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déconstruction du marketing collaboratif : un livre critique et fondateur du marketing postmoderne


Il y a livre de management et livre de management. C’est à un ouvrage majeur et fondateur que nous sommes confrontés aujourd’hui, oeuvre de Bernard Cova et de ses disciples, Marie-Claude Louyot-Gallicher et Audrey Bonnemaizon. Ajoutons par transparence que je m’inscris largement dans cette mouvance initiée par Bernard et Olivier Badot dès 92 avec le néomarketing, ce livre qui a ébranlé pour toujours nos convictions héritées de l’école classique du Marketing, et m’a donné une ligne de conduite pour les 15 ans qui ont suivi. Comme pour le néomarketing, cet ouvrage fait date car – tout en renforçant la mise en avant du SOCIETING, terme avancé dès la fin de 1992 dans le néomarketing – il ajoute une dimension critique des mythologies du marketing collaboratif. Tout ceci fait de cet ouvrage un ouvrage indispensable. En voici une description et une analyse en raccourci pour nos lecteurs de Visionary Marketing.

commander le livre "marketing critique"

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À la base de l’écriture de cet ouvrage, quelques constatations faites par les auteurs : d’une part, la rémanence d’un courant dit « réactionnaire » du marketing, en réaction à tout ce qui n’est pas issu du sérail, et notamment qui vient du monde de l’Internet. Pivot de la création de ce livre, la réaction des caciques à la vue du fameux tableau de Kathy Sierra sur les différences entre vieille et nouvelle école de marketing. En filigrane, "si Kathy Sierra est une blogueuse, et non une professionnelle du marketing, cela doit vouloir dire qu’elle n’est pas sérieuse". Bernard Cova et ses disciples ont voulu nous montrer le contraire. Toutefois, ce livre va plus loin que les bricolages souvent idéologiques et préparés à la hâte, des différents récits qui se bâtissent autour des mythes et des discours auto nourris des propagateurs des pensées du marketing postmoderne (ce que Cova, Badot, Ampelio et Bucci ont décrit comme étant les panacées marketing). C’est ce qui fait l’originalité de ce livre, un ouvrage qui sort des sentiers battus et qui ose contredire les théories ambiantes, tout en défendant une vision non réactionnaire du marketing précisons-le.

Contre le marketing "colonialiste"
À la base, la critique d’une approche communautaire dite « colonialiste », métaphore qui décrit le marketing qui essaie de convaincre de force la population du bien-fondé de sa démarche, proche du marketing traditionnel, où l’entreprise reste le centre du monde. C’est à cette vision que les auteurs opposent une vision non colonialiste, basée sur le respect des communautés. Pour quiconque a travaillé sur le marketing communautaire, notamment sur Internet, cette thèse s’impose comme une évidence.

Mais c’est aussi un livre qui s’élève contre l’idéologie du marché comme unique objet d’étude, auquel il tend à substituer la société au sens large dans laquelle s’insère ce marché (d’où le terme de societing).

Contre les discours marketing postmodernes préfabriqués
Ces discours postmodernes – souvent préfabriqués – sur le consomm’acteur, le consommateur 2.0 ou encore la fameuse génération Y (souvent dénoncée dans ces pages et aussi à l’ordre du jour d’un séminaire prévu le 22 octobre malheureusement annulé pour cause de grève et qui sera bientôt reprogrammé) ont leurs limites, même si la tendance de fond – comprise par tous – d’un consommateur qui s’extrait de la mainmise du marketing manipulateur, a toujours un sens certain. Pour dépasser ce discours « idéologique » pour reprendre le mot des auteurs, ceux ci se livrent à un véritable décodage de chacune de ces tendances en les passant au crible. La conclusion est somme toute plus complexe que celle des livres de management moyens dont les piles non négligeables passent entre nos mains chaque année et qui développent une thèse, simple et linéaire : ici, pas de développement en noir et blanc, l’approche est complexe, mieux vaut s’accrocher.

Du Web 2.0 à la génération Y : personne n’y échappe
Les auteurs passent ainsi à la loupe tous les discours incantatoires autour de la prétendue mutation du consommateur, la soi-disant révolution « Y » où les jeunes viendraient tout renverser sur leur passage tels une bande de Huns et sur l’impact – plus limité dans la réalité que dans les discours – du Web 2.0 sur nos comportements quotidiens. Les faits sont têtus et les habitudes lentes à changer. N’aurions-nous pas exagéré les changements que nous vivons ? La prétendue révolution d’innovation que représente le XXIe siècle existe-t-elle vraiment ? Ie siècle de l’innovation ne fut-il pas d’ailleurs le XIXe où tout était à inventer ?

Le nouveau consommateur-collaborateur, créature des chercheurs ?
Là encore, tout le monde en prend pour son grade, jusqu’à Bernard Cova lui-même qui remet en perspective son propre travail de vulgarisateur de la sociologie, de « Marketo sociologue » selon le vocable choisi par les auteurs eux-mêmes. Tout ceci dans une savoureuse mise en abyme, discrète mais amusante (p 39).  Nous les remercions néanmoins, ces "Marketo sociologues", de traduire pour nous des ouvrages écrits dans des sabirs souvent impénétrables et de faire progresser ainsi la connaissance.

Le consommateur-collaborateur est ainsi, selon les auteurs, moins une invention que la mise en avant arbitraire par les chercheurs – peut-être sous couvert de simplification – d’une des composantes de la post modernité (elle-même, une constante depuis les années 80). Ce n’est donc pas une création, ce consommateur-collaborateur, mais plutôt une sorte d’auto prophétie : on annonce le consommateur-collaborateur, les outils de collaboration se développent donc, et par là on salue le consommateur-acteur etc. etc.

Je suis en phase largement sur ce point. Le marketing des communautés est largement exagéré. Beaucoup de marques n’ont pas et n’auront pas de communauté; malgré tous leurs efforts. Une masse de gens qui achètent un produit ne constitue pas – ou pas toujours – une communauté, mettons-nous le dans le crâne une bonne fois pour toutes. Ajoutons à cela 2 chapitres dédiés à, pour le premier, les difficultés du consommateur-collaborateur, vues de l’intérieur (cas Warhammer) – et un deuxième où les consommateurs collaborent … sans l’entreprise. Ce dernier point me paraît particulèrement important. J’ai vu des marques paniquer à cause d’une page Facebook à leur gloire, réalisée sur eux et sans eux, au lieu de s’en réjouir, d’en encourager les auteurs (quitte à leur demander de rajouter la mention "non officielle ») et de … collaborer dans le respect de la communauté et non dans cet esprit "colonialiste" dénoncé par les auteurs et si souvent rencontré. Quel imbécile préférerait payer des millions de dollars une agence pour faire moins bien ? Hélas, beaucoup. Triste état du Marketing "réactionnaire" dénoncé aussi bien souvent par François Laurent sur son blog et dans ses livres.

Ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain: cela ferait trop plaisir aux "réactionnaires"
Le phénomène de la collaboration cependant, ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain, comme je l’entends de plus en plus, en provenance des fameux "réactionnaires" dénoncés par Cova, Louyot-Gallicher et Bonnemaizon (n’arrivant pas à travailler avec les communautés, mieux vaut tirer dessus, c’est plus confortable et cela évite de se remettre en question). Ce phénomène existe bel et bien … en certains endroits et pas forcément comme les marques aimeraient cependant. Notons aussi que paradoxalement, la collaboration est certainement plus aisée en B2B, même si elle est moins spectaculaire, je l’ai signalé maintes fois, ou d’autres comme Loïc Moisand de Synthesio, même si les discours des marketeurs – et aussi de nos auteurs – reste essentiellement basé sur un marketing de la grande consommation, paré de toutes les vertus, et pourtant bien moins sophistiqué souvent que son petit frère du B2B.

En conclusion
En conclusion, cet ouvrage est un ouvrage majeur et fondateur, en ceci qu’il renforce tout en le critiquant le travail initié dès les années 90 par Bernard Cova et ses disciples. Cependant il est d’autant plus important qu’il apporte cet élément critique, véritablement démystificateur, qui est indispensable à la compréhension du monde qui nous entoure et des approches marketing qui en découlent.

Mes réserves sur le livre sont limitées et amicales (qui aime bien châtie bien): d’une part, en critiquant de façon fort justifiée les mythologies en question, à mon avis, une version anglaise de ce livre me paraît indispensable de façon à faire connaître ce travail sur la scène principalement anglo-saxonne qui contribue à alimenter ces mythologies, afin d’aller porter le fer sur ce terrain là, et non sur le terrain transalpin, déjà acquis à ces causes. Une grosse réserve également sur le titrage et l’aspect extérieur du livre qui mériterait un emballage plus percutant et graphique et un titre plus polémique, ce qui lui donnerait une meilleure visibilité sur le marché. Un peu de Marketing que diable !

Cette visibilité serait méritée, tant cet ouvrage est fondateur et profond. A acheter absolument (134 pp, 29€ seulement, 27.55€ sur Amazon)

Marketing critique : le consommateur collaborateur en question (Collection EDF R&D)

Auteur(s) : COVA Bernard, LOUYOT-GALLICHER Marie, BONNEMAIZON Audrey

Date de parution: 06-2010
Langue : FRANÇAIS
134p. 15.5×24 Broché

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Créer un Blog WordPress : choisir le nom de domaine et son hébergement.


Lorsque l’on démarre un Blog, il est essentiel de ne pas se tromper sur les fondamentaux que sont :

- Le nom de domaine (sous domaine, domaine propre…)

- Le moteur du Blog (WordPress, TypePad…)

- L’hébergeur (1and1, OVH…)

- …

Voici ci dessous une vidéo de 25 minutes rappelant ces principes essentiels (extrait de notre formation de 12h "Comment développer son Business avec un Blog Pro") :

Video Blogueur Pro


Comment faire de l’innovation ? Des réponses dans "Fabriquer le Futur 2"


fabriquer le futur 2

Nous avons eu le plaisir de recevoir le dernier livre d’Eric Seulliet co-auteur, avec Pierre Musso et Laurent Ponthou, de “Fabriquer le Futur 2, l’imaginaire au service de l’innovation “.

Le postulat de cette bible de 300 pages sur l’innovation est simple : l’imaginaire permet de renouveler la question de l’innovation car la R&D traditionnelle commencer à toucher ses limites en matière d’innovation de rupture.

