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Les boss qui tweetent @MediaAces le 11 /06 – derniers jours de l’Early bird 50% (20 mai) !


boss-qui-twittente-carreSi les médias sociaux en entreprise sont devenus une réalité assez commune, rares sont pourtant les dirigeants et chefs d’entreprise à en faire un usage régulier. Certains, pourtant, s’y sont investis, et avec succès. Nous avons décidé d’en savoir plus sur les enjeux et les motivations de leur présence sur Twitter, et c’est pourquoi la prochaine conférence Media Aces portera sur ce thème passionnant.

Les boss qui tweetent .. et ceux qui ne tweetent pas

Le11 juin prochain, de 8h30 à 12h00, A MINES ParisTech 60 Bd Saint-Michel, 75005 PARIS – RER Luxembourg

Programme:

ipsos_bigger Présentation d’une étude exclusive réalisée par Ipsos sur les patrons et les médias sociaux, en collaboration avec Media Aces
Francoise Gri Françoise Gri, @fgri, CEO Pierre&Vacances-CenterParcs, passionnée mondes emploi et techno, ambitieuse pour les femmes. #womenpower en librairies http://bit.ly/OH6uRL
Clara Gaymard Clara GAYMARD, @Clara_Gaymard, Présidente et CEO de @GE_France, Présidente de l’AmCham France (@amchamfrance), et membre de la mission #MarqueFrance
Nicolas Bordas Nicolas Bordas, @nicolasbordas, Auvergnat. Président BEING Worldwide, Vice-Président de TBWA\Europe. Enseignant SciencesPo (Cours sur La Marque). Auteur de L’idée qui tue.
Bruno Witvoët Bruno Witvoët, PDG Unilver France, administrateur de l’université de Paris-Dauphine
Gonzague de Blignieres Gonzague de Blignières, Senior partner d’Equistone Partners Europe, ex Président du conseil de surveillance de la banque Barclays
media aces Table ronde avec les intervenants


panorama français des médias sociaux – petit déjeuner Skema (2/2)


image_thumb6La 2e partie de la conférence était assurée par Antoine Spadoni, fondateur et dirigeant de la société Social shaker, éditeur d’applications Facebook depuis 2009. La solution a été lancée en 2011 et la société est aujourd’hui leader en France, selon Antoine. L’objectif de Social Shaker, est de permettre l’administration des comptes Facebook afin de de « créer de l’engagement ». Antoine a donc pu rassembler toute son expérience professionnelle afin d’éclairer l’assistance sur l’état des lieux des médias sociaux. En route donc pour un balayage de ce paysage.

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2 présentations pour le prix d’une aujourd’hui : celle d’Antoine Spadoni et la mienne

En France depuis 2010 … dans le grand public

« En France, les réseaux sociaux se développent depuis 2010 » a-t-il annoncé dans sa présentation. Or, « la question n’est plus de savoir si on intègre des médias sociaux dans son mix aujourd’hui, mais comment on le fait mieux » a-t-il poursuivi fort justement. En ceci, il a insisté sur la très rapide prise de maturité de ce secteur, que nous décrirons plus en détail avec Hervé Kabla notre futur ouvrage la communication digitale expliquée à mon boss (http://amonboss.com). Mais les fondamentaux restent là, comme le répète Antoine fort justement « avant, on poussait de l’info, maintenant on peut et on doit parler directement à ses clients et ses prospect ».

Facebook … portrait d’un géant de 25 millions d’utilisateurs hexagonaux

Facebook a désormais 25 millions d’utilisateurs actifs en France (NDLR : et 1 milliard dans le monde) et la base de ce réseau social est ce qui s’appelle « le social graph », qui imprime une logique affinitaire et non pas uniquement basée sur le contenu (un mélange de contenu et d’utilisateurs en somme). Avec Facebook « tout est un objet, tout est connecté » précise Antoine. C’est le cas notamment avec des applicatifs comme Deezer au Spotify etc. Avec Facebook donc, on construit une « communauté » c’est-à-dire un ensemble de fans et d’amis de ses fans. Ce que, au début du Web 2.0, on appelait FoaF (friend of a friend), le système qui avait été popularisé par un des premiers réseaux sociaux jamais créés : friendster (désormais racheté et reconverti dans le jeu social). Avec cette logique d’amis des amis, « on multiplie ainsi par 10 ou 15 la portée de ses messages » (ce que dans le jargon on appelle le « Reach ») a précisé Antoine Spadoni.

À ceci il faut ajouter le fameux algorithme « edgerank », dont personne ne sait exactement comment il fonctionne, mais dont on sait qu’il s’appuie sur l’affinité, le poids et la renaissance des publications, textes etc. Comme exemple de conversation bien menée, Antoine nous a montré le poste de Ikea Marseille sur l’annonce allô Hållö, qui est effectivement un concentré d’humour et de commerce. On peut véritablement, dans ce cas, parler « d’engagement », on est bien au cœur du marketing du bouche-à-oreille, si souvent décrit, et si souvent mal compris.

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Le « Graph Search » … un cran plus loin avec Facebook

Mais ce n’est pas tout, arrive le « graph search » : il s’agit d’une nouvelle manière de référencer les contenus, une manière de rechercher à la fois les gens, les endroits et les choses. Et tout tourne autour de la géolocalisation bien entendu. Pour donc être bien référencé dans Facebook, Antoine nous donne ses conseils :

  1. bien remplir sa section « à propos »
  2. bien enseigner son adresse
  3. bien engager durablement avec Stéphane car le taux d’engagement influence référencement

Bien sûr, ces conseils s’adressent essentiellement aux entreprises et aux entrepreneurs.

Et voici Twitter

Depuis 2011, Twitter a fait également son apparition en France. Ou plutôt, c’est le grand public qui vient de le découvrir ; je suis pour ma part sur ce réseau social depuis 2007. Aujourd’hui, les journalistes y sont inscrits, les médias se sont approprié cet espace, et le hashtag devient universel nous a expliqué Antoine (il se pourrait même qu’il soit repris sur Facebook bientôt). Et la télévision adore les hashtags, avec un palmarès 2012 qui montre en tête de liste …TF1 avec 12.7 millions de tweets ! Comme on le voit, la fin des mass media, ce n’est pas pour aujourd’hui.

