Archives de Catégorie: marketing 2.0

La création digitale à l’heure des réseaux sociaux (vidéo)


tv-large_thumb.gifMise en ligne par Peter Gabor, directeur de l’école e-artsup, et organisateur de la conférence "création digitale à l’heure des médias sociaux", la vidéo de l’événement est désormais disponible. Elle y comprend mon intervention sur le poids de l’économie digitale, en début de conférence. La conférence était animée par Olivier Saint-Léger, expert en médias sociaux, et s’est tenue le 4 avril 2013 au Cinéma Mac Mahon. Elle a fait suite aux deux précédents Think Tank public que p.g. et e-artsup ont tenu en 2008 et 2010. Intervenants: Anne Bessaguet, Antoine Bueno, Nicolas Cerisola, Michaël Chaize, Geoffrey Dorne, Jean-Louis Fréchin, Matyas Gabor, Peter Gabor, Yann Gourvennec, Olivier Saint-Léger. Finalement, on y parle moins de médias sociaux que de création (et de créativité, vous y entendrez les nuances de définition, expliquées par les meilleurs spécialistes),  mais les débats ont été animés et pasionnants. La conclusion d’Antoine Buéno, à contre-courant, est spirituelle et provocante.

Pour ceux qui auraient raté ma présentation, voici à nouveau le support (et le lien vers l’article sur l’importance de l’économie numérique)


RSE : pourquoi la collaboration en entreprise échoue et 11 critères de succès


computer-largeIl y a peu je déclarai, suite au rapport Lecko sur les Réseaux Sociaux d’Entreprise (RSE), que cela faisait 20 ans que nous tentions de convaincre les utilisateurs de la collaboration et que nous n’avions pas fini. Gartner, évoqué brièvement dans cet article du Monde Informatique vient renforcer cette impression. Alors pourquoi ?

Les critères de réussite des projets de SI – et de SI collaboratifs en particulier sont bien connus – mais les capacités à mettre en œuvre, la confrontation avec la réalité du terrain, est loin du compte. C’est que, comme le fait justement remarquer Howard Fallon dans un ouvrage qui est, pour moi, le livre fondateur de ce que nous appelons en France, maîtrise d’ouvrage (et que nous croyons, à tort et par orgueil national, être une discipline locale), “notre discipline est plus sociologique que technique”. Les arguments rationnels sont donc sans écho, et vous aurez beau rappeler, à juste titre, des évidences comme lesquelles il ne faut pas “jouer avec la technologie”, vous n’empêcherez pas les grands enfants que nous sommes de le faire, car cela est dans nos gênes.

J’ai relevé ici, dans une présentation disponible sur Slideshare, les 10 critères qui, pour moi, sont essentiels dans la réussite d’un projet de collaboration d’entreprise. Les conseils sont aisés … mas la capacité de réalisation, le fait de faire aboutir le projet sont rarement bien vus. C’est là souvent le plus gros maillon faible des maîtrises d’ouvrages, notamment dans le domaine collaboratif, c’est de croire que les utilisateurs vont collaborer d’eux-mêmes. Je m’appuie dans ce constat, sur le rapport Lecko sus-cité.

Voici donc mes 11(ou 12) constats et recommandations pour réussir son projet de Réseau Social d’Entreprise :

  1. La technologie est importante ! : contrairement à la croyance, un mauvais choix technologique est impliquant. Les maîtrises d’ouvrages trop vaseuses ne peuvent réussir ;
  2. La technologie n’est pas tout : (oui, je sais, c’est contradictoire, mais c’est que la vie est complexe et faite de blanc ET de noir, pas de blanc OU de noir) mais par ailleurs, elles doivent aussi s’abstraire des détails technologiques sanglants qui empêchent de voir l’objectif. En définitive, faire un bon choix tchnologique ne veut as dre discuter de technos pendant 10 ans comme je le vois trop souvent. “jouer” avec toutes les technos pour les essayer ne sert à rien. On a beau le dire et le répéter … ;
  3. Les réseaux doivent se parler : ça paraît évident, mais j’ai vu l’inverse se produire, et la pudeur m’oblige à me taire … ;
  4. Le référentiel est le point de départ : c’est souvent une grossière erreur, commise dans les entreprises, qui se sont fait vendre le fait que le collaboratif n’avait plus rien à voir avec le monde d’avant et qu’il faut couper les ponts. C’est une bêtise, car les partages ne s’effectuent qu’avec du contenu, le référentiel métier est donc fondamental. La dernière bêtise à faire est d’en avoir plusieurs, une bêtise hélas rencontrée quasiment partout ;
  5. Les solutions techniques sont abondantes mais ce n’est pas important : on revient au point 2, disons que j’ai un doublon ici, nul n’est parfait ;
  6. Commencer par le réseau d’ “amis” : encore une erreur fréquente, avec des outils internes qui singent les réseaux sociaux publics et qui n’y arrivent pas. L’effet de déception est alors immense et les utilisateurs continuent à bricoler dans LinkedIn. Or, même chez LinkedIn il y a un réseau social d’entreprise interne. Il faut donc amener le RSE au même niveau que les outils du marché et lui permettre de se lier aux réseaux existants pour tout de suite le mettre au même niveau ;
  7. La gestion des contacts est essentielle : idem, gérer ses contacts ne peut être un parcours à  flanc de côteau, comme je le vois hélas trop souvent. Même punition, les utilisateurs se tournent alors vers les réseaux externes, plus riches et moins fermés et plus conviviaux ;
  8. Les liens avec le SI et les autres outils doivent être forts : si vous ne parvenez pas à lier les outils entre eux, on se demande donc à quoi sert le RSE. Ne riez pas, cela se voit couramment. Un RSE en plus du reste, déconnecté et isolé, ça ne sert à rien ;
  9. La collaboration n’arrive pas toute seule : je suis fatigué de le répéter, mais par fainéantise, les utilisateurs et les maîrises d’ouvrage y croient toujours quand même, que ce soit en interne ou en externe ;
  10. le rapport au métier doit être fort : si on ne peut pas lier le RSE au métier, il ne sert qu’au cyberbabillage, donc dans ce cas, autant aller dans Facebook, au moins c’est plus marrant et on est moins surveillé ! ;
  11. L’animation est un enjeu de pouvoir qu’il faut résoudre : les batailles sont souvent féroces entre RH et communication interne. En fait, les 2 sont utiles, mais ce qu’il faut surtout, c’est … ;
  12. Assister, mais ne pas forcer les utilisateurs : donc ne pas former sans volonté de se former, car forcer les employés à collaborer est mal perçu, inefficace et peu respectueux.

