Archives de Catégorie: crowdsourcing

Crowdfunding : SticknFind lève 1 million de dollars sur Indiegogo – #mwc13


Cet article a été originellement publié sur Live.Orange.com lors d’un voyage de Presse réalisé la semaine dernière, dans le cadre du Mobile World Congress de Barcelone 2013

Non, vous ne rêvez pas ! Sticknfind a bien levé près d’ 1m de dollars en janvier 2013

Non vous ne rêvez pas ! La start-up sticknfind a réussi à lever près d’un million de dollars sur la plate-forme de Crowdfunding Indiegogo.

Et les fondateurs de Sticknfind ne sont pas des débutants non plus car ce sont des pionniers du Bluetooth depuis les années 2003 et 2004 et ils ont travaillé depuis ce temps-là avec l’industrie automobile et gagné bien des récompenses a déclaré Jimmy Buchheim dans son introduction hier. Lui et ses équipes ont également développé le projet Blutracker, capable de localiser différents objets dans un rayon de 2500 pieds (projet également financé au travers de Indiegogo : $180 500 ont été levés pour ce projet) de même que Masterplug, une prise intelligente qui mesure la consommation électrique et l’affiche dans la monnaie locale (environ $128 000 levés également sur Indiegogo). « Cette entreprise a fini par être très profitable » a précisé le fondateur de Sticknfind. Il a démarré la nouvelle structure en début décembre. « cela n’a pas été facile » a-t-il dit, mais il avait l’air vraiment très content du financement qu’il a réussi à obtenir de la plate-forme de Crowdfunding. En effet, je connais peu de gens qui ne s’en contenteraient pas !

Jimmy Buchheim, patron et fondateur de SticknFind montre le produit SticknFind

Pourquoi utiliser le Crowdfunding ?

« Le moyen apparemment le plus direct pour démarrer l’entreprise aurait été de concevoir notre produit, le mettre en production, puis d’en faire l’article et ensuite le vendre à un industriel. Mais cela ne nous a pas paru la solution la plus simple. C’est ainsi qu’on a décidé d’aller dans le sens du crowdfunding parce que les retours des utilisateurs sont quelquefois plus intéressants que ceux venant d’une entreprise » a déclaré M. Buchheim. Il a ajouté « les Industriels veulent souvent changer les produits pour les adapter à leurs propres besoins et pas ceux de leurs clients ; quant à faire entrer des fonds d’investissement, cela a pour résultat que trop de gens veulent donner leur avis et c’est comme cela que ça commence à aller mal ! ».

Alors, quelle est cette innovation que les utilisateurs ont jugée falloir 1 million de dollars ?

  1. Tout d’abord, c’est essentiellement une « fonction de géolocalisation exceptionnelle » pour reprendre les mots de Monsieur Buchheim. « Nous avons mis beaucoup de recherche-développement dans ce mécanisme de localisation » a-t-il ajouté. Ce que cela veut dire c’est que cela donne à l’utilisateur la possibilité de mesurer très précisément où se trouve un objet. « La résolution est extraordinaire, le système est capable de mesurer des distances très petites » ;
  2. Deuxièmement, la fonctionnalité d’alertage qui permet au sticker d’envoyer une notification si l’objet appairé apparaît dans le rayon d’action. Les utilisateurs reçoivent donc une alerte sur leur téléphone s’ils oublient l’objet concerné. Vous pouvez mettre ce sticker sur une caméra, vos clés de voiture etc. et vous pouvez même mesurer la température d’un objet (ce qui par exemple, pourrait vous éclairer sur le fait que l’objet est à l’intérieur ou à l’extérieur du bâtiment).
  3. Troisièmement, une capacité de zoom exceptionnelle qui permet de trouver ses clés dans un rayon de 45 mètres ; SticknFind a été capable d’étendre cette capacité jusqu’à 90 mètres. Grâce aux retours de ses utilisateurs, ils ont été capables de produire trois prototypes avec des Industriels différents. « Ceci nous a pris beaucoup de temps de mise au point » a ajouté Jimmy Bouchheim, « car ces stickers sont faits de petits composants et requièrent un travail intense mais nous avons fini par identifier la bonne composition du mélange plastique notamment (c’est-à-dire ni trop rigide, ni trop caoutchouteux), ce qui permet d’obtenir une meilleure portée. »

Stick find va commencer à expédier son produit la semaine prochaine. L’entreprise a démarré la production dès le mois dernier, ce qui veut dire que qu’ils sont en avance sur leurs plans initiaux et le produit sera disponible dans les boutiques dès avril. Ceci est la première génération de ce produit, a poursuivi Jimmy Buchheim, « nous sommes en train de créer un nouveau marché et celui-ci va déclencher de nouvelles applications. Les consommateurs et les entreprises perdent beaucoup d’argent avec les objects qu’ils égarent ».

Quid de la génération de 2 ?

« Elle sera encore plus petite », a précisé Jimmy, « vous pourriez même mettre un sticker V2 sur votre brosse à dents ! » a-t-il ajouté en plaisantant. « Ceci est le véritable Internet des objets » a-t-il déclaré. Le prix pour 2 stickers est de $49 et $89 pour 4 et il sera également disponible en packs de 10. L’application sera gratuitement disponible sur Google Play et iTunes et fonctionnera également sur le BlackBerry Z10 (à compter d’avril). La batterie dure 2 ans, donc même pas besoin de la changer très souvent.

Un SDK gratuit sera mis à la disposition des développeurs.  Le SDK sera aussi disponible pour Mac OS X (dès mars) et Windows 8 (à partir d’avril).