Vine … mais à quoi ça sert ?

clip_image003Plus anecdotique, du moins a priori, Antoine a montré à l’assistance, quelque peu médusée, le service Vine, lancée par Twitter en 2013. Il s’agit de contenu vidéo en 6 secondes, un peu à la manière des GIF animé, qui boucle indéfiniment. Cela peut paraître anecdotique et superflu, mais l’exemple de The Wolverine montrée par Antoine, prouvant que les marques peuvent s’emparer intelligemment d’un nouveau service, même si la majorité des utilisateurs ne comprend pas à quoi il sert.

La présentation n’aurait pas été complète sans évoquer le bon vieux Google+, la dernière tentative de Google de revenir dans le coup des médias sociaux. Google a interdit les jeux concours sur son réseau social, et son approche « serait plus orientée vers le référencement naturel (SEO) », même si d’aucuns, dont je suis, ne sont pas complètement convaincus. Antoine n’a pas tellement développé sur le réseau social de Google, qui a beaucoup perdu en mêlant, depuis son lancement de la mi 2010, date à laquelle il allait révolutionner le monde, mais ceci ne s’est pas passé. Antoine nous a quand même démontré l’utilisation d’une fonctionnalité assez intéressante à palais un garde ce qui permet jusqu’à 10 personnes de se réunir en ligne, voir même de diffuser en live une présentation sur YouTube.

Enfin, pour conclure, Antoine a démontré  Tumblr, Instagram (100 millions d’utilisateurs actifs à aujourd’hui et, c’est récent, la moitié sur Android après un an seulement d’existence), et le bon vieux Pinterest avec l’exemple de delamaison.fr, qui arrivent à avoir quelques suiveurs (424 mais j’en ai même un peu plus moi-même alors que je ne l’utilise pas), mais force est de constater qu’il ne s’y passe pas grand-chose non plus.

Cette présentation est mise à votre disposition directement sur Slideshare et ci-dessous:

Enfin, une 3e présentation et non des moindres, la mienne, concernant une mise à jour complète de la présentation antérieurement présentée à Londres et à Zagreb « quels outils pour quels messages », qui a été également francisée pour location :

N’hésitez pas, si vous êtes un ancien diplômé de Skema, à vous positionner lors de la prochaine conférence du club Solomo, et si vous n’en êtes pas, à suivre une formation dans cette excellente école afin de pouvoir en être.


tendances et réflexions sur le contenu digital – ma présentation – #JCW de Lille


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Ceci est la retranscription de la répétition du de la présentation pour les journées du contenu Web 2013 qui aura lieu ce soir à Lille, vers 18.00. Le titre de cette présentation est quelque peu immodeste parce que calé sur le sujet imposé par Éric Delcroix qui m’a incité à livrer mes tendances et mes réflexions sur le contenu digital. J’ai quant à moi ajouté cette référence à un « digital native » de façon un peu facétieuse, vu mon âge avancé, mais c’est justement introduire ce sujet de l’avenir pour le contenu sur le Web et le sortir d’un schéma caricatural : « les jeunes en sont, les vieux pas ». La réalité du terrain est que la société tout entière et le monde des affaires en particulier évoluent, et ce de manière lente, et ils progressent dans leur production et leur consommation de contenus digitaux.

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photo : antimuseum.com

C’est donc un sujet très vaste et cela m’a fait réfléchir à savoir comment j’allais aborder cela, surtout en connaissant l’art difficile des prédictions, ceci n’est pas toujours évident ; donc j’ai essayé de partir du concret et de faire quelque chose de simple en partant de mes observations. Je ferai donc 9 constats (qui sont devenus 10 cet après-midi dans la version définitive de la présentation) autour du contenu digital (11 si on rajoute celui emprunté à Daniel Bô).

La présentation avec son commentaire enregistré … ça c’est moderne !

mes 9 constats autour du contenu digital :

  1. le Web n’est pas mort. Voici un sujet traité à fond dans notre prochain ouvrage, la communication digitale expliquée à mon boss
  2. les blogs non plus ne sont pas morts ! et cela fait écho à un article à succès sur mon propre blog ;
  3. le Web, 20 ans après, est toujours aussi mal compris, non seulement dans son fonctionnement, mais aussi dans son utilité et son caractère stratégique … d’où notre livre et son sujet ;
  4. l’UGC est aussi une bataille à flanc de coteau, masquée par des phénomènes mimétiques (de « meme ») tels les Harlem Shakes (largement débattus et analysés dans notre ouvrage également). Les différences culturelles sont énormes ;

- 4 bis ou 5 dans la nouvelles numérotation, je parlerai des partages de photo… un oubli regrettable pour un photographe amateur comme moi ;

  1. rapport d’étonnement sur la vidéo : c’est facile et pourtant c’est très difficile et – quoi qu’on en dise – les audiences restent assez faibles, notamment dès que les contenus deviennent un peu sérieux ;
  2. idem sur les podcats : une pratique géniale qui n’a pas révolutionné le contenu Web ; peut-être la radio, et encore … l’engouement est passé ;
  3. mes expériences sur la Web radio ont été assez frustrantes également malgré l’intérêt indéniable de ce média. Mais sa difficulté de mise en œuvre – rien à faire, c’est un métier ! – fait que le recours à des professionnels est indispensable. Les usages en interne sont probants dans certains cas, mais il y a encore des progrès à faire ;
  4. les événementiels et le contenu de marque font bon ménage, ce n’est pas une nouveauté, mais … ;
  5. rappelons-le encore une fois, le B2B fait partie des privilégiés car son adéquation au contenu de marque est total ;
  6. la 10ème constatation (11ème dans la nouvelle numérotation) serait celle de Daniel Bô qui annonce l’étape d’après du contenu de marque, à savoir la culture de marque, « véritable pont entre la marque et les clients ».

ma conclusion est basée sur 4 points principaux :

  1. un monde en constante évolution
  2. faire du contenu de marque mais ne pas oublier les fondamentaux
  3. faire du contenu mais penser culture
  4. expérimenter mais ne pas croire aux miracles

Le hashtag de cet événement lillois est #JCW : à vos souris !


