère. Cependant, il ne faudrait pas oublier trop vite le contexte de crise actuel du jeu vidéo, et des offres à « prix cassés » que l’on peut trouver en 3 clics sur Internet et certains sites d’occasion, où des jeux récents sont affichés à 20€ ou 25€ en version neuve. Si on peut entrevoir un frein, c’est sur le fait qu’une telle offre puisse n’intéresser que ceux qui s’y connaissent un minimum en jeux-vidéos, les « casual gamers » étant par définition étrangers à ce genre de services. Là où Gamoniac a eu une très bonne idée, c’est en rendant possible l’achat d’un jeu loué, mais aussi en permettant au client de garder les X derniers jeux loués à la fin de son abonnement.

Une très bonne initiative de la part de Gamoniac en conclusion, mais qui va devoir faire ses preuves sur un marché devenu hyper segmenté et très compétitif en termes de prix. »

interview vidéo de Stéphane Bouillet


Minter Dial annoncera la mort du marketing (traditionnel) le 8 février 2011 à Media Aces

Cela fait des années que nous le prédisions, mais le phénomène se produit sous nos yeux ! Alors que le cabinet de conseil Beijaflore nous annonce que “56% des directions générales et marketing planifient une réorganisation dans les 12 prochains mois, pour tenir compte des nouveaux impacts liés à Internet” Minter Dial, qui ouvrira la réunion Media Aces le 8 février 2011, annoncera ni plus ni moins que le faire-part de décès du Marketing traditionnel ! Nous avons voulu frapper fort pour cette conférence Media Aces du 8 Février 2011 avec cette présentation en “keynote” qui est destinée à planter le décor de ce nouveau Marketing que nous sommes en train de construire.  Voici ci-dessous la vidéo de Minter et n’oubliez pas de vous inscrire ni de profiter de l’offre exceptionnelle incluant le livre que nous publions en février 2011 les médias sociaux expliqués à mon boss.

Réserver dès maintenant

Prix des places: tarif unique 30€ , tarif étudiant 10€.

A l’occasion de la sortie du livre “les médias sociaux expliqués à mon boss“… profitez de l’offre promotionnelle: 1 place + 1 exemplaire du livre au prix de 45€ SEULEMENT, TOUT COMPRIS

Attention, le nombre de participants est limité à 200, réservez votre place au plus vite et sélectionnez la bonne salle !


5 escroqueries en e-marketing par Daniel Laury

En novembre dernier, à l’occasion d’un voyage de Presse dans la Silicon Valley, je rencontrai Daniel Laury, que j’ai interviewé déjà une fois sur la saga Luckysurf et qui dans cette nouvelle vidéo, nous décrit sa vision des cinq plus grosses arnaques au marketing de l’Internet qu’il ait pu observer sur le terrain. Certes, toutes les innovations de l’Internet ont donné lieu à des escroqueries : le mail a donné naissance au spam, le paiement au clic a aussi donné lieu à des escroqueries qui continuent encore allègrement aujourd’hui. Voici cinq autres pratiques non déontologiques qui ont énervé particulièrement Daniel Laury au cours de sa carrière et que nous vous soumettons :
  • tout d’abord, les fausses offres pour voler les coordonnées d’un utilisateur : dans cette arnaque, on propose à l’utilisateur de gagner un iPhone, iPad etc., un d’objets désirable en tous les cas, et au bout de 20 écrans où on a baladé l’utilisateur, on lui a pris ses coordonnées mais on ne lui offre jamais l’objet en question. Un moyen non déontologique utilisé parfois pour voler les coordonnées d’un utilisateur ;
  • les transferts de données : dans cette arnaque, l’utilisateur achète réellement quelque chose, mais ses données sont exfiltrées à quelqu’un d’autre ou une autre société à son insu. Ceci n’est pas aussi grave que le phishing, puisqu’il ne s’agit pas de vol de données privées, mais cela constitue néanmoins une pratique non déontologique ;
  • la co-régisration est ce système qui permet de demander à un internaute de s’abonner à plusieurs newsletters par exemple à la fois. La déontologie veut que les cases à cocher ne soient pas pré-cochées à l’avance. On a vu cependant bien souvent des cas où l’inverse était vrai, ce qui n’est pas déontologique ;
  • la quatrième arnaque repérée par Daniel, est celle des entreprises qui font remplir des faux prospects (leads) dans un pays à bas coûts comme le Vietnam par exemple via les pages jaunes. Le client paie au prix fort des prospects qui n’en sont pas ;
  • enfin, la dernière arnaque repérée par Daniel et probablement la plus grave : il s’agit de celle qui consiste à payer l’apport de trafic sur son site mais de le faire en sorte que le script qui déclenche le paiement ne se déclenche qu’une fois sur deux, ce qui permet d’obtenir deux fois plus de trafic pour le même prix.

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