Il existe aussi des applications industrielles de cette technologie, comme celle qui consiste à garder la trace d’un inventaire, car il est possible de faire fonctionner le système avec 100 et même 1000 objets qui peuvent être géolocalisés en même temps. Le système, puisqu’il utilise Bluetooth 4.0, marche avec les téléphones de dernière génération (iPhone 4S ou plus récents, Samsung Galaxy SIII etc.) mais aucun accessoire supplémentaire n’est requis pour faire le faire fonctionner. « La seule façon de faire durer la batterie pendant deux ans a été d’utiliser la nouvelle génération de Bluetooth, sinon elle n’aurait pas duré plus de quelques jours » a déclaré le patron de SticknFind. Quant à la sécurité, l’appairage est limité aux appareils qui sont placés dans un rayon d’1 m et « vous devez taper sur le sticker pour pouvoir l’activer, ce qui est plus sûr ».

Cette technologie est une réelle innovation et une des meilleures que j’aie vues dans ce salon; elle remplit un besoin, est disponible tout de suite, est à la fois simple et offre un véritable facteur différenciant. Pas étonnant donc qu’ils aient réussi à lever autant d’argent au travers de Indiegogo.

interview de jimmybuchheim

13 pièges de l’innovation : retour aux fondamentaux à l’ère des réseaux sociaux avec Brice Auckenthaler


Imagin’Nation.Com – l’Innovation a l’Ere des Réseaux Sociaux (€26.95 ou €9.99 en e-book)

imaginnationLe livre est sorti dans la collection « les fondamentaux du management et du développement personnel » aux éditions Kawa (transparence : Kawa est aussi mon éditeur) et ce n’est pas un hasard. Si Brice Auckenthaler, avec son enthousiasme et sa jeunesse d’esprit habituels, nous entraîne comme toujours à plus de partage, de collaboration et d’inventivité, il nous rappelle aussi que l’innovation n’est pas un attribut romantique du management, mais une discipline sérieuse, et qui mérite qu’on respecte quelques règles. Arrêtons-nous ici, et en vidéo, sur un des chapitres du livre (quatrième) intitulé « les 13 tentations auxquelles il faut résister » :

3 des 13 pièges de l’innovation collective par Brice Auckenthaler

Dans l’interview ci-dessus, j’ai demandé à Brice de décrire trois des 13 tentations suscitées et de les éclaircir pour nos lecteurs. Voici ici la totalité de ces tentations  livrées de façon synthétique :

  1. Se ruer sur les idées : accepter de perdre du temps à réfléchir…
  2. Se limiter à la recherche de produits et de services : bien que rassurante, cette méthode est limitative. Elle se focalise trop sur le « quoi » pas assez sur le « pourquoi »
  3. Penser fonctionnalités seulement : ceci restreint à l’innovation incrémentale
  4. Investir trop en études en amont : souvent décrit sur visionarymarketing, ceci est un billet classique en innovation technologique. C’est rassurant pour le marketeur qui cherche à se couvrir auprès de son management, mais tester de nouvelles idées abstraites est coûteux et rarement utile
  5. Fixer les objectifs trop précis : biais relevé également par Scott Berkun, l’innovation bifurque souvent, et donc il est inutile de « cibler » trop précisément au départ, mieux vaut « segmentuiter » comme dirait Paul Millier
  6. Placer trop d’enjeux : risque de mettre trop de pression aux équipes
  7. Oublier la mission de marque : la créativité a besoin de contraintes pour être bonne
  8. Le collectif comme unique source d’inspiration : il faut alterner phases collectives et individuelles
  9. Ne pas rémunérer l’effort d’imagination : la rémunération n’est pas toujours financière
  10. Penser que l’imagination collective est spontanée et s’entretient naturellement
  11. S’empêtrer dans le virtuel et oublier le réel (les individus ont besoin de se voir pour créer, même si les techniques à distance existent)
  12. Oublier la méthode
  13. Gérer le temps de manière inappropriée

Ces conseils, et bien d’autres encore sont disponibles dans le livre de Brice Auckenthaler « imagin’nation.com à l’innovation à l’ère des réseaux sociaux » parus aux éditions Kawa. Livre également disponible en e-book (€9.99 chez Numilog)


co-création et implication du consommateur à l’ordre du jour d’une table ronde au SEMO 2010


Semo 2010Je me suis rendu le mercredi 3 novembre au salon des études marketing et d’opinion à la porte Maillot, le Semo, afin d’animer une réunion sur le principe de co-création avec le consommateur qui réunissait un panel d’experts et de praticiens du domaine. Tout d’abord, Oleg Curbatov, enseignant-chercheur et maître de conférences à l’université Paris XIII, puis Nathalie Perrio-Combeaux de Harris interactive accompagnée d’Anita Hughey, directeur du département études de Henkel France, et enfin Anne Eberlé, chef de projet chez Dream Orange.

