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Zaoza corrige Vizzavi


Le lancement en version béta de Zaoza, plateforme de contenus et services numériques pour ordinateur et téléphone mobile, signe le grand retour de Vizzavi sur le marché très concurrentiel de la convergence.

Le groupe français aura donc mis presque 7 ans à "digérer" la mort prématurée du portail Vizzavi et à en tirer toutes les leçons. Aujourd’hui, le groupe revient en force avec une offre de convergence qui, comme la précédente, capitalise sur la richesse de ses contenus mais qui, cette fois, s’efforçe d’éviter les écueils vers lesquels Jean Marie Messier avait entraîné son "portail mutimédia".

Les atouts de Vizzavi: des contenus riches et un portefeuille de clients à prospecter…

En 7 ans, beaucoup de choses ont changé. Vivendi a perdu de sa superbe et a réduit ses ambitions mondiales mais il a réussi néanmoins à conserver la part essentielle de ses actifs. Il a même renforçé ses positions sur son métier de base: la distribution de contenus payants.

En s’appuyant sur ses principales filiales: Canal+, Vivendi Universal Music, Vivendi Games mobile, SFR… le groupe dispose ainsi d’une offre de contenus exclusifs et inédits et d’un portefeuille de quelques dizaines de millions de clients à prospecter en priorité.

Un catalogue de contenus attractifs et l’accès à une base de données clients significative, voilà des atouts majeurs pour se positionner sur le marché de la convergence ! Mais les promoteurs de Zaoza sont bien placés pour savoir que Vizzavi possédait les mêmes avantages et que cela n’a pas suffit pour garantir le succès de la plateforme.

Pour assurer à la nouvelle marque un avenir plus prospère que celui de son prédécesseur bien d’autres ingrédients sont nécessaires …

 Le réalisme en plus, la mégalomanie en moins et un zeste de "participatif" pour être dans le ton. Voilà les ingrédient qui pimentent la recette du nouveau portail.

Vizzavi se voulait "plateforme multimédia", l’ambition de Zaoza est plus large. Pour être "de son temps" , le portail se fera aussi "réseau social" et proposera à ses abonnés de partager en ligne et en live leurs contenus et leurs créations .

Mais attention, tout cela ne sera pas gratuit: Zaoza sera accessible sur toutes les plateformes (téléphone, internet) pour un abonnement unique de 5 à 7 euros par mois. N’oublions pas que Vivendi est le spécialiste des contenus payants!

Le nouveau projet de Vivendi  est ambitieux et audacieux mais apparemment bien réfléchi et raisonnable. 

Vizzavi n’aura été qu’un "brouillon", un rêve vite évanouie. Souhaitons "longue vie" à ZAOZA pour  que  la chimère de Messier trouve enfin un aboutissement et se transforme finalement en une entreprise réaliste et profitable.

Pour en savoir plus sur le nouveau portail Zaoza, son contenu, ses forces et faiblesses lire le post Zaoza avec 2 "Z" comme Vizzavi ?


la nouvelle campagne Orangina se concentre sur le produit


Naturellement pulpeuse - OranginaDécidément , Orangina n’en finit plus d’innover pour ses campagnes publicitaires.

Après une grosse opération d’advergaming lancée en début d’année (cf: mon post sur le sujet) , voici que la marque qui , entre temps, a changé d’agence, vient à nouveau faire parler d’elle grâce au nouveau spot publicitaire diffusé depuis début novembre.

En 1 minute (spot version cinéma), le petit film, plutôt "gonflé", concocté par l’ agence Fred Farid Lambert (FFL) bouscule tous les codes traditionnels de la marque et vient ajouter une nouvelle page à sa saga publicitaire déjà fort riche (souvenez vous: les affiches de Villemot, les spots de Jean Jacques Annault, Jean Paul Goude, Alain Chabat et, plus récemment, l’école Sup d’Orangina).

Pour reconquérir des parts de marché et élargir sa cible, la boisson gazeuse, N° 3 des soft drinks en France, frappe un grand coup. Nouveau look, nouveau slogan, Orangina 2007 s’affiche comme la boisson "naturellement pulpeuse" la plus sexy et la plus provocante du marché.