Barcelone, capitale mondiale des télécoms pour 4 jours – #mwc13


Ce post a été écrit dans le cadre d’un voyage de blogueurs réalisé pour le compte du Live Orange Blog. Connectez-vous à ce blog pour tout savoir sur l’événement !

Le 24 février 2013, nous avons visité le nouveau site de la Grand Fira qui est le tout nouveau lieu de la conférence MWC de Barcelone. Tout ici est absolument neuf et même s’ils ont construit de fausses colonnes à l’entrée afin de rappeler aux visiteurs l’ancien lieu de la convention, cela manque un peu de l’éclat des vieux bâtiments romantiques de la vieille Fira non loin de la Plaza de Espanya.

cleaning the Barcelona sign at the entrance

[A Barcelone, le Mobile World Congress transforme la cité catalane en capitale mondiale des télécoms]

Néanmoins, ce nouveau lieu de conférence, comme son nom l’indique, est encore bien plus grand et on s’attend à ce que beaucoup de choses se passent en termes d’innovation sur les stands. La promesse de la conférence est qu’un nouvel horizon pour les télécommunications nous attend. Un futur, certainement, où le NFC va jouer un très grand rôle, car l’acronyme en trois lettres est absolument présent partout cette année. On a même demandé aux détenteurs des passes de presse de faire leur enregistrement exclusivement au travers des postes MRC, et j’ai été personnellement très frustré de ne pas avoir pris le temps de renouveler mon téléphone il y a quelques mois et d’avoir acheté un Galaxy SIII flambant neuf, par exemple.

the venue isn't decorated yet ...

[Au MWC, la veille au soir, rien ne transparait. La presse est accueillie au milieu de deux rideaux noirs qui cachent aux yeux des curieux ce qui pourrait se passer demain. Nul doute que les décorateurs vont travailler toute la nuit]

En parlant de Samsung, nous avons été accueillis par un petit stand de la marque coréenne à la sortie de la station de métro Fira. Ceci est probablement un signe qu’ils vont nous montrer de grandes choses cette année. Pourtant, jusqu’ici, nous n’avons rien vu qui fasse appel rappelle à Android comme l’an dernier. 2012 avait définitivement été l’année d’Android. Cela veut-il dire que Google, comme je l’ai entendu sous forme de rumeurs hier, se demanderait s’il ne serait pas opportun de renommer son OS mobile en utilisant son nom de marque principale (comme ils l’ont fait en remplaçant le vieil Android Market par Google Play) ? Ou cela signifie-t-il que de nouveaux acteurs sont en train de préparer la grosse artillerie cette année comme la fondation Mozilla par exemple.

Un nouveau système d’exploitation (OS) dans l’environnement mobile est donc une possibilité. C’est l’avenir qui nous le dira, car je suis déjà enregistré pour la conférence de presse de ces nouveaux systèmes d’exportation mobile ainsi que l’annonce très attendue deux été. Restez donc branchés sur le live orange blog pour plus de nouvelles sur ces sujets avec nos blogueurs invités.


Conférence Media Aces LIVE : 18/02 à 11.30 précises – #SMWParis


Pas pu vous inscrire à la conférence Media Aces du 18 février 2013 ? Ce n’est pas grave. Grâce à SMW Paris, vous pourrez vous inscrire au live stream en cliquant sur le graphique ci-dessus. Début de la conférence : 11.30 CET (heure de Paris).

lesmediassociauxdansvotre assiette


3 retours d’expérience stratégiques sur les médias sociaux en B2B


La conférence dédiée au e-marketing B2B du CCMbenchmark du 12 février 2013 à laquelle j’ai participé s’est ouverte sur une table ronde très riche, avec 3 leaders du B2B qui ont expliqué leur travail sur le digital et leur façon d’aborder ces nouveaux canaux dans le cadre de leurs activités en business to business.

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Légende : les 3 intervenants de la table ronde, de gauche à droite : Patricia Gandit (Cisco), Christophe Marée (Adobe) et Marine Lucas (Bouygues Telecom entreprises)

Le paysage a beaucoup bougé depuis mes premières expériences dans ce domaine il y a 6 ans (2008) et la dernière conférence de ce genre à laquelle j’avais déjà participé. A l’époque, il était surtout question de démontrer l’intérêt des médias sociaux, mais cette question ne se pose plus, et le débat s’est largement déplacé sur le sujet du « comment faire » avec des accents très importants mis sur l’allocation du temps et des ressources à ces sujets en évitant, notamment, de se disperser sur des plateformes moins évidentes en termes de retour, comme Pinterest ou même Google+. LinkedIn, Twitter et Slideshare sont certes les élus de nos confrères du B2B, ce qui est logique, même si en fin de compte, les communautés qui y ont été développées sont encore très nettement naissantes, et nécessiteront des efforts conséquents pour rattraper les pionniers du domaine, qui ont engrangé beaucoup d’avance, de visibilité et de leadership d’opinion.

Voici mon compte-rendu de la conférence :

1. Bouygues Telecom entreprises, des budgets réduits, une démarche récente mais volontariste (Marine Lucas)

(transparence : je travaille pour Orange, qui travaille dans le même secteur que Bouygues Telecom)

L’entité B2B de Bouygues Telecom a choisi de ne pas être sur Facebook, mais a développé son travail sur LinkedIn et Twitter, ce qui n’est pas surprenant pour une activité en business to business.

