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Les boss qui tweetent @MediaAces le 11 /06 – derniers jours de l’Early bird 50% (20 mai) !


boss-qui-twittente-carreSi les médias sociaux en entreprise sont devenus une réalité assez commune, rares sont pourtant les dirigeants et chefs d’entreprise à en faire un usage régulier. Certains, pourtant, s’y sont investis, et avec succès. Nous avons décidé d’en savoir plus sur les enjeux et les motivations de leur présence sur Twitter, et c’est pourquoi la prochaine conférence Media Aces portera sur ce thème passionnant.

Les boss qui tweetent .. et ceux qui ne tweetent pas

Le11 juin prochain, de 8h30 à 12h00, A MINES ParisTech 60 Bd Saint-Michel, 75005 PARIS – RER Luxembourg

Programme:

ipsos_bigger Présentation d’une étude exclusive réalisée par Ipsos sur les patrons et les médias sociaux, en collaboration avec Media Aces
Francoise Gri Françoise Gri, @fgri, CEO Pierre&Vacances-CenterParcs, passionnée mondes emploi et techno, ambitieuse pour les femmes. #womenpower en librairies http://bit.ly/OH6uRL
Clara Gaymard Clara GAYMARD, @Clara_Gaymard, Présidente et CEO de @GE_France, Présidente de l’AmCham France (@amchamfrance), et membre de la mission #MarqueFrance
Nicolas Bordas Nicolas Bordas, @nicolasbordas, Auvergnat. Président BEING Worldwide, Vice-Président de TBWA\Europe. Enseignant SciencesPo (Cours sur La Marque). Auteur de L’idée qui tue.
Bruno Witvoët Bruno Witvoët, PDG Unilver France, administrateur de l’université de Paris-Dauphine
Gonzague de Blignieres Gonzague de Blignières, Senior partner d’Equistone Partners Europe, ex Président du conseil de surveillance de la banque Barclays
media aces Table ronde avec les intervenants


Non ! Non ! Non ! Le Web social, n’est pas mort … Il s’est juste professionnalisé !


exclamation-largeSi vous avez besoin d’une preuve de la concordance des temps entre l’éclatement de la bulle (2000 et 2001-2002 en France) et la période actuelle, période de professionnalisation du Web, il suffit de vous replacer dans le débat au travers des échanges de blogs avec mes amis Grégory Pouy et Hervé Kabla. Échanges d’ailleurs fort courtois et amicaux, tout n’est donc pas mort dans la sphère des « bisounours » 2.0. Alors, qu’en est-il vraiment ? Revenons, comme toujours avec froideur et recul sur les événements et leur interprétation… Et voyons pourquoi je pense que la conclusion qui voudrait que le Web social est mort est fausse. Avec en prime, une vidéo interview de Marilyne Lacaze à l’issue de la conférence.

Un seul être vous manque…

Partons de ce constat qui peut nous rassembler : si Facebook a dépassé le milliard d’utilisateurs vers la mi 2012, il est vrai que l’audience du plus gros de nos réseaux sociaux stagne. Un bref regard à Social Bakers montre que l’audience du réseau de Monsieur Zuckerberg est en effet restée à environ 1 milliard d’utilisateurs. Cela doit sans doute être très grave. Certes, Google+ annonce des chiffres mirobolants, mais chacun sait, sauf à être vraiment de mauvaise foi, qu’il ne s’y passe pas grand-chose. Les sources me disent même que les « rats » (les initiateurs du projet chez Google) auraient même déjà quitté ce navire. Facebook reste donc, qu’on le veuille ou non incontournable. Et si cela changeait ? Eh bien, nous passerions à l’outil suivant, cela ne serait pas la première fois.

[Facebook est-il devenu un désert ? …. hmmmm]

Revenons sur les notes de ce débat qui a eu lieu dans la première moitié d’avril au salon marketing direct, que j’ai animé comme tous les ans, et dont j’étais membre du comité de programme ; il s’intitulait « Facebook pour les marques, comment l’aborder ». Il regroupait un panel de qualité et les échanges étaient de très bon niveau, voire très techniques, signe, s’il en fallait, que la professionnalisation des médias sociaux est une réalité. Pour être tout à fait franc, je me demande même si la salle a vraiment tout compris tant c’était technique.

Voici les panélistes :

  • Marilyne Lacaze, directrice digitale du parc Astérix
  • Danielle Kindermans, Directeur des Opérations Digitales chez GRENADE & SPARKS
  • Laurent Michel, patron de Playapp
  • Benjamin Lemaire, responsable des médias sociaux de Gaumont Pathé

1. Le constat : on ne se pose plus la question

Premier tour de table : la question de savoir si on était présent sur Facebook ne se pose plus. Certes, il y a les « Loved brands » comme parc Astérix ou Gaumont Pathé qui sont un peu atypiques, mais Laurent Michel a aussi cité des clients comme la mutuelle des armées (UNEO) qui avait su aussi tirer parti du réseau. On passe donc à la question suivante…

Marilyne Lacaze à l’issue de la conférence

2. Professionnalisation

Marilyne, a déclaré à juste titre « c’est hallucinant qu’on ne parle que de Facebook » car elle préfère parler de CRM et de « lever les barrières à l’entrée » grâce aux médias sociaux. La démarche se professionnalise, la « course aux fans » que nous avons très tôt décriée, est finie. Ouf ! Attachez vos ceintures. Gaumont approuve la même stratégie de Parc Astérix, car leur métier est de « vendre des billets » et non pas d’accumuler les fans sur Facebook. D’ailleurs Benjamin Lemaire fait remarquer que 250 000 fans, « c’est ridicule, mais il faut bien commencer quelque part », en faisant référence à la proportion de fans par rapport au nombre de clients. L’objectif n’est donc pas d’essayer de faire concurrence au commerce, mais bien « d’amener les clients dans les cinémas à partir des médias sociaux », même si au départ on parle à une petite proportion de gens.

Laurent Michel a ajouté qu’on peut intégrer Facebook à plein d’endroits : le nombre de fans est un chiffre concret pour se comparer aux autres certes, mais la bataille de Facebook en ce moment est sur le flux d’actualités des utilisateurs et non pas sur les pages des marques. il y a donc « une nouvelle stratégie à repenser » selon lui.

Damien insiste également sur Facebook comme plateforme technique, via opengraph2. La principale fonction de Facebook se reporte sur son Facebook connect et son login, qui lui est comptabilisé avec les statistiques de Facebook. Ceci permet de rebondir sur ses audiences et de profiter de leur capacité sociale ; sans être obnubilé par sa page fan.

3. Facebook fatigue … mon œil !

Benjamin Lemaire nous a rappelé que « on a tous le souvenir de MySpace ». La même chose peut arriver donc à Facebook. « Notre métier n’est pas de faire des médias sociaux mais de vendre des billets » a-t-il rappelé à juste titre. Il y a donc des gens qui risquent de quitter Facebook… Mais les internautes continueront d’initier des discussions !

clip_image002Marilyne a fait également allusion au fameux rapport montré par Grégory sur les digital détox (Dagobert) en montrant facétieusement une bouteille de boisson de régime ; mais elle a expliqué que c’était un peu « comme une crise d’adolescence ». Dans cette crise, on peut moins manger, « Maisonneuve passait de manger ». Il faut donc « revenir aux fondamentaux et « se poser la question de savoir ce que veulent les gens ». Damien Kindermans a précisé que le Web communautaire a existé avant (c’est un ancien de multimania il y a 14 ans, il sait de quoi il parle) et il existera après. Intégrer le communautaire dans le service ou le produit, c’est baser sa stratégie sur ses clients.

Damien cependant fait remarquer que pour la première fois, on avait des fermetures de comptes, et même qu’il y avait une sorte de paranoïa sécuritaire, relayée par les médias ; dans un sens c’est plutôt bon cela permet de d’éviter les excès.