Mais qu’on ne s’y trompe pas, derrière cette nouvelle production aux accents hollywoodiens, il n’y a pas seulement le génie créatif de l’agence FFL . La réflexion marketing qui sous-tend cette campagne est réelle et pertinente. Afin de séduire un public plus large et dépasser la cible des adolescents, Orangina a choisi de concentrer sa communication sur son produit et d’affirmer ses différences par rapport à la concurrence.

Pour y parvenir, la nouvelle publicité Orangina réussit l’exploit de marier deux notions apparemment inconciliables:le naturel et la sophistication. Et c’est une réussite.

Le naturel, c’est le "plus produit" qui permet de faire la différence avec les soft drinks concurrents (Coca et Pepsi). L’ argument est rationnel et répond à une demande de plus en plus forte chez les consommateurs. La sophistication et l’humour, c’est ce qui suscite la connivence, déclenche l’envie et l’attachement au produit.

Très visuelle, cette campagne se prette, beaucoup plus que la précédente, à des déclinaisons sur tous les supports: Web, Télé, Cinéma, street marketing et même viralité (le site Orangina offre d’ailleurs la possibilité de transférer le spot à un ami).

Le film publicitaire est visiblement conçu avec la volonté d’intriguer (plusieurs écrans de teasing sont proposés en amont), déranger (ces animaux à l’allure humaine et aux postures provocantes commencent par mettre mal à l’aise), amuser (Orangina a su ne pas oublier l’humour qui a fait sa force dans les précédentes campagnes)… et finalement séduire et convaincre.

Pour découvrir le film et en savoir plus sur les choix créatifs, lire l’article "l’Orangina nouveau fait parler de lui".


En route vers la TV 2.0


tv 2.0La révolution numérique a profondément changé la Télévision et nos comportements à son égard.

Au cours des dernières années, L’offre de chaînes s’est considérablement enrichie et les canaux de diffusion se sont multipliés ( câble, satellite, ADSL, TNT et bientôt DVB-H pour la téléphonie mobile broadcast).

Parallellement, on a pu constater une fragmentation de la consommation entre chaînes généralistes et chaînes thématiques et le développement de nouveaux usages de consommation (achat de programmes en VOD par exemple) mais cela n’est rien encore au regard des changements qui se profilent à l’horizon.

Comme on le soulignait dans un récent colloque sur la télévision, "Jusqu’ici, la télévision reposait sur un choix de chaînes limité, une diffusion en flux linéaire, une audience collective et passive." Tout cela est entrain de changer.

Finie la "Télévision de Papa, place à la Tv 2.0".

- La consommation audiovisuelle s’individualise

- La télévision devient de plus en plus interactive et participative

- Le programme audiovisuel n’est plus figé: les contenus s’échangent, s’enrichissent, se transforment par la volonté et l’action des téléspectateurs.

- Pour les acteurs traditionnels, il devient de plus en plus difficile de maîtiser l’ensemble de la chaîne, de la création à la diffusion.

Pour avoir la preuve et l’illustration par l’exemple de tous ces changements, il suffit de faire l’inventaire de tous les nouveaux projets audiovisuels en cours de lancement.

- Catch up TV: la télévision de rattrapage: Cette offre permet de visionner gratuitement à tout moment et pendant une période limitée (de 7 à 30 jours selon les offres) les programmes phares d’une chaîne de télévision après leur diffusion à l’antenne.

- La TV "à la carte" et la TV "enrichie": Grâce à l’IPTV (Internet Protocol Television) et aux multiples fonctionnalités qui en découlent, les "webspectateurs" peuvent désormais bénéficier d’une expérience télévisuelle de qualité, enrichie par des services interactifs et personnalisés, inexistants sur la télévision traditionnelle.

- TV perso, la télévision participative produite par les internautes: Pour les producteurs de contenus audiovisuels, les chaînes et même les opérateurs , il ne fait désormais plus aucun doute que les téléspectateurs vont jouer un rôle de plus en plus actif dans la conception et la diffusion des programmes. Il faut donc accompagner le mouvement et imaginer tous les moyens possible de les associer à la programmation. Les Opérateur Télécoms surfent aussi sur la tendance pour booster leurs offres triple play et faire la différence avec leurs concurrents de l’audiovisuel.