Il y a 2 objectifs, dont 1 commun au groupe Bouygues Telecom, qui est celui du rayonnement de la marque. Le deuxième est celui de la génération de « leads » : cela est passé par évangélisation des 200+ ingénieurs commerciaux, au travers d’ateliers et de la tenue de sessions dont le but est « d’expliquer pourquoi il fallait avoir une présence sur les médias sociaux et leur expliquer comment les utiliser de façon prospective en complément des démarches traditionnelles ». Ce qui est demandé comme obligatoire est d’avoir un profil renseigné et d’adhérer au groupe LinkedIn de Bouygues Telecom. Puis on peut passer au ciblage précis et les « in-mails » (messagerie interne de LinkedIn) qui sont les moyens utilisés pour mener des campagnes de prospection sur LinkedIn.

D’un point de vue budgétaire ? C’est assez récent comme démarche, donc le budget est assez réduit, le but étant d’utiliser le Web social, puis il faut « cultiver le réflexe » des marketeurs et des commerciaux. C’est un canal complémentaire, la première démarche a été d’évangéliser en interne avec un budget réduit.

Quant à Twitter, « on y relaie des interviews d’experts » a précisé Marine. C’est devenu un « réflexe », on n’est pas dans la réclame, « mais on annonce systématiquement tout ce qui est nouveau : nouvelles offres, nouvelles annonces, en plus des points de vue d’experts ».

La taille des communautés ? Sur LinkedIn, le groupe est de 2000 membres, ce qui est déjà un beau nombre, mais ce qui prime c’est la qualité et pas la quantité. Ce sont essentiellement des décisionnaires. Sur Twitter, ce sont de petites communautés (400 followers) mais qui attirent déjà des « influenceurs » et des journalistes et « [Bouygues Telecom] essaie de les faire grandir ».

Plus surprenant, Bouygues Telecom a parlé de sa présence sur Pinterest (7 followers, 8 avec moi depuis ce matin), un réseau assez contre-intuitif pour une activité en business to business. Marine Lucas a précisé que c’était une plateforme qui était utilisée à la fois sous forme de communication interne et externe, même si le résultat a été plus compliqué à appréhender. Mon doute a été conforté par l’intervention de Christophe Marée qui a précisé que pour le marketing digital, Adobe était peu présent sur Pinterest et même Google+ ; même retour sur Cisco qui n’a pas encore vu l’intérêt pour Cisco, d’autant plus que cela demande beaucoup de ressources (ce que je confirme).

2. Adobe : choisit l’humour en vidéo pour sortir du cadre (Christophe Marée)

Adobe a plusieurs métiers, les logiciels de publication et les outils de digital marketing, et l’utilisation des médias sociaux est variable en fonction de ces activités. Sur Facebook, 11.000 fans suivent Adobe, et ceci permet de s’adresser aux graphistes, designers et professionnels de la publication. Pour LinkedIn, Adobe s’adresse essentiellement aux managers et aux décideurs, ceux qui vont « propager les bonnes nouvelles dans leurs entreprises ». Twitter quant à lui va essentiellement être utilisé pour le leadership d’opinions. Les autres canaux ne sont pas oubliés, avec la Vidéo notamment, qui est un canal en pleine croissance. Youtube est ainsi beaucoup utilisé pour toucher les créatifs et les designers.

Adobe est allé un cran plus loin, en produisant une vidéo où la société explique comment « craquer Photoshop ». L’entreprise a pris un contrepied pour générer un buzz avec la vidéo « comment craquer Photoshop en 4 étapes » : 115.000 vues en 48 heures. Adobe a construit un réseau d’influenceurs et a lancé la tendance avec eu, en leur diffusant l’information en avant-première.

Côté leadership d’opinions, sur l’autre métier d’Adobe pour ses solutions de digital marketing, le premier objectif est de développer la crédibilité de la marque sur le monde des médias sociaux. Le deuxième, plus exploratoire, est celui de la génération de leads.

« Je n’aime pas le terme de stratégie » c’est un élément du mix, « mais il faut se dire que si vous n’y allez pas, les clients eux, y sont déjà ». Enfin, pour l’utiliser, il faut communiquer de manière régulière ce qui permet d’entretenir la communauté et la faire grandir.

3. Patricia Gandit de Cisco France, a présenté Cisco et a rappelé l’historique de l’entreprise

Cisco utilise Twitter, LinkedIn, Viadeo, et Facebook en priorité, en essayant de faire en sorte que les collaborateurs s’approprient les médias sociaux. Cela a commencé par la création de blogs d’experts au travers desquels Cisco a créé une culture du digital. Ceux-ci sont déjà en phase n°2, puisque les collaborateurs ont réussi à créer des communautés (notamment celui du data center). Cisco a donc donné des accès directs à ses collaborateurs blogueurs pour écrire sur les comptes officiels de Cisco sur les réseaux sociaux.

Toutefois, cette phase a eu ses limites, et Cisco se retrouve avec une myriade de partages de vues qui ont brouillé le message et généré une communication "trop brouillonn". Cisco va donc dans une troisième phase revenir à une démarche plus traditionnelle en passant par une agence qui va coordonner les messages.

Les objectifs sont d’abord la notoriété de la marque et le leadership d’opinions (vision technologique) et la génération de leads. Cisco a utilisé la génération de leads pour la cible des PME, et « cela a très bien fonctionné » même si Patricia n’a hélas pu nous donner de chiffres.