Laurent Michel a fait quand même remarquer que 1 milliard d’utilisateurs sur 2 milliards d’internautes est peut-être le signe que l’on avait atteint un plateau et que cela était normal. Facebook représente encore selon lui environ 40 % du temps sur les smartphones (chiffre comscore), et Facebook est rapidement devenu le premier acteur de la publicité mobile (meilleure régie sur ce canal). Dans l’avenir, il est difficile de savoir ce qu’ils vont faire. Quant à Google +, Laurent insiste sur le fait que ces 500 millions d’utilisateurs, sont souvent poussés par Gmail.

Un exemple concret, il cite les pages du PSG, avec 2.8 millions de fans sur Facebook et à peine 220 000 sur Google+. 15 000 like sur Facebook sur le même poste, génèrent environ 87+ sur Google +. Fin de la démonstration.

Marilyne Lacaze a enfoncé le clou en disant que Google+ c’était « quasi rien du tout », et qu’elle préférait se focaliser sur des outils comme tripadvisor par exemple, très important dans le domaine du tourisme.

La question de la Facebook fatigue n’a donc pas soulevé de débat parmi nos professionnels, la question ne semble pas être là

4. Le mass social media ?

J’ai voulu amener le panel sur cette question de savoir si on n’était pas passé du social média, micro ciblé éthique et responsable, au mass social media, publicitaire et intrusif.

Marilyne fait remarquer que cela rejoignait la fameuse question du ROI que nous nous posons depuis de nombreuses années, et qui commence à trouver de véritables réponses aujourd’hui. Cette question trouve sa réponse dans la vente, mais aussi la collecte de données (au travers des jeux) mais aussi au travers de techniques publicitaires sophistiquées comme le RTB (vente de bannières en temps réel aux enchères) et des formes innovantes de publicité sociale.

Elle a fait remarquer que c’était même le sujet sur lequel elle investissait de plus en plus. Une proportion non négligeable de leur budget Google qui passe dans les médias sociaux, c’est un risque, mais qu’elle assume car le retour sur investissement et les impacts sur les fréquentations des visiteurs sont bons. Le parc Astérix se lance donc courageusement sur toutes les nouvelles formes de publicité en faisant baisser les publicités à la performance et en diminuant la pression publicitaire sur les clients. L’objectif c’est de faire de la publicité sociale en se basant sur la préférence des amis.

Les autres participants ont également acquiescé sur ce point en confirmant l’importance de la publicité sur le social. Laurent Michel, qui a commencé sur Facebook en 2009 fait également remarquer que les tarifs de la publicité sociale avaient bien augmenté depuis lors. Si en 2009, pour arriver à 2000 fans, un budget de 1000 € en Facebook ads était suffisant, en 2013 le dispositif se doit d’être beaucoup plus complexe, avec 20 % de ce budget sur la production de jeux et 80 % sur le média en achat d’espaces, et un coût final à l’arrivée qui se rapproche de 1€ par fan (l’exemple donné a été un fabricant de pneus, mais j’étais arrivé à la même conclusion sur d’autres secteurs).


RP : 6 grandes tendances de l’influence par Pierre Loic Assayag 3/3 – #tfoi


eye-large_thumb1_thumbSuite de la série de 3 conférences dans les locaux de https://bitly.com/XSwxrM.qrcodePublicis Consultants le 18/04 dont le sujet était le futur de l’influence, organisée à l’initiative de Stanislas Magniant de Publicis et de la société Traackr. Voici la troisième présentation, celle de Pierre Loïc Assayag, co-fondateur de Traackr, installé dans la Silicon Valley depuis 18 ans. [http://bit.ly/tfoivision pour rassembler les 3 parties]

lire les 3 articles

Pierre Loic Assayag, co-fondateur de Traackr (photo ci-dessous) est venu conclure le cycle de 3 présentations dédiées à l’influence, qui se sont tenues dans les locaux de Publicis consultants la semaine dernière (cf. QR code ou http://bit.ly/toifvision pour rassembler les 3 parties de ce cycle). Sa présentation avait l’avantage non seulement d’être visionnaire, mais de donner un angle de vue très américain, et donc en décalage par rapport à ce que nous vivons en Europe et en France en particulier.  En même temps, c’est une difficulté de lecture supplémentaire, car les approches régionales sont radicalement différentes et le professionnalisme des blogueurs aux US poussé à son extrême. Il a dégagé 6 tendances de l’influence, qu’à mon avis, il faudra retenir.

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  • Première tendance : le contexte prévaut sur la popularité. Justin Bieber n’a pas la possibilité d’influencer sur tout. Travailler avec Robert Scoble pour un de ses clients, Traackr a pu multiplier les visites par 10 sur leur site, mais en travaillant avec Jason Falls, un  blogueur moins connu, ils ont augmenté les visites de 30% seulement (sic ! il faut néanmoins préciser que le client en question est dans le social media monitoring, pas les produits grand public), mais ce client, netbase, a multiplié ses ventes par 10. "En conclusion, avec le marketing social il ne faut pas seulement chercher des tweets et des Likes" nous a dit Pierre Loic. Le vrai impact c’est quelqu’un qui est capable de changer la popularité en argent. Moins de 3% des gens qui créent une conversation représentent 90% de l’impact. Il faut donc faire très attention au contexte. Que les blogueurs français capables d’augmenter les chiffres d’affaires (surtout dans ces proportions) lèvent le doigt !
  • La deuxièmes chose apprise par Traackr c’est qu’il faut dépasser les barrières géographiques. Fidelity (une grand banque d’investissement US) ont 3 lignes de produits et 18 groupes qui gèrent le marketing social qui reportent toutes à des personnes différentes. "C’est important de comprendre qu’il n’y a pas de besoin d’avoir une tête centrale" a dit PL assayag. Il faut donc penser au travers des différentes fonctions et avec les spécificités régionales. On insistera cependant sur la nécessité de coordonner les action, voire de susciter et d’animer les communautés de communautés. On renverra pour cela aux approches organisationnelles de Jeremiah Owyang et son modèle HUB & SPOKE ;
  • La troisième leçon c’est que “less is more” (en Français, nous pourrions traduire par “l’excès est l’ennemi du bien”. Charles Schwab est aussi un client de Traackr et le problème qu’ils ont est le bruit ! Il y a tout simplement trop de bruit sur Internet : les médias sociaux représenteraient 97% du contenu créé sur le web** selon Eric Schmidt de Google (qui quant à lui, est pour l’excès, surtout d’optimisation fiscale) . Schwab a mis en place des listes de flux sur le web et tous les exécutives de Schwab ont un contenu filtré sur leur bureau, et c’est le contenu qui a été choisi par des professionnels, qui a été filtré de façon à ce qu’ils ne perdent pas leur temps. Cela ressemble un peu a ce qu’on j’ai vu dans une entreprise oui j’ai été directeur digital il y a 6 ans et qui a été abandonné ensuite. Non parce que je pense que cela est inutile cependant. Peut être qu’on y reviendra un jour ;

** la boutade, c’est que Schmidt dit qu’ils font plutôt du bon boulot sur les 3% restants, ce qui prouve, si une preuve était nécessaire, que la quantité compte moins que la qualité.

  • La quatrième leçon c’est qu’il ne faut pas mesurer que les ‘likes’. Il ne faut pas penser que le nombre de Likes sur Facebook est une bonne mesure. Dans une campagne, avant le début de la campagne il faut mettre en regard les objectifs avec les mesures qui sont mises en œuvre. "Si vous voulez des ventes il faut lier vos mesures avec votre CRM" a dit le fondateur de Traackr. Il n’y a donc pas un seul tableau de bord ;
  • La cinquième leçon c’est qu’il y a l’émergence d’une nouvelle vague de marketeurs. Bob Mc Donald, le PDG de Procter & Gamble a dit "on a moins besoin de chefs de produitś et de plus de ‘brand facilitators’" ce qu’il a voulu dire par là, c’est que le rôle de ces marketeurs est en train de changer car ils doivent devenir des facilitateurs et des influenceurs. Aujourd’hui les profils des marketeurs sont en train d’évoluer et les anciennes méthodes marchent de moins en moins bien. On aimerait bien le faire entendre de ce côté-ci de l’Atlantique, où, comme en cuisine, on aime les vieilles recettes, même quand elles sont dépassées ;
  • La sixième leçon c’est que la nouvelle génération ne trouve pas qu’il y ait une dichotomie entre vie réelle et vie en ligne, et donc pour eux, le fait de leur imposer une publicité qu’ils n’ont pas demandée n’a pas de sens. Cette nouvelle réalité vient avec cette nouvelle génération a conclu Pierre Loic.