nb : pour les pinailleurs, je me suis aperçu d’un léger doublon, je vous laisse choisir entre 11 et 12 recommandations, cela n’a pas d’importance

Mes conclusions tournent autour de 4 points fondamentaux :

  1. respecter les fondamentaux, y-compris techniques ;
  2. mieux lier
  3. les fondamentaux de l’animation de communauté :
  1. planter (seeding)
  2. arroser (feeding)
  3. élaguer (weeding)

Et voici l’article qui a déclenché cette réflexion :

Selon Gartner, seuls 10 % des déploiements de réseaux sociaux sont réussis – Le Monde Informatique

Selon la société d’études Gartner, alors que les technologies de réseautage social sont employées par 70 % des entreprises, seuls 10 % parviennent à les utiliser correctement, la plupart ayant plus une approche « je livre et je prie pour que tout se passe bien ».Gartner a passé au crible les initiatives de collaboration sociale engagées par 1 000 entreprises dans le monde. Selon le cabinet d’études, seuls 10 % des projets sont bien menés. « Sans une stratégie bien pensée et pertinente, les initiatives autour des médias sociaux ne pourront pas rapporter de valeur commerciale à l’entreprise», a déclaré Anthony Bradley, analyste chez Gartner. « L’approche « je livre et je prie pour que tout se passe bien » revient à dire que l’on met la technologie de collaboration sociale à disposition et l’on prie pour que quelque chose de bien en sorte, comme si les interactions communautaires devaient engendrer automatiquement de la valeur aux entreprises ».Selon Anthony Bradley, « le taux de réussite de cette approche est très faible, et la raison vient généralement du fait que l’entreprise ne sait pas fédérer la communauté autour d’une cause convaincante et suffisamment motivante pour que les participants lui consacrent du temps et partagent leurs connaissances. En d’autres termes, il n’y a pas d’objectif ».

via Selon Gartner, seuls 10 % des déploiements de réseaux sociaux sont réussis – Le Monde Informatique.


Air France survole* les médias sociaux


La sélection du jour…

tv-large_thumb.gifEst cette interview vidéo d’Arnaud Bourge, responsable des médias sociaux d’Air France, et déjà intervenu il y a quelque temps, en octobre 2012, lors de la conférence Media Aces qui s’était tenue chez Ubifrance. Il y décrit par le menu la stratégie digitale d’Air France, sa déclinaison dans les médias sociaux, et les tactiques d’outils qui sont utilisés au quotidien pour la gestion des crises, mais aussi la communication. Le cas Air France est particulièrement intéressant, car il s’agit d’une société très riche pour laquelle les médias sociaux ne veulent pas seulement dire "relation client", ni encore moins "communication", mais un riche mix de tous ces éléments. Je vous recommande particulièrement cette interview réalisée par Frenchweb dans le cadre de son « social media mag », un rendez-vous mensuel consacré aux médias sociaux et au Community Management. J’ai eu la chance d’inaugurer cette série que je recommande chaudement à tous :

* pour ceux qui se poseraient la question, le terme "survoler", dans ce cas, désigne ici non pas le détachement mais le fait de maîtriser son domaine.


panorama français des médias sociaux – petit déjeuner Skema (2/2)


image_thumb6La 2e partie de la conférence était assurée par Antoine Spadoni, fondateur et dirigeant de la société Social shaker, éditeur d’applications Facebook depuis 2009. La solution a été lancée en 2011 et la société est aujourd’hui leader en France, selon Antoine. L’objectif de Social Shaker, est de permettre l’administration des comptes Facebook afin de de « créer de l’engagement ». Antoine a donc pu rassembler toute son expérience professionnelle afin d’éclairer l’assistance sur l’état des lieux des médias sociaux. En route donc pour un balayage de ce paysage.

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2 présentations pour le prix d’une aujourd’hui : celle d’Antoine Spadoni et la mienne

En France depuis 2010 … dans le grand public

« En France, les réseaux sociaux se développent depuis 2010 » a-t-il annoncé dans sa présentation. Or, « la question n’est plus de savoir si on intègre des médias sociaux dans son mix aujourd’hui, mais comment on le fait mieux » a-t-il poursuivi fort justement. En ceci, il a insisté sur la très rapide prise de maturité de ce secteur, que nous décrirons plus en détail avec Hervé Kabla notre futur ouvrage la communication digitale expliquée à mon boss (http://amonboss.com). Mais les fondamentaux restent là, comme le répète Antoine fort justement « avant, on poussait de l’info, maintenant on peut et on doit parler directement à ses clients et ses prospect ».

Facebook … portrait d’un géant de 25 millions d’utilisateurs hexagonaux

Facebook a désormais 25 millions d’utilisateurs actifs en France (NDLR : et 1 milliard dans le monde) et la base de ce réseau social est ce qui s’appelle « le social graph », qui imprime une logique affinitaire et non pas uniquement basée sur le contenu (un mélange de contenu et d’utilisateurs en somme). Avec Facebook « tout est un objet, tout est connecté » précise Antoine. C’est le cas notamment avec des applicatifs comme Deezer au Spotify etc. Avec Facebook donc, on construit une « communauté » c’est-à-dire un ensemble de fans et d’amis de ses fans. Ce que, au début du Web 2.0, on appelait FoaF (friend of a friend), le système qui avait été popularisé par un des premiers réseaux sociaux jamais créés : friendster (désormais racheté et reconverti dans le jeu social). Avec cette logique d’amis des amis, « on multiplie ainsi par 10 ou 15 la portée de ses messages » (ce que dans le jargon on appelle le « Reach ») a précisé Antoine Spadoni.