Le sujet précis de cette table ronde, était "quand l’étude devient aide à la création : les nouvelles façons d’impliquer le consommateur".

co-création et communautés, rappel de contexte

J’ai introduit le sujet en revenant sur la co-création, ce concept si nouveau et pourtant développé il y a si longtemps par Bernard Cova et Olivier Badot au début des années 90 (Le Néo-marketing). Bien des concepts lancés par Badot et Cova en ces années ont été repris maintes fois dans ce que les auteurs eux-mêmes ont appelé les "panacées marketing", notamment outre atlantique (one-to-one marketing, consomm’acteurs, co-création, crowdsourcing, wikinomics etc. etc.) autant de concepts souvent présentés comme des réinventions du marketing et qui correspondent en effet à une certaine révolution. Et pourtant ces "panacées marketing" sont remises en cause par Cova lui-même, et Marie Claude Louyot et Audrey Bonnemaizon (présentes toutes 2 dans la salle), dans le cadre d’un nouvel ouvrage paru chez Lavoisier récemment (marketing critique le consommateur créateur en question) et qui sera analysé sur ces pages (publication prévue le 15/11 au matin).

Je suis revenu sur les trois principes qui guident le marketing des communautés : la passion, l’entraide entre les membres et enfin, le bénéfice commun. Mais il faut reconnaître, qu’avant d’atteindre ce nirvana, bien des tentatives peuvent être lancées à divers niveaux, et nous en avons vu deux exemples lors de cette table ronde.

retour sur la méthodologie

 

Oleg Curbatov

 

Tout d’abord, Oleg Curbatov est revenu sur les différentes typologies d’implication du consommateur dans le processus de création du produit ou du service. co-innovation, co-promotion, co-détermination et co-production sont les différents leviers qui existent et que l’on peut actionner dans l’entreprise. "On parle beaucoup de co-création" a ajouté Oleg, "mais il s’agit d’un concept vague". Toutefois, les facteurs clés de réussite de la co-création dans les études de marché existent bel et bien : ces facteurs clés identifiés par lui sont au nombre de trois : être attentif à l’intégration du consommateur individuel dans l’entreprise et dans la communauté, être attentif aux connaissances du consommateur et à ses compétences requises pour la co-création d’études (tous les consommateurs ne sont pas compétents), intégrer le consommateur à l’expérience de co-création en fonction de ses propres ressources.

Partant de ce constat méthodologique, nous avons pu voir deux interventions intéressantes sur ce sujet, l’une, celle de Henkel et de Harris interactive, une étude de marché faisant intervenir l’interaction client en ligne, et l’autre, celle de Dream Orange, plus communautaire et basée sur la durée à l’intérieur d’une communauté high-tech.

Henkel : au-delà des études de marché classiques

 

Anita Hughey et Nathalie Perrio-Combeaux

 

L’objectif principal de Henkel était de réaliser une étude plus interactive, même si l’objectif n’était pas véritablement d’aller jusque la co-création. À l’origine, l’entreprise souhaitait aller au-delà des études traditionnelles de consommateurs qui sont, ces consommateurs, "souvent enfermés à l’intérieur de segments, de sous segments, et à l’intérieur de tests en silos (packs, pub, concept… ) qui sont limités dans le temps" nous a confié Anita. Henkel voulait, ajouta-t-elle, quelque chose de plus transverse, avec un impact direct sur les marketeurs "sans même quitter l’entreprise", au travers d’un concept fédérateur d’hygiène et de beauté, qui regroupe à la fois les produits cosmétiques et les produits d’entretien (une première sur ces sujets habituellement traités séparément).

Cette présentation fut poursuivie par Nathalie de Harris Interactive qui nous a détaillé cette étude. Celle-ci, "directement accessible aux équipes marketing depuis leur bureau", s’est inscrite dans la durée "autour d’une idée de communauté". Le parti pris de cette étude était de recourir à un échantillon représentatif de femmes "qui n’était pas nées avec une souris entre les doigts » a précisé avec humour Nathalie. Il s’agit donc d’une communauté d’études, pas de marque, basée sur un recrutement de 600 personnes sur la base d’un access panel (celui de Harris interactive, fort de 6 millions de membres au monde et 750.000 en France). Il ne s’agissait pas non plus d’une communauté de passionnés ont précisé les intéressées, mais bien d’un échantillon représentatif d’études.

Cette étude s’est réalisée sur la base d’une plate-forme d’études non signée "Henkel", car la marque du groupe ne représente pas forcément quelque chose pour les consommateurs qui connaissent beaucoup mieux les produits marque par marque (Supercroix, Le Chat etc.). L’intérêt principal de cette étude était également la capacité de permettre de revenir jour après jour afin de permettre aux membres de la communauté de communiquer entre eux dans la durée. La communauté pouvait voter sur les idées, échanger les bonnes astuces, participer à des tests (réalisés pour faire revenir les membres au travers de jeux concours, sans pour autant verser d’incentives exorbitants).

Les clés du succès soulignés par nos deux protagonistes étaient les suivants :

  1. un rassemblement de thèmes hétérogènes (détergents et cosmétiques),
  2. une richesse de contenus énorme, encore exploités aujourd’hui,
  3. un accès en temps réel déterminant qui a permis de montrer l’importance du dispositif aux responsables marketing,
  4. Une liberté quant aux quali-quanti menés en ligne, et l’innovation dans l’animation de l’étude.

Les bénéfices de l’entreprise étaient les suivants : "un beau projet d’entreprise qui remettait le consommateur au centre de l’innovation", une boîte à idées intéressante et une association du client dans un dispositif d’études à l’opposé des silos évoqués par Anita au début de sa présentation.

Les bénéfices perçus par les consommatrices étaient également nombreux : elles ont beaucoup apprécié les astuces ainsi que les quiz, elles apprécié les tests produits (une constante dans les tests immersifs, les consommateurs adorent tester les produits et qu’on leur demande leur avis) et une amélioration des liens avec l’entreprise. Côté des desiderata, les consommatrices – qu’on se refuse à appeler méngère de moins de 50 ans j’ai remarqué – auraient aimé quand même un peu plus de co-création et d’interactivité, ce sera partie remise.