Pierre Loïc Assayag a, suite à une question de la salle, donné son avis sur Klout :

“Notre manière de travailler est celle d’une plateforme payante alors que Klout est un système qui fait de l’argent avec les "perks" les campagnes d’avantages en nature ("carottes") aux twitterers qui rentrent dans ce système” a déclaré le patron de Traackr. “Leur intérêt n’est pas dans la précision. Leur intérêt est que les gens s’enregistrent sur Klout pour gagner de l’argent et donc leurs chiffres ne sont pas précis car ce n’est pas leur business modèle”.

Je renvoie nos lecteurs à mes nombreux articles sur le sujet de Klout et des mesures de l’influence, ainsi que mes coups de gueule contre les “blogueursinfluents” en un seul mot (expression empruntée à Nicolas Vambremeersch). Ce travail trouvera d’ailleurs son aboutissement dans le livre la communication digitale expliquée à mon boss que je suis en train d’écrire avec Hervé Kabla.


RP : les grandes tendances de l’influence (2/3) – "le communicant, un leader, pas un dealer" – @ppc #tfoi


eye-large_thumb1Suite de la série de 3 conférences dans les locaux de Publicis Consultants le 18/04 dont le sujet était le futur de l’influence, organisée à l’initiative de Stanislas Magniant de Publicis et de la société Traackr. Voici la deuxième présentation, celle de mon confrère et ami PPC (Pierre Philippe Cormeraie)

https://bitly.com/XSwxrM.qrcode

lire les 3 articles

PPC est patron de l’innovation dans une grande banque et a une autre vie, qui se passe en partie sur Youtube et sur son blog, la nuit. Il s’est demandé si les journalistes ne seraient pas comme les blogueurs et il sort même, en prime un classement des 30 journalistes les plus influents, qu’il remet à jour régulièrement. Pour ceux qui me trouvent hyper-actif, voilà de quoi les calmer.

imageComme si ce n’était pas assez, il est aussi avec Nicolas Bordas de TBWA, le cerveau derrière le compte Twitter @tweetbosses qui est aussi partenaire de la future conférence Media Aces sur “Les Bosses qui Tweetent et Ceux qui Tweetent Pas !” . [http://bit.ly/tfoivision pour rassembler les 3 parties]

Je suis influent … mais ça veut dire quoi ?!

B/W photographs of Malala Yousafzai, Jay Z, Li Na, Aamir Khan and Elon MuskJuste une mise au point : "je suis influent" a annoncé PPC en montrant son compte KRED (voir ci-dessus) mais il a nuancé "vous ne savez pas ce que ça veut dire … Moi non plus !". "J’ai aussi un ‘gros’ klout de 73 !" A-t-il ajouté, facétieux. En fait, il nous a détrompé en nous disant que non! Il n’était pas influent, il était peut être un peu populaire (je nuancerais en disant qu’il est aussi trop modeste), car “une personne influente est capable de changer les choses”. Voir à droite, pour ceux qui ont un petit score sur “Kred” et beaucoup de “Street Cred” au sens originel anglais du terme.

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Pierre Philippe, comme à son habitude, a su poser les vrais débats de manière ludique et humoristique

PPC a posé la question aux journalistes dans une vidéo témoignage où il leur a demandé ce qu’ils pensaient de l’influence digitale :

les journalistes se sentent-ils influents ?

L’influence, c’est un peu comme les critiques de films de Telerama

Ce qu’il faut retenir c’est que les vrais influents sont hyper humbles, ils savent où ils en sont et savent nuancer cette influence pourtant réelle. Méfiez-vous donc des vantards qui se gonflent de cette pseudo influence et faites plutôt confiance aux gens modestes… comme PPC qui prétend qu’il n’est pas influent ; alors qu’il l’est. Dans un sens, l’influence, c’est un peu comme les critiques de films de Telerama. Vous les lisez pour croire l’inverse de ce qu’elles disent et n’allez voir les films que s’ils vous sont déconseillés !

Selon Pierre Philippe, les défis pour les communicants sont au nombre de 4 :

  • Il y a une nouvelle donne : pour se faire entendre, les marques crient, et les marques ont des indicateurs et elles "investissent du pognon" avec du GRP (Gross Rating Point : la mesure de l’impact publicitaire). Or, “les rendements des opérations traditionnelles baissent, mais plus ils sont faibles, plus les marques crient” ajoute PPC et le résultat est qu’il y a un rejet. Et la preuve c’est l’étude Nielsen d’avril 2012 (slide 34): 80% font confiance aux recommandations de leurs amis, seulement 22% font confiance aux publicités. Il faut donc "mettre la sourdine" a dit PPC ;
  • Le schéma simpliste, émetteur + message + cible ne vaut plus. La question est de savoir qui tient la relation ? Il n’y a plus de possesseur du message, il y a un mélange d’émetteurs et de récepteurs. La communication n’est plus "l’émetteur vers le récepteur, mais l’émetteur avec le récepteur". La preuve c’est que tout le monde peut avoir un klout ;
  • L’enjeu du contenu : qu’est qui pousse un influenceur à reprendre votre histoire ? Il y a des CM qui lui proposent d’écrire des billets "pour ses propres concurrents". Mais ce qui compte c’est le partage. Le buzz = le mobile x share. Mais ce qui va arriver en masse c’est le transmedia. “Buzz = mobile x share x transmedia va être la nouvelle équation” nous a confié PPC ;
  • Ne pas confondre l’aura et l’influence (voir ci-dessus)

Et le NPS (Net Promoter Score) dans tout cela … ?

Le NPS  = % promoteurs – % détracteurs >> "ceci devrait nous servir" nous a dit PPC, car les agences ne se rendent pas compte que certains influenceurs ne sont pas les bons ; il ne suffit pas d’être influenceur "il faut aussi savoir s’ils sont influenceurs ou détracteurs" ; c’est d’ailleurs ce que j’ai fait il y a déjà longtemps dans mon passé récent de directeur digital pendant de nombreuses années, y compris en mesurant le Net Promoter score dans les médias sociaux. Mesure assez floue d’ailleurs, dans nos domaines des médias sociaux.

Soyez fous ! et réinventez la communication

“Soyez fous !” a insisté PPC : “il faut du plaisir dans les relations et gardez les yeux émerveillés des enfants”.

En conclusion, c’est un métier, la communication, qui se réinvente tous les jours et c’est un superbe métier. Ce métier change et passe d’un "métier de dealer à un métier de leader". On sait à quel point notre ami Pierre Philippe a le sens de la formule, et ce soir-là il s’était dépassé ! Mais de quelle conclusion plus belle pouvions-nous rêver en ces temps de mercantilisation à outrance des médias sociaux qui, j’y reviendrai bientôt, sont devenus les mass medias sociaux.

à suivre …


L’expression "stratégies de médias sociaux" n’a pas de sens – visions d’innovation @71signe


innovation

« Visions d’innovation sur les médias sociaux » 23 experts délivrent leurs conseils pour l’enseignement supérieur

J’ai encore pris un peu de retard, mais il est encore temps de se rattraper en diffusant l’étude menée par l’agence 71signe sur le sujet des médias sociaux destinés à l’enseignement supérieur, étude à laquelle j’ai eu le plaisir de participer, aux côtés de nombre de personnalités des médias sociaux et de l’enseignement dont Christine Balagué, Emmanuel Fraysse, Matthieu Chéreau, Benjamin Chaminade, Eric Delcroix, Henri Isaac … en tout 23 interviews ! à télécharger dans un élégant livre blanc gratuit, très bien mis en page.