À ceci il faut ajouter le fameux algorithme « edgerank », dont personne ne sait exactement comment il fonctionne, mais dont on sait qu’il s’appuie sur l’affinité, le poids et la renaissance des publications, textes etc. Comme exemple de conversation bien menée, Antoine nous a montré le poste de Ikea Marseille sur l’annonce allô Hållö, qui est effectivement un concentré d’humour et de commerce. On peut véritablement, dans ce cas, parler « d’engagement », on est bien au cœur du marketing du bouche-à-oreille, si souvent décrit, et si souvent mal compris.

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Le « Graph Search » … un cran plus loin avec Facebook

Mais ce n’est pas tout, arrive le « graph search » : il s’agit d’une nouvelle manière de référencer les contenus, une manière de rechercher à la fois les gens, les endroits et les choses. Et tout tourne autour de la géolocalisation bien entendu. Pour donc être bien référencé dans Facebook, Antoine nous donne ses conseils :

  1. bien remplir sa section « à propos »
  2. bien enseigner son adresse
  3. bien engager durablement avec Stéphane car le taux d’engagement influence référencement

Bien sûr, ces conseils s’adressent essentiellement aux entreprises et aux entrepreneurs.

Et voici Twitter

Depuis 2011, Twitter a fait également son apparition en France. Ou plutôt, c’est le grand public qui vient de le découvrir ; je suis pour ma part sur ce réseau social depuis 2007. Aujourd’hui, les journalistes y sont inscrits, les médias se sont approprié cet espace, et le hashtag devient universel nous a expliqué Antoine (il se pourrait même qu’il soit repris sur Facebook bientôt). Et la télévision adore les hashtags, avec un palmarès 2012 qui montre en tête de liste …TF1 avec 12.7 millions de tweets ! Comme on le voit, la fin des mass media, ce n’est pas pour aujourd’hui.

Vine … mais à quoi ça sert ?

clip_image003Plus anecdotique, du moins a priori, Antoine a montré à l’assistance, quelque peu médusée, le service Vine, lancée par Twitter en 2013. Il s’agit de contenu vidéo en 6 secondes, un peu à la manière des GIF animé, qui boucle indéfiniment. Cela peut paraître anecdotique et superflu, mais l’exemple de The Wolverine montrée par Antoine, prouvant que les marques peuvent s’emparer intelligemment d’un nouveau service, même si la majorité des utilisateurs ne comprend pas à quoi il sert.

La présentation n’aurait pas été complète sans évoquer le bon vieux Google+, la dernière tentative de Google de revenir dans le coup des médias sociaux. Google a interdit les jeux concours sur son réseau social, et son approche « serait plus orientée vers le référencement naturel (SEO) », même si d’aucuns, dont je suis, ne sont pas complètement convaincus. Antoine n’a pas tellement développé sur le réseau social de Google, qui a beaucoup perdu en mêlant, depuis son lancement de la mi 2010, date à laquelle il allait révolutionner le monde, mais ceci ne s’est pas passé. Antoine nous a quand même démontré l’utilisation d’une fonctionnalité assez intéressante à palais un garde ce qui permet jusqu’à 10 personnes de se réunir en ligne, voir même de diffuser en live une présentation sur YouTube.

Enfin, pour conclure, Antoine a démontré  Tumblr, Instagram (100 millions d’utilisateurs actifs à aujourd’hui et, c’est récent, la moitié sur Android après un an seulement d’existence), et le bon vieux Pinterest avec l’exemple de delamaison.fr, qui arrivent à avoir quelques suiveurs (424 mais j’en ai même un peu plus moi-même alors que je ne l’utilise pas), mais force est de constater qu’il ne s’y passe pas grand-chose non plus.

Cette présentation est mise à votre disposition directement sur Slideshare et ci-dessous:

Enfin, une 3e présentation et non des moindres, la mienne, concernant une mise à jour complète de la présentation antérieurement présentée à Londres et à Zagreb « quels outils pour quels messages », qui a été également francisée pour location :

N’hésitez pas, si vous êtes un ancien diplômé de Skema, à vous positionner lors de la prochaine conférence du club Solomo, et si vous n’en êtes pas, à suivre une formation dans cette excellente école afin de pouvoir en être.


à quoi servent (vraiment) les applications mobiles – petit déjeuner Skema (1/2)


imageLa semaine dernière, le club Solomo de Skema Business School (contacter Quentin ici) a organisé sa première réunion publique (thème : « Le mobile et les réseaux sociaux : quels outils, pour quels usages ? ») – devant un auditoire d’environ 40 personnes, rue du faubourg Saint-Honoré – qui est peut-être le point médian entre Paris et Nice, à condition de faire un effort d’imagination. Les participants ont eu droit à 3 présentations lors de cette conférence : d’une part Bruno Vercelli de Sentinelo, Président des anciens élèves de Skema, a parlé des applications mobiles ; Antoine Spadoni, fondateur de socialshaker, a ensuite dressé un panorama complet des médias sociaux, chiffres à l’appui, et enfin, je me suis livré un exercice de stratégie associée à la marque, avec la nouvelle version (française) entièrement revue de ma présentation « médias sociaux : quels outils pour quels messages ? ». Voici les points qu’il fallait retenir de cette conférence, en 2 parties, en commençant par la présentation de Bruno :

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[Antoine Spadoni (à gauche) et Bruno Vercelli (au fond à droite derrière la foule)]

Bruno Vercelli : état des lieux des applications mobiles

Bruno a commencé sa présentation en expliquant l’état des lieux du paysage mobile: il ne s’agit pas d’un épiphénomène : 20 millions de Smartphones existent en 2012, 40 millions seront disponibles en 2014, en France uniquement. Ce n’est plus non plus un phénomène de geeks et de jeunes, car la barre des 50 % de possesseurs de Smartphones a été franchie. Il y a, selon Bruno, un parallèle à faire entre applis mobiles et début du Web. « Au début, il fallait avoir une application parce que c’était à la mode, mais c’est devenu cher, et il fallait savoir également ce qu’on voulait en faire ! ».

Avant toute chose, il faut noter que les applis mobiles ne sont pas que pour les Pure Players a précisé Bruno dans son introduction. Les entreprises à forte notoriété les utilisent aussi pour fidéliser, également pour le multicanal, ainsi que pour localiser leurs magasins.