- La télévision communautaire

- L’ego casting

- La télévision mobile …

Même si toutes ces nouvelles façons de consommer la télé rencontrent un succès croissant, la Télévision broadcast traditionnelle reste, aujourd’hui encore, le modèle dominant mais pour combien de temps ?

Pour en savoir plus sur le toutes ces nouvelles formes de télévision à travers des exemples de projets antuellement en cours de développement, lire le post consacré à ce sujet sur Marketing & Convergence et si le sujet vous interesse allez visiter le blog toujours très intéressant et bien renseigné de la Télévision 2.0 et de la vidéo numérique .


TNT, ADSL, Télévision Mobile Personnelle: nouveaux terrains de concurrence pour la télévision à péage


TV Payante cansat etc.Après le rachat de son principal concurrent TPS, le groupe Canal + Canalsatellite pouvait espérer souffler un peu et envisager l’avenir sous un jour plus que favorable.

 

Terminée la surenchère ruineuse sur l’achat de droits sportifs, finie la lutte pour arracher l’exclusivité des blockbusters , adieu la guerre commerciale à coût de promotions et de subventions pour conquérir ou retenir les abonnés … une ère nouvelle, profitable et tranquille, allait s’ouvrir !

 

Pour saluer ces nouvelles perspectives, le groupe annonçait d’ailleurs des chiffres prometteurs: 5.1 millions d’abonnés pour la nouvelle offre, un objectif de 250 millions d’euros d’économies pour la première année, un coût d’achat de programmes en forte baisse… tous les indicateurs semblaient au vert.

 

Làs, le repit n’aura finalement duré que quelques mois.

 

A peine réalisée la fusion des équipes, des contenus et des portefeuilles clients des deux groupes, et voilà que la bagarre recommence alimentée cette fois par les gros acteurs de Télécoms, France Télécom en première ligne, et entretenue par les petites chaînes et les opérateurs indépendants, déterminés à ne pas se laisser avaler par le nouveau géant né du rapprochement des deux frères ennemis de l’audiovisuel payant.

 

ADSL, TNT, Télévision mobile … pour tous ces acteurs, bien décidés à en découdre quelle que soit leur taille, les terrains d’affrontement ne manquent pas.

 

- l’ADSL constitue certainement le premier des dangers pour le groupe Canal+. Pour attirer de nouveaux prospects, les fournisseurs d’accès internet sont en effet prêts à tout Leur rève serait de pouvoir commercialiser directement les chaînes comme ils le souhaitent Malheureusement, face à cette menace, Canal+ reste ferme:sa stratégie consiste à garder coûte que coûte la maîtrise totale de son bouquet en exigeant l’exclusivité des chaînes qu’elle distribue.

 

- La TNT qui touche aujourd’hui plus de 5 millions de foyers (constitue un autre sujet d’inquitétude pour Canal+ . En effet, les 8 chaînes thématiques gratuites (BFM TV, NRJ 12, W9, Direct 8, TMC, France 4, Gulli, I Télé) dont la part d’audience progresse de mois en mois viennent sérieusement chahuter les deux bouquets payants commercialisés par la filiale de Vivendi et pour ne rien arranger, d’ici quelques mois, 3 nouveaux acteurs devraient faire leur apparition sur le marché de la TNT payante. beaucoup.

 

Enfin, comme si tous ces sujets ne suffisaient pas à occuper l’esprit des dirigeants de Canal+, voici que le paysage s’assombrit encore avec le lancement programmé pour fin 2008 de la TMP (Télévision Mobile Personnelle).

 

Qui va prendre à son compte le financement (coûteux) du réseau de diffusion et, en contrepartie, pourra se faire rémunérer par le client final ? C’est toute la question qui oppose aujourd’hui les acteurs potentiels de ce nouveau marché.

 

Pour en savoir plus sur les enjeux de la concurrence pour la télévision à péage et sur la position des différents acteurs, lire le post "Canalsat: attention un concurrent peut en cacher un autre"


Le marketing mobile décolle enfin


Un taux de pénétration de plus de 80% de la population française, une consommation libérée des contraintes de temps et de lieux , une interactivité poussée, des fonctionnalités de personnalisation innovantes… Un seul média est aujourd’hui capable de garantir aux annonceurs de telles performances : le Téléphone Mobile.