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Le Livre "Tribus" de Seth Godin, ou l’apologie du Web Communautaire…


seth godin tribus

Ancien de Yahoo, Fondateur de Squidoo (groupes thématiques inconnus en France)… Seth Godin est devenu en quelques années un des Gourous Mondiaux du Marketing.

Seth s’était fait remarqué en Juillet 2000 en sortant un ebook gratuit Unleashing the Ideavirus qui a popularisé le concept du marketing viral, et qui est considéré comme l’un des eBooks les plus téléchargés au monde.

seth godin tribus

Son dernier ouvrage “Tribus” fait l’apologie du Web Communautaire en expliquant que désormais les réseaux sociaux et le marketing viral peuvent vous aider à développer son business.

La préface du livre commence par une genèse des réseaux sociaux, des clubs jusqu’à la dernière élection de Barrack Obama.

La suite de cet ouvrage de 246 pages est malheureusement moins structurée, car c’est un peu comme un inventaire à la Prévert avec des idées ou des exemples qui fuzzent d’un paragraphe à l’autre sans forcément une suite logique.

Pourtant le livre est des plus intéressants, car d’une part cela vous obligera à vous demander comment appliquer à votre business ces conseils, mais aussi à prendre du recul sur votre propre activité.

Dans les premières pages Seth met en avant le pouvoir qu’offrent les réseaux sociaux on line comme Twitter, Facebook, Linkedin, Meetup, Squidoo… pour bâtir une communauté pour un budget quasi nul (à part votre temps et la passion que vous allez y investir !).

Ce qui ressort également du livre, c’est qu’il n’y a pas une méthode pour construire une communauté, tout dépend des personnes à qui l’on s’adresse, à ce qu’ils recherchent, voire à votre personnalité.

Pour lancer une communauté, Seth rappelle qu’il suffit souvent uniquement d’avoir la volonté de fédérer une communauté latente, car il existe de très nombreuses communautés qui n’attendent qu’une personne pour devenir leur leader et les pousser à se mobiliser.

Pour preuve, il suffit de regarder les milliers de groupes sur Facebook, qui sont des mini-communautés et qui sont nées de la volonté d’une personne de créer un groupe sur des thèmes des plus sérieux aux plus farfelus  :

tribus facebook

Des tribus il en existe partout autour de nous, il suffit parfois juste d’oser prendre la parole pour devenir le leader d’une communauté…

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Comment faire de l’innovation ? Des réponses dans "Fabriquer le Futur 2"


fabriquer le futur 2

Nous avons eu le plaisir de recevoir le dernier livre d’Eric Seulliet co-auteur, avec Pierre Musso et Laurent Ponthou, de “Fabriquer le Futur 2, l’imaginaire au service de l’innovation “.

Le postulat de cette bible de 300 pages sur l’innovation est simple : l’imaginaire permet de renouveler la question de l’innovation car la R&D traditionnelle commencer à toucher ses limites en matière d’innovation de rupture.

Les débuts du livre restent très scolaires, avec les différentes définitions de l’innovation.
Tout d’abord selon Schumpeter :
- La fabrication d’un nouveau produit
- La mise en place d’une nouvelle méthode
- La découverte d’un nouveau débouché
- L’utilisation de nouvelles matières premières
- …
Puis son évolution selon l’impulsion de Norbert Alter :
- Innovation ordinaire
- Innovation de tous les jours (les astuces des employés)
- Innovation incrémentale de la R & D
- Innovation stratégique ou de rupture, proche de l’invention.

L’ouvrage se divise ensuite en 3 parties, écrites par chacun des 3 co-auteurs :
- Partie 1 : L’imaginaire & l’innovation, avec la théorie de l’innovation et de l’imaginaire.
- Partie 2 : Comment débrider son imaginaire, avec des méthodes pour être créatif.
- Partie 3 : Les acteurs de l’imaginaire dans l’entreprise, avec des exemples concrets d’innovation et des méthodes appliquées.

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marketing : au-delà du crowdsourcing, les pistes de Fred Cavazza


notepadUn article très complet et bien documenté sur les nouvelles tendances du Marketing sur le blog de FredCavazza que tout le monde connaît. Le marketing collaboratif on connaît, le crowdsourcing on connaît, mais Fred nous emmène un cran plus loin avec des concepts qui vont au-delà, tels que les marques grises (i.e. powered-by) et les pro-ams (professionnels tout en étant amateurs).

nb: je recommande aussi le livre de François Laurent sur le Marketing 2.0

Vers des marques générées par les utilisateurs
par Fred Cavazza
sur http://www.fredcavazza.net

Au début des années 90, un concept curieux a fait son apparition : l’auto-marketing. L’idée étant que les clients allaient eux-mêmes choisir (concevoir) les produits qu’ils allaient acheter. Ce concept a trouvé un écho notable au début des années 2000 avec la vague du marketing 1to1 (”marketing individualisé” en français) où il était question de personnaliser l’offre de façon tellement fine que les prospects ne pouvaient refuser ce qu’on leur proposait.