Les market stores : un problème d’œuf et de poule

Il n’est cependant pas toujours facile de se faire entendre sur ce marché dominé par deux acteurs (IOS d’Apple et Android de Google). L’arrivée des nouveaux entrants (BB10 et Windows Phone 8) pourrait ainsi changer la donne, sans compter les systèmes d’exploitation libres comme Firefox et Tizen qui sont soutenus par les opérateurs**. Mais en attendant, il faudra faire avec ces acteurs dominants… et probablement un troisième, Amazon, qui veut aussi sa part du gâteau.

** voir ici l’annonce récente de Telefonica, au Mobile World Congress

Le problème de base, pour le développeur d’application, c’est la notoriété : « comment être au top du référencement dans un market store qui contient plus de 800,000 applications ?  Le référencement naturel par mots-clés est restreint » a-t-il prévenu « et le référencement payant n’est pas possible ». « Le seul critère est le nombre de téléchargements » a-t-il poursuivi, ce qui finalement crée un joli cercle vicieux : si pour être beaucoup téléchargé, il faut être vu, et qu’on n’est vu que lorsqu’on a été beaucoup téléchargé, la boucle est bouclée.

D’ailleurs, les statistiques ne sont guère encourageantes. La durée de vie sur l’écran d’accueil (le « Springboard » dans le jargon, voir celui de l’iPhone à gauche) d’un utilisateur est de 3 mois (sans pour autant avoir été utilisée), et 93 % des applications ne sont utilisées qu’une seule fois conclue Bruno Vercelli.

Revenir aux fondamentaux du commerce

C’est là qu’il faut revenir aux fondamentaux : 73 % des recherches Web (pas seulement mobiles) sont locales (horaires, recherche de magasins etc.) indique Bruno (photo) et « 92 % du CA global du commerce en France est réalisé dans les magasins physiques, ceci malgré l’augmentation du commerce en ligne ».

C’est donc de cela qu’il faut s’occuper, en se dévouant au ROBO (« research online, buy offline » : recherche en ligne, achat en magasin) car « 70 % des chercheurs d’information sur le Web finissent par acheter en magasin ». BUT a même trouvé qu’un utilisateur pouvait aller chercher de l’information 8 à 10 fois avant de passer à l’acte, et c’est pour cela qu’ils ont décidé de se lancer dans le show-rooming, un nouveau concept où on accueille le client en magasin, avec un stock restreint, et où la commande se fait depuis le lieu d’achat, en ligne avec un conseiller, qui livre le client à domicile.

Pour ceux qui douteraient encore de l’importance de l’expérience client, Amazon vient de leur envoyer un message fort. Et pour en rajouter un peu, Le Monde de dimanche/lundi du 1er avril a décrit la crise actuelle du e-commerce qui a subit la crise de plein fouet, en même temps qu’il se développe (un paradoxe compréhensible car si le gâteau grandit, le nombre de bouches à nourrir aussi).

3 options

Comment donc les applications mobiles peuvent-elles soutenir les commerçants ? Il existe 3 façons de faire selon Bruno Vercelli :

  1. Le « Web to store » : c’est donner le choix aux clients d’aller chercher le produit en magasin (livraison en boutique, store locator, stocks en temps réel …) ;
  2. Le Couponing : « cela marche bien, mais s’adresse surtout aux chasseurs de promotions » selon Bruno ;
  3. Le « mobile to store » : dans ce cas, c’est l’application mobile qui a pour but de ramener le client dans le magasin, comme dans le cas de Sentinelo, dont Bruno est un des cofondateurs (voir ici une présentation d’une de ses présentations antérieures).

La conclusion, c’est que la tendance du commerce de demain, c’est la convergence, et non l’opposition entre commerçants en ligne et physiques (voir aussi ses autres exemples dans une présentation que j’ai faite récemment).

La suite avec la présentation d’Antoine Spadoni, sur l’état des lieux des médias sociaux (et la mienne) dans un article à paraître incessamment …

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à propos de l’événement Skema (par le bureau de Skema)

SKEMA Alumni a eu le plaisir d’accueillir près de quarante diplômés au petit-déjeuner/conférence du Club SOLOMO (Social Local Mobile) du 26 mars sur le thème : « Le mobile et les réseaux sociaux : quels outils, pour quels usages ? »

Le club SOLOMO a pour objet de réunir, d’échanger et de partager autour des nouvelles technologies, de la mobilité et des réseaux sociaux.

Communiquer via le mobile et les réseaux sociaux, pour quelle stratégie de communication opter et pour qui ? Quels outils choisir, pour quels messages ? Quel retour sur investissement est généré par ces nouveaux moyens de communication ?

  • Bruno VERCELLI (Vice-Président et Cofondateur de SENTINELO) a exposé l’importance du mobile dans notre société actuelle et l’intérêt de développer une application de géolocalisation des produits/services d’une entreprise. Ce concept répond à une attente du consommateur dont le comportement est d’acheter en magasin après une recherche online, appelé aussi « phénomène ROBO (Research Online Buy Offline) » ;
  • Antoine SPADONI (Fondateur et Dirigeant SocialShaker) a mis en évidence le panorama de réseaux sociaux à disposition des entreprises et a présenté les différents bénéfices des réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter, Google+,… ;
  • Yann GOURVENNEC (Président et co-fondateur de Media Aces, créateur de Visionarymarketing.com) est quant à lui intervenu sur le choix stratégique et le retour sur investissement de ces outils qui dépendent avant tout, du message souhaité et de la cible visée. Yann anime un blog et est également le co-auteur des livres « Les médias sociaux expliqués à mon boss » et « La communication digitale expliquée à mon boss » (ce dernier sort en juin 2013).

Les anciens de Skema Business School qui sont intéressés par les conférences du club Solomo sont priés de contacter Quentin Fontvielle directement.