Rien d’étonnant donc à ce que ce que le marché de la publicité sur mobile soit devenu, au cours des derniers mois, un objet d’intérêt et de convoitises pour les principaux acteurs de l’Internet (Google, Yahoo, Microsoft), les  constructeurs (Apple, Nokia) et les grandes Agences de Publicité (Publicis, Euro RSCG). Tous parient sur le succès du mobile comme nouveau support de diffusion pour les prochaines années.

Du coté des annonceurs, en revanche, on observe encore méfiance et scepticisme à l’égard de ce nouveau moyen de communication dont on maîtrise mal les contraintes techniques et dont on ne perçoit pas toujours les bénéfices. En France, selon une étude TNS Media Intelligence, la marché du marketing mobile représente seulement 0,03% des revenus publicitaires pluri média générés en 2006 (autant dire une goutte d’eau dans l’océan).

Cependant, l’exemple convainquant donné au cours des derniers mois par quelques grandes marques devrait inciter plus d’annonceurs à  profiter à l’avenir des bonnes pratiques observées, à tenter l’expérience et à intégrer le mobile dans leurs plans médias.

Pour en savoir plus et découvrir de nombreuses applications de marketing mobile lire "Publicité et marketing sur le mobile: un marché prometteur"


les clés d’une campagne de marketing viral réussie


Quand on parle de marketing viral , quelques noms viennent immédiatement à l’esprit: Wilkinson et son association pour le droit au rasage, Thomson et sa "Course à l’Elysée", Choc et la vidéo détournée de Delarue.

Dans tous les cas il s’agit de réussites incontestables qui ont largement contribué à la notoriété et à l’image des marques concernées pour des coûts de mise en oeuvre plus que raisonnables.  De quoi donner à d’autres entreprises la tentation de se lancer elles aussi dans l’aventure !

Cependant, il ne faut pas se leurrer: ces grands succès cachent aussi de nombreux échecs, des campagnes virales qui n’ont jamais décollé (celles là on ne s’en souvient même pas)  ou d’autres dont la réussite  s’est retournée contre leurs auteurs en raison d’effets d’image non maîtrisés.

De l’avis même des spécialistes, une campagne de buzz ne s’improvise pas . Comme toute autre forme de communication, elle a ses règles, ses contraintes  et ses limites. Les connaître et en tenir compte ne garantit pas toujours  le succès mais il permet au moins de mettre toutes les chances de son côté.

Première clé: Flatter l’égo

Donner au destinataire le sentiment qu’il fait partie des "happy fews" et que le message qu’on lui confie peut lui donner un certain ascendant sur les personnes à qui il va l’adresser.

Deuxième clé: Etre réactif et créatif

Une opération de marketing viral s’inspire généralement d’une actualité chaude. Il faut savoir reconnaître l’évènement, la personnalité, le sujet porteur, être créatif pour en tirer le meilleur partie possible puis aller très vite dans la mise en place .

Troisième clé: rester cohérent avec les valeurs de la marque 

La campagne de marketing viral doit être mise au service de la marque. Le Buzz pour le buzz est inutile et dangereux .

Le sujet, le ton de la campagne , le ciblage et le choix des canaux de diffusion doivent être cohérents avec la personnalité de l’annonceur et en affinité avec sa cible.

Quatrième clé: surprendre

Pour susciter de l’intérêt et faire parler, il faut toujours aller là où on ne vous attend pas au risque parfois de déranger ou de choquer (à condition que ce soit pour la bonne cause !).

Qu’on ne s’y trompe pas,  même si quelques opérations de buzz sont nées de façon quasi spontanée, de plus en plus le marketing viral se transforme en discipline à part entière avec ses spécialistes et ses succes stories.

Pour en savoir plus  et analyser quelques exemples de campagnes récentes,  vous pourvez lire "Marketing viral,  les clés du succès" sur le blog Marketing et Convergence.


les bons usages du marketing mobile


Qui se souvient encore des débuts laborieux de la publicité sur Internet ?

La E. publicité connait aujourd’hui un tel engouement que l’on a du mal à imaginer qu’il y a quelques années à peine, seuls quelques annonceurs téméraires se risquaient à y dépenser une part minime de leur budget.

Le marketing et la publicité sur mobile connaissent aujourd’hui une expérience similaire.