Visuel du recueil experts

[un livre blanc à télécharger gratuitement]

http://www.s149926057.onlinehome.fr/essaiweb/bouton-telecharger.jpg

Voici quelques extraits de mon interview :

« Je pense que l’expression « stratégies de médias sociaux » n’a pas énormément de sens. Il ne peut pas y avoir de « stratégie de médias sociaux », pas plus qu’il n’y a de « stratégie de salesforce.com » ; il existe par contre des outils de médias sociaux ou de CRM. Ce ne se sont que des outils, et donc on peut parler de « tactique » d’outils, c’est une expression plus appropriée. C’est en fait toujours la même histoire depuis que je travaille dans les systèmes d’information, c’est-à-dire depuis au moins 25 ans : vous utilisez un outil à bon ou mauvais escient, mais c’est l’objectif final qui compte. Parler de « stratégie de médias sociaux » montre qu’on a confondu les moyens pour l’objectif. »

« Les médias sociaux sont encore nouveaux pour certaines personnes mais en fait, ce n’est déjà plus nouveau, parce que le Web 2.0 a déjà huit ans. »

« Les médias sociaux pour le plaisir de faire des média sociaux, ça n’a aucun sens. Il y a eu beaucoup trop de cela ces derniers temps ; c’est-à-dire trop de gens et d’entreprises qui se sont mis sur les médias sociaux et notamment sur Facebook parce que c’était à la mode. Mais si ça se trouve ce n’est pas ce qui convient à leur entreprise, peut-être que d’autres plateformes que celles qu’ils ont choisies sont plus adaptées à leurs besoins. Par exemple ; les sociétés qui sont dans le BtoB ont beaucoup à gagner à affiner leurs stratégies de contenus via les médias sociaux mais les outils sociaux les mieux adaptés à ce besoin ne sont pas forcément Facebook. Donc y a pas de « prêt-à-porter » dans les médias sociaux, il faut s’adapter et trouver la tactique adaptée à son profil et ses objectifs. En fin de compte, ce qui fait loi, c’est la stratégie marketing en vue de la satisfaction clients, pas de faire du « cyberbabillage » sur Facebook. »

« Dans l’informatique, les lois sont immuables: ce sont les gens qui connaissent le moins la technique qui sont toujours les plus émerveillés par elle. Ceux qui la connaisse bien savent toujours prendre de la distance par rapport à elle.»

« Toute stratégie numérique démarre par l’ADN de votre marque. Si vous n’êtes pas capable de situer votre marque sur cet échiquier des valeurs vous ne saurez quoi faire. »

PRESENTATION DU LIVRE BLANC PAR 71SIGNE

“L’agence C’est un Signe publie un recueil inédit de bonnes pratiques et gestes d’innovation sur les médias sociaux. Destiné précisément aux communicants de l’enseignement supérieur, ce recueil présente les réflexions de vingt-trois référents, experts et chercheurs en matière de médias sociaux, génération Y et innovation.

Aussi discuté qu’il puisse l’être par ailleurs, le concept de génération Y désigne moins une tranche d’âge qu’une culture, particulièrement familiarisée aux interactions numériques, dans les rangs de laquelle se trouvent les futures recrues des établissements d’enseignement supérieur. À ce titre, la compréhension de son fonctionnement est devenue indispensable à une démarche de recrutement adaptée à ses attentes. L’innovation, quant à elle, sous-tend un ensemble de pratiques destinées à se démarquer sur un marché où une concurrence farouche règne de concert avec un manque de définition des éléments de succès.

Tous les référents interviewés ont été sélectionnés en fonction de leur proximité avec les sujets traités, qu’ils soient chefs d’entreprise, consultants indépendants,  enseignants-chercheurs ou encore acteurs des médias sociaux au sein de grandes universités américaines souvent citées en exemple par les institutions européennes. Contactés individuellement, ils ont aimablement accepté de partager leurs connaissances et de délivrer des conseils destinés à enrichir les pratiques des personnes chargées de la mise en œuvre d’une stratégie de communication digitale  au sein des Universités et Grandes Écoles.

Sans prétendre à l’exhaustivité, ce recueil entend néanmoins offrir de précieux éléments de réflexion et des pistes d’actions aux établissements soucieux d’optimiser leur communication digitale sur les médias sociaux.”

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La création digitale à l’heure des réseaux sociaux (vidéo)


tv-large_thumb.gifMise en ligne par Peter Gabor, directeur de l’école e-artsup, et organisateur de la conférence "création digitale à l’heure des médias sociaux", la vidéo de l’événement est désormais disponible. Elle y comprend mon intervention sur le poids de l’économie digitale, en début de conférence. La conférence était animée par Olivier Saint-Léger, expert en médias sociaux, et s’est tenue le 4 avril 2013 au Cinéma Mac Mahon. Elle a fait suite aux deux précédents Think Tank public que p.g. et e-artsup ont tenu en 2008 et 2010. Intervenants: Anne Bessaguet, Antoine Bueno, Nicolas Cerisola, Michaël Chaize, Geoffrey Dorne, Jean-Louis Fréchin, Matyas Gabor, Peter Gabor, Yann Gourvennec, Olivier Saint-Léger. Finalement, on y parle moins de médias sociaux que de création (et de créativité, vous y entendrez les nuances de définition, expliquées par les meilleurs spécialistes),  mais les débats ont été animés et pasionnants. La conclusion d’Antoine Buéno, à contre-courant, est spirituelle et provocante.

Pour ceux qui auraient raté ma présentation, voici à nouveau le support (et le lien vers l’article sur l’importance de l’économie numérique)


RSE : pourquoi la collaboration en entreprise échoue et 11 critères de succès


computer-largeIl y a peu je déclarai, suite au rapport Lecko sur les Réseaux Sociaux d’Entreprise (RSE), que cela faisait 20 ans que nous tentions de convaincre les utilisateurs de la collaboration et que nous n’avions pas fini. Gartner, évoqué brièvement dans cet article du Monde Informatique vient renforcer cette impression. Alors pourquoi ?

Les critères de réussite des projets de SI – et de SI collaboratifs en particulier sont bien connus – mais les capacités à mettre en œuvre, la confrontation avec la réalité du terrain, est loin du compte. C’est que, comme le fait justement remarquer Howard Fallon dans un ouvrage qui est, pour moi, le livre fondateur de ce que nous appelons en France, maîtrise d’ouvrage (et que nous croyons, à tort et par orgueil national, être une discipline locale), “notre discipline est plus sociologique que technique”. Les arguments rationnels sont donc sans écho, et vous aurez beau rappeler, à juste titre, des évidences comme lesquelles il ne faut pas “jouer avec la technologie”, vous n’empêcherez pas les grands enfants que nous sommes de le faire, car cela est dans nos gênes.

J’ai relevé ici, dans une présentation disponible sur Slideshare, les 10 critères qui, pour moi, sont essentiels dans la réussite d’un projet de collaboration d’entreprise. Les conseils sont aisés … mas la capacité de réalisation, le fait de faire aboutir le projet sont rarement bien vus. C’est là souvent le plus gros maillon faible des maîtrises d’ouvrages, notamment dans le domaine collaboratif, c’est de croire que les utilisateurs vont collaborer d’eux-mêmes. Je m’appuie dans ce constat, sur le rapport Lecko sus-cité.