Parcours client : définition et recommandations d’un pro – #e-commerce


La sélection du jour …

eye-large.gifC’est l’article de Sens du client l’excellent blog de notre confrère et ami Thierry Spencer, qui y fournit souvent bons conseils et analyses pertinentes. Cette fois-ci, Thierry revient avec à propos sur la définition du "parcours client", un vocable souvent avancé par les "je-sais-tout" du Marketing quand ils veulent vous impressionner, et qui finit souvent par une discussion de salon sur "l’ergonomie" de sites Web (ou plutôt ce qu’ils en comprennent). C’est après de nombreuses années de frustration sur le terrain (j’ai du mal à le cacher) que j’ai accueilli cet article comme le sauveur. Il n’est pas impossible que je tente d’ajouter mon grain de sel dans cette analyse, notamment pour y apporter un angle B2B, avec un éclairage sur les apports de leads (prospects). En résumé, voici comment Thierry décrit le parcours client :

  • AVANT L’ACHAT : 1) SEO/SEM 2) Medias sociaux 3) Mobile 4) Ergonomie générale du site (on y vient – je rappelle que pour cela il existe des érgonomes) 5) Page produit
  • PENDANT L’ACHAT :  6) Communication (dialogue de vente – one click) 7) Panier d’achat 8) Dialogue de vente 9) Service clients
  • APRES L’ACHAT : 10) Communication suivi (confirmation, suivi de la livraison…) 11) Livraison / Colis 12) Compte client 13) Retour et Remboursement

A vos souris, et apprenez donc ça par cœur !

Sens du client – Le blog des professionnels du marketing client et de la relation client

Alléluia ! Rendons grâce à iVentures Consulting qui nous offre une étude sur le parcours client dans l’e-commerce qu’on pourrait dans certains cas qualifier de chemin de croix, une image à laquelle je n’ai pas pu résister à quelques jours de Pâques…

Avant d’aborder les résultats de cette étude, je voudrais répondre à un de mes lecteurs qui me demandait récemment ma définition de "parcours client".

Le parcours client désigne toutes les étapes qui vont de l’identification du problème à résoudre pour un client jusqu’à sa résolution. Par exemple, c’est le chemin qui mène de l’étape "je veux placer mon argent" jusqu’à : "la souscription d’un contrat, les interactions qui suivront avec l’organisme choisi et la clôture du contrat". Ou encore de : "Je veux des chaussures pour courir" jusqu’à "l’achat d’une paire de chaussures" et éventuellement son service après-vente.

A chaque étape du parcours, on peut identifier des moments de vérité. Lorsque j’étais chez Pizza Hut en tant que Directeur marketing, je prétendais que la fermeture de la porte du réfrigérateur vide était la première étape d’un des parcours les plus fréquents. D’où la fabrication de magnets à coller sur la porte du frigo pour favoriser la présence à l’esprit et avoir le numéro de téléphone ou l’adresse du site pour commander. Le premier moment de vérité du parcours client étant la réponse à la question : "auprès de qui vais-je commander pour résoudre mon problème de frigo vide ?" (ce que Google appelle le moment de vérité zéro, le ZMOT).

via Sens du client – Le blog des professionnels du marketing client et de la relation client.


les pros du Web de ch’Nord seront tous aux Journées du contenu web à Lille les 21-22 mars 2013


Journées du contenu web - web analyticsJe relaie l’annonce de ce superbe événement organisé par Eric Delcroix auquel j’aurai le plaisir de participer … bon ! je retourne finir ma présentation … que je publierai en ligne sur Slideshare le 22/03/2013, jour de mon intervention (pour ceux que cela étonnerait que j’écrive en Ch’ti, je précise que, bien que Breton, j’ai vécu dans le Nord très longtemps et que je suis un heureux diplômé de Skema Lille)
Journées du contenu web – web analytics

Alors que la 1er journée des contenus web à Lille est consacrée à la création de contenu pour le web et la matinée de cette journée au référencement sous toutes ses formes, l’après-midi de la seconde journée est traditionnellement réservée au Web analytics. Nouveauté de cette année, Elle sera suivi d’une conférence de cloture par Yann Gourvennec, visionarymarketing. co-fondateur de Media Aces et auteur avec Hervé Kabla de Les médias sociaux expliqué à mon boss en début de soirée.

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Nous avons voulu gardé un fil conducteur entre les 2 journées, aussi, des rédacteurs web interviendront également ce 2e jour lors de certaines tables rondes ainsi que des référenceurs à l’image de ce qui se fera la veille avec la présence de référenceurs…

La journée du 22 mars débutera à partir de 9 h (les horaires  : 9 h – 12 h avec une pause vers 10 h 30 et de 13 h 30 – 16 h 30 avec une pause vers 15 h. N’oubliez pas également la conférence de cloture entre 18 h et 20 h.

Nicolas Malo a du déclarer forfait dans l’organisation cette année de son WACAMP comme il l’a expliqué dans son blog ! Cependant, Nicolas avait déjà travaillé sur l’organisation de sa partie et il sera présent lors de cette après-midi analytics ;-) Reconnaissons le, nous avons tiré profit de son travail !

Le programme des web analytics

  • Table ronde : l’avenir de l’analytics (13 h 30 – 15 h) Quel est l’avenir à terme de l’analytics ? Pour mesurer quoi ? Et certainement que la question « big data » sera posée ? est ce que les référenceurs vont s’approprier le métier ?
  • Atelier conférence de Nicolas Malo (15 h – 16 h 30… prévoir 17 h, Nicolas, co-auteur du livre Web Analytics est aussi bavard ;-)
  • En parallèle, tout le long de l’après-midi, un enchainement de 6 à 8 mini conférences avec des cas pratiques, etc. complétera le programme.

Intervenants confirmés (la liste n’est pas exhaustive, nous la complétons au fil des jours)

  • Nicolas Malo
  • Aurélien Bouchard
  • Jean-Baptiste Gabellieri
  • Julien coquet
  • Sébastien Monnier

N’oubliez pas qu’il est impératif de s’inscrire par exemple depuis la page comment s’inscrire de ce site, car les places seront comptées comme chaque année !