Encore boudés par la plupart des annonceurs (en 2006 le marché du marketing mobile représentait à peine 0.03% des revenus publicitaires plurimedia) , ils sont depuis quelques mois l’objet de toutes les convoitises des principaux acteurs de l’Internet (Google, Yahoo, Microsoft), des constructeurs (Nokia, Apple) et des grandes agences de publicité (Publicis, Euro RSCG, TBWA).

Ces entreprises nous ont depuis longtemps habitués à anticiper les évolutions du marché. On peut donc d’ores et déjà le prédire sans risque de se tromper: le mobile est promis lui aussi à un bel avenir et devrait devenir dans les prochaines années un support publicitaire avec lequel il faudra compter.

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l’advertainment fait évoluer les métiers de la publicité


Avec le développement des nouvelles technologies les marques ont de moins en moins besoin des médias traditionnels pour exister. Elles ont désormais les moyens de créer leurs propres contenus sur les nouveaux supports de communication (Internet et téléphone mobile en particulier) pour devenir  leur propre média.

Aujourd’hui,  les annonceurs ne cherchent plus seulement à communiquer sur leur produit,  ils veulent aussi générer des contenus spécifiques pour le mettre en scène.

Les marques ne se contentent plus comme auparavant d’un consumer magazine ou d’un site web traditionnel . Elles ont  leur propre chaîne de télévision (exemple: "Du coté de chez vous")  , leurs programmes de divertissement, leurs jeux,  leurs documentaires accessibles sur le web ou sur le mobile. Elles parviennent ainsi à toucher et séduire (à des coûts raisonnables) des cibles jeunes, peu sensibles à la publicité classique.

Renault_twingo_laetitia_castaCette tendance de fond  a donné naisssance à une nouvelle forme de communication publicitaire, l‘advertainment. Ce savant mélange de publicité et de divertissement, déjà très en vogue aux USA connait un développement rapide en France. Le dernier exemple en date est celui de la campagne de Renault, "l’Affaire Twingo" avec, dans le premier rôle Laetitia Casta !

Pour en savoir plus sur l’Advertainment et trouver de nombreux exemples sur le sujet,  lire "Advertainment: quand les marques investissent les contenus audiovisuels"

Comme le souligne Jean Marie Dru dans son dernier livre ("La publicité autrement") "Aujourd’ui, la marque ne se contente plus de promettre la simple satisfaction des besoins existants. Elle produit tout un sous-ensemble culturel" . 

Pour répondre à cette nouvelle demande des annonceurs, les agences doivent évoluer et acquérir de nouvelles compétences éditoriales: les publicitaires ne sont plus seulement des créatifs , ils doivent devenir journalistes, scénaristes, inventeurs de jeux de télé réalité et se doter des moyens nécéssaires pour produire des contenus audiovisuels et littéraires d’un nouveau genre. 

"La Chose ", Agence récemment lancée par Pascal Grégoire se revendique "producteur de contenus" tandis que les structures plus traditionnelles vont chercher à l’extérieur, par le biais d’acquisitions et de fusions , le nouveau savoir faire qu’elles n’ont pas en interne. C’est le sens des rapprochements de TBWA et Textuel, au sein de BDDP unlimited ou du rachat de Digitas par Publicis.

" Les générations passent, et les audiences changent. La génération Internet a décodé toutes les facettes de la publicité" " cf: J.M. Dru) . Une nouvelle écriture et un nouveau  langage publicitaires font leur apparition.

 C’est plutôt une bonne nouvelle!


E.Tourisme et web 2.0 :pourquoi et comment ça marche ?


J’ai déjà évoqué dans de précédents posts la vague du marketing collaboratif et la tendance croissante des consommateurs à utiliser le web pour donner leur avis sur des produits et services , rechercher des informations en provenance d’autres consommateurs avant de se lancer dans une acquisition ou créer eux même les produits personnalisés qu’ils souhaitent .

Le secteur du Tourisme et de l’hôtellerie, déjà en pointe dans le E. commerce, fait également partie des activités économiques qui aujourd’hui ont le mieux compris tout l’intérêt du web 2.0 pour faire évoluer leur pratique et fidéliser leurs clients.

Pourquoi le Tourisme se prête-t-il si bien à la vogue du marketing collaboratif boosté par le web 2.0?