Plus tard, nous avons vu apparaitre des boutiques en ligne d’un nouveau genre où les client participaient de façon active à la conception des produitsLaFraise pour des T-shirt, Lego pour des constructions, Ponoko pour les objets artisanaux, Crowdspirit pour des produits électroniques… aujourd’hui le crowdsourcing semble donc être le modèle le plus proche de l’auto-marketing. Pourtant je suis persuadé que nous pouvons aller plus loin, beaucoup plus loin… notamment grâce à l’open innovation, aux pro-ams et aux marques grises.

lire la suite sur le blog de FredCavazza


Windows 7 : double espresso à Beaubourg pour Microsoft et ses fans


Le Windows Café le 21/10 à Paris

Le Windows Café le 21/10 à Paris

Ouf ! Les aficionados du PC vont pouvoir à nouveau se montrer en société sans avoir à s’excuser. Les « tu utilises Vista ? ». « Oui ». « Aïe, aïe, aïe ! », c’est pour le passé. Dans une soirée spéciale, bondée et très réussie, et une première mondiale dont j’ai mis quelques photos en ligne ici la France fut la première au monde à découvrir le nouveau système d’exploitation de Microsoft ce 21 Octobre 2009.
pouvoir être fier d'être un PC à nouveau

pouvoir être fier d'être un PC à nouveau

Les analyses des journaux sont bonnes, à l’instar de ce dossier d’Octobre de SVM, très complet et détaillé.  Bon ! ne le répétez pas, mais mon Sony P Series flambant neuf marche très bien avec Vista (j’en fais souvent la démonstration en postant en direct des compte-rendus sur mes blogs comme ici à l’université d’Eté du Medef). Mais la perception n’était pas bonne, les problèmes de démarrage du nouvel OS il y a trois ans ayant été désastreux d’un point de vue de communication et sans doute aussi du point de vue technique; les adeptes des mises à jour frénétiques – dont je ne suis pas, disons-le tout de go, ces OS sont des systèmes complexes qu’il convient de ne pas trop perturber sous peine de rébellion – s’en mordent encore les doigts avec des séances de mises à jour durant parfois plusieurs heures. D’ailleurs, peut-être pour la première fois depuis plusieurs décennies, je n’ai pas mis à jour mon vieil ordinateur personnel qui dure depuis cinq ans avec XP. Et mon Vista est lui aussi sous contrôle afin de ne pas pénaliser les performances.

La fenêtre principale de Windows 7

La fenêtre principale de Windows 7

Alors voici, tout est effacé, on recommence, ouvrons donc le nouveau jouet et que voyons-nous à peu de choses près. Aero ! Donc, pas trop dépaysant de changement. À oui ! Il y a le 64 bits. Mais il faut que toute la chaîne soit en 64 bits côté matériel et logiciels : « c’est pas gagné » écrit SVM (n°285 Octobre 2009 p.34). Côté matériel non plus d’ailleurs, parce que je ne veux/vais pas jeter tous mes ordinateurs rien que pour ça, à une heure où on nous culpabilise avec notre empreinte écologique. D’autant plus que le 64 bits n’est pas forcément plus rapide.
Alors, il reste la barre de menu, différente, qui montre une vignette quand on la survole. Bon. Il y a quelques autres astuces quand même : la loupe, ingénieuse (voir photo ci-dessous) surtout sur les petits netbooks comme le mien, c’est un moyen ingénieux de palier le problème de grossissement des fontes de Vista. Le partage de ressources sur réseau va peut-être rendre LapLink obsolète (à voir, cela dépend aussi de l’automatisation des tâches de synchronisation) et encore d’autres astuces comme notamment, cet ingénieux système de copie d’écran intégré et  un nouveau PAINT gonflé aux hormones, façon Office 2007 avec le ruban et tout et tout. Pratique pour la retouche d’images simple sur Netbook ou si vous ne voulez pas installer l’énorme Photoshop ou l’obèse The Gimp.
La Loupe de Windows 7

La Loupe de Windows 7

En conclusion, pas de révolution mais qui a besoin d’une révolution alors que ce que tout le monde attend c’est de pouvoir utiliser ses logiciels sans bidouiller son système d’exploitation ? C’est pour ça – la capacité d’utiliser les logiciels que je désire – que j’aime le monde du PC, finalement beaucoup plus ouvert que le monde du Mac (pour ceux qui auraient raté ce train-là, lire The Future of the Internet de Jonathan Zittrain). Microsoft redonne ainsi la fierté à ses utilisateurs, alors merci Windows 7 ! Enfin, comme je l’ai déjà montré plusieurs fois sur ce blog, la véritable innovation est dans l’execution, non dans l’invention. Avoir corrigé les erreurs de Vista et changé tout ce qu’il y a sous le capot sans changer les habitudes des utilisateurs, c’est bien ça le progrès et non l’inverse. Il est fort à parier que ce que les utilisateurs aimeront de Windows 7, c’est que bientôt ils ne le remarqueront plus, ce qui est le but de tout OS bien conçu, disparaître au profit des applicatifs qu’il tourne. Enfin, n’oublions pas que Windows 7 règlera aussi le problème des logiciels non compatibles Vista, tous les logiciels tourneront donc, sans exception, à condition d’indiquer ses préférences au moment de l’installation. En fait, sur mon Notebook, là non plus je n’avais eu aucun problème, mais gageons qu’il y en aura encore moins avec la nouvelle version de Windows.