En soirée, vous aurez le privilége et le plaisir de pouvoir écouter Yann Gourvennec, visionarymarketing. co-fondateur de Media Aces et auteur avec Hervé Kabla de Les médias sociaux expliqué à mon boss. Profitez de la page d’inscription pour vous inscrire à cette conférence en soirée.


retour (utile) sur la définition des médias sociaux


eye-large.gifLa sélection du jour, c’est l’article de Thomas Jammet de l’agence 71Signe qui revient sur la définition des médias sociaux et cite bon nombres d’ouvrages sur le sujet dont le nôtre : Les médias sociaux expliqués à mon boss. La tentative est loin d’être idiote. Un nom (encore plus un nom composé) est porteur de sens. En changeant le vocable "Web 2.0" en "Social Media", la "communauté" (il est difficile de savoir qui a défini ce nom pour la première fois, mais voici un des textes fondateurs, peut-être le premier, qui donne d’ailleurs une drôle de définition en exergue…), a de facto reconnu un certain nombre d’évolutions des médias sociaux :

  1. Web 2.0 faisait référence au Web, pas les médias sociaux . C’est que la prédominance du Web mobile (aujourd’hui, environ 20% des visites en moyennes sur les sites que j’ai gérés) se fait pressante ;
  2. En incluant le vocable SOCIAL, le Web collaboratif devient le point focal du partage. Le Web 2.0 était plus le reflet d’expériences de startups, et comportait aussi des éléments technologiques (rss, client léger,…) qui tendent à être pris pour argent comptant ;
  3. En insistant sur le "média", le terme veut dire 2 choses : a) la reconnaissance du Web collaboratif comme nouveau média, comme cela s’est vérifié maintes fois, notamment via Twitter qui devient, on peut d’ailleurs critiquer certaines dérives, un mode d’information même pour les professionnels de l’information. "L’information circule sur Twitter" entend-on, ce qui fait réfléchir… b) le média, c’est aussi un medium de publicité. Le changement de vocable est aussi le signe de la monétisation des médias sociaux, sujet devenu central dans le développement de certaines plateformes, comme Facebook, sommées par leurs actionnaires de monétiser vite et beaucoup (au détriment de l’ouverture de leurs API et du respect, parfois, de leurs utilisateurs).

Voici l’article de 71signe, qui a aussi produit un livre blanc sur lequel nous reviendrons bientôt.

71Signe Experience » Médias sociaux : une esquisse de définition

La curiosité et l’enthousiasme que suscitent les médias sociaux sont à la hauteur de la difficulté de leur appréhension et de leur définition. Peut-on éclaircir en une phrase ce que recouvre ce concept fuyant ? Petit tour d’horizon (non exhaustif) de quelques propositions courantes, disponibles sur le web.

Faire le tri

Trois éléments transversaux caractérisent tous les médias sociaux : le support technologique nécessaire à l’existence et à l’évolution de ces nouveaux outils d’information et de communication, l’interaction sociale qu’ils favorisent ou facilitent par rapport à d’autres médias, et la création de contenu par les utilisateurs (user-generated content, abrégé UGC), qui les singularise et contribue à leur intérêt en même temps qu’elle brouille les rôles culturels traditionnels du producteur, du diffuseur et du consommateur.

Si ces trois caractéristiques centrales font l’objet d’un consensus parmi les théoriciens et praticiens du web, elles ne permettent pas encore l’établissement d’une définition unanime de ce que sont concrètement les médias dits « sociaux ». Ces dispositifs offrent certes un accès plus direct, par rapport à des formes plus « classiques » de médias, à l’expression et à la modification du contenu qu’ils véhiculent. Mais leur diversité, tant en termes de supports que d’usages effectifs, les rend difficiles à subsumer sous une étiquette unifiante.

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via 71Signe Experience » Médias sociaux : une esquisse de définition.


Synthesio met Media Aces (et le Nigeria) sur la carte du Social Media Week 2013 #SMW13


eye-large_thumb.gifC’est d’abord un grand honneur d’être au tableau de chasse des "influenceurs" de la social media week de la semaine dernière. Il est vrai que l’événement Media Aces du 18 février 2013 avait été très bien préparé par Jean Marc Goachet de Mines Paristech et mon compère Hervé Kabla (parti skier ce jour là). Il est donc un peu normal, vu la force de cet événement qui a vite pris une bonne place dans le classement des tendances de Twitter (trending topics), que mon compte Twitter soit troisième de la France, étant donné que je faisais  le live tweet … pas de miracle. Un certian nombre de choses étonnent un peu cependant dans ce rapport. D’abord, le fait que le Royaume Uni soit si faible et que l’Italie soit si forte ! Voilà qui est étrange. Que la France cartonne ne m’étonne guère. Pour faire beaucoup d’événements en Europe et ailleurs, je vois bien que nous sommes meilleurs que nous lecroyons. Après tout si des entreprises comme Jive viennent établir leur siège européen en France, c’est qu’il y a une raison (voir mon compte-rendu sur le rapport Lecko). Plus étonnant encore, la présence du Nigéria (Sic!) dans le rapport Synthesio des influenceurs, au-dessus de l’Allemagne (certes ils ne sont pas très nerveux en social media en Allemagne si on omet quelques champions comme Amiando …mais quand-même ! ils ont d’autres chats à fouetter que des lolcats à Lagos en ce moment). Serait-ce le détail qui cloche ? Ah ! Le difficile métier que voilà de mesurer "l’influence", cet ingrédient impalpable et pourtant si visible …

Social Media Week is a worldwide event connecting people and organizations globally, through collaboration, learning and sharing ideas. This week, 10 cities around the world celebrate the tremendous social, cultural and economic impact of social media.

Social Media Week has become an incredible platform and community that has grown to more than 100k members – this year, SMW celebrates its fifth birthday and marks this milestone with a unifying global theme that represents the connectedness and openness of the collaborative, digital world. This global theme is evident when examining overwhelming buzz around the event all across the map.

At Synthesio, we eagerly jump on the opportunity to track global conversations around an event of this magnitude with such a web frenzy surrounding it, so we decided to take a sip from our Twitter Firehose and track all Twitter conversations surrounding Social Media Week 2013, to provide you with engaging insights into the overall reach of the event, trending topics, and finally, our list of top influencers driving the conversations.