  • Parce qu’il concerne des achats pour lesquels les consommateurs ont besoin d’aide et de conseils avant de se décider.
  • Parce qu’il porte sur des sujets pour lesquels l’avis de personnes ayant déjà testé l’offre est particulièrement légitime (pas de critère objectif d’évaluation, ce qui compte c’est le "vécu»).
  • Parce qu’il est positionné sur des thématiques sur lesquels les internautes s’expriment volontiers et ont envie de partager avec d’autres leur point de vue et leurs expériences.

Quels sont les principaux outils web 2.0 à la disposition des professionnels du tourisme et des consommateurs ?

  • Les blogs
  • Véritables carnets de voyage numériques et multimédia, ils permettent aux voyageurs de restituer à travers des textes, des photos, des vidéos, des sons leurs expériences et leurs souvenirs. Il offrent aussi aux internautes une formidable mine d’idées pour mieux faire leur choix. Les blogs permettent ainsi aux voyagistes et professionnels du tourisme de « déléguer » une partie de leur mission d’information et de conseils à leurs propres clients.
  • Les espaces communautaires (forums/ wikis)
  • Ils donnent aux internautes la possibilité d’échanger des avis, des souvenirs, des bons plans et de faire de la Toile un gigantesque guide touristique.
  • Pour les professionnels ils représentent aussi une excellente opportunité de développer leur notoriété grâce au bouche à oreille et d’offrir à leur clientèle une prestation plus personnalisée et mieux en phase avec ses attentes.
  • Le RSS
  • Cette fonctionnalité permet aux professionnels de syndiquer leurs contenus et de mettre ainsi en place une nouvelle forme de communication avec leurs clients.
  • - Les mashup espaces communautaires/ cartographie
  • C’est la dernière fonctionnalité à la mode : elle permet aux consommateurs de positionner sur des cartes des points représentant des endroits qui justifient un commentaire (avis, bons plans, recommandations…).
  • Grâce à ce nouveau système qui fait l’objet de nombreux développement dans différents domaines, on obtient des cartes annotées par les internautes et qui regorgent d’informations utiles.

Pour en savoir plus sur les développement du e- tourisme et trouver l’adresse de sites sur le sujet, lire aussi :


Le modèle économique "Customer to Customer" gagne du terrain


marketing consumer to consumerL’un des faits marquants de l’économie numérique est le rôle croissant joué par le consommateur à tous les niveaux de la chaîne de valeur.

Aujourd’hui, Les nouvelles Technologies de l’Information et des Communications (T.I.C) ont mis le consommateur au centre de tout le process marketing et lui ont donné les moyens de s’approprier bien d’autres prérogatives stratégiques:

  • le pouvoir d’agir sur les prix (par les mécanismes d’enchères ou d’achats groupés par exemple)
  • la possibilité de modifier et de personnaliser les produits et services qui l’intéressent (voir tous les développements sur le e.tourisme, par exemple, et mon post sur le marketing du "sur mesure" )
  • le pouvoir de donner son avis et d’influencer d’autres clients en partageant avec eux son expérience d’achat.

Et maintenant, ce sont les règles mêmes de l’échange qui évoluent ! On connaissait jusqu’à présent 2 modèles majeurs d’échanges économiques:

  • le modèle B to C (Professionnel à Consommateur)
  • le modèle B to B (Professionnel à Professionnel).

Voici que l’avènement des nouvelles technologies vient remettre en cause toute cette mécanique bien huilée pour orienter l’économie vers 2 nouvelles formes de production et d’échanges:

  • le modèle C to C (de Consommateur à Consommateur)
  • le modèle C to B (du Consommateur vers l’Entreprise).

Désormais, les consommateurs se retrouvent "à la source". Ils se vendent et s’échangent directement leurs produits et services quant ils ne vont pas jusqu’à proposer leur contribution aux entreprises.

Pour en savoir plus et explorer de nombreux exemples de C to C lire le consommateur au centre des nouveaux modèles économiques.

C’est le monde à l’envers !


Nespresso, la marque qui donne l’exemple


"Nespresso, what else ?"

La signature résume, à elle seule, l’originalité et la force de cette marque dont toute la stratégie marketing a consisté à nous faire oublier le produit pour nous proposer un art de vivre et de consommer autrement.