Cisco attend les résultats de deux campagnes : une qui intègre les médias sociaux comme un support médias classique, et une campagne dédiée sur le Cloud avec un budget réduit. Soit les médias sociaux sont excessivement focalisés sur un sujet, soit les campagnes sont ciblées sur les PME. « Historiquement on s’est beaucoup adressés aux DSI mais maintenant nous parlons aussi aux patrons de PME, mais les messages sont excessivement différenciés ». L’objectif pour Cisco maintenant est de créer plus de cohérence.


une conférence E-marketing BtoB à Paris le 12 février à ne pas rater …


Logo_CCM_Benchmark_conferences-287et ceci d’autant plus que j’y participerai. Tribune ouverte à Fabrice Deblock, l’organisateur, pour annoncer cette réunion.
par Fabrice Deblock de Benchmark Group
Conférence E-marketing BtoB : les nouveaux leviers de la performance
Mardi 12 février 2013, de 9h00 à 17h30

Communication, acquisition, fidélisation… Quelles opportunités offrent les réseaux sociaux en BtoB ? Comment y investir de manière durable et rentable ? A quel ROI s’attendre ? M-pub, applications, force de vente connectée…

Conférence E-marketing BtoB

Comment construire une stratégie mobilite pertinente pour répondre aux attentes des professionnels ? Ciblage, newsletters mobiles, sociales… Comment optimiser ses opérations d’e-mailing pour en maximiser la performance ? La conférence E-marketing BtoB organisée par CCM Benchmark traitera de ces questions.

Au programme, les témoignages de Nicolas Dru (3M), Christophe Marée (Adobe), Yacine Mahfoufi (Alcatel-Lucent), Sophie De Parseval (Booster Academy), Marine Lucas (Bouygues Telecom Entreprises), Sylvie Bourrelier (Ceva santé animale), Patricia Gandit (Cisco), Steve Pachter (Edenred), Wandrille Lefebvre (Fnac.com), Hervé Dhelin (IBM), Florent Nosel (Kiloutou), Philippe Deljurie (Météojob), Marie-Jeanne Vonderscher (Pro BTP), Pierre-Yves Daniel (Quotatis), Michel Haddad (Raja) et moi-même.

Lire le programme


le web social en 10 questions (1)


ebook-largeEn fin 2012 (mon Dieu, ça paraît déjà loin !) j’évoquais l’interview que je donnais dans le n° spécial de Marketing Magazine intitulé “Marketing [R]évolution”. Cette interview est cependant le résultat d’une coupe assez radicale dans un ensemble beaucoup plus ambitieux, qui préfigure ce que sera notre futur ouvrage Le Marketing Digital Expliqué à Mon Boss qui sortira mi 2013 aux éditions Kawa. Voici donc l’intégralité des 10 questions qui m’ont été posées, en 10 épisodes. Il faudra taper http://bit.ly/wsocial10 pour rassembler tous les articles.

1. Pourquoi une association des professionnels des médias sociaux en entreprise (Media Aces), quels sont ses objectifs ? Ses réalisations ? Ses projets ?

Cette association est née de ma participation à la grande association américaine socialmedia.org d’Andy Sernovitz, le Pape du Marketing du bouche à oreille[1]. J’ai rejoint cette association en 2008 car il n’y avait pas à l’époque d’entités où les professionnels pouvaient échanger sur les sujets des médias sociaux en entreprise sur un plan d’égalité et dans un environnement non commercial.

J’ai proposé à Andy de créer l’équivalent en Europe et il a préféré que nous créions notre propre structure. En 2009 j’ai rencontré Hervé Kabla lors d’une interview car il était lui aussi intéressé par les travaux de cette association. Nous avons vite décidé de nous associer et de créer Media Aces qui regroupe aujourd’hui une cinquantaine de marques, JC Decaux étant la dernière à nous avoir rejoints.

(note : en fait, depuis l’interview, Coop de France a également adhéré à l’association)

Plateau de la dernière conférence Media Aces le 25/10/2012 (photo F Tancré)

L’association a plusieurs buts : Le networking, l’entraide et les conférences. Hervé et moi avons également dirigé et co-écrit un ouvrage collectif intitulé les médias sociaux expliqués à mon boss[2] qui s’est largement vendu dans les entreprises, uniquement par bouche à oreille, via la promotion que nous en avons faite via les médias sociaux.

Le livre, comme nos conférences, laisse une large place à nos membres qui y témoignent sous forme d’interviews. Media Aces est une association qui a beaucoup fait pour l’évangélisation en entreprise, en promouvant un parler vrai et un marketing éthique sans concessions, dans la droite ligne du travail de Sernovitz. Le 11 Octobre, nous avons reçu le prix du livre influent dans la catégorie ouvrages pratiques, suite à un vote en ligne organisé par le Hub Forum, confirmé par un vote à bulletin secret du jury du célèbre événement de la communication digitale. Nous sommes très heureux de voir notre travail récompensé ainsi, et cela montre l’utilité de cette association sur le plan de l’éduction, de l’incitation et de l’évangélisation. Dans les projets en cours, certainement pour l’année prochaine, un prochain livre bien-sûr qui reflètera les récentes orientations qu’ont prises les médias sociaux, ainsi que de nouveaux exemples de membres et de nouvelles interviews.

>> télécharger l’interview en format PDF

tv-smallnote : la prochaine conférence Media Aces aura lieu le 18 février sur le thème des médias sociaux dans votre assiette dans le cadre de la Social Media Week. Il n’y a presque plus de places mais vous pourrez encore vous inscrire au streaming live de la conférence afin d’y assister depuis chez vous.

__________________________

[1] le marketing du bouche à oreille, en Français, 2012, Andy Sernovitz, Amazon: http://bit.ly/sernolivre

[2] les médias sociaux expliqués à mon boss, 2011, editions Kawa, http://amonboss.com


Médias sociaux : "ni global, ni local : il faut être glocal" @olivcim


Dans le cadre de l’émission « blogonautes » sur BFM radio, notre ami et confrère Olivier Cimelière, directeur de la communication d’Ipsos et blogueur dans le cadre du blog du Communicant 2.0 a relayé ses conclusions de la conférence media aces du 25 octobre 2012.

Voici les points principaux de l’intervention d’Olivier :

  • global/local : c’est en fait plus complexe que cela, ce n’est même pas une question selon Olivier Cimelière. Toutes les raisons d’être s’imbriquent (c’est le local) ;
  • premier exemple (local) celui des agriculteurs de la FNSEA : la FNSEA a utilisé les médias sociaux pour amplifier leur notoriété et se rapprocher de leurs opposants afin de les fédérer localement ;
  • deuxième exemple (global) celui d’Air France : Air France s’est aperçu que son discours global n’était pas appliqué à tous les publics ; tous les voyageurs ne sont pas des voyageurs fréquents, les publics sont variés, et ils ont donc utilisé plusieurs types de réseaux sociaux, plus locaux et plus ciblés.