Voici donc mes 11(ou 12) constats et recommandations pour réussir son projet de Réseau Social d’Entreprise :

  1. La technologie est importante ! : contrairement à la croyance, un mauvais choix technologique est impliquant. Les maîtrises d’ouvrages trop vaseuses ne peuvent réussir ;
  2. La technologie n’est pas tout : (oui, je sais, c’est contradictoire, mais c’est que la vie est complexe et faite de blanc ET de noir, pas de blanc OU de noir) mais par ailleurs, elles doivent aussi s’abstraire des détails technologiques sanglants qui empêchent de voir l’objectif. En définitive, faire un bon choix tchnologique ne veut as dre discuter de technos pendant 10 ans comme je le vois trop souvent. “jouer” avec toutes les technos pour les essayer ne sert à rien. On a beau le dire et le répéter … ;
  3. Les réseaux doivent se parler : ça paraît évident, mais j’ai vu l’inverse se produire, et la pudeur m’oblige à me taire … ;
  4. Le référentiel est le point de départ : c’est souvent une grossière erreur, commise dans les entreprises, qui se sont fait vendre le fait que le collaboratif n’avait plus rien à voir avec le monde d’avant et qu’il faut couper les ponts. C’est une bêtise, car les partages ne s’effectuent qu’avec du contenu, le référentiel métier est donc fondamental. La dernière bêtise à faire est d’en avoir plusieurs, une bêtise hélas rencontrée quasiment partout ;
  5. Les solutions techniques sont abondantes mais ce n’est pas important : on revient au point 2, disons que j’ai un doublon ici, nul n’est parfait ;
  6. Commencer par le réseau d’ “amis” : encore une erreur fréquente, avec des outils internes qui singent les réseaux sociaux publics et qui n’y arrivent pas. L’effet de déception est alors immense et les utilisateurs continuent à bricoler dans LinkedIn. Or, même chez LinkedIn il y a un réseau social d’entreprise interne. Il faut donc amener le RSE au même niveau que les outils du marché et lui permettre de se lier aux réseaux existants pour tout de suite le mettre au même niveau ;
  7. La gestion des contacts est essentielle : idem, gérer ses contacts ne peut être un parcours à  flanc de côteau, comme je le vois hélas trop souvent. Même punition, les utilisateurs se tournent alors vers les réseaux externes, plus riches et moins fermés et plus conviviaux ;
  8. Les liens avec le SI et les autres outils doivent être forts : si vous ne parvenez pas à lier les outils entre eux, on se demande donc à quoi sert le RSE. Ne riez pas, cela se voit couramment. Un RSE en plus du reste, déconnecté et isolé, ça ne sert à rien ;
  9. La collaboration n’arrive pas toute seule : je suis fatigué de le répéter, mais par fainéantise, les utilisateurs et les maîrises d’ouvrage y croient toujours quand même, que ce soit en interne ou en externe ;
  10. le rapport au métier doit être fort : si on ne peut pas lier le RSE au métier, il ne sert qu’au cyberbabillage, donc dans ce cas, autant aller dans Facebook, au moins c’est plus marrant et on est moins surveillé ! ;
  11. L’animation est un enjeu de pouvoir qu’il faut résoudre : les batailles sont souvent féroces entre RH et communication interne. En fait, les 2 sont utiles, mais ce qu’il faut surtout, c’est … ;
  12. Assister, mais ne pas forcer les utilisateurs : donc ne pas former sans volonté de se former, car forcer les employés à collaborer est mal perçu, inefficace et peu respectueux.

nb : pour les pinailleurs, je me suis aperçu d’un léger doublon, je vous laisse choisir entre 11 et 12 recommandations, cela n’a pas d’importance

Mes conclusions tournent autour de 4 points fondamentaux :

  1. respecter les fondamentaux, y-compris techniques ;
  2. mieux lier
  3. les fondamentaux de l’animation de communauté :
  1. planter (seeding)
  2. arroser (feeding)
  3. élaguer (weeding)

Et voici l’article qui a déclenché cette réflexion :

Selon Gartner, seuls 10 % des déploiements de réseaux sociaux sont réussis – Le Monde Informatique

Selon la société d’études Gartner, alors que les technologies de réseautage social sont employées par 70 % des entreprises, seuls 10 % parviennent à les utiliser correctement, la plupart ayant plus une approche « je livre et je prie pour que tout se passe bien ».Gartner a passé au crible les initiatives de collaboration sociale engagées par 1 000 entreprises dans le monde. Selon le cabinet d’études, seuls 10 % des projets sont bien menés. « Sans une stratégie bien pensée et pertinente, les initiatives autour des médias sociaux ne pourront pas rapporter de valeur commerciale à l’entreprise», a déclaré Anthony Bradley, analyste chez Gartner. « L’approche « je livre et je prie pour que tout se passe bien » revient à dire que l’on met la technologie de collaboration sociale à disposition et l’on prie pour que quelque chose de bien en sorte, comme si les interactions communautaires devaient engendrer automatiquement de la valeur aux entreprises ».Selon Anthony Bradley, « le taux de réussite de cette approche est très faible, et la raison vient généralement du fait que l’entreprise ne sait pas fédérer la communauté autour d’une cause convaincante et suffisamment motivante pour que les participants lui consacrent du temps et partagent leurs connaissances. En d’autres termes, il n’y a pas d’objectif ».

via Selon Gartner, seuls 10 % des déploiements de réseaux sociaux sont réussis – Le Monde Informatique.


Réflexions (à froid) sur la Fatigue Facebook et Facebook Home


“La chouette de Minerve* ne prend son envol qu’à la tombée de la nuit” Hegel

eye-largeIl est triste de voir qu’un vieil outil est en train de mourir, et quand cela arrive, une séquence nostalgie s’ouvre … En essayant de mettre un commentaire sur le blog de Gregory Pouy qui est un des survivants de Typepad (dont je fus client, ainsi que de Movable Type, d’où la séquence nostalgie), et n’y arrivant pas, je me suis résolu à ajouter ce commentaire sur mon propre blog. Car il est tentant de toujours réagir à chaud à l’actualité, même s’il est bénéfique de savoir se hâter lentement (Festina Lente puisque nous sommes dans les citations, d’Auguste cette fois-ci, par la bouche de Suetone).

Dans un article publié la semaine dernière au beau milieu de la folie Facebook Home – qui semble avoir été exterminée par l’affaire Cahuzac et achevée par la mort de Thatcher … Ah ! le temps médiatique ! – Gregory analyse lancement de cette nouvelle “page d’accueil” mobile en expliquant qu’elle se justifie par la “Facebook fatigue” (un thème mémétique). Or, j’ai écrit, il y a quelques mois, qu’il n’y avait pas de Facebook fatigue. J’ai donc dû me tromper.

à moins que …

Facebook.jpg

[image tirée du blog de la HBR – du 26 Février 2008, traitant de la Facebook Fatigue]

Facebook ou Social Media Fatigue ? …

Je suis partagé sur cette histoire de "Facebook fatigue". Greg avance que la publicité en est la raison, mais si  nous devions jeter les services qui nous pourrissent de pub, on arrêterait immédiatement d’utiliser Google et Yahoo! mail pour commencer. OK, il y a une légère baisse d’utilisateurs Facebook (attention il y a des variations de mois en mois à cause des purges de faux comptes) mais je ne vois pas encore de challenger émerger. L’ouverture d’App.net s’est faite dans la discrétion la plus totale (on peut le déplorer, je le déplore moi-même), car l’investissement pour recréer un environnement de type Facebook sur un autre service est un fardeau trop lourd pour l’utilisateur… jusqu’à l’arrivée d’une nouvelle révolution, ce qui finira bien par être le cas… un jour.

En attendant, ce n’est pas le cas … et Jérôme Tyerninck, fondateur de Smartrecruiters à San Francisco annonce fièrement déjà recevoir 40% de demandes via les médias sociaux. Dans cette passionnante interview (voir la fin de l’article), il explique aussi pourquoi c’est Facebook, et non LinkedIn, qui est considéré comme l’espace de vie des utilisateurs lambda… et pas seulement : c’est aussi le moyen de se connecter à tout et n’importe quoi. C’est l’effet plateforme, qui fait vraiment la force de Facebook. Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, et bien que je n’utilise pas beaucoup Facebook proprement dit, le Facebook connect est devenu mon Single Sign-on, à tel point que je suis connecté toute la journée via mon navigateur Firefox ! Alors, oui ! je passe moins de temps, voire pas du tout, sur mon mur, mais Facebook devient ma plateforme universelle. C’est imbattable (imaginez les données marketing et le chiffre d’affaires qui en découlera – je parle des données statistiques légales, et non des données personnelles).

Si la pub est la raison de la fatigue, Google+ va faire un carton … euh !