linterface tactile de Windows 7

l'interface tactile de Windows 7

Peut-être la fonction la plus novatrice est-elle l’OS tactile, mais je n’ai pas été vraiment convaincu. D’une part, ce n’est pas complètement au point, surtout sur la carte mondiale de type Google Earth (on notera qu’elle était un peu réticente à obéir aux doigts des utilisateurs du Windows café, quant aux miens pas du tout, le mouvement transmis étant assez aléatoire et donc franchement énervant) de toute façon je ne suis pas certain que ce soit ni pratique, ni utile. OK, c’est ludique, mais alors faudra-t-il attendre encore un peu, probablement 1 an à 1 an 1/2, avant que ce type d’interfaces soit vraiment au point.
Dernier point, le crowdsourcing. Microsoft a su faire appel à la communauté pour améliorer son produit (les pubs recourent à de vrais utilisateurs qui ont participé au programme), on ne peut donc qu’applaudir des deux mains. Cliquer ici pour voir les pubs.
Pas de révolution donc, je ne vais pas tout plaquer demain pour installer Windows 7, je vais attendre un peu, mais assurément l’envie m’en démange, c’est bon signe ! attendez donc un peu la fin de l’année et on en reparler (on va quand même attendre la fin des cours à Dauphine !).
note sur la transparence. J’ai reçu comme tous les visiteurs du 21/10 du Windows café ce 21 octobre 2 copies d’un Windows 7 "intégrale", et c’est un beau cadeau. Je tiens cependant à préciser que je n’écris pas sous la commande. Je suis un utilisateur et un supporteur de Microsoft depuis 1988, et je suis libre de mon expression. Ce billet n’est pas sponsorisé.

de retour du Japon, le club E2 ramène le futur dans ses valises


lami Brice Auckenthaler, co-organisateur et fondateur de expertsconsulting, désormais Créargie

l'ami Brice Auckenthaler, co-organisateur et fondateur de expertsconsulting, désormais Créargie

Nous avions déjà couvert il y a près de 2 ans un atelier du club E2 qui était dédié aux réseaux sociaux. J’en étais partir ravi et … avec quelques amis en prime car je suis resté en contact avec tous les intervenants.  Cette fois-ci le thème en était "de quoi sera fait demain" et j’ai eu la chance de participer afin de démontrer l’expérience de l’utilisation des médias sociaux par Orange Business Services.

Philippe Le Fessant dans une explication passionnée des QR codes japonais

Philippe Le Fessant dans une explication passionnée des QR codes japonais

Alors de quoi demain sera-t-il fait ? S’il est difficile de répondre à la question, il y a une chose qui est certaine : les technologies de rebond depuis les médias traditionnels vers l’Internet (TV, papier etc.) ont de l’avenir. C’est du moins la constatation faite par les intervenants et notamment M. Philippe Le Fessant dans une présentation fort intéressante, et qui plus est l’oeuvre d’un amoureux du Japon et des cultures orientales, capable de décrypter les jeux de mots en Japonais. Chapeau bas !

Je vous livre donc comme à mon habitude le compte-rendu de cette réunion avec les notes prises en séance, de quoi rendre jaloux ceux qui n’auraient pas eu le courage de se déplacer tôt ce matin.

Club E2 : de quoi sera fait demain ?

Introduction

par Jean François Hautot et Brice Auckenthaler, patrons du cabinet nouvellement créé CREARGIE (http://www.creargie.fr)

  • Fusion entre Créargie et Expertsconsulting
  • 3 pôles : 1° prospective 2° stratégie 3° marque 4° innovation (pas seulement r&d) 5° performance (reegineering de produits)
  • Repérer, ranger, en parler autour de nous : chaque consultant est responsable d’un observatoire (thématique, sur divers sujets touchant à l’innovation)
  • Vous aider à montrer à vos collègues que ce n’est pas dangereux d’innover

Panorama illustré des tendances de demain

  • Google n’arrête pas d’innover. Avec Wave va probablement révolutionner non pas un monde, mais plusieurs mondes. C’est la combinaison du mail, de Facebook, Twitter et du SMS. Sur invitation seulement. C’est un peu déconcertant, c’est comme si le mail avait été ré-inventé. Certains participants ont testé, mais l’intérêt va au-delà du grand public notamment dans le cadre de la gestion de projet.
  • Vodafone lance 360 en Angleterre, une sorte de plateforme qui rassemble en un seul endroit sur Internet toutes les données de l’utilisateur. Equivalent de Ma Sphère de SFR mais en plus massif. Actuellement, uniquement 6 téléphones sont compatibles. Couvre également les autres opérateurs en se basant sur l’usage et sur les couches supérieures de service.
    • Ma marque est un écosystème : il y a donc peut être des maillons pour renforcer la relation avec des publics qui ne sont pas forcément les interlocuteurs traditionnels
    • Mezzo di Pasta : chaîne de restauration qui a un réseau facebook et une application iPhone. Il va falloir créer du lien
    • Peugeot : initiative Mu. Au lieu de vendre uniquement des services autour de la voiture ils ont élargi aux autres moyens de transport. On gagne des points et il y a des partenaires avec des services pour les week ends etc. Mu pour se mouvoir. En marché test sur quelques villes françaises et probablement au-delà de la France dans le futur. Dépasser le marché immédiat et aller au-delà. Organisé en tant que club versus service.
    • Playmaker : une sorte de Nike+ dédié au football.
    • La porosité des marchés a atteint les marques. La frontière des marques et des entreprises est poreuse è impératif de s’ouvrir au monde extérieur
    • L’hyperlivre : Jacques Attali le sens des choses. Ouvrage parsemé de flashcodes, qui renvoient vers des prolongements du livre. On est dans un monde de paradoxes : le consommateur est de plus en plus sollicité et il faut donc que tout soit très simple et en même temps il est demandeur de plus de profondeur. Attali a voulu que des mises à jour soient produites au fur et à mesure. Tendance de l’hybridation, combiner des choses qui avant étaient opposées et les mettre ensemble. La question qui se pose est de savoir si le site Internet va se mettre à jour de façon synchrone avec le livre. Surcouf : vend l’inverse d’un site réel sur Internet et veut mettre
    • Fabriquer à la demande en flux tendu : myfab.com est un site de fabrication à la demande. Une fois que le produit est construit et a généré assez d’intérêt on est informé sur son état de fabrication, sa livraison etc. C’est une logique d’abonnement versus une logique de vente. Le commerçant propose une fabrication à date et les prix varient.
    • NTT Docomo : malgré la crise depuis 20 ans, le Japon est extrêmement innovant. Ils viennent de lancer pas exclusivement à l’usage des jeunes, un détecteur de bons plans ; on se voit proposer un avatar, il faut être équipé d’un mobile et on vous propose toute une palette de services à la demande. 200+ fournisseurs sont dans le système. Ce n’est pas très cher et pas exclusivement destiné aux jeunes.
    • Peugeot : Avec la crise, plein d’initiatives voient le jour, avec un petit véhicule urbain avec un véritable 4 places, mais à mi chemin entre un scooter et une voiture. Renault va lancer une initiative similaire avec un produit appelé Zoe. Le volant n’est pas un volant, se conduit comme un scooter.
    • Japon :