En conclusion ne faut pas choisi entre global et local, il faut choisir les deux !


… et le mot de la semaine, « il ne faut pas partir avec une ‘bouillie Corporate’ sans s’adapter » nous dit avec beaucoup d’à-propos Olivier que nous remercions de ce relais de notre conférence media aces, dont le titre finalement n’était pas si mal choisi.


scénarios pour le futur des médias sociaux – JNM 2012


eye-largeC’est le grand jour ! Celui de la JNM 2012 (journée nationale du Marketing), à laquelle j’ai l’honneur de participer. J’y présenterai à 12.00 aujourd’hui, dans le grand Amphi de l’université Paris Dauphine. Mon sujet sera celui du futur des médias sociaux … rien de moins !

Comme ce n’est pas un sujet facile, j’ai révisé un peu mes classiques. Voici ce que je vous propose : une présentation pour soutenir le discours que je vais tnis (15 minutes, sans slides, les participants pourront scanner le QR code qui les amènera ici afin de récupérer les notes qui sous-tendent mon discours) et une vidéo explicative, qui décrit la situation avec plus de détails, pour ceux qui n’auraient pas été présents à la JNP et qui désireraient savoir ce que j’y ai dit.

J’en profiterai aussi pour annoncer le lancement de notre nouvel ouvrage – toujours co-écrit avec mon compère Hervé Kabla, toujours aux éditions Kawa, et sous la direction d’Henri Kaufman – La communication digitale expliquée à mon boss. Ce livre sera double. D’une part une version française en version papier et e-book, d’autre part une version anglaise (écrite en collaboration avec Anthony Plewes et Stewart Baines de Futurity Media). Le titre Anglais en sera un pu différent : Digital Marketing Beyond Social Media (helping bosses enhance their business online presence).

Ce livre fait suite à notre précédent ouvrage : les médias sociaux expliqués à mon boss, qui a reçu le Hub Award 2012 comme livre digital influent de l’année.


L’inratable 12ème Journée Nationale du Marketing avec Joël de Rosnay


Il y a plein de bonnes raisons pour s’inscrire à la 12ème journée nationale du Marketing qui aura lieu à Dauphine le 6 décembre et en particulier la présence de l’immense Joël de Rosnay, auteur en 1976 de l’extraordinaire Macroscope, qui est toujours mon livre de chevet. 40 après, ce livre n’a pas pris une ride, et est toujours aussi visionnaire. La deuxième raison est de venir m’écouter (je parlerai vers 12:00) même si je comprends que c’est beaucoup moins intéressant que M. de Rosnay. Qu’on se rassure cependant, il y a foultitude d’autres intervenants tous plus passionnants les uns que les autres. J’en profiterai pour – comme il y a 2 ans – faire une annonce quant au nouveau livre que nous sommes en train d’écrire avec Hervé Kabla : "La Communication Digitale Expliquée A Mon Boss". Sortez-donc votre carte bleue, un pareil événement ne se rate pas !

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Adetem 12 eme journée nationale du marketing
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Chers membres,Pour aborder 2013 avec énergie, rien de tel qu’une journée qui nourrit les esprits !
Bonne nouvelle : cette année, à l’issue de la JNM, vous sortirez stimulés et confiants en l’avenir. Plus pertinents, plus flexibles, vous apprendrez également à mieux anticiper les défis de demain.
Encore 2 jours pour profiter du tarif Early Bird spécial membre.
Ne tardez plus…
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    A vous toutes les clés pour réussir dans l’ère du marketing en temps réel !
  • UN FORMAT TONIQUE ET DECAPANT
    Le challenge à relever pour les intervenants est de taille : une prise de parole concentrée, dense et enlevée pour vous inspirer et faire jaillir en vous de nouvelles idées.
    A vous de jouer : 10 minutes pour poser toutes vos questions à l’issue de chaque intervention.
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    Encore plus de temps forts d’échanges : pauses et cocktails allongés pour prolonger les échanges avec les intervenants et les 300 participants.
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du e-commerce au u-commerce … 7 exemples concrets


eye-largeLe 7 novembre 2012, dans le cadre du 1er Digital Media Forum organisé par Marc Dumas à Paris, je donnerai une présentation sur le thème de l’apport de la technologie vis a vis de la relation clients en magasin. C’est un sujet éminemment d’actualité, car on peut le dire, l’avenir du e-commerce, c’est le « u-commerce », c’est-à-dire le commerce présent partout et en tout lieu (ubiquitous commerce en Anglais), où notamment les clients achètent dans les magasins après avoir sélectionné les produits en ligne ou sur leur mobile, ou simplement recherché de linformation sur ces produits ; par exemple, au travers d’une application dédiée à la géolocalisation des bonnes affaires par exemple.

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Dans cette présentation, volontairement subjective et non exhaustive, je présenterai une vue personnelle (et non une vue d’entreprise), d’où la présence de cette présentation sur mon espace slideshare personnel et non sur mon espace entreprise). Son but n’est pas de donner une vue de toutes les possibilités, mais de montrer le champ des possibles, en me gardant bien de m’engager sur l’adoption de ces technologies par le public et notamment en France. Il faut donc accepter une part d’incertitude, car certaines de ces technologies passeront encore par des hauts et des bas, c’est inévitable.

Ce qui est certain et sur lequel je peux m’engager sans trop prendre de risques, c’est que l’importance du mobile dans le commerce n’est pas prête de se démentir.