Les débuts du livre restent très scolaires, avec les différentes définitions de l’innovation.
Tout d’abord selon Schumpeter :
- La fabrication d’un nouveau produit
- La mise en place d’une nouvelle méthode
- La découverte d’un nouveau débouché
- L’utilisation de nouvelles matières premières
- …
Puis son évolution selon l’impulsion de Norbert Alter :
- Innovation ordinaire
- Innovation de tous les jours (les astuces des employés)
- Innovation incrémentale de la R & D
- Innovation stratégique ou de rupture, proche de l’invention.

L’ouvrage se divise ensuite en 3 parties, écrites par chacun des 3 co-auteurs :
- Partie 1 : L’imaginaire & l’innovation, avec la théorie de l’innovation et de l’imaginaire.
- Partie 2 : Comment débrider son imaginaire, avec des méthodes pour être créatif.
- Partie 3 : Les acteurs de l’imaginaire dans l’entreprise, avec des exemples concrets d’innovation et des méthodes appliquées.

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marketing : au-delà du crowdsourcing, les pistes de Fred Cavazza


notepadUn article très complet et bien documenté sur les nouvelles tendances du Marketing sur le blog de FredCavazza que tout le monde connaît. Le marketing collaboratif on connaît, le crowdsourcing on connaît, mais Fred nous emmène un cran plus loin avec des concepts qui vont au-delà, tels que les marques grises (i.e. powered-by) et les pro-ams (professionnels tout en étant amateurs).

nb: je recommande aussi le livre de François Laurent sur le Marketing 2.0

Vers des marques générées par les utilisateurs
par Fred Cavazza
sur http://www.fredcavazza.net

Au début des années 90, un concept curieux a fait son apparition : l’auto-marketing. L’idée étant que les clients allaient eux-mêmes choisir (concevoir) les produits qu’ils allaient acheter. Ce concept a trouvé un écho notable au début des années 2000 avec la vague du marketing 1to1 (”marketing individualisé” en français) où il était question de personnaliser l’offre de façon tellement fine que les prospects ne pouvaient refuser ce qu’on leur proposait.

Plus tard, nous avons vu apparaitre des boutiques en ligne d’un nouveau genre où les client participaient de façon active à la conception des produitsLaFraise pour des T-shirt, Lego pour des constructions, Ponoko pour les objets artisanaux, Crowdspirit pour des produits électroniques… aujourd’hui le crowdsourcing semble donc être le modèle le plus proche de l’auto-marketing. Pourtant je suis persuadé que nous pouvons aller plus loin, beaucoup plus loin… notamment grâce à l’open innovation, aux pro-ams et aux marques grises.

lire la suite sur le blog de FredCavazza


Livre gratuit “30 idées pour dynamiser votre communauté”


Dominique Dufour de ManagerUneCommunaute.com vient de sortir un ebook fort intéressant où il explique comment profiter de la pause estivale pour dynamiser sa communauté.

En effet autant il est facile de créer une communauté avec les outils actuels (BuddyPress, WordPress, Viadeo…), autant il n’est pas facile de la faire vivre.

C’est pourquoi Dominique nous livre dans un mini ebook de 8 pages ses meilleurs conseils pour donner du sang neuf à sa communauté :

1 – Rencontrez d’autres Community managers pour échangez et apprendre.

En se rencontrant dans la vraie vie, en dialoguant via Twitter ou sur Facebook, on enrichit sa pratique et on étoffe son expertise. On se confronte à d’autres. Et même parfois le fait de poser «tout haut» sa question, c’est déjà un pas vers sa résolution.

2 – Résumez votre communauté en 2 slides.

Sur le le premier slide indiquez l’objectif de votre communauté en une phrase (à quoi sert-elle, qu’apporte-t-elle à vos membres ? …) et sur le second slide racontez votre histoire avec quelque chose de fort, de beau, d’humain et qui symbolise votre communauté afin que cela soit l’exemple que vous aimeriez donner à tous.

Cela vous permet de revenir sur les fondements même de votre communauté et à vous poser les bonnes questions pour trouver vous-même les bonnes réponses.

3 – Fêtez les dates clés de votre communauté.

Il y a toujours une occasion pour animer votre communauté avec un anniversaire, un nombre de membre atteint, un nombre d’intervention… cela permet de dynamiser votre communauté, de montrer qu’elle progresse, d’inciter vos membres à continuer à intervenir…

4 – Créez des événements réguliers. Chat, interviews,…

Pour fidéliser vos membres en les mettant en valeur), en leur offrant des opportunités d’échanges, un permettant de créer des débats, en personnalisant des membres souvent anonymes… créez des rendez-vous réguliers sur vos communautés : chat, interview, sondage, rencontres physiques, diaporama photo, concours….
Il ne vous reste plus qu’à les placer dans l’agenda de la communauté !

5 – Effectuez une veille sur votre métier et votre secteur.

Vous pourrez ainsi obtenir du contenu facilement pour votre communauté (actualités…), mais également vous servir d’un outil comme Netvibes pour annoncer les évènements de votre communauté.

6 – Surveillez vos concurrents, mais ne les copiez pas systématiquement.

Ne soyez pas parano et suiveur, pensez d’abord à votre communauté et ce qu’elle veut… Soyez-vous !

7- Faites un check up de votre communauté.

De temps en temps visitez les pages et zones de votre communauté où vous allez peu, et vérifiez ce qui s’y passe (ex : pages CGU…).

8 – Dites «nous» quand vous parlez à vos membres.

Il faut faire comprendre que la communauté ce n’est pas eux et vous, mais “Nous, ensemble”.

9 – Lisez sur votre métier… Mais pas uniquement.

Il faut certes être un expert sur son métier, mais il faut élargir son champ de vision pour trouver de nouvelles idées…

10 – Encouragez vos membres et impliquez vous au coeur de votre communauté.

Une communauté ce n’est pas qu’un site Web… il faut accompagner ses membres en dehors, en lisant leurs blogs, en s’intéressant à leurs anniversaires…
De même lorsqu’un membre écrit quelque chose d’intéressant vous devez l’encourager et le mettre en avant.

11 – Une communauté doit être humaine.

N’hésitez pas à parler un peu de vous et de votre vie personnelle, ainsi vous inciterez vos lecteurs à faire de même et ainsi à faire de même afin qu’ils considèrent votre site Communauté comme étant plus qu’un simple site Web où poster des messages.

12 – Votre newsletter est elle la voix de votre communauté ?

Voici quelques questions à vous poser : A quoi sert votre newsletter ? A-t-elle une périodicité et pourquoi ? Quelles sont les rubriques les plus lues ? Quels sont les sujets les plus cliqués ? …
Ensuite imaginez comment la dynamiser : quizz, jeu, sondage, contenu, illustrations, implication des membres…

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Bob Pearson (SMBC) et le Web 2.0 « les médias sociaux sont pour toutes les entreprises »


Bob Pearson - SMBC

Bob Pearson - SMBC

note importante : cet article est la version intégrale d’un article originellement publié sur Silicon.fr

Bob Pearson vient d’être nommé Président du Social Media Business Council, le nouveau nom du Blog Council, après avoir été, le fait est connu, vice-président des communautés des conversations de DELL. Bob a eu la gentillesse d’accepter de répondre à mes questions pour le compte de nos lecteurs de Silicon. Dans cette interview, je me focaliserai plus particulièrement sur l’expérience passée de Bob Pearson, comment celle-ci lui sera utile dans son nouveau rôle, et ses projets d’expansion du Social Media Business Council.

Silicon : le succès de vos initiatives Web 2.0 lancées pour le compte d’une entreprise leader du secteur de la high-tech mondiale est indéniable, ceci veut-il dire que les médias sociaux sont faits uniquement pour les informaticiens ?

BP : non, les médias sociaux ont pour but d’engager directement des conversations avec les clients. Ceci revêt une telle importance stratégique, que les entreprises prennent désormais le temps de construire une relation à long terme avec leurs clients au travers de ces médias sociaux. Dans nos domaines, bien des idées ont pris forme grâce à des informaticiens, pour lesquels j’ai bien sûr beaucoup de respect, mais le monde d’aujourd’hui est un monde de plus d’1,6 milliards de personnes connectées et où tous les jours, plus de 500.000 nouvelles personnes se connectent pour la première fois. Les médias sociaux prennent une place prépondérante pour nos clients aujourd’hui et dans un futur proche, cela sera aussi le cas pour les entreprises.

Silicon : à votre avis, et sur la base de votre expérience, quels sont les trois bénéfices principaux que vous, votre ancien employeur, et vos clients ont pu retirer de ces projets dans les médias sociaux ?

BP : les bénéfices pour les entreprises sont nombreux, les plus importants étant certainement l’apport de nouvelles idées, le lien entre la marque et vos clients et la révélation de la valeur de vos employés. Les médias sociaux ouvrent une remarquable fenêtre sur le monde extérieur et permettent de mieux comprendre les clients et ce qu’ils veulent. Par exemple, pourquoi faire un focus group avec 10 personnes en un seul endroit alors que vous pourriez bâtir une communauté, comme Dell ou Starbucks et recevoir des milliers d’idées et enfin écouter vos clients discuter pendant des mois ? Pour les entreprises, il est également important de faire participer ses clients à une co-création de la marque et de sa réputation en ligne. Si vous regardez vos statistiques avec attention et si vous savez où vous produits sont évalués, vous vous apercevrez rapidement pour une grande marque, il est courant que 5000 conversations lui soient liées. Posez-vous donc la question de savoir à combien de ces conversations vous avez participé réellement , et même de  combien de ces conversations vous connaissiez l’existence ? Si la réponse est zéro, cela veut dire que vous avez laissé votre marque à l’abandon. Cela mérite réflexion n’est-ce pas ?

J’ai pu également voir combien les médias sociaux à l’intérieur de l’entreprise permettent également aux employés de partager leurs idées et, pour être franc avec vous, de vous faire savoir aussi s’ils sont d’accord avec la direction que prend l’entreprise, au travers de leurs commentaires ou, dans certains cas, leur silence.

Silicon : quels sont selon vous les trois principaux facteurs clés de succès quant à la mise en place de nouveaux projets dans les médias sociaux ?