Di git ! Video, la télévision devient interactive, Philippe Le Fressant, directeur associé chez Jap’Presse

  • Codes 2D : 1/3 du trafic des sites de marque vient des rebonds (beaucoup plus de mobiles au Japon)
  • Info choc de la semaine : -20% sur le marché de la pub en France (en 93, -3% dans la crise). Aucune baisse de 20% n’est conjoncturelle.
  • Sony annonce pour 2010 des écrans 3D relief sans lunettes
  • Télévision sur mobile : En France on se pose la question sur les normes. La particularité de la télé sur mobile au Japon ce sont les liens contextuels pour acheter le CD ou télécharger des épisodes manqués. Le modèle est gratuit, ce sont les mêmes programmes que l’on trouve sur la TV de salon. Les business modèles asiatiques sont peu convaincants et donc ceci explique le faible développement en Europe.
  • Sans contact sur mobile : existe au Japon depuis 2004. 1/3 du parc est équipé. En France, pas début avant 2010 pour les premiers terminaux. Nouveauté en Mars par Sony qui a sorti les premiers TV avec des puces NFC. On passe le mobile devant la TV et on surfe sur le site ou effectuer un paiement. On peut acheter du contenu en passant son mobile sur sa télécommande. La fin de la télévision ? Dans sa forme actuelle, avec ses rendez vous et dans sa forme actuelle. Délinéarisation de la télévision. La publicité sur Internet est archaïque, en bandeaux et en affichage. Au Japon, ils vendent du rendez vous. Un site de vidéos qui ont lancé des jeux de minuit. A minuit un popup s’ouvre et tout le monde joue. A minuit 15, autre popup et on annonce les gagnants. 40-50% de participation. Si on ne change pas les modes de publicité actuels, on continuera à faire -20% par an en Europe.
  • 20 millions de personnes au Japon qui utilisent leur télécommande comme un guide, ce qui donne aussi des infos sur ce qu’ils regardent.
  • Reconnaissance d’image vidéo : reconnaissance optique de 2ème génération. Premières présentations en France en même temps qu’au Japon. Les Mangas au Japon sont aussi pour les adultes. Pendant le générique, shooting possible. Marche sur tous types d’écrans.
  • Au Japon c’est le package des produits qui fonctionne beaucoup. C’est dommage de ne pas faire un rebond aujourd’hui
  • Site : http://justdigit.com

Crowdsourcing & nouveaux modes de communication


Ce matin, réunion à l’échangeur, organisée par experts consulting et e-laser, rue des archives. Voici ma présentation :


Les marques sous l’influence de facebook


Les marques ont longtemps été considérées comme ‘persona non grata’ – c’est-à-dire indésirables – dans l’univers du 2.0… Néanmoins, il semblerait que la tendance s’inverse et qu’elles aient appris à jouer avec les codes implicites des blogs et autres réseaux sociaux : DEMONSTRATION !

Le magazine News Sky nous informe qu’un groupe de 22 000 fans intitulé "Bring back Cadbury’s Wispa Gold" sur Facebook est parvenu à convaincre le géant du chocolat Cadbury à relancer la production d’une célèbre marque de barre chocolatée : Wispa. Les 3 internautes à l’initiative de cette campagne ont même été invités par Cadbury à l’usine de Bournville à Birmingham pour relancer les machines de production. Vous pouvez lire l’article complet en suivant ce lien. 41 Millions de barres chocolatées ont été vendues en 18 semaines – soit un taux de 18 par seconde.

wispa

Décryptage et commentaires en vrac inspirés par ce cas pratique :

  • Les marques doivent être à l’écoute des consommateurs mais en aucun cas les laisser sans réponse : dans le cas présent Cadbury a répondu favorablement à la requête – ou devrait-on dire pression ? – des consommateurs regroupés en véritable groupe de lobbying sur Facebook ;
  • Par ailleurs, les marketeurs sont souvent mis en difficulté lorsqu’il leur est demandé d’apporter la preuve par le R.O.I de l’efficacité de leurs actions 2.0. Dans le cas présent, il semblerait que le succès commercial soit au rendez-vous !

Enfin, pour clore cet article, je ne peux m’empêcher de me demander si le groupe ‘Sauvons les bonbons Kiss Cool’ créé à l’initiative de Thierry SPENCER connaîtra la même issue ?