Je vous invite donc à découvrir cette présentation en avant-première, au travers de ce Slidecast (présentation synchronisée avec commentaire oral).

les exemples cités dans cette présentation sont les suivants :

  1. shopkick démontre le u-commerce aux Etats-Unis
  2. Sentinelo géolocalise les promos en France
  3. Tesco HomePlus fait marcher les QR codes dans son magasin virtuel dans le métro … et 3 bis Carrefour tente l’expérience en Octobre en France
  4. NFC : décollage du NFC en faits et en chiffres (avec l’aimable concours de Pierre Métivier)
  5. Wizville ramène le questionnaire de satisfaction en magasin
  6. La réalité augmentée est vraiment réelle grâce à Metaio
  7. Orange met en œuvre la gamification avec Foursquare [transparence : je travaille pour Orange]

glocal vous avez dit glocal ? media aces le 25/10 à Paris


Les réactions, parfois tintées d’incompréhension, au titre de la prochaine conférence média aces m’ont un peu, je dois l’avouer, étonné. Nous y avons intégré un néologisme, pas tout à fait nouveau, le terme « glocal », issu de la combinaison des mots « global » et « local ». Pourtant ce néologisme, parfois remplacé par celui de « globalocal », résume parfaitement bien la réalité de l’internationalisation sur le terrain. D’un côté, la vision romantique, souvent entretenue par la publicité où le Web permet d’un seul clic de vendre partout dans le monde, d’autre part la réalité du terrain où il faut souvent adapter localement les produits et les services pour qu’ils plaisent, dans un monde où finalement, seulement 18 % des communications sur Internet sont internationales (chiffres cités par Nathalie Rastoin d’ Ogilvy, lors du Hub forum le 11/10). Voici ce que je résume dans cette vidéo tournée par notre partenaire Frenchweb, dans laquelle j’annonce la conférence de jeudi 25, qui se tiendra chez ubifrance dans le cadre des cinquièmes rencontres internationales du numérique.


médias sociaux : quels usages dans les pays du Maghreb – #SMI2012


La première présentation à laquelle j’ai assisté dans le cadre de la conférence SMI 2012 au Maroc, était le fait de Marouaine Harmach, directeur associé de Consultor.ma. Marouane est associé dans ce cabinet et mène des missions sur les stratégies de présence dans les médias sociaux. Sa conclusion était particulièrement intéressante en ce qu’elle soulignait qu’ “alors qu’on pourrait s’attendre à une uniformisation des usages dans le monde, on voit que la réalité est différente, en termes d’usage, même entre des pays a priori proches comme la Tunisie et le Maroc”.

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“On ne peut pas échapper à la mesure” a dit Marouane lorsqu’on veut mener une stratégie de médias sociaux. L’étude est basée sur les internautes de la région nord de l’Afrique (Maroc, Algérie Tunisie et un peu la Mauritanie ; la Lybie a été mise de côté). Le personnage de l’année de Time en 2007 est bien connu : “Vous”. C’est le symbole que  le monde a changé. 4 années plus tard, en 2010, c’est Zuckerberg qui était le personnage de l’année et ce n’était pas terminé car en 2012, c’est le “protestataire” (the protester) qui a été nommé homme de l’année en mémoire du printemps arabe et de Occupy Wallstreet. Ceci a donné des idées à Marouane et l’a poussé à rechercher qui était derrière ces internautes.

L’internaute est-il celui qui accède à un site (quelque soit le moyen d’accès) ou toute personne ayant théoriquement la possibilité d’accès à Internet. Cela permet d’introduire une différence appréciable car au Maroc, c’est une notion plus large qu’un acheteur d’un accès à Internet, car il faut inclure toutes les personnes du foyer familial.

Le taux de pénétration de l’Internet montre clairement que le Maroc est en avance sur la région alors que la Tunisie a un taux d’alphabétisation qui est plus important que celui du Maroc (+ de 50% versus 40% selon les données Google).

7 profils d’internautes (études Meyen et al) :

  1. le virtuose : ce sont les geeks, qui sont passionnés.
  2. le professionnel : soit un usage pour le travail, soit pour faire des affaires
  3. le dépendant : ce sont soit des “joueurs” soit des addicts aux médias sociaux
  4. le fan
  5. le compagnon : pour lui, Internet est une sorte d’accompagnateur dans la vie, une sorte d’extension à la vie sociale
  6. le prudent : il observe
  7. l’affilié

En partant de cette étude, Marouane a mené une étude en posant des question en rapport avec la présence sur les médias sociaux : Cette étude a été menée dans le cadre du “dialogue national média et société 2012”. Cette étude a démontré que 4 motivations sont possibles pour accéder à Internet :

  • divertissement
  • instruction
  • se forger une opinion
  • renforcer une appartenance sociale (familiale, nationale) ..

Une autre étude CESEM-HEM de 2012 a découpé les internautes en 4 catégories :

  1. les affectifs : plutôt des hommes, faiblement engagés, gros consommateurs de chaînes internationales. ils sont là essentiellement pour jouer, réagir, s’engager et éventuellement pour publier mais faiblement
  2. les observateurs : sont de jeunes citadins, mi étudiants mi cadres, dont l’implication sociale est faible. Ils n’ont pas de média de prédilection.
  3. les communicateurs : ce sont plutôt des jeunes éduqués. La gente féminine est fortement représentée, et ils sont plus solidaires qu’engagés. Ils ont là pour créer du contenu, jouer et s’engager
  4. les mobilisateurs : sont les militants et les leaders d’opinion, plutôt masculins et plus âgés que la moyenne