BP : j’ai entendu des gens dire « dans l’abréviation ROI(*), il faut que le R soit en minuscule et le I en majuscule ». J’aime bien cette formule. Les médias sociaux ne coûtent pas énormément d’argent, du moins pour essayer. Ce dont vous avez besoin c’est simplement de courage et de la volonté d’aller prendre part directement aux discussions avec vos clients. J’aime bien demander aux gens « à combien de vos clients parlez-vous réellement chaque jour ? » Pour trop de gens dans trop d’entreprises, la réponse est zéro.

Voilà à mon avis les trois facteurs clé de succès : Premièrement, savoir où les conversations à propos de votre marque prennent place. Deuxièmement, avoir une idée précise de la façon dont vous aller mener votre projet pour vos initiatives en ligne, et notamment en termes de règles de la transparence en Web 2.0. Troisièmement : prendre conscience du fait que les clients ont envie de vous entendre personnellement, et qu’ils n’ont pas envie d’entendre parler « l’entreprise », et donc qu’il faut personnaliser son approche. La nouvelle formule gagnante est « marque + personnalité ».

(* ROI  =  retour sur investissement, c’est à dire ce qu’un projet rapporte par rapport à ce qu’il a coûté)

Silicon : Votre club du blog Council est-il un succès et de quelle sorte de club s’agit-t-il ?

BP : les médias sociaux sont une nouvelle discipline pour les entreprises qui a un impact sur tous les employés de tous les départements de l’entreprise. En conséquence, il est important pour les leaders des médias sociaux (NDLR: originellement appelés Web 2.0) de se retrouver dans un club privé afin de pouvoir partager leurs meilleures pratiques et apprendre les uns des autres en temps réel. Il n’y a pas mieux que l’apprentissage entre homologues car il permet à des professionnels d’horizons différents d’échanger directement, même d’un secteur à l’autre. Le résultat, c’est le Blog Council, qui maintenant comprend 60 des marques les plus importantes dans le monde, dont OrangeMcDonald’sStarbucksIntelMicrosoft et Coca-Cola.

Silicon : est-ce que toutes les entreprises peuvent rejoindre le blog Council, ou est-ce qu’elles doivent remplir certains critères ?

BP : le Blog Council a été conçu pour les grandes entreprises, en général de plus de 5000 employés. La règle pour les nouveaux membres est la recherche de l’amélioration volontariste de leur présence dans les médias sociaux. Nous recherchons des membres qui veulent apprendre en posant à leurs homologues des questions, en partageant des idées et en laissant leurs égos au vestiaire.

Silicon : quels sont vos projets pour le développement du Blog Council ? Acceptez-vous de partager une information avec nos lecteurs de Silicon ? Un scoop peut-être ?

BP : Et bien pour être franc, il est clair que notre nom avait besoin d’un lifting : En fait, nous venons de le changer et maintenant notre club s’appelle le Social Media Business Council et vous pouvez nous retrouver sur Internet à l’adresse : http://www.socialmedia.org.

Silicon : certains « blogueurs qui bloquent sur les blogueurs » pour reprendre les mots d’Andy Sernovitz ont parfois des mots assez durs vis-à-vis du Blog Council, qu’aimeriez-vous leur dire ?

BP : toutes les idées sont les bienvenues. Notre objectif principal est de bâtir une nouvelle discipline autour des médias sociaux et de participer à la réussite de nos membres. Nous sommes entièrement dédiés aux conversations et nous espérons donc que tous puissent partager leurs suggestions d’amélioration (pour le bénéfice de notre association et de nos membres).

Silicon : certains analystes comme Josh Bernoff de Forrester mais aussi Seth Godin (dans son ouvrage Meatball Sundae) ont voulu démontrer que les médias sociaux n’étaient pas pour toutes les grandes entreprises. Votre opinion là-dessus ?

BP : j’ai beaucoup de respect pour le travail à la fois de Josh et de Seth. Cependant je suis en total désaccord avec ce commentaire. Les médias sociaux sont pour toutes les entreprises qui veulent améliorer leur façon d’interagir avec leurs employés et leurs clients. En interne, une entreprise à travers les médias sociaux a une chance unique de révéler le capital intellectuel de ses employés. Et ils utilisent leurs idées pour améliorer plus vite leurs produits. En fait, nous n’en sommes qu’aux balbutiements en termes de co-création avec les clients sur Internet. Imaginons en B2B par exemple, que nous puissions ouvrir de nouvelles voies de communication entre les différentes grandes entreprises pour qu’elles échangent plus efficacement par exemple.

J’ai travaillé dans trois grandes entreprises faisant partie du club restreint des Fortune 500, et j’en ai vu beaucoup d’autres. C’est ce qui me fait dire que les opportunités sont nombreuses pour toutes les entreprises de toutes les tailles.

Silicon : est-ce que le Blog Council n’est centré que sur les blogs d’entreprise ou est-ce qu’il couvre un spectre plus large ?

BP : Le Blog Council traite l’ensemble du sujet des médias sociaux et de la façon dont ils sont utilisés pour améliorer les communications avec les employés et les clients. Les médias sociaux représentent le moyen le plus direct et, dans bien des cas, le plus puissant de créer des conversations, d’apprendre, partager et construire une nouvelle forme de relation. Les entreprises leaders dans le monde se lancent dans les médias sociaux et apprennent à les utiliser efficacement. Toutes les entreprises ne comprennent pas l’importance des médias sociaux aujourd’hui, cela est normal dans un processus de transformation et n’est pas inhabituel. Cela changera avec le temps.

Merci Bob de ces réponses directes à nos questions, les lecturs de Silicon intéressés par le sujet et par le Social Media Business Council pourront se connecter sur http://socialmedia.org.

note importante : au titre de la transparence évoquée par Bob Pearson, il doit être précisé ici que l’auteur est également membre du Social Media Business Council dans lequel il représente Orange. la photographie de Bob Pearson est disponible sur Flickr à l’adresse http://www.flickr.com/photos/hyku/ ;  cette image est mise à disposition par son auteur dans le cadre de la licence Creative Common dite ‘Attribution-Share Alike 2.0‘.


Les 103 que je donnerais à tous ceux qui veulent se lancer sur le Web


conseils emarketing

Léo Dimilio a rédigé sur son blog un très bon article sur les 114 conseils qu’il aurait aimé connaître avant de se lancer sur internet.

En effet cela fait 10 ans que Léo fait du marketing sur le web, avec quelques beaux succès, même s’il n’est pas un des “gourous” du Web les plus connus aux USA. Dans son article il nous livre des conseils incontournables qui pourront servir aussi bien aux débutants qui veulent se lancer dans l’eMarketing qu’aux Pros du Web pour ne pas oublier les fondamentaux…

Les principaux sujets abordés sont :
- Comment gagner (correctement) sa vie grâce à Internet ?
- Comment devenir un blogueur influent… ou au moins réussir un blog de niche ?
- Les erreurs des débutants en référencement naturel.
- Les erreurs classiques sur la génération de trafic.
- Comment développer son business sur Internet ?

Nous avons donc décidé d’en faire une libre adaptation, en y ajoutant les 10 ans d’expérience de ConseilsMarketing.fr sur le Web (1999… déjà 10 ans !) et en y supprimant les conseils inadaptés au marché ou à la mentalité française.

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François Laurent : poil à gratter du marketing à Papa


François Laurent, le trublion du Marketing à Papa
François Laurent
le trublion du
Marketing à Papa

 François Laurent, co-président de l’Adetem et ami/partenaire de Visionarymarketing.com depuis plusieurs années, vient de participer à une interview réalisée par 2 étudiantes du groupe ESG sur leur blog, dont j’ai déjà eu l’occasion de dire du bien dans ces colonnes. Elles poursuivent ainsi leur tour du piste du Marketing en mouvement (pour paraphraser notre ami Bernard Cova) et enclenchent le turbo en demandant à François – sa question préférée – si le Marketing est bel et bien "mort".  Présider l’Adetem avec un blog intitulé Marketing is Dead est un défi, mais c’est aussi la preuve que notre belle discipline est aussi prompte à douter d’elle même, et donc de se remettre en question, ce qui est le point de départ pour se réinventer. 

morceau choisi :

Je pense que le marketing dit traditionnel (au singulierest un marketing qui part de la marque. Certaines marques ont des moyens et le savoir pour aller ausculter le consommateur, détecter ses attentes, façonner des produits, les mettre en rayon et faire des campagnes de pub qui vont bien dans des médias à forte audience… Aujourd’hui, le marketing va dans tous les sens et il s’agit là de la résultante d’une communication entre producteurs et consommateurs. En effet, les initiatives peuvent venir de ces deux côtés d’où le fait qu’on ne puisse plus parler de marketing au singulier. 

Puisque j’ai cité Bernard Cova, on se souviendra avec émotion du Néomarketing, ouvrage que Bernard avait co-écrit avec Olivier Badot, qui décrivait déjà par le menu ce phénomène du "marketing va dans tous les sens", c’est-à-dire dès 1992 (!). Quelle vision.


Lancement Entreprise-Marketing.fr , le Digg Like du Marketing !


digg like

ConseilsMarketing.fr lance ce weekend son Digg Like Marketing: www.Entreprise-Marketing.fr !

En effet depuis plusieurs longs mois www.marketingrama.info était à l’abandon suite à un problème technique.

C’est pourquoi ConseilsMarketing.fr a décidé de prendre le relais en proposant un Digg like 100% Marketing. Sur cet espace privilégié vous pourrez publier vos articles sur les thématiques suivantes :

- Droit et marketing
- eMarketing
- Référencement
- Communication et publicité
- Prospection et fidélisation
- CRM
- Stratégie commerciale et vente
- Blogging

Nous avons déjà nourrit Entreprise-Marketing.fr avec plusieurs dizaines de liens Marketing, c’est donc le moment d’ajouter vos propres liens !

Bien entendu, nous publierons toutes les semaines le Top des liens les plus votés sur Entreprise-Marketing.fr sur ConseilsMarketing.fr, ce qui vous offrira une visibilité sur les 2000 visiteurs journaliers du site ainsi que sur les 7 000 abonnés à notre newsletter mensuelle !

Alors, à vous de jouer, publiez dès maintenant vos premiers liens sur www.Entreprise-Marketing.fr !