Affaire à suivre donc ;))

A lire également pour prolonger la discussion :

C@


Livre gratuit “30 idées pour dynamiser votre communauté”


Dominique Dufour de ManagerUneCommunaute.com vient de sortir un ebook fort intéressant où il explique comment profiter de la pause estivale pour dynamiser sa communauté.

En effet autant il est facile de créer une communauté avec les outils actuels (BuddyPress, WordPress, Viadeo…), autant il n’est pas facile de la faire vivre.

C’est pourquoi Dominique nous livre dans un mini ebook de 8 pages ses meilleurs conseils pour donner du sang neuf à sa communauté :

1 – Rencontrez d’autres Community managers pour échangez et apprendre.

En se rencontrant dans la vraie vie, en dialoguant via Twitter ou sur Facebook, on enrichit sa pratique et on étoffe son expertise. On se confronte à d’autres. Et même parfois le fait de poser «tout haut» sa question, c’est déjà un pas vers sa résolution.

2 – Résumez votre communauté en 2 slides.

Sur le le premier slide indiquez l’objectif de votre communauté en une phrase (à quoi sert-elle, qu’apporte-t-elle à vos membres ? …) et sur le second slide racontez votre histoire avec quelque chose de fort, de beau, d’humain et qui symbolise votre communauté afin que cela soit l’exemple que vous aimeriez donner à tous.

Cela vous permet de revenir sur les fondements même de votre communauté et à vous poser les bonnes questions pour trouver vous-même les bonnes réponses.

3 – Fêtez les dates clés de votre communauté.

Il y a toujours une occasion pour animer votre communauté avec un anniversaire, un nombre de membre atteint, un nombre d’intervention… cela permet de dynamiser votre communauté, de montrer qu’elle progresse, d’inciter vos membres à continuer à intervenir…

4 – Créez des événements réguliers. Chat, interviews,…

Pour fidéliser vos membres en les mettant en valeur), en leur offrant des opportunités d’échanges, un permettant de créer des débats, en personnalisant des membres souvent anonymes… créez des rendez-vous réguliers sur vos communautés : chat, interview, sondage, rencontres physiques, diaporama photo, concours….
Il ne vous reste plus qu’à les placer dans l’agenda de la communauté !

5 – Effectuez une veille sur votre métier et votre secteur.

Vous pourrez ainsi obtenir du contenu facilement pour votre communauté (actualités…), mais également vous servir d’un outil comme Netvibes pour annoncer les évènements de votre communauté.

6 – Surveillez vos concurrents, mais ne les copiez pas systématiquement.

Ne soyez pas parano et suiveur, pensez d’abord à votre communauté et ce qu’elle veut… Soyez-vous !

7- Faites un check up de votre communauté.

De temps en temps visitez les pages et zones de votre communauté où vous allez peu, et vérifiez ce qui s’y passe (ex : pages CGU…).

8 – Dites «nous» quand vous parlez à vos membres.

Il faut faire comprendre que la communauté ce n’est pas eux et vous, mais “Nous, ensemble”.

9 – Lisez sur votre métier… Mais pas uniquement.

Il faut certes être un expert sur son métier, mais il faut élargir son champ de vision pour trouver de nouvelles idées…

10 – Encouragez vos membres et impliquez vous au coeur de votre communauté.

Une communauté ce n’est pas qu’un site Web… il faut accompagner ses membres en dehors, en lisant leurs blogs, en s’intéressant à leurs anniversaires…
De même lorsqu’un membre écrit quelque chose d’intéressant vous devez l’encourager et le mettre en avant.

11 – Une communauté doit être humaine.

N’hésitez pas à parler un peu de vous et de votre vie personnelle, ainsi vous inciterez vos lecteurs à faire de même et ainsi à faire de même afin qu’ils considèrent votre site Communauté comme étant plus qu’un simple site Web où poster des messages.

12 – Votre newsletter est elle la voix de votre communauté ?

Voici quelques questions à vous poser : A quoi sert votre newsletter ? A-t-elle une périodicité et pourquoi ? Quelles sont les rubriques les plus lues ? Quels sont les sujets les plus cliqués ? …
Ensuite imaginez comment la dynamiser : quizz, jeu, sondage, contenu, illustrations, implication des membres…

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Crowdsourcing: la wikinomie appliquée


innovation conjointe sur Internetl’innovation conjointe passe à la vitesse supérieure. Un article des échos du 19/10/2007 dresse un panorama du crowdsourcing, nouveau vocable pour désigner l’innovation conjointe qui fait appel aux créatifs sur Internet.

Cela fait suite à notre article sur le système IBM Thinkplace, que nous avons posté sur ce blog il y a peu. Le système Eli Lily Innocentive est lui aussi souvent cité. Mais on pensera également aux nombreux exemples de Procter & Gamble à Goldcorp donnés par Don Tapscott dans son célèbre et récent ouvrage wikinomics.

S’il s’agit à la base de la généralisation du concept de foule intelligente (smart mobs, Howard Rheingold) à l’innovation conjointe, il faut remarquer avec la journaliste les questions ouvertes qui sont autant de freins au développement de ce type de créativité : Identification et vérification des compétences, rétribution et propriété intellectuelle, voire contrôle des fuites sont autant d’obstacles à lever avant de généraliser le développement de ces approches.

Nul doute qu’il s’agit là d’un apprentissage, mais le défi mérite d’être remarqué et si possible relevé.


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