Quelle réussite!

Avec son positionnement volontairement élitiste et haut de gamme, cette filiale de Nestlé, s’est toujours démarquée de la concurrence choisissant délibérément d’ignorer les grands réseaux de distribution pour une diffusion plus confidentielle dans ses boutiques dédiées et sur le Web. Nespresso ne s’est jamais positionné comme un simple distributeur de café. La marque a construit sa notoriété et a développé sa clientèle autour de la notion de "club". Un club d’acheteurs et de "dégustateurs" de café (car, chez Nespresso, on ne "consomme" pas du café, on le "déguste"!). Pour garantir à ses clients "la meilleure qualité dans la tasse", Nespresso contrôle l’ensemble de la chaîne de la conception des machines, au choix des cafés, jusqu’à la vente.

Malgré sa faible contribution au chiffre d’affaires (4%) , la vente de l’appareil est stratégique pour l’entreprise: "C’est la clé d’entrée sur ce marché" déclare Roberto Eggs, Président des activités françaises, car, une fois qu’il a acquis sa machine, le client est obligé de s’approvisionner auprès de Nespresso pour les capsules (92% du C.A).

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De la multiplicité à la convergence des canaux de communication


  Aujourd’hui, un  nombre significatif de consommateurs a intégré la convergence des canaux de communication et des points de contact dans ses habitudes de consommation.

 En fonction de leurs besoins, du contexte dans lequel ils se trouvent, ou du type d’achat qu’ils souhaitent faire, les clients choisissent de passer par un canal plutôt qu’un autre: Internet, magasin,  téléphone, mobile … Dans certains cas, il leur arrive même d’utiliser successivement ou conjointement tous les canaux pour arriver à leurs fins.

Malheureusement, peu d’entreprises ont véritablement modifié leur organisation et leur structure pour s’adapter à ce nouveau comportement.

Très souvent encore, le réseau de distribution physique, le service client (hotline, SVI) et le site web sont gérés par des entités distinctes (parfois géographiquement assez éloignées les unes des autres) avec des logiques différentes, et des outils de gestion et d’information hétérogènes. 

Dans ces conditions, il y a bien multiplicité des canaux mais ceux ci ne convergent pas toujours pour fournir au client un service et des informations cohérents. L’information circule mal entre les différents points de contact et entre le client (qui ne se sent pas "reconnu") et la Marque (dont l’identité est mise à mal)…

Pour que le consommateur puisse bénéficier d’une expérience client satisfaisante et qu’il se sente parfaitement en confiance sur tous les canaux, les marques qui veulent mettre en place une stratégie multi canal efficace doivent adopter une vision plus transversale de leur fonctionnement.  

Il faut passer de la multiplicité à la convergence des canaux

 Pour identifier clairement quelles sont les principales mesures à prendre et tout ce que cela suppose pour l’entreprise, lire le post « Adoptez la multi canal attitude » sur Marketing et Convergence.

Vaste programme diront certains ! Mais à l’arrivée que de satisfactions pour tous !

- Moins de frustration et de temps perdu pour les équipes

- Moins de dysfonctionnements et d’erreurs dans la gestion et la logistique

- Une meilleure qualité de service

- Plus de clients satisfaits

Si on fait bien le calcul,  le jeu en vaut vraiment la chandelle alors …

CAP SUR LA CONVERGENCE !


la presse face au défi numérique


Comme tous les médias traditionnels, la Presse est touchée de plein fouet par la révolution numérique et le développement de tous les nouveaux supports de communication.

Pour ce secteur structurellement sensible, il devient urgent de changer pour ne pas disparaître.

Dans le rapport "la Presse au défi du numérique" qu’il vient de remettre au Gouvernement, Marc Tessier dresse un état de la situation actuelle et propose un certain nombre de pistes possibles pour aider la presse à se développer et se diversifier sur de nouveaux supports.

(Pour en savoir plus sur le rapport Tessier lire l’Observatoire des médias , Net politique, Emmanuel Parody; Net eco actualité.)

Pour enrichir la réflexion sur le sujet et imaginer l’avenir, il est aussi intéressant d’observer la façon dont certains titres de Presse ont d’ores et déjà abordé le virage du numérique et ont réussi à "tirer leur épingle du jeu".