15 règles d’or pour les sites web 2.0


Web 2.0Ce vade-mecum du Web 2.0 a été originellement conçu pour répondre aux questions qui m’ont été envoyées par de grands groupes qui désiraient lancer des initiatives Web 2.0. très souvent, ces entreprises désiraient profiter de l’effet d’attraction du phénomène collaboratif sur Internet, mais ils ignoraient à la fois les critères d’évaluation du résultat, et la méthode pour l’obtenir. Ils désiraient donc obtenir du support et du conseil en accompagnement de ce projet.

 

J’ai remarqué à de maintes occasions, et ceci depuis de nombreuses années, que la motivation principale pour ce genre de projets est avant tout guidée par la mode, de par le fait que le sujet est à l’ordre du jour des médias. Mais je ne pense pas qu’une entreprise quelle qu’elle soit, se doive de lancer un projet de Web collaboratif, uniquement du fait de la mode. Non seulement cela risque d’être dangereux pour la marque et pour la réputation de l’entreprise, mais cela risque d’apporter peu de résultats satisfaisants, dans la mesure où l’on a déjà du mal à en définir les objectifs. Dans une certaine mesure, ce que l’on observe aujourd’hui avec le Web 2.0 est très proche de ce que nous avons vécu à la fin des années 90, lorsque de grandes entreprises pensaient à lancer leurs premiers sites Web. Plus d’une fois, la même question revenait, à savoir « est-ce que le Web vient en renforcement de la marque, ou en extension de celle-ci vers une autre marque ? », suivie d’une autre question connexe « dois-je courir le risque d’être à la mode maintenant, dois-je attendre un peu que le mouvement se calme, ou faut-il que je fasse mes expériences ailleurs et sous un autre nom ? ». C’est d’ailleurs pour cela, que nous avions conçu la méthode de cadrage stratégique pour Internet, disponible sur le site visionarymarketing.com, et qui semble plus que jamais remis au goût du jour du fait du phénomène collaboratif de l’Internet.

 

Les grandes entreprises sont aujourd’hui de plus en plus intéressées par ces initiatives 2.0. Rien d’étonnant à cela : le phénomène collaboratif est fascinant, et les exemples parfois spectaculaires de réussite du Buzz marketing, incitent tout naturellement les grandes entreprises à leur emboîter le pas. Reste encore à évaluer si cette initiative Web 2.0 s’inscrit dans la stratégie de l’entreprise, et surtout, cela implique que l’on définisse ce phénomène collaboratif.

 

Outre le cours de marketing sur le collaboratif (du marketing et du web 2.0 aux outils de collaboration et leur marché) que nous avons développé pour l’école supérieure de gestion de Paris en juin 2007, il nous a semblé intéressant de lister les 15 règles d’or qui permettent à notre avis aux grands entreprises de cadrer leurs démarches Web 2.0, et c’est ce que nous vous livrons dans cet article.

 

introduction: quelles caractéristiques objectives pour reconnaître un site 2.0 ?

 

Un nombre important d’histoires à succès, souvent orientées autour du buzz, et relayées par la Presse incite nombre de grandes entreprises à se lancer dans l’aventure 2.0. Ceci nécessite que l’on revienne sur la définition du Web 2.0 (voir cartographie mémétique d’O'Reilly), dont nous donnons ci-après une description résumée :

 

  • caractéristiques humaines :
    • l’intelligence collective : il s’agit d’un concept développé par Howard Rheingold qui veut que le groupe quand il coopère, est plus fort que l’individu (concept de foule intelligente à l’opposé des préjugés).
    • L’utilisateur devient producteur : il s’agit de mettre l’utilisateur comme acteur, et non pas comme spectateur. Tout site à orientation de communication (pub), qui consisterait à asséner un message à l’utilisateur, serait donc définitivement disqualifié.
  • Caractéristiques fonctionnelles :
    • RSS : plus qu’une caractéristique technique, il s’agit d’une caractéristique fonctionnelle. RSS (real simple syndication) permet de pousser l’information vers l’utilisateur, n’a plus besoin de faire un effort pour aller la chercher. L’utilisation des flux RSS nécessite un lecteur de flux, de plus en plus intégré au navigateur Internet, ou aux barres d’outils (Google, Yahoo,…). Le développement du RSS rend enfin possible la vision d’un Internet en mode push (proactif) tel qu’il fut originellement conçu dans les années 2000.
  • Caractéristiques techniques :
    • La programmation légère et les mashups: l’idée de base, c’est qu’un site Web 2.0 se construit rapidement en prenant des objets existants, voire en récupérant des morceaux de code (ou de données) en provenance d’autres sites. Le cas le plus typique des mashups est celui des sites qui réutilisent les sites cartographiques (Google maps principalement) afin de rendre possible des services géo-localisation.
    • Le Web comme plate-forme : il s’agit d’une résurgence de ce que l’on appelait asp dans les années 2000. Il s’agit donc d’utiliser le réseau comme référentiel, et d’éviter des logiciels lourds (voir point précédent).

Stricto sensu, il n’existe pas de définition objective du Web 2.0. Dans cette catégorie (voir le catalogue complet à l’adresse http://www.go2web20.net/) on va donc retrouver tout un tas de sites qui n’ont rien à voir les uns avec les autres, car ce concept 2.0 est en fait postérieur à la création de beaucoup de ces sites. Il s’agit plus pour ce « nouvel » Internet, de revendiquer un état d’esprit libertaire, ouvert, « échangiste », et respectueux de l’individu comme contributeur dans un groupe.

 

En résumé, pour une grande entreprise, une grande marque, qui désirerait embrasser le principe du Web 2.0, la problématique est plus une problématique de culture d’une problématique technique, cela implique qu’elle abandonne la tendance naturelle des grandes entreprises à niveler les différences, à l’opacité, à la paranoïa et à la réduction de tout ce qui pourrait nuire à la marque. En d’autres termes, pour une grande entreprise qui voudrait se lancer sur le Web 2.0, il faut se préparer mentalement, techniquement et organisationnellement à affronter la suggestion, la critique, voire même la destruction de façon totalement transparente. Toute tentative d’embrasser le Web 2.0 de façon détournée, peut également faire l’objet de critiques très négatives sur Internet, et qui peuvent circuler largement avec des impacts sur la marque non négligeables.

 

Des outils dits de reputation management ou web sentiment analysis tel que flair (développé par Orange labs SF) permettent – avec la prestation d’accompagnement qio va avec – le suivi et la prévention du buzz sur Internet (signaux positifs ou négatifs). Cet aspect est souvent voire toujours négligé par les grandes entreprises qui voient dans Internet un média quasi traditionnel où l’on délivre un message du haut vers le bas, ce qu’à l’évidence il n’est pas.

 

15 règles d’or pour réussir un site (réellement) participatif ?

 

La question est donc moins de savoir si le site est un site Web 2.0 (puisqu’il n’y a pas véritablement de définition), mais de savoir si ce site respecte ne respecte pas les principes élémentaires du Web collaboratif :

 

1. l’utilisateur ne vient pas par hasard : il ne suffit pas de mettre un forum, de laisser entrer des commentaires, de rajouter un peu de technique, pour transformer un site plaquette en un site interactif et collaboratif. L’utilisateur, l’internaute ne vient jamais par hasard sur un site. Penser cela, c’est se condamner à se trouver à la tête une coquille vide qui n’a de participative à la base que le nom.

 

2. ne pas confondre commentaires et collaboration : un commentaire est une réaction, une collaboration est un travail en commun, dont l’initiative peut voire doit revenir à la base.

 

3. animer, animer, animer : pour créer un site de collaborations efficace, il faut sans arrêt et surtout au début de l’opération amorcer la pompe de façon considérable, en créant un corpus de contenu (attention ! du vrai contenu, pas des plaquettes) qui va attirer l’utilisateur.

 

4. mettre sa marque en accord avec l’esprit 2.0 : le Web 2.0, nous l’avons déjà vu c’est un esprit. Il faut tenir compte de la marque, et de sa capacité à endosser cet esprit. En d’autres termes, il faut éviter de « mettre ses habits du dimanche ». Si la marque est incompatible avec une expérience de ce genre, il est conseillé d’en créer une autre, ou le de la décliner.

 

5. éviter de parler de ses produits : l’utilisateur 2.0 vient pour récupérer de l’information, pour échanger, pour partager, pour recevoir aussi, il ne vient pas pour regarder une plaquette produit. Sinon, il irait directement sur votre site plaquette produit (à supposer qu’une plaquette serve à vendre des produits).

 

6. embrasser les grandes causes : les passions émergent souvent (toujours ?) des grandes causes, pas des petits produits.

 

7. ménager un bénéfice non pour votre entreprise mais pour le visiteur : n’oubliez pas de servir l’utilisateur, c’est pour ça qu’il viendra et reviendra. Si vous ne pensez qu’à vous, vous serez les seuls à aller voir votre site.

 

8. ouverture et transparence : le Web collaboratif ne permet pas l’opacité. La langue de bois. La réclame sur Internet. Oublier cette règle de base, vous expose au mieux à l’indifférence, au pire à la critique la plus acerbe.

 

9. le ton et le style : éviter le style ampoulé et les grandes phrases des agences de communication qui prennent les utilisateurs pour des enfants ou pire. Le Web 2.0 implique que l’utilisateur-acteur est respecté dans son intelligence et qu’on lui fait confiance.

 

10. réactivité, spontanéité : si une suggestion ou un commentaire est mis en ligne, il faut y répondre tout de suite. C’est la dictature du temps réel. Si l’utilisateur-acteur sent que ces suggestions ne sont pas prises au sérieux, ou trop tard, il se découragera une reviendra plus, voire il dira de mal de vous dans son blog. La spontanéité et la réactivité sont la politesse du 2.0 car il démontre l’intérêt que l’entreprise porte à l’utilisateur-acteur.

 

11. abondance et fluidité de l’information : le Web collaboratif implique la richesse du contenu. Lancer un site collaboratif ne avec deux commentaires qui se battent en duel, expose la société responsable à des critiques voire des ricanements.