So, now it’s halftime for SMW13 and we invite you to stand up, stretch, grab a drink, and enjoy the Synthesio SMW Halftime Report. Congrats to the top influencers in the U.S., France, UK and Singapore, and don’t forget to check back for the full Post-Game Analysis!

via Social Media Week 2013 – Halftime Report – Synthesio #SMW13.

socialmediaweekinfluencers2013


infographies, degré zéro du savoir ? (1)


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Un petit coup de gueule du mardi matin. Grâce à mon application Firefox préférée (StumbleUpon) qui me permet de trouver de nouveaux contenus et de nouveaux sujets, j’ai découvert cette très intéressante infographie sur la véritable nature des marques en fonction de leur couleur. Je ne suis pas certain que ces graphiques, Fort beaux au demeurant, « vous disent tout sur la nature de votre business » comme l’indique le sous-titre, mais j’ai par contre la conviction que je commence à mieux comprendre la façon dont nous lisons, comprenons et sommes influencés par les images.

Il y a longtemps (2003), je publiai un article sur Visionarymarketing.com, mon site Web, par Giancarlo Livraghi, un publicitaire italien et l’auteur d’un livre transalpin intitulé « la culture de l’Internet » (au sens voltairien du terme). Giancarlo, dans cet article, décrivait ce qu’il appelait la maladie de  PowerPoint, un concept qu’il avait trouvé en voyant Colin Powell utiliser les images pour convaincre les Nations Unies que la guerre contre l’Irak était justifiée. Son argument était que la plupart des images utilisées par Powell étaient fabriquées mais n’avaient subi aucun questionnement car il est difficile de ne pas croire aux images. Cette théorie fut ensuite accréditée dans un film hollywoodien basé sur une histoire vraie (Green Zone – 2010). Je republierai l’article de Giancaro Livraghi très prochainement.

Imago ergo sum …

Les infographies, notamment les infographies comme celle-ci qui sont particulièrement belles et mises en page avec beaucoup de goût, sautent directement à la conclusion et sont faciles à comprendre. Elles sont émotionnelles et esthétiques. Elles font appel à nos sentiments. De plus, car elles sont si simples et didactiques, elles sont prises pour argent comptant, tant et si bien que personne n’ose dire qu’elles pourraient peut-être être fausses. Tout ce dont vous avez besoin est de cliquer sur votre souris et hop ! L’image est multipliée et partagée dans le monde entier. Il ne s’agit plus de cogito mais de imago ergo sum.

Simplistes et exagérées

Et pourtant, les infographies sont aussi simplistes et exagérées. Elles vous font gagner du temps mais en même temps, les images tendent à vous à priver les lecteurs de leur œil critique (entendons-nous bien, le problème vient bien du lecteur et non de l’objet de la lecture). La plupart du temps elles sont non représentatives et font état de résultats étonnants. On y trouve souvent des mentions à « une étude des meilleurs [remplacez par ce que vous voulez] du Monde » (les marques dans ce cas particulier) mais qui a sélectionné l’échantillon ? Quelles sont ces marques ? Qui a commissionné l’étude ? Où sont les résultats de cette étude ? Quelle en est la méthodologie ?… de telles questions sont et resteront probablement sans réponse.

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Le compte bancaire orange d’ING voué à l’échec ? Ben voyons !

Un regard attentif porté aux détails ci-dessous éclairera encore plus votre lanterne. Je me suis juste focalisé sur la couleur orange pour une raison évidente (transparence : je travaille pour Orange). Comme cette couleur est utilisée par l’entreprise pour laquelle je travaille, j’ai eu le plaisir de m’apercevoir qu’elle était populaire pour la high-tech, si l’on en croit cette infographie, et que le code couleur en est cohérent avec les valeurs de la marque que nous aimons. J’ai lu également que cette couleur est censée être non populaire pour les services bancaires alors qu’ING l’a utilisée avec beaucoup de succès non seulement aux Pays-Bas mais dans le Monde entier et notamment aux États-Unis où son nom est très associé à cette couleur.

Comme un horoscope

Pas besoin d’aller plus loin. Regarder une belle image comme celle-ci me fait penser à la lecture d’un horoscope : c’est sympa, c’est amusant, cela vous interpelle légèrement, mais cela n’est pas du savoir. Celui-ci requiert de sourcer ses informations. Il requiert de la contradiction. Le savoir peut utiliser les images ; mais il peut certainement se passer de certaines infographies.

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Conférence Media Aces LIVE : 18/02 à 11.30 précises – #SMWParis


Pas pu vous inscrire à la conférence Media Aces du 18 février 2013 ? Ce n’est pas grave. Grâce à SMW Paris, vous pourrez vous inscrire au live stream en cliquant sur le graphique ci-dessus. Début de la conférence : 11.30 CET (heure de Paris).

lesmediassociauxdansvotre assiette


les médias sociaux expliqués à ma PME


tv-small_thumb.gifJe dois l’avouer avec honte, je ne vais pas tous les jours en province; en fait je n’y retourne quasiment plus depuis que j’ai quitté ma région il y a de cela près de 25 ans. Ce n’est pas du fait d’un excès de parisianisme, puisque justement je ne suis pas parisien, mais tout bêtement d’une question de gestion du temps. Il est ironique, qu’il prenne plus de temps d’aller à la Roche-sur-Yon qu’à Budapest, on peut le déplorer mais c’est un état de fait. Ceci étend, j’ai répondu exceptionnellement et avec plaisir à l’invitation de mes amis Hervé Pillaud et Emmanuel Chopot de Vendeers, l’association affiliée à Media Aces, qui promeut l’usage des médias sociaux dans cette partie occidentale notre pays ; il s’agissait d’une session dédiée, pour partie, à notre travail chez Orange (transparence : dont je suis le directeur Internet du groupe). Dans cette présentation qui commence au slide numéro 10, ce qui vous évitera d’entendre mes élucubrations géographiques, je reviens sur l’historique du Web et du Web social en particulier, pour le replacer dans son contexte et dans son utilité. Je montre également (planches 15 à 20) l’évolution du paysage des médias sociaux dans le monde, de 2006 à nos jours. J’insiste enfin sur la pertinence des médias sociaux pour les petites entreprises régionales, comment faire vivre des communautés, et comment se projeter et projeter sa marque dans le paysage digital.