Les usages dans le Maghreb

  • Algérie : 3.8 millions de comptes Facebook (source : Socialbakers) soit une pénétration de la population à 11% et 82% des internautes actifs sur Facebook. Il y environ 85% de jeunes de 16 à 34 ans
  • Maroc : 4.9 millions de comptes actifs sur Facebook avec un taux de pénétration global de 16% soit seulement 50% des internautes qui sont sur Facebook, avec là aussi les moins de 34 ans qui sont majoritaires
  • Tunisie : 3.2 millions de comptes avec 30% de pénétration et 90% des internautes sur Facebook ce qui est très impressionnant. “le départ de Ben Ali est sans doute un peu pour quelque chose dans ce phénomène” a dit Marouane
  • Mauritanie : 92000 comptes soit 3% de pénétration et 122% des internautes ont un compte facebook. C’est à dire qu’il y a des doublons …
  • les pages les plus populaires sur Facebook :
  • Télécoms/IT : Orange Tunisie : 516.000 fans , Meditel 470.000 , puis viennent Samsung, Inwi et Maroc Telecom (324.000)
  • Médias : Nessma a 914.000 fans, Hespress 600.000 et Hit radio à 406.000 fans
  • Divers : Equipe nationale algérienne avec 556.000 et Maroc Insolite est derrière.
  • Twitter dans la région : plutôt un média des influenceurs et blogueurs/journalistes et donc peu répandu par rapport au reste
  • 25% des comptes twitter n’ont jamais twitté
  • en Mars 2012, il y avait 33.500 comptes mais il y a une décélération a dit Marouane. Il y aurait environ 10.000 comptes actifs en Tunisie
  • Portland a montré que 81% des africains  utilisaient essentiellement Twitter pour converser
  • La moyenne mondiale des usagers de Twitter est 39 ans, mais en Afrique, il faut compter avec 10 ans de moins
  • 57% des tweets sont envoyés par des mobiles, en majorité par des Blackberry et des iPhones.
  • LinkedIn
  • Le réseau professionnel avait 154 millions d’utilisateurs au niveau mondial au moment de l’étude, la pénétration au Maroc (419.000) Tunisie (224.000) et en Algérie (324.000) est cependant beaucoup plus modeste.
  • Il y aussi le “désert appelé G+” a dit Marouane mais il en est resté à l’analyse des réseaux principaux.

la place des médias sociaux en entreprise : SMI conference – Marrakech


SMI

I Je prendrai part ) la prochaine conférence Social Media Impact conference qui aura lieu à Marrakech les 11 et 12 octobre. Voici une interview que j’ai réalisée pour le compte des organisateurs et dans laquelle je donne une introduction à ma présentation (slides en Anglais, mais la présentation sera donnée en Français par courtoisie envers les participants francophones, majoritaires dans l’auditoire). A la fin de cette interview vous trouverez l’enregistrement vidéo correspondant, réalisé en Français. La version anglaise est disponible sur mon blog anglais.

Les médias sociaux en entreprise, avec Yann Gourvennec

Quelle est la place des médias sociaux en entreprise aujourd’hui ?

Elle est complètement différente de celle qui était la sienne il y a six ans car on rentre aujourd’hui dans une phase de maturité. Dans un projet médias sociaux il y a trois phases importantes :

  • le déclenchement : on prouve le concept, on démontre que ça vaut le coup de faire les médias sociaux.
  • le développement : on monte en charge, on augmente le nombre d’utilisateurs et on amplifie la conversation, tout en gardant en tête qu’il y a une partie organique dans cette croissance. Faire de l’acquisition à l’extrême ne sert pas à grand-chose…
  • la structuration : on commence à parler de choses qui peuvent peut-être en fâcher certains comme les processus, l’organisation, savoir comment on travaille ensemble correctement et aussi de façon indépendante des personnes.

Avec le développement et la portée grandissante des médias sociaux, est-ce qu’une compagnie peut survivre aujourd’hui sans les médias sociaux ?

Si vous vendez des vaches en plastiques, il y a peu de chance que vous deveniez le roi de Twitter… Par contre, il y a beaucoup plus de produits intéressants qu’inintéressants, et donc si vous êtes comme nous dans les télécoms et dans le high tech, ou dans un secteur grand public ou de la consommation, il y a de fortes chances que vous soyez obligés d’aller la où sont vos clients. Là en l’occurrence on est au Maroc, au Maghreb, où l’utilisation des médias sociaux est en augmentation exponentielle. En ce qui me concerne, la Tunisie et le Maroc sont parmi les pays qui sont le plus en avant sur Facebook.

En tant que compagnie, comment fait-on pour savoir quel réseau social est le plus adapté au message que l’on souhaite faire passer ?

Dans cette présentation, je vais revenir sur cette notion de message, car c’est quelque chose de très traditionnel dans la communication. On a un message, ou ‘la bonne parole’, qu’on essaye de diffuser à un maximum de gens : c’est de l’information que l’on pousse aux gens que ça leur plaise ou non. C’est la démarche antique et traditionnelle qui est complètement antinomique de la façon dont fonctionnent les médias sociaux donc je vais challenger cette notion. On va aussi voir les outils qui nous permettent de choisir notre tactique par rapport à différentes stratégies marketing. Je distingue bien la tactique, rendue possible par les outils, et la stratégie, orientée sur ce que fait l’entreprise pour ses clients en termes de produits. Donc je reviendrai sur une dizaine de business cases du monde entier (Espagne, France, etc…) y compris des choses très récentes, voire même des choses qui ne seront pas encore complètement lancées.

Quels sont les dangers de l’utilisation des médias sociaux en entreprise ?

Le premier danger, c’est de ne pas y être et de passer à côté de la distribution. Le deuxième danger c’est d’y être, mais de ne pas être assez présent, impliqué. C’est-à-dire qu’il faut répondre à toutes les questions et être organisé. Quand on est dans une entreprise comme Orange, où il y a énormément de clients, mais aussi beaucoup d’employés, ce qui rend les choses plus complexes que dans une PME par exemple, cela oblige à avoir de l’organisation et des processus.

Comment voyez-vous l’avenir des médias sociaux en entreprise ?

Je vois des choses très importantes se profiler à l’horizon. On n’a pas fini de voir des changements, des bouleversements dans les quelques mois et années qui viennent. On va assister à un renforcement de la structuration et à l’importance grandissante de la gouvernance au niveau de la gestion. On va également monter en charge en termes d’utilisation et l’ouverture des médias sociaux en entreprise va d’ailleurs créer un enjeu énorme en termes de formation et d’accompagnement. C’est là où va se trouver l’importance des changements dans les mois qui viennent.

interview : SMI conference en Français


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