 

12. éthique et probité : éviter à tout prix les faux blogs (flogs ou fake blogs), les faux blogueurs, et toute tentative propre à essayer de tromper l’utilisateur. Il est fort à parier que cela sera découvert rapidement, et les représailles seront impitoyables (voir l’exemple du site Sony pour la PSP à Noël 2006)

 

13. modernité et technicité (geekiness) : souvent, les grandes entreprises perdent pied avec la réalité du monde de l’Internet, car elles sont éloignées (Ou leurs informaticiens sont éloignés) de la réalité est collaboratif de l’informatique moderne. Rien de pire qu’une entreprise voulant se lancer dans le Web 2.0 qui tenterait de singer les expériences connues (SL par exemple) avec un résultat approximatif. Dans le Web 2.0, les techniques de développement sont-elles aussi Web 2.0 : logiciels libres, ramassions collaboratif, réunion de créativité collaboratif horizontal et non hiérarchique (barcamps et toutes leurs déclinaisons).

 

14. immersion totale : éviter à tout prix les environnements faussement 3D qui rappellent les premiers développements du début des années 90. Si l’objectif et de fournir une expérience en immersion totale (on parle alors de Web 3.0 et non plus 2.0, voir fredcavazza.net), il faut jouer le jeu jusqu’au bout. Cela implique que l’on recrée de zéro un méta univers de type S. L., ou plus pragmatiquement, que l’on investisse massivement dents est elle pour y faire du marketing immersif.

 

15. enfin, dernière règle et non des moindres, respecter à la lettre les 14 règles précédentes n’est rien, comme toujours quand il s’agit de systèmes d’information marketing, si vous n’êtes pas capables d’exécuter correctement ces règles dans la réalité. En d’autres termes, tout est une question d’exécution et de manière, pas seulement de contenu. Il est à répéter encore une fois que le Web 2.0 est une question d’état d’esprit, pas seulement de respect formel de règles ou de principes.

 

notre recommandation : poser la vraie question, apporter la vraie réponse

 

la véritable question pour l’entreprise n’est pas de savoir si elle doit absolument créer un site Web 2.0, si tant est qu’on sache que c’est vraiment, mais de savoir comment votre entreprise peut tirer un bénéfice, qui soit également partagé par l’utilisateur, d’une démarche collaborative sur Internet.

 

Ceci amène à se reposer la question fondamentale de la stratégie de l’entreprise en question sur Internet, qui est n’est pas sans lien sur sa stratégie hors de l’Internet. Il est fort à parier que sur Internet et dans un environnement collaboratif où les utilisateurs sont libres de s’exprimer, les questions qui fâchent, surtout en ces temps où l’écologie fait un come-back – ressurgissent naturellement à la surface. Et ceci sans évoquer la présence éventuelle voire probable des groupes de pressions …

 

Notre recommandation se décline donc en quatre temps :

 

  • temps 1: définir la stratégie Internet de votre entreprise, définir ses objectifs dans un site collaboratif, et ce qui peut déterminer le succès d’une telle opération. On définira également les garde-fous, qui protégeront la marque, et sa réputation. On définira la marge de manœuvre, les soutiens et les sponsorings internes et externes. On ciblera un sujet (prendre l’exemple d’axasante.fr qui a choisi la prévention médicale. une grande cause peut produire de grands effets). On évaluera également les questions de branding (voir la remarque sur l’adéquation à la marque dans les 15 points ci-dessus), et les alliances possibles avec des associations.
  • temps 2: en déduire les dispositifs nécessaires pour remplir ses objectifs, avant de sauter à la solution technique qui ne résout rien. « Infiltrer » les milieux autorisés, prendre des avis des experts du Web 2.0 et les inclure dans le dispositif dans un mode co-créatif (pas extérieur). Impliquer enfin des clients internautes de votre entreprise, car ils se sentiront concernés par la co-conception d’une aventure 2.0 bénéfique à eux-mêmes et en bout de chaîne, bénéfiques à votre entreprise. Le stade ultime de la co-création étant celui qui allie la participation de vrais clients (attention, on ne parle pas de focus groups ici)
  • temps 3: tester dans une première version et sur un échantillon restreint mais conséquent, en grandeur nature afin de faire les premiers pas, et de mettre au point la plate-forme. Transformer cette plate-forme en outils de test de temps réel, en impliquant les blogueurs et acteurs influents du 2.0, non seulement pour analyser et avaliser une solution de communication, mais pour les faire participer à cette aventure. Ceci peut éventuellement nécessiter une rémunération ou une rétribution (pas forcément monétaire d’ailleurs). Mettre ainsi en place un processus d’accompagnement systématique qui permette de contrôler et de corriger le dispositif offert à mesure.
  • temps 4: en parallèle, abandonner, si elle existe, toute idée d’une fausse expérience immersive en faux 3D, et – si c’est l’objectif – complémenter la démarche en investissant de façon conséquente et concertée avec le panel de blogueurs influents cités précédemment, sur second life.

Point important à noter : l’acceptation préalable de la transparence par votre entreprise est indispensable à ce projet, avant même de se lancer. L’acceptation de cette transparence, pourrait au contraire vous propulser au rang des bons élèves de la blogosphère et de l’Internet et du Pinko Marketing.

 


L’intelligence collective, issu du livre de Howard Rheingold Smart Mobs, prête aussi le flanc à beaucoup de critiques : http://www.scienceshumaines.com/le-mythe-de-l-intelligence-collective_fr_5612.html au sens des mashups et les emprunts qui peuvent être faits entre sites http://ygourven2.online.fr/webcom/mbaesg/ppt/mbaesg-collaboration-1-76.htm et le site de Consumerist.com à http://consumerist.com/consumer/alliwantforxmasisapsp/lucky-golden-shit-awards-shipped-233455.php de façon ouverte et sans arrière pensée cependant

 


SSII, industriels, éditeurs de logiciels … concourez pour les trophées de l’innovation 2008


Les trophées de l'innovation 2008 avec Orange Business ServicesC’est l’événement innovation de l’année 2008 : j’ai nommé les trophées de l’innovation organisés tous les ans depuis 4 ans par La Tribune, le Syntec Informatique et Orange Business Services.

Alors, pour vous lecteurs de Visionarymarketing et qui représentez une SSII, un industriel ou un éditeur de logiciel, inscrivez vous au plus vite en remplissant le dossier de candidature disponible en ligne à l’adresse : http://www.syntec-informatique.fr/DesktopDefault.aspx?TabID=119&NewsID=345.

TEXTE OFFICIEL DES TROPHEES DE L’INNOVATION 2008

Des usages, applications et solutions de communication d’entreprises:

Participez à la quatrième édition des Trophées de l’Innovation et valorisez vos applications innovantes (technologies et usages) 5 catégories de prix:

  • Nouveaux usages
  • Solutions métiers
  • Solutions de mobilité ou solutions autour de nouvelles technologies
  • Performance et excellence opérationnelle
  • Grand Prix du Jury

Un événement médiatique et un « coup de projecteur » unique sur vos réalisations innovantes : les solutions primées bénéficient d’un clip de présentation et d’une couverture presse grâce à notre partenaire La Tribune.

Remise des Trophées le 22 octobre 2008, dans le cadre du Salon de IP Convergence (ToIP, M2M, Mobile office,…), à la porte de Versailles – Paris

un partenariat Syntec Informatique, Orange Business Services et la Tribune

Date limite de réception des dossiers : 27 juin 2008

« Suite au succès remporté par les précédentes éditions, nous avons le plaisir de reconduire, pour la 4ème année consécutive, les Trophées de l’innovation des usages, applications et solutions de communication d’entreprises.  Parce que l’innovation est au cœur de nos métiers et de nos préoccupations communes, notre volonté est de récompenser des solutions innovantes conçues par des SSII et éditeurs de logiciels, et d’encourager leur développement. Dans un monde de convergence où l’anticipation et l’innovation sont des facteurs clés de différenciation, nous sommes de plus convaincus des bénéfices de la collaboration, d’une innovation partagée et conçue ensemble, au service de nouveaux usages pour les entreprises et utilisateurs finaux. Nous espérons, cette année encore, recevoir de nombreuses candidatures et sommes assurés de la qualité des réalisations que vous nous soumettrez, des réalisations opérationnelles et déjà ancrées dans la réalité de demain. »

Barbara Dalibard, Directeur Exécutif Orange Business Services, et Jean Mounet, Président Syntec nformatique

Comment participer ?
Le concours est ouvert aux sociétés du secteur informatique, sociétés de R&D externalisée, SSII ou éditeurs de logiciels, pourvu que les réalisations présentées et les sociétés remplissent les conditions du règlement des trophées.

Contact : Pascale Baudet pbaudet "arobase" syntec-informatique.fr ou par téléphone Tél. 01 44 30 93 04


Innover en outsourcing: c’est possible !


Peinture aquarelle de Yann GourvennecA la demande de nos amis de Cisco France, j’ai rédigé ce court article (voir ci-dessous) sur le rôle de l’innovation dans la relation client, à paraître dans leur journal client intitulé Ciscomag. Pour écrire cet article je me suis librement inspiré d’une interview réalisée en septembre 2007 pour NextTimes, la revue équivalente d’Orange Business Services (cliquer ici pour lire le numéro concerné, mon article est en page 2). J’y ai ajouté quelques références récentes. L’intérêt principal de cet article est de mettre l’emphase sur la demande des clients à l’externalisation et son évolution. Mais l’exercice ne s’arrête pas là. En fait, ce n’est même que le début. Dans un article intitulé ‘is innovative outsourcing a pipe-dream’ (l’innovation en outsourcing: un rêve inatteignable? En fait, elle fait déjà un contresens, car elle parle « d’innovative outsourcing », outsourcing innovant, versus « la ou les innovations à l’intérieur d’un outsourcing » qui est le vrai sujet. J’ai corrigé ce point dans ma traduction), Stephanie Overby (http://www.computerworlduk.com/management/infrastructure/development/hot-topic/index.cfm?articleid=826) y décrit la difficulté à passer de la parole à l’acte. En substance, le client (futur outsourcé) réclame son économie d’échelle (outsourcing standard, les 20% qui en moyenne sont la cible de ce genre de contrats), le prestataire fait alors force promesses et elles ne trouvent selon l’article quasiment jamais la voie de la réalisation concrète. Venue la signature du contrat, l’outsourceur est en effet pris dans les contraintes journalières de sa prestation et ne pense plus à remplir sa mission d’innovation. Si ce genre d’exemples cités par la journaliste sont fréquents – c’était le cas de notre client de décembre dernier qui est cité dans l’article (le nom restera secret) – l’innovation en outsourcing n’est en aucun cas à mon avis une fatalité.