Parmi eux, je distinguerai 3 cas de figures :

- Ceux qui ont développé leur offre numérique en capitalisant sur leur savoir faire dans la rédaction et le traitement de l’information (essentiellement les grands journaux et magazines d’information).

- Ceux qui se sont servis de la notoriété et de la force de leur Marque pour se développer sur de nouveaux médias. (c’est le cas du quotidien sportif l’Equipe en particulier)

- Ceux qui ont cherché à exploiter au maximum leur thématique pour proposer, sur le web et les autres médias numériques, une offre de contenus et services en affinité avec leur cible . (essentiellement les magazines porposant une offre thématique et ciblée).

Pour mieux comprendre les différentes stratégies et trouver quelques exemples lire "quand la presse se met au numérique"

et comme les choses bougent très vite dans le secteur des médias je vous invite à prendre connaissance des toutes dernières initiatives des principaux groupes de presse dans "Presse et médias numériques: ça bouge! "

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Blog d’entreprise: mode d’emploi


Pour une entreprise qui souhaite contrôler son image et se rapprocher de ses consommateurs ou de ses salariés, le blog d’entreprise peut s’avérer très utile:

- Il lui ouvre un canal de communication direct avec sa cible

- Il  permet d’humaniser et d’améliorer l’image de l’entreprise

- Il facilite la remontée et la circulation de l’information

Cependant, mettre en place un blog d’entreprise n’est pas dénué de contraintes. 

Toute marque s’engageant dans cette aventure  doit au préalable en accepter les règles (tansparence et respect de la liberté d’expression) et les risques éventuels si la qualité de son produit, de son service ou de sa communication ne sont pas au rendez vous.

Pour ne pas s’engager à la légère, l’entreprise tentée par le blog doit respecter les étapes suivantes

 

1. Vérifier qu’elle remplit bien toutes les conditions pour que son blog ait des chances de fonctionner .

Une liste de questions permettant de faire le point sur ce sujet est proposée dans le post "Prêts pour créer un blog de marque ?"

2. Préciser les objectifs qu’elle souhaite assigner à ce blog.

Un blog peut en effet prendre des formes très différentes selon les finalités qu’on lui donne . Le post "les 1001 formes de blog d’entreprise" recense les formes les plus courantes en donnant à chaque fois des exemples concrets illustrant tous les cas de figure.

3. En fonction de la forme de blog choisie définir les règles pratiques de sa mise en oeuvre:

- Quel degré de proximité  ou d’indépendance vis à vis de la Marque ?

- Quel auteur (patron, salariés, rédacteur extérieur, consommateurs, fans) ?

- Quels contenus et quels formats (textes, vidéos, commentaires …) ?

- Quelle politique de modération ?

- Quels outils de mesures et quels critères de ROI ?

 Tout cela revient finalement à écrire le cahier des charges de ce nouvel outil qui, s’il est conçu sérieusement et en pesant bien le pour et le contre pour chacun des points à prendre en compte,  peut se révéler être un outil d’une grande efficacité pour l’entreprise.


Téléphone mobile : les nouveaux usages


Au cours des dernières années, les usages et les fonctions du mobile n’ont cessé de se développer au point d’en faire un compagnon de tous les instants dont 50 milllions de français et des milliards d’individus dans le monde auraient aujourd’hui bien du mal à se passer.

Voici un rapide panorama de toutes les possiblités que nous offre aujourd’hui cet outil dont les performances et les qualités n’ont pas fini de nous surprendre.

Le mobile: outil de communication interpersonnelle

Evidemment, le mobile reste avant tout le média de la communication interpersonnelle. Mais, même dans ce domaine, les habitudes évoluent et, si la voix reste la source de revenu principale des opérateurs (80% de leurs revenus), d’autres modes de communication se généralisent ou apparaissent:

- 70% des possesseurs de mobile ont déjà envoyé des SMS

- 20% des possesseurs de mobiles compatibles ont déjà utilisé des messages photos ou vidéo (MMS)

- On compte déjà 7% d’utilisiteurs de services de messagerie instantanée (IM). Dans la majorité des cas , il s’agit d’une population plutôt jeune.

- les services communautaires (chats, forums, moblogs ) connaissent eux aussi des débuts prommetteurs.

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