Tiens, prenons Google + – qui n’a pas de pub – ne fait pas vraiment flores et est un désert de partages (et encore, je l’utilise beaucoup, donc on ne peut pas m’accuser de mauvaise foi). Alors, peut-être devrions nous parler de Social Media Fatigue … Il est vrai que Brogan a déjà réglé son compte au Web social : qui est devenue “ch….t” selon lui.

En tout cas, que Facebook  devienne une plateforme de pub et cherche à dominer le monde (et Google) ne me surprend pas. C’est leur but. Et ils ont plutôt su jouer de la pression publicitaire pour générer 4 milliards $ en 2 ans, en partant de rien, sans trop perdre de monde. Finalement, ce n’est pas si mal, pour de la fatigue !

Mobile first : en avant toute !

Le vrai challenge en fait c’est que FB a la pression (boursière) pour devenir une "mobile first company" et qu’il fallait qu’ils frappent fort. Ils ont déjà amélioré leur app et ça ne suffit pas (en fait elle change tout le temps, ils ont compris le message). Alors ils ont fait un "coup" marketing en sortant du cadre et en proposant quelque chose qui n’est ni un OS ni une app, ni une Web app. Et Greg l’a dit : “l’annonce d’un Facebook Phone a fait courir les plus folles rumeurs”. Donc c’est plutôt réussi pour l’instant.

Les pays émergents sont-ils une cible possible pour Home ?

La question suivante, c’est est-ce que ça va marcher ? J’étais d’accord avec Gregory que – à première vue – le sweet spot serait plutôt les pays émergents où Facebook est considéré comme essentiel (et donc pourrait venir étouffer Android), si l’on en croit cette histoire de Facebook Fatigue, mais l’image de la HBR ci-dessus peut provoquer un tant soit peu de réflexion …

sauf que cette histoire de pays émergents ne tient pas vraiment …

Sur les marchés émergents, ce sont surtout les “feature phones” (téléphones classiques à touche) qui dominent ; pour des raisons économiques évidentes.  Le vrai challenge dans ces pays, c’est de passer au Smartphone, mais avec des matériels bien meilleur marché et avec – probablement – des OS ouverts de type Firefox, Tizen ou Ubuntu ou Sailfish ( voir mon rapport sur ZTE à Barcelone en Février). C’est clairement le marché pour ces téléphones là, bien que j’aie été très déçu (et surpris) de la faible réception de la conf de Presse de Firefox/Ubuntu/Sailfish où les présentations n’étaient d’ailleurs pas de qualité (trop tautologiques : on est open parce qu’il faut être open … c’est un peu faible). D’ailleurs, je n’ai pas couvert cette conférence de Presse, mais je vais peut-être y revenir maintenant que l’oiseau de Minerve etc. etc.

Il y a mieux … mais moins spectaculaire

Donc tout cela ne me paraît pas, finalement, illogique. Si je suis franchement sceptique sur le fait de prendre la main sur le Smartphone de l’utilisateur et d’essayer de lui aspirer tout son temps de surf, cela ne veut pas dire que l’objectif à court terme n’est pas atteint par Facebook. Au contraire. Et le temps médiatique étant ce qu’il est (1 à 2 semaines), nous aurons vite oublié … Pas sûr qu’on ait même encore l’occasion d’en parler dans notre livre qui sortira en Juin … d’ici là tout le monde aura zappé.

Il y avait sans doute d’autres manières de faire. Comme Rockmelt (hélas défunt sur PC) et Yoono (Firefox) qui permettent de maximiser la connexion Facebook, sans intrusion.

… mais cela aurait été beaucoup moins spectaculaire.

______________

à propos de Hegel

* en Allemand : “Die Eule der Minerva beginnt erst mit der einbrechenden Dämmerung ihren Flug” G F Hegel, Fondements de la philosophie du droit. La Chouette, emblème de Minerve (Athena chez les Grecs ) est l’oiseau de la sagesse. La phrase veut dire que ce n’est qu’avec le recul que l’on comprend l’histoire … une phrase que beaucoup de journalistes ont oublié de lire, hélas.


Air France survole* les médias sociaux


La sélection du jour…

tv-large_thumb.gifEst cette interview vidéo d’Arnaud Bourge, responsable des médias sociaux d’Air France, et déjà intervenu il y a quelque temps, en octobre 2012, lors de la conférence Media Aces qui s’était tenue chez Ubifrance. Il y décrit par le menu la stratégie digitale d’Air France, sa déclinaison dans les médias sociaux, et les tactiques d’outils qui sont utilisés au quotidien pour la gestion des crises, mais aussi la communication. Le cas Air France est particulièrement intéressant, car il s’agit d’une société très riche pour laquelle les médias sociaux ne veulent pas seulement dire "relation client", ni encore moins "communication", mais un riche mix de tous ces éléments. Je vous recommande particulièrement cette interview réalisée par Frenchweb dans le cadre de son « social media mag », un rendez-vous mensuel consacré aux médias sociaux et au Community Management. J’ai eu la chance d’inaugurer cette série que je recommande chaudement à tous :

* pour ceux qui se poseraient la question, le terme "survoler", dans ce cas, désigne ici non pas le détachement mais le fait de maîtriser son domaine.


panorama français des médias sociaux – petit déjeuner Skema (2/2)


image_thumb6La 2e partie de la conférence était assurée par Antoine Spadoni, fondateur et dirigeant de la société Social shaker, éditeur d’applications Facebook depuis 2009. La solution a été lancée en 2011 et la société est aujourd’hui leader en France, selon Antoine. L’objectif de Social Shaker, est de permettre l’administration des comptes Facebook afin de de « créer de l’engagement ». Antoine a donc pu rassembler toute son expérience professionnelle afin d’éclairer l’assistance sur l’état des lieux des médias sociaux. En route donc pour un balayage de ce paysage.

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2 présentations pour le prix d’une aujourd’hui : celle d’Antoine Spadoni et la mienne

En France depuis 2010 … dans le grand public

« En France, les réseaux sociaux se développent depuis 2010 » a-t-il annoncé dans sa présentation. Or, « la question n’est plus de savoir si on intègre des médias sociaux dans son mix aujourd’hui, mais comment on le fait mieux » a-t-il poursuivi fort justement. En ceci, il a insisté sur la très rapide prise de maturité de ce secteur, que nous décrirons plus en détail avec Hervé Kabla notre futur ouvrage la communication digitale expliquée à mon boss (http://amonboss.com). Mais les fondamentaux restent là, comme le répète Antoine fort justement « avant, on poussait de l’info, maintenant on peut et on doit parler directement à ses clients et ses prospect ».

Facebook … portrait d’un géant de 25 millions d’utilisateurs hexagonaux

Facebook a désormais 25 millions d’utilisateurs actifs en France (NDLR : et 1 milliard dans le monde) et la base de ce réseau social est ce qui s’appelle « le social graph », qui imprime une logique affinitaire et non pas uniquement basée sur le contenu (un mélange de contenu et d’utilisateurs en somme). Avec Facebook « tout est un objet, tout est connecté » précise Antoine. C’est le cas notamment avec des applicatifs comme Deezer au Spotify etc. Avec Facebook donc, on construit une « communauté » c’est-à-dire un ensemble de fans et d’amis de ses fans. Ce que, au début du Web 2.0, on appelait FoaF (friend of a friend), le système qui avait été popularisé par un des premiers réseaux sociaux jamais créés : friendster (désormais racheté et reconverti dans le jeu social). Avec cette logique d’amis des amis, « on multiplie ainsi par 10 ou 15 la portée de ses messages » (ce que dans le jargon on appelle le « Reach ») a précisé Antoine Spadoni.

À ceci il faut ajouter le fameux algorithme « edgerank », dont personne ne sait exactement comment il fonctionne, mais dont on sait qu’il s’appuie sur l’affinité, le poids et la renaissance des publications, textes etc. Comme exemple de conversation bien menée, Antoine nous a montré le poste de Ikea Marseille sur l’annonce allô Hållö, qui est effectivement un concentré d’humour et de commerce. On peut véritablement, dans ce cas, parler « d’engagement », on est bien au cœur du marketing du bouche-à-oreille, si souvent décrit, et si souvent mal compris.