Cette conclusion fataliste est à mon avis le fait d’une série de mauvaises interprétations, d’un effet de halo (voir ici le blog de Phil Rosenzweig), une confusion de plusieurs causes qui ne sont pas liées et aussi entre la justesse d’un objectif et la qualité de son exécution :

  • D’une part, le premier problème réside dans la formulation des promesses en question. Il appartient au client de travailler avec le prestataire pour fixer un cadre précis qui va définir les conditions d’exécution et de réussite du projet conjoint d’innovation. C’est pourquoi j’ai labellisé cette démarche ‘programme’. Il ne s’agit aucunement d’une coquetterie de langage mais d’un choix de mots au contraire très précis. Le programme est ce ‘super projet’, souvent transverse qui sert d’ombrelle à tous les sous projets de l’innovation. Le fait que le contrat soit un contrat d’outsourcing ne change en rien la nature de ce besoin programmatique.
  • Deuxièmement, la réalisation de ce programme nécessite une gouvernance très stricte, qui est souvent – dans le cas des mauvais exemples – considérée comme une corvée et donc peu intéressante. C’est pourtant dans une gouvernance hyper contraignante que va se révéler le programme. Comme tout programme d’ailleurs, ceci n’est pas particulier à l’innovation, mais est peut être encore plus obligatoire dans ce domaine si on veut éviter les projets tunnels et les dérapages.
  • Troisièmement, l’aspect financier du programme. Souvent minimisé, le financement de l’innovation est pourtant incontournable. Or, la journaliste semble impliquer que les clients veulent l’innovation gratuitement incluse dans le contrat d’outsourcing. Je peux confirmer qu’il n’en est rien. Au contraire, les clients véritablement sérieux à ce propos savent que l’innovation a un coût. Les échecs les plus retentissants viennent souvent de clients qui n’ont pas compris cet aspect. Dans ce cas, le prestataire a aussi un devoir d’éducation face à son client, dans l’intérêt bien compris de celui-ci. Comme j’ai souvent l’habitude de le dire, le repas de l’innovation n’est jamais gratuit. Les clients le comprennent parfaitement.
  • Enfin, les ressources allouées et le niveau auquel elles seront attachées est déterminant. Là encore, il y a des erreurs à ne pas commettre. Ne pas allouer de ressource dédiée, choisir des personnes dont les compétences ne sont pas suffisamment calibrées (il faut des compétences doubles en marketing et technologie, voir mon dossier sur le marketing des NTIC à ce sujet). Ces compétences doivent d’ailleurs être allouées des deux côtés du contrat (beaucoup des échecs en innovation de l’outsourcing sont dus à l’absence de personne stable du côté du client).

Il se peut que j’aie oublié des points, mais l’essentiel y est. Je renvoie encore une fois à mon papier blanc de l’innovation qui décrit tout cela par le menu.

innovation conjointe : comment créer une relation client « extraordinaire »

L’innovation figure en bonne place dans les priorités des grands comptes européens. Après une période de creux de quelques années, l’innovation est à nouveau perçue comme une composante essentielle de la performance de l’entreprise dans son secteur. Même dans le domaine apparemment exclusivement financier de l’externalisation, les mentalités évoluent et les clients placent volontairement cette composante au cœur de leur demande. Or, si l’innovation est redevenue prioritaire, comment s’assurer que client et offreur de service parlent bien de la même innovation ? Et comment s’assurer que l’objectif d’innovation est rempli et que le bénéfice est bien partagé ? Pour répondre à ces deux questions fondamentales de l’innovation, il nous faut prendre un peu de recul et adopter une démarche méthodique. Car paradoxalement, innovation et méthode sont moins antagonistes qu’il peut paraître à première vue. Et en premier lieu, il faut faire éclore cette définition du besoin d’innovation et traduire ce besoin en solution. C’est pour cela qu’Orange Business Services, sur la base de son expérience, a développé son approche de l’innovation conjointe, pour laquelle une véritable grammaire de l’innovation en commun a été créée, dans le but avoué de faire aboutir l’innovation dans le bénéfice partagé.

Fin décembre 2007, un des directeurs des achats d’un grand industriel mondial nous recevait à Londres et débutait son intervention par une déclaration en avance sur la Saint Valentin de quelques semaines : « Nous voulons que cette relation soit une relation extraordinaire ». C’est avec cette passion qu’il nous parlait du renouvellement de son contrat d’externalisation. Nous étions prêts à répondre à cette attente avec la même passion car nous y avions déjà répondu de nombreuses fois et que ce cas est loin d’être isolé. Il est au contraire le signe d’une maturité croissante, à la fois vis à vis de l’outsourcing et de l’innovation. Ce changement, nous l’avons mesuré encore lors d’une étude menée par Orange sur un panel de 600 cadres dirigeants dans l’été 2007 : 46% des répondants y disaient qu’un programme conjoint d’innovation était indispensable, et 39% déclaraient encore que c’était une bonne chose. Le centre d’intérêt des clients à l’externalisation n’est plus uniquement la réduction des coûts, comme cela est parfois présenté. Forrester Research confirme d’ailleurs nos conclusions avec ses analyses sur les « réseaux d’innovation » et des chiffres similaires. Nous observons ainsi un profond désir de considérer le prestataire de services comme un partenaire et une source d’idées applicables à son propre business. Nous retrouvons bien ici notre concept de « relation extraordinaire ». Mais qu’entend exactement le client par une relation « extraordinaire » ? Comment le satisfaire, ou plus exactement satisfaire les différents interlocuteurs de l’entreprise, dans leur diversité ?

L’innovation intervient à deux niveaux, d’une part l’innovation dans la technologie qui rend ainsi de nouveaux usages, voire de nouveaux modèles économiques possibles, et l’innovation avec la technologie où celle ci se met au service du métier du client. Ces deux facettes de l’innovation sont également utiles dans une démarche d’innovation conjointe, l’une étant plus suggestive (montrer les champs du possible) et l’autre plus déductive, en partant de l’analyse du besoin métier. Ces deux démarches complémentaires et non mutuellement exclusives sont les deux piliers de l’innovation conjointe.
(insérer le schéma business/technologie)

innovation conjointe: le concept

Au centre des demandes de nos clients, il faut considérer non seulement l’acte de renouvellement de technologies existantes, mais aussi l’occasion d’en introduire de nouvelles, et au travers de cette évolution d’améliorer l’efficacité et la performance de l’entreprise. C’est cette option de changement qui rend possible l’évolution du modèle économique de l’entreprise, car l’apport de la technologie ne se limite pas à la simple technique. Il faut donc trouver un mécanisme qui permette à la fois de gérer dynamiquement la relation entre le client et ses différents représentants et les divers experts, chercheurs, fonctionnels et métier, techniciens ou consultants qui à l’intérieur d’Orange pourront répondre à l’attente d’innovation. C’est tout cela qui est couvert par la démarche d’innovation conjointe développée par Orange Business Services, c’est à dire un ensemble de visions, de méthodes et d’outils qui permettent la conduite de cette relation. Dans ce programme, l’ensemble des ressources innovantes de l’entreprise, en phase avec la démarche d’innovation transverse du groupe intitulée « innovation everywhere », sont mises à disposition du client.

Si le programme fournit la méthode, tout commence cependant par l’approche, la vision située à la croisée du métier et des évolutions technologiques. Toute démarche d’innovation commence en effet par la tâche critique qui consiste à « établir la définition de ce que le client ou l’entreprise cliente entend par innovation » déclare Brianna Sylver, consultante experte en innovation, qui reconnaît également que définir le niveau « d’acceptabilité pour un projet innovant est plus complexe qu’il n’y paraît à première vue ». Ainsi, il est déconseillé de se cantonner dans une démarche d’innovation à l’objet idéal intitulé innovation de rupture – souvent difficile à définir et encore plus à cibler – dont le but est de bousculer l’équilibre d’un marché établi. A l’inverse, il est aussi risqué de ne proposer que des démarches d’innovation incrémentales qui ne fournissent que des améliorations à la marge. Pour définir cette attente d’innovation conjointe, Orange Business Services a développé la matrice de l’innovation (insérer l’image matrice de l’innovation) qui permet de susciter l’envie et d’initier le processus d’innovation en suggérant des idées, mais aussi de les représenter sur un spectre large qui permet au client et à ses divers représentants de préciser leur besoin visuellement et de façon synthétique. Cette matrice est moins anodine qu’il y paraît. C’est elle qui va déterminer les champs du possible et les priorités de premier niveau (souvent elle n’est qu’un point de départ dans une discussion), et elle va aussi permettre de déterminer un cheminement dans la conduite du changement constitué par la démarche d’innovation conjointe (du plus simple et rapide, au plus complexe et long).

Orange a eu l’occasion de travailler sur des démarches de co-développement et de co-marketing avec un grand nombre d’entreprises de tous les secteurs, que ce soit dans les domaines des grands projets complexes (y-compris l’outsourcing) ou non. Avec AXA, Orange a pu développer un système exhaustif de contrôle statistique et préventif de l’hypertension artérielle, pour London Waste (filiale anglaise du pôle environnement de Suez-Lyonnaise), Orange a développé un système de pilotage de ses tournées qui comprend la géo-localisation des véhicules, le système de communication et d’alertage embarqué et diverses autres fonctions métier. Dans le cadre de conceptions industrielles, Orange Labs a aussi rendu possible la modélisation 3D à distance à l’intérieur d’outils de collaboration à distance. En travaillant avec des assureurs, Orange a également permis le développement de nouveaux modèles économiques dans le domaine de la prestation d’assurance aux entreprises désireuses mieux gérer leurs flottes de véhicules. En rendant possible le monitoring des véhicules à distance et en agrégeant les statistiques de conduite et de sécurité (en conformité avec les règlementations européennes et locales sur les informations privées), Orange permet ainsi à ces compagnies d’assurance de faire de la prévention, et donc de réduire les risques, ainsi que d’adapter leurs tarifications.