Merci à Vendeers pour la mise en ligne de cette vidéo et l’organisation de cette conférence.


une conférence E-marketing BtoB à Paris le 12 février à ne pas rater …


Logo_CCM_Benchmark_conferences-287et ceci d’autant plus que j’y participerai. Tribune ouverte à Fabrice Deblock, l’organisateur, pour annoncer cette réunion.
par Fabrice Deblock de Benchmark Group
Conférence E-marketing BtoB : les nouveaux leviers de la performance
Mardi 12 février 2013, de 9h00 à 17h30

Communication, acquisition, fidélisation… Quelles opportunités offrent les réseaux sociaux en BtoB ? Comment y investir de manière durable et rentable ? A quel ROI s’attendre ? M-pub, applications, force de vente connectée…

Conférence E-marketing BtoB

Comment construire une stratégie mobilite pertinente pour répondre aux attentes des professionnels ? Ciblage, newsletters mobiles, sociales… Comment optimiser ses opérations d’e-mailing pour en maximiser la performance ? La conférence E-marketing BtoB organisée par CCM Benchmark traitera de ces questions.

Au programme, les témoignages de Nicolas Dru (3M), Christophe Marée (Adobe), Yacine Mahfoufi (Alcatel-Lucent), Sophie De Parseval (Booster Academy), Marine Lucas (Bouygues Telecom Entreprises), Sylvie Bourrelier (Ceva santé animale), Patricia Gandit (Cisco), Steve Pachter (Edenred), Wandrille Lefebvre (Fnac.com), Hervé Dhelin (IBM), Florent Nosel (Kiloutou), Philippe Deljurie (Météojob), Marie-Jeanne Vonderscher (Pro BTP), Pierre-Yves Daniel (Quotatis), Michel Haddad (Raja) et moi-même.

Lire le programme


Ce n’était pas ainsi que nous imaginions les médias sociaux …


La sélection du jour …

eye-large_thumb.gifEst cet article de Mario Sundar de LinkedIn qui, malgré son titre, n’est pas uniquement centré sur Steve Jobs, mais plutôt sur la façon dont les RP sont pratiquées aujourd’hui et le fait que les médias sociaux ont dévié de leur objectif de départ. Il décrit ainsi un exercice de RP de Zuckerberg et des représentants officiels de Facebook qui manque sensiblement de l’éclat et du panache des fameuses keynotes à la Apple. Je ne suis pas quant à moi un inconditionnel de la firme à la pomme, même si je possède quelques produits Apple et que je suis le premier à reconnaître qu’il s’agit de beaux produits. Mais je n’apprécie pas forcément la philosophie qui sous-tend leurs prises de position. Quoiqu’il en soit, il est indéniable que les "keynotes" de Jobs ont été des morceaux d’anthologie et qu’il a créé une tendance. Ce qui est véritablement énervant, c’est cette tendance à singer cette forme de discours, comme une sorte de passage obligé … et pas toujours avec  grand succès. Je ne donnerai pas d’exemples, ce n’est d’ailleurs pas la peine, car tout le monde ou presque essaie de l’imiter. Comme l’a écrit Herman Melville "mieux vaut échouer dans l’originalité, que réussir dans l’imitation". Une maxime à méditer …

The magic left the building with Jobs

un produit "culte" ?

un produit "culte" ?

I remember the moment Steve Jobs scrolled through his music and uttered those magical words – “scrolls like butter” – while illustrating the beauty of the original iPhone.

It’s moments like this that you lived for, as a technology obsessed professional in Silicon Valley. And with Jobs we got to watch the Michael Jordan of technology, courtside, at his best. iPods, iPhones, iPads, the hits kept coming and Jobs made them look great.

So, it’s a pet peeve of mine these days when companies try to rip off Steve Jobs’ launch style. Not Apple’s style because the new PR machinery at Apple leaves a lot to be desired. But what Jobs created, no one else can put together, because it was and will always be classic Jobs.

via The magic left the building with Jobs « Mario Sundar.


LinkedIn passe la barre des 200 millions d’utilisateurs !


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En tant qu’adopteur précoce de LinkedIn (début 2004)** et futur "ambassadeur" du célèbre réseau social, j’ai le plaisir de relayer l’article de Deep Nishar’s post qui marque l’arrivée du 200 millionième utilisateur sur ce qui est à mon avis une des meilleures réussites dans la sphère des médias sociaux. Pour mémoire, en décembre 2011, LinkedIn ne comptait "que" 136 millions d’utilisateurs ; la croissance a été phénoménale, comme je le faisais déjà remarquer dans un article datant de cette époque.

** : voir mon article de 2004 "des réseaux et des hommes" où LinkedIn occupe déjà une place très importante

200 Million Members!

We recently crossed an important and exciting milestone for the company. LinkedIn now counts over 200 million members as part of our network, with representation in more than 200 countries and territories. We serve our members in 19 languages around the world.

I’d like to thank each of you for helping build the LinkedIn network into what it is today. It’s been amazing to see how our members have been able to transform their professional lives through LinkedIn. You truly grasp the power of LinkedIn when you start to focus on these individual success stories.

Take for example, Akshay Chaturvedi from New Delhi, India who was able to use LinkedIn as a launch pad for his career. Not only was he able to lead an international project at AIESEC for a project on AIDS right out of university, with the help of LinkedIn, he was recruited by KPMG and continues to receive career guidance from his LinkedIn network. Then there’s Robyn Shulman who stepped out of her comfort zone from teacher to now a published writer and leader of a ESL Bilingual Educators group on LinkedIn. She has rediscovered former talents and changed her life through LinkedIn. One of my favorite stories comes from Leonardo Brant from Brazil who founded Cemec, an organization to help Brazilian professionals and entrepreneurs think creatively about their business challenges. Today they use LinkedIn as their digital classroom to exchange information and foster a meaningful community to share relevant knowledge. Everyday we hear stories like these from our members and we look forward to hearing many more.

So, who are LinkedIn’s 200 million members? This infographic captures the diversity and magic of your professional peers.

via 200 Million Members! | Official LinkedIn Blog.


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