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Le « Graph Search » … un cran plus loin avec Facebook

Mais ce n’est pas tout, arrive le « graph search » : il s’agit d’une nouvelle manière de référencer les contenus, une manière de rechercher à la fois les gens, les endroits et les choses. Et tout tourne autour de la géolocalisation bien entendu. Pour donc être bien référencé dans Facebook, Antoine nous donne ses conseils :

  1. bien remplir sa section « à propos »
  2. bien enseigner son adresse
  3. bien engager durablement avec Stéphane car le taux d’engagement influence référencement

Bien sûr, ces conseils s’adressent essentiellement aux entreprises et aux entrepreneurs.

Et voici Twitter

Depuis 2011, Twitter a fait également son apparition en France. Ou plutôt, c’est le grand public qui vient de le découvrir ; je suis pour ma part sur ce réseau social depuis 2007. Aujourd’hui, les journalistes y sont inscrits, les médias se sont approprié cet espace, et le hashtag devient universel nous a expliqué Antoine (il se pourrait même qu’il soit repris sur Facebook bientôt). Et la télévision adore les hashtags, avec un palmarès 2012 qui montre en tête de liste …TF1 avec 12.7 millions de tweets ! Comme on le voit, la fin des mass media, ce n’est pas pour aujourd’hui.

Vine … mais à quoi ça sert ?

clip_image003Plus anecdotique, du moins a priori, Antoine a montré à l’assistance, quelque peu médusée, le service Vine, lancée par Twitter en 2013. Il s’agit de contenu vidéo en 6 secondes, un peu à la manière des GIF animé, qui boucle indéfiniment. Cela peut paraître anecdotique et superflu, mais l’exemple de The Wolverine montrée par Antoine, prouvant que les marques peuvent s’emparer intelligemment d’un nouveau service, même si la majorité des utilisateurs ne comprend pas à quoi il sert.

La présentation n’aurait pas été complète sans évoquer le bon vieux Google+, la dernière tentative de Google de revenir dans le coup des médias sociaux. Google a interdit les jeux concours sur son réseau social, et son approche « serait plus orientée vers le référencement naturel (SEO) », même si d’aucuns, dont je suis, ne sont pas complètement convaincus. Antoine n’a pas tellement développé sur le réseau social de Google, qui a beaucoup perdu en mêlant, depuis son lancement de la mi 2010, date à laquelle il allait révolutionner le monde, mais ceci ne s’est pas passé. Antoine nous a quand même démontré l’utilisation d’une fonctionnalité assez intéressante à palais un garde ce qui permet jusqu’à 10 personnes de se réunir en ligne, voir même de diffuser en live une présentation sur YouTube.

Enfin, pour conclure, Antoine a démontré  Tumblr, Instagram (100 millions d’utilisateurs actifs à aujourd’hui et, c’est récent, la moitié sur Android après un an seulement d’existence), et le bon vieux Pinterest avec l’exemple de delamaison.fr, qui arrivent à avoir quelques suiveurs (424 mais j’en ai même un peu plus moi-même alors que je ne l’utilise pas), mais force est de constater qu’il ne s’y passe pas grand-chose non plus.

Cette présentation est mise à votre disposition directement sur Slideshare et ci-dessous:

Enfin, une 3e présentation et non des moindres, la mienne, concernant une mise à jour complète de la présentation antérieurement présentée à Londres et à Zagreb « quels outils pour quels messages », qui a été également francisée pour location :

N’hésitez pas, si vous êtes un ancien diplômé de Skema, à vous positionner lors de la prochaine conférence du club Solomo, et si vous n’en êtes pas, à suivre une formation dans cette excellente école afin de pouvoir en être.


à quoi servent (vraiment) les applications mobiles – petit déjeuner Skema (1/2)


imageLa semaine dernière, le club Solomo de Skema Business School (contacter Quentin ici) a organisé sa première réunion publique (thème : « Le mobile et les réseaux sociaux : quels outils, pour quels usages ? ») – devant un auditoire d’environ 40 personnes, rue du faubourg Saint-Honoré – qui est peut-être le point médian entre Paris et Nice, à condition de faire un effort d’imagination. Les participants ont eu droit à 3 présentations lors de cette conférence : d’une part Bruno Vercelli de Sentinelo, Président des anciens élèves de Skema, a parlé des applications mobiles ; Antoine Spadoni, fondateur de socialshaker, a ensuite dressé un panorama complet des médias sociaux, chiffres à l’appui, et enfin, je me suis livré un exercice de stratégie associée à la marque, avec la nouvelle version (française) entièrement revue de ma présentation « médias sociaux : quels outils pour quels messages ? ». Voici les points qu’il fallait retenir de cette conférence, en 2 parties, en commençant par la présentation de Bruno :

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[Antoine Spadoni (à gauche) et Bruno Vercelli (au fond à droite derrière la foule)]

Bruno Vercelli : état des lieux des applications mobiles

Bruno a commencé sa présentation en expliquant l’état des lieux du paysage mobile: il ne s’agit pas d’un épiphénomène : 20 millions de Smartphones existent en 2012, 40 millions seront disponibles en 2014, en France uniquement. Ce n’est plus non plus un phénomène de geeks et de jeunes, car la barre des 50 % de possesseurs de Smartphones a été franchie. Il y a, selon Bruno, un parallèle à faire entre applis mobiles et début du Web. « Au début, il fallait avoir une application parce que c’était à la mode, mais c’est devenu cher, et il fallait savoir également ce qu’on voulait en faire ! ».

Avant toute chose, il faut noter que les applis mobiles ne sont pas que pour les Pure Players a précisé Bruno dans son introduction. Les entreprises à forte notoriété les utilisent aussi pour fidéliser, également pour le multicanal, ainsi que pour localiser leurs magasins.

Les market stores : un problème d’œuf et de poule

Il n’est cependant pas toujours facile de se faire entendre sur ce marché dominé par deux acteurs (IOS d’Apple et Android de Google). L’arrivée des nouveaux entrants (BB10 et Windows Phone 8) pourrait ainsi changer la donne, sans compter les systèmes d’exploitation libres comme Firefox et Tizen qui sont soutenus par les opérateurs**. Mais en attendant, il faudra faire avec ces acteurs dominants… et probablement un troisième, Amazon, qui veut aussi sa part du gâteau.

** voir ici l’annonce récente de Telefonica, au Mobile World Congress

Le problème de base, pour le développeur d’application, c’est la notoriété : « comment être au top du référencement dans un market store qui contient plus de 800,000 applications ?  Le référencement naturel par mots-clés est restreint » a-t-il prévenu « et le référencement payant n’est pas possible ». « Le seul critère est le nombre de téléchargements » a-t-il poursuivi, ce qui finalement crée un joli cercle vicieux : si pour être beaucoup téléchargé, il faut être vu, et qu’on n’est vu que lorsqu’on a été beaucoup téléchargé, la boucle est bouclée.

D’ailleurs, les statistiques ne sont guère encourageantes. La durée de vie sur l’écran d’accueil (le « Springboard » dans le jargon, voir celui de l’iPhone à gauche) d’un utilisateur est de 3 mois (sans pour autant avoir été utilisée), et 93 % des applications ne sont utilisées qu’une seule fois conclue Bruno Vercelli.

Revenir aux fondamentaux du commerce

C’est là qu’il faut revenir aux fondamentaux : 73 % des recherches Web (pas seulement mobiles) sont locales (horaires, recherche de magasins etc.) indique Bruno (photo) et « 92 % du CA global du commerce en France est réalisé dans les magasins physiques, ceci malgré l’augmentation du commerce en ligne ».

C’est donc de cela qu’il faut s’occuper, en se dévouant au ROBO (« research online, buy offline » : recherche en ligne, achat en magasin) car « 70 % des chercheurs d’information sur le Web finissent par acheter en magasin ». BUT a même trouvé qu’un utilisateur pouvait aller chercher de l’information 8 à 10 fois avant de passer à l’acte, et c’est pour cela qu’ils ont décidé de se lancer dans le show-rooming, un nouveau concept où on accueille le client en magasin, avec un stock restreint, et où la commande se fait depuis le lieu d’achat, en ligne avec un conseiller, qui livre le client à domicile.