Voici donc quelques exemples concrets de réussites dans le domaine de l’innovation conjointe. Le programme international d’innovation d’Orange Business Services (the joint innovation program) permet de penser au-delà des frontières traditionnelles du développement produit, et permet de dégager de nouveaux modèles économiques. C’est cela l’innovation, c’est à dire l’application concrète d’une nouveauté technologique à un usage métier pour le bénéfice du client et souvent aussi dans certains cas des clients de nos clients.

le papier blanc de l’innovation conjointe

la démarche d’innovation conjointe d’Orange Business Services est décrite dans un papier blanc intitulé Bringing Ideas to Reality, a joint innovation perspective et disponible en ligne sur le site Web d’Orange Business Services à l’adresse suivante: http://www.mnc.orange-business.com/content/xml/obs_outsourcing_innovation.xml


Club e2 de l’échangeur sur les réseaux sociaux


Jean François Ruiz de ZikiHier, mercredi 19 décembre, à l’invitation de Experts-consulting, je me suis rendu au club e2, 66 rues des archives dans les locaux de l’échangeur de laser (galeries Lafayette services). Par e2, il faut comprendre la réunion entre l’échangeur et Experts-consulting, les organisateurs de ce club de réflexion. Le sujet de la journée d’hier, en était les réseaux sociaux et l’identité numérique. Quatre présentations se sont succédées, tout d’abord une introduction par Experts-consulting, suivie de la présentation fort intéressante de Fabernovel sur leur étude chiffrée de l’impact de facebook (voir le lien ci-dessous pour la télécharger). C’est ainsi que j’ai appris qu’un tiers de la population canadienne (oui, vous avez bien lu un tiers de la population, pas un tiers des internautes !) était utilisatrice de ce célèbre réseau social. Bien entendu, il reste à se poser la question de la véritable utilité de facebook, sans mentionner les impacts non négligeables de son utilisation sur la productivité au travail. Ces sujets sont largement abordés régulièrement dans les blogs, je vous laisse chercher vous-même.

La troisième présentation fut celle de notre ami Jean-François Ruiz (voir la photo en haut à gauche). Jean-François est le créateur et dirigeant de Ziki, le réseau social à, spécialisé sur les blogueurs français. La démonstration de Jean-François a commencé par une question toute simple – et ce selon souvent les questions les plus simples qui sont les plus efficaces – qui consistait à demander qui dans l’auditoire (et on s’adressait pour la plupart du temps à des gens assez ouverts sur le monde de l’Internet) était déjà inscrit dans les réseaux sociaux, et dans lesquels. Facebook à rencontré encore une fois un franc succès (il est vrai qu’il est difficile d’ouvrir un journal aujourd’hui où facebook n’est pas mentionné), alors que l’auditoire semblait relativement ignorer LinkedIn, Viadeo et Xing. ceci amène quelques réflexions. D’une part, c’est la confirmation que chacun de ces réseaux sociaux professionnels (les trois mentionnés en dernier, et on peut également inclure ziki sur sa cible) sont bien positionnés chacun sur une niche particulière :

  • LinkedIn, est clairement positionné sur les marchés anglo-saxons, et assez nettement orientée sur les populations proches de l’informatique et des télécoms;
  • Viadeo, quant à lui est beaucoup plus transverse en termes de secteurs, et par son origine assez centré sur la France, même si quelques utilisateurs étrangers ont pu rejoindre ce réseau, notamment la faveur du rachat de réseaux sociaux non français. (à noter que 6nergies l’autre réseau social français a quasiment disparu, la bataille est rude);
  • Xing quant à lui, est assez nettement orienté sur les pays de langue germanique (ne considérons pas qu’il s’agit d’une micro niche, je rappelle que la première langue d’Europe est indiscutablement l’Allemand, puisqu’il est parlé non seulement en Allemagne mais en Autriche et en Suisse, et qu’il concerne donc pour les n’s-natifs de cette langue une population plus grande que celle de l’Anglais). Xing est cependant un peu particulier, en ce sens qu’il est également orienté sur la Chine (merci à Jean François pour cette précision), ce qui a justifié son changement de nom (le site original s’appelait OpenBC), mais il est assez aisé de constater finalement que les populations se mélangent peu.
C’est finalement une des conclusions paradoxales sur ces réseaux sociaux, c’est que finalement les populations se mélangent relativement peu, ou se regroupent par affinités sectorielles, mais la prépondérance géographique reste primordiale. Dans un sens, cette conclusion n’est pas fondamentalement différente de ce que nous avons pu observer sur le commerce électronique (lire notamment l’article de e-businessinfo sur le sujet, que vous trouverez dans mon cours dédié aux moyens de paiement électroniques à ESG).
Deuxième remarque, si l’on peut émettre des doutes sur l’utilité de facebook, force est de constater que son caractère ludique et donc une apparemment inutile, est une part non négligeable de son succès. Ainsi, dans l’auditoire d’hier, pourtant constitué essentiellement de professionnels, peu d’utilisateurs s’étaient tournés verles réseaux dédiés. Cependant, et malgré cela, la puissance de réseaux comme LinkedIn Viadeo en termes de mise en relation des professionnelles (et je ne parle pas des recrutements) est indéniable, et je n’ai pas à aujourd’hui de traces objectives d’actions similaires sur facebook. Peut-être cela viendra-t-il à l’usage, le temps nous le dira. En tout cas, cette importance du côté ludique, n’est pas à négliger, les professionnels eux aussi ont droit à la distraction.
Jean-François poursuivit sa démonstration de Ziki en montrant l’importance de l’identité numérique, et des traces que nous laissons sur Internet. Il préfère sur le côté positif de la chose, car c’est ce sur quoi Ziki a voulu insister; il s’agit d’un agrégat de flux et de données qui permet de représenter une vision dynamique de l’internaute n’ont pas seulement sur Ziki, mais sur l’ensemble de ses interventions sur les autres réseaux sociaux, notamment sur LinkedIn, via Technorati, ou sur les blocs personnels. D’où le positionnement du site, très fort sur le créneau des blogueurs français qui l’utilise pour afficher leur identité numérique.
Jean-François nous a fait une démonstration des filtres puissants de Ziki qui permettent de chercher les personnes par affinités, en utilisant les tags et non pas seulement le réseau. L’approche est donc un peu différente que celle de LinkedIn ou des sites similaires, il est moins question de se lier aux gens simplement par le fait que connaisse quelqu’un ou qu’ils appartiennent à l’entreprise, il est plus question de bâtir son réseau autour d’affinités.
La dernière présentation, fut celle d’Arthur Kannas de Heaven, une agence Web et de communication qui couvre l’ensemble du spectre de l’Internet. La présentation d’Arthur fut plus particulièrement orientée sur le site Ladiesroom, présentation dans laquelle il a démontré la puissance du réseau qui lui a permis de concevoir un journal collaboratif pour les femmes positionnées sur sa cible, en face des "mastodontes" (aufeminin.com par exemple). Quelques questions pertinentes à la fin de cette présentation ont soulevé un certain nombre d’interrogations autour de la ligne éditoriale du magazine, ce qui est bien naturel pour ce genre d’initiative. Néanmoins, la rapidité avec laquelle ce magazine a réussi à s’imposer en termes de visibilité en un temps record (quelques mois seulement) montre la puissance du réseau de façon indéniable. Certes, une ligne éditoriale plus stricte et plus contraignante aurait sans doute ralenti le processus, on peut en faire l’hypothèse.Voilà donc pour cette conférence e2, sur un sujet dont tout le monde parle, mais dont le développement est donc loin d’être terminé, si l’on en juge le peu de mains qui se sont levées à la question de Jean-François. En conclusion, cher lecteur, courez vite mettre votre profil à jour sur LinkedIn, Viadeo, et les autres, sans oublier de rajouter vos liens et flux rss sur Ziki.

Je vous livre ci-après le compte-rendu de la réunion en format reconnaissance de caractères brut de décophrage comme à mon habitude :

1. Tendances & sites (experts-consulting) / Lionel Turci:

  • on parle de "folie Facebook" => cela vire parfois à la paranoïa (peur de revente des donnés privées, projet Beacon etc.)
  • Cafemom: a place for moms
  • Filmcrave.com => amis + films
  • DreamOrange => l’aquarium à amis d’Orange. Indication de l’humeur
  • Razoo: Tous ensemble pour des causes humanitaires
  • Hatebook: anti-copie conforme de facebook
  • Contre le tout connecté: ISOLTR (anti réseaux sociaux) mais en fait c’est un gag d’hébergeur de blogs
  • Ask eraser (moteur de recherche ask) = effacer ses traces
  • Spock: Recherche ouverte de personnes sur Internet

2. Etude sur Internet / Facebook (étude en creative common) / Fabernovel Consulting / Amaury de Bachet (Facebook: vital statistics on facebook usage by Fabernovel)

  • Ouverture 2004
  • 42 millions en Septembre 57 millions aujourd’hui
  • 1/3 de la population du Canada y est!
  • Les polémiques Smt déjà en train de s’éteindre
  • 40000 développeurs beaucoup d’applicatifs mais beaucoup orientées jeu
  • Ciblage publicitaire très pointu ce qui n’est pas sans poser de problèmes
  • Appli yahoo music n’a pas marché et a été refaite par un expert le qui l’a fait décoller
  • Convergence entre les sites de réseau’ Sociaux qui mettent du média et les sites de médias (youtube), qui deviennent des réseaux Sociaux.
  • Opposition entre myspace (fausses identités etc.) et facebook (vraies identités et pas de transgression des règles sociales)
  • Utilisateurs: étudiants et blogueurs
  • Beacon: est passé en opt-in, ce qui a éteint la polémique => va générer beaucoup d’argent
  • Cpm très faibles
  • Les blogueurs ont un usage extrême : Robert Scoble (Us) – Natacha Quester Siméon (Fr)

Q&R

  • Retour d’expérience Loreal et Sncf? : Groupes fermés. Utilisation pour lancer le buzz: lancement de sites. Assez limité pour l’instant
  • Comment évaluer l’application ? Google Trends etc.
  • Facebook est fermé
  • Beaucoup d’internautes sont habitués à la publicité et savent aussi ne pas la regarder. Les seules personnes intéressées à protéger leur vie privée sont les personnes publiques, il n’y a pas de marché
  • http://www.fabernovel.com/news/research-paper-facebook/

3. Entrer dans la vie numérique / JF Ruiz (dg de Ziki)

  • Que connaît-on d’une personne? Le résultat Google
  • On a une présence sur Internet et cela une importance dans nos vies
  • Mais difficile à gérer (les moteurs changent)
  • Le plus ancien est linkedin, suivi par viaduc/eo
  • Il faut maintenir tous les profils en parallèle
  • Achat de lien sponsorisé Google par Ziki
  • Notion de "Sérendipidité"
  • Exemple: innovation et marketing => ajout de flux rss sur des gens, et non sur des données => c’est de la veille Sociale
  • Le but n’est pas de charger son carnet d’adresse mais de rencontrer des inconnus
  • Ziki n’est pas une plateforme pour ajouter des amis. On ajoute des bookmarks => ce n’est pas un objectif de multiplier les contacts juste pour faire grossir son réseau.
  • Flux agrégés (rss)
  • Découverte de profils similaires
  • 25000 personnes 4000 Sociétés 162 pays représentés 60% des membres sont des protecteurs de contenus => c’est le réseau Social des blogueurs français
  • Le frein principal c’est que l’identité numérique fait peur au vulgum pecus
  • Services à venir = présence numérique pour les sociétés qui n’ont pas de site ( 1 million en France)
  • Démo de Ziki http://www.Ziki.com
  • Comment se protéger ? C’est dangereux d’effacer, il vaut mieux travailler en positif
  • Quid des fausses identités ? On faît le nettoyage manuel des faux profils et des usurpations d’identité larrite souvent avec des faux politiques mais pas vraiment d’impact

accès direct à la présentation powerpoint de Jean François en cliquant ici :

Arthur Kannas de l’agence Heaven4. Contenus féminins Sur Internet / Heaven – Arthur Kannas

  • Internet change tout le temps il est très der de faire des prévisions
  • Audience => pas loin de 85%, généré par les utilisateurs
  • Aider les individus d’ Internet à Média
  • Conseil, Contenus, monétisation, outils, Incubation
  • Fresh = Produit des contenus (pour protéger l’activité monétisation)
    • Concerts à emporter
    • Ladies room
  • Ladies room (9 mois d’existence)
    • Il y a des mastodontes (au féminin)
    • Il mangue des untenus plus haut de gamme , plus ciblés
    • Offrir des contenus bien écrits
    • Magazine 2.0 ou réseau social autour d’un magazine. Le blog ce n’est pas comme un magazine traditionnel. Lire des témoignages. 1) mettre en avant les auteurs, les plumes 2) navigation différente: par auteur, tag, nuage de marques 3) Je lis donc j’écris (99% des articles par les lectrices) – équipe éditoriale réduite. Les lectrices écrivent sur ce qu’elles veulent
    • Mais LR c’est avant tout un réseau social; on crée Son profil (avatars qu’on peut habiller et exporter vers son blog et facebook) ; commentaire des articles ; proposer des articles ; se faire des amies et aussi des ennemies)
    • 2 mois 3000 membres 1500 articles 300 auteurs
    • Rémunération par publicité et publi-rédac (bien marqués)
    • Widget publicitaires à l’étude
    • Ambassadrices de marques
    • Apprentissage: Grève après 4 Semaines avec déshabillage des avatars car manque d’affichage de qui était derrière le site
  • Q&R
    • Nom pas valorisant et les filles te détestent ….? Le nom et le logo étaient en rupture
    • Lancement de mens room
    • Rémunération ?
    • Quelle qualité ? Est-ce du Voici ?
    • Soit des blogueuses soit non.
    • http://www.ladiesroom.fr

2èmes tables rondes de la fabrique du futur


La Fabrique du futur, logo haute définitionVisionarymarketing.com et la fabrique du futur s’associent pour vous convier aux prochaines tables rondes sur l’innovation.

La Fabrique du Futur, think tank et "living lab" sur la prospective et l’innovation vous propose de participer à ses tables rondes du futur,   le 6 novembre 2007, de 14h à 19h (+ cocktail) à la bourse de commerce de Paris .

 

Le thème en sera la virtualité et l’avenir des entreprises. Au programme : deux tables rondes, animations, démonstrations, vente aux enchères réelle/virtuelle.

 

Pour ceux qui ne connaissent pas la fabrique du futur, je les invite à lire le compte-rendu détaillé de la dernière réunion, publié par Visionarymarketing.

Inscription à l’adresse :


16 règles d’or pour des alliances efficaces


Les alliances sont affaires de négociationLes partenariats sont aux cœur de tout travail de stratégie Marketing dans le secteur des TIC. Même dans les entreprises, de plus en plus rares, où la culture penche pour une internalisation totale des compétences, la nécessité de s’allier à des partenaires et/ou complémenteurs se fait jour de plus en plus clairement. Toutefois convient-il encore de définir ce qu’est un partenariat – ce qui se révèle à coup sûr plus difficile qu’on ne pense ordinairement. Surtout, il convient de décrire ce qui fait qu’un programme d’alliances est ou n’est pas bénéfique.

C’est pour cela que j’ai conçu cette liste de règles d’or du partenariat, basée sur mon expérience, mais aussi afin de permettre à ceux d’entre vous qui désireraient mettre en place ce genre de programmes de faire la part entre les recettes toutes faites et les ingrédients de la réussite d’un programme de partenariat professionnel.

Après près de 3 ans passés à tisser ma toile dans le monde des partenariats et du monde des NTIC en EMEA, j’ai pu dégager quelques règles d’or pour la mise en œuvre de programmes de partenariat efficaces. Ces règles ne sont en aucun cas universelles et elles doivent être adaptées à chaque cas particulier, mais vous les trouverez sans doute utiles pour bâtir un cadre de base à vos programmes d’alliance.

Bien entendu, ce qui fait la réussite de tels programmes est souvent lié à la personnalité du directeur de programme lui-même, c’est à dire sa capacité à faire aboutir les projets (Making the rubber meet the ground selon l’expression américaine, c’est à dire faire atterrir l’avion et faire "taper la gomme sur le tarmac"). Cette liste me parait cependant un bon moyen pour vous aider à éviter les pièges les plus évidents.

1) Travailler à un niveau stratégique
Viser des objectifs ambitieux de chiffres d’affaires et en déduire les moyens associés. Eviter de se lancer à corps perdu dans des alignements commerciaux à trop bas niveau. Ne croyez pas à la réplication des bonnes affaires sans la vision marketing qui va avec. Toute affaire en grand compte est un cas particulier; on ne généralise pas facilement des cas particuliers.

2) Fixer des objectifs ambitieux et chiffrés

Evitez les partenariats mous à base de « MOU [1] » trop vagues. Travaillez sur base de benchmarking -lorsque cela est possible- pour vous comparer à vos concurrents. Etudiez avec vos partenaires ce qu’ils ont fait avec vos concurrents sur d’autres territoires et copiez les bonnes pratiques.

3)Ni trop bas, ni trop haut… et au bon moment

Evitez d’impliquer les « executive sponsors » trop rapidement si vous voulez éviter les discussions trop générales. Il faut placer les décideurs devant des choix binaires et faciles.

4) Prévoyez et mettez en place une gouvernance forte

Une gouvernance à plusieurs niveaux de responsabilité est un facteur critique de succès très important. Il assure également l’implication forte des managers qui pourront vous prêter main-forte en cas de problème.

5) Pas de partenariat sans Alliance Partner

Sans une implication forte des deux côtés, sans binôme, rien n’est possible. Si vous tentez une alliance avec un partenaire, et qu’en face de vous vous avez un allié, vos chances sont maximales. Dans le cas contraire, insistez pour qu’il soit nommé.

6) Pas de partenariat sans respect

Dans tout partenariat, dans toute transaction, il y a des limites. Il faut bien délimiter ces frontières (géographie, produits, secteurs…) surtout, il faut un respect mutuel. Il n’existe pas de bons partenariats basés sur le mépris. En conclusion, un partenaire s’éduque de la même façon qu’un client.

7) Ne sous-estimez pas le business croisé

Tentez d’oublier que votre partenaire est un client et que vous êtes aussi son fournisseur, et vous trouverez toujours quelqu’un pour vous le rappeler. Les points de négociation durs dans le cadre d’achats complexes sont le régal de l’Alliance Partner. Plus les négociations sont dures et plus on s’éloignera du partenariat mou décrié plus haut.

8 ) Impliquez les juristes … ni trop, ni trop tôt

Ne compliquez pas les accords qui reposent sur la confiance par des clauses juridiques trop strictes. Cadrez juridiquement une fois que le business est sur les rails, et utilisez le contrat pour sceller un accord dont les bases sont déjà solides.

9) Ne vous découragez pas

Cela vaut pour toute activité bien sûr, mais celle-ci peut se montrer particulièrement consommatrice d’énergie.

10) Utilisez les « chevilles ouvrières »

Oubliez les livres de management qui vous feront croire que les organigrammes sont le reflet des organisations. Jouez le réseau et visez les membres actifs – même les « sans-grades » – qui font avancer les choses.

11) Communiquez !

En interne, en externe, communiquez sur vos partenariats. Partagez l’information, assurez-vous de l’appropriation de vos programmes de partenariat par tous les acteurs.

12) Adoptez des démarches programmatiques

Une alliance est un projet. Souvent même, il s’agit de projets à l’intérieur d’un grand programme. Oubliez les actions isolées. Le « partenariat sur affaires » n’existe pas, c’est une contradiction dans les termes. Parlez plutôt de programme d’alliance en génération d’affaires

13) Utilisez les billards en 3 ou 4 bandes ou plus

Attirez les autres partenaires au travers de vos programmes. Vous réaliserez des actions à 3 ou 4 ou plus, et gagnerez en impact.

14) Soyez concrets

Evitez les séances de « slidewares [2] » trop intellectuelles. Et prévoyez les retombées en chiffre d’affaire à court terme.

15) Organisez des événements clients en commun

Valorisez vos partenariats en organisant des événements communs vers vos clients et ceux de vos partenaires. Vous améliorerez ainsi la prospection.

16) Segmentez et labellisez

Ne mélangez pas partenariat pour revente, alliance marketing, alignement commercial… et labellisez les partenaires les plus méritants.

Note importante : Cette liste de 16 conseils non exhaustive, peut et doit être adaptée à chaque cas particulier.

[1] Memorandum of Understanding, c’est à dire un accord non formel entre deux parties en vue de fonder une alliance commerciale.

[2] Excepté en France, où la loi ne reconnaît pas la notion d’accord sans engagement (non-binding agreement en anglais)not recognise non-binding agreements.


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