Pour ceux qui douteraient encore de l’importance de l’expérience client, Amazon vient de leur envoyer un message fort. Et pour en rajouter un peu, Le Monde de dimanche/lundi du 1er avril a décrit la crise actuelle du e-commerce qui a subit la crise de plein fouet, en même temps qu’il se développe (un paradoxe compréhensible car si le gâteau grandit, le nombre de bouches à nourrir aussi).

3 options

Comment donc les applications mobiles peuvent-elles soutenir les commerçants ? Il existe 3 façons de faire selon Bruno Vercelli :

  1. Le « Web to store » : c’est donner le choix aux clients d’aller chercher le produit en magasin (livraison en boutique, store locator, stocks en temps réel …) ;
  2. Le Couponing : « cela marche bien, mais s’adresse surtout aux chasseurs de promotions » selon Bruno ;
  3. Le « mobile to store » : dans ce cas, c’est l’application mobile qui a pour but de ramener le client dans le magasin, comme dans le cas de Sentinelo, dont Bruno est un des cofondateurs (voir ici une présentation d’une de ses présentations antérieures).

La conclusion, c’est que la tendance du commerce de demain, c’est la convergence, et non l’opposition entre commerçants en ligne et physiques (voir aussi ses autres exemples dans une présentation que j’ai faite récemment).

La suite avec la présentation d’Antoine Spadoni, sur l’état des lieux des médias sociaux (et la mienne) dans un article à paraître incessamment …

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à propos de l’événement Skema (par le bureau de Skema)

SKEMA Alumni a eu le plaisir d’accueillir près de quarante diplômés au petit-déjeuner/conférence du Club SOLOMO (Social Local Mobile) du 26 mars sur le thème : « Le mobile et les réseaux sociaux : quels outils, pour quels usages ? »

Le club SOLOMO a pour objet de réunir, d’échanger et de partager autour des nouvelles technologies, de la mobilité et des réseaux sociaux.

Communiquer via le mobile et les réseaux sociaux, pour quelle stratégie de communication opter et pour qui ? Quels outils choisir, pour quels messages ? Quel retour sur investissement est généré par ces nouveaux moyens de communication ?

  • Bruno VERCELLI (Vice-Président et Cofondateur de SENTINELO) a exposé l’importance du mobile dans notre société actuelle et l’intérêt de développer une application de géolocalisation des produits/services d’une entreprise. Ce concept répond à une attente du consommateur dont le comportement est d’acheter en magasin après une recherche online, appelé aussi « phénomène ROBO (Research Online Buy Offline) » ;
  • Antoine SPADONI (Fondateur et Dirigeant SocialShaker) a mis en évidence le panorama de réseaux sociaux à disposition des entreprises et a présenté les différents bénéfices des réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter, Google+,… ;
  • Yann GOURVENNEC (Président et co-fondateur de Media Aces, créateur de Visionarymarketing.com) est quant à lui intervenu sur le choix stratégique et le retour sur investissement de ces outils qui dépendent avant tout, du message souhaité et de la cible visée. Yann anime un blog et est également le co-auteur des livres « Les médias sociaux expliqués à mon boss » et « La communication digitale expliquée à mon boss » (ce dernier sort en juin 2013).

Les anciens de Skema Business School qui sont intéressés par les conférences du club Solomo sont priés de contacter Quentin Fontvielle directement.


Big Data : 1% seulement des données servent au décisionnel et c’est parfaitement normal


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NON ! JE NE VOUS PARLERAI PAS de l’opération Carambar en vous donnant un point de vue différent comme tout le monde ! C’est un joli coup de pub et de RP, il n’y a rien à (en) dire, sinon un coup de chapeau pour cette manipulation (qui risque de coûter un peu cher à la marque et ou l’agence la prochaine fois car les journalistes n’aiment pas qu’on se moque d’eux). Aujourd’hui, nous allons parler, comme le businessman du Petit Prince, de “choses sérieuses”… Le BIG DATA et le CLOUD COMPUTING.

239854_1Les anciens de l’informatique connaissent bien Information Builders, entreprise pionnière de l’informatique décisionnelle (38 ans d’existence, classée leader de son domaine par Gartner, voir ci-contre en cliquant), et de ce qui se nommait EIS (Executive Information Systems) et a évolué vers le BI (Business Intelligence). J’avais un peu perdu de vue l’entreprise depuis lors, mais à la faveur d’une conférence intitulée “autonomie d’une nouvelle prise de décision” qui s’est tenue le 27 mars 2013 sur les nouvelles tendances de l’informatique et leurs conséquences sur les entreprises en termes de décision. La table ronde accueillait également des intervenants d’EMC et de Inbox. On y a parlé beaucoup Big Data, Cloud Computing et décisionnel.

déplacement du domaine du décisionnel

Je ne suis pas un fan du terme “big data” qui tend à faire passer la quantité (big) pour de la qualité, et surtout de la “donnée” pour de “l’information”, ce qu’elle n’est pas bien-sûr. Revenons sur les fondamentaux…

La problématique du décisionnel a beaucoup changé depuis les années 1990. A l’époque, les données étaient rares, mais elles étaient propres (dans les 2 sens du terme). La préoccupation des patrons du Marketing – comme c’était le cas chez Unisys quand j’y travaillais – était de bien utiliser ces données internes, peu pléthoriques, mais déjà difficiles à analyser. L’emphase était alors sur la l’analyse pure et, surtout, la présentation formelle des données propres à la prise de décision, en temps réel dans les réunions de comités de direction. Ce champ a été occupé, au fil des années, par des acteurs comme Business Objects (plus tard racheté par SAP) et Information Builders, mais le décisionnel s’est semble-t-il déplacé sévèrement et a succombé à la mode des médias sociaux. Certes, mais le Big Data ne se limite pas à ça comme le montre ce visuel issu de l’étude IDC /EMC.

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Si l’essentiel des données  viennent aujourd’hui des outils de surveillance (là on se doute des noms des principaux clients des outils du décisionnel, et on imagine leurs galons), il semblerait que le médical parte en flèche dans les années 2020, ce qui n’est peut-être pas étonnant vu le vieillissement des populations occidentales. Mais le fait notable est, selon cette prévision, le tassement (en proportion) des données issues des médias sociaux et surtout la quasi disparition des images et des vidéos utilisateurs. Même si je suis assez étonné par cette dernière trouvaille, je n’ai pas de mal imaginer que les données moins “futiles” sont plus à même de fournir de l’information décisionnelle. Il y a plus à tirer de l’analyse d’une cohorte de malades, que d’une horde de “likers” frénétiques.

Car beaucoup des discussions du panel (voir photo ci-dessous) ont tourné autour de l’analyse de tonalité, un “vieux” sujet de 2006-2007 qui est un peu en mode survie aujourd’hui et que j’ai toujours voulu prendre avec des pincettes. L’analyse des sentiments est effectivement le graal du décisionnel dans les médias sociaux et dans la communication en général, mais … car il y a un mais … Jon Husband, présent dans l’assemblée, l’a fait remarquer, ‘”l’analyse prédictive de la tonalité – sentiment analysis en Anglais – reste un défi car les logiciels sont peu capables d’analyser ces données molles du fait du manque de contexte”. Il faudra ajouter de l’intelligence humaine, c’était ma conclusion dès 2006, à la naissance de ces concepts et de ces logiciels : il s’agit d’un marché – à terme – de conseil et non simplement de mesure.

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Le panel de la discussion lors de la conférence IB, Directeur Adjoint du pôle éditorial de Brainsonic. De droite à gauche : Eric Mokemat, Dir technique IB, Sébastien Schreiber de Brainsonic (animateur), Nicolas Kaddeche, Directeur Conseil, Inbox, Sébastien Verger, CTO EMC France

3 V ou 3 T ?

Le panel de la discussion a évoqué les 3 V  du Big Data : volume, vitesse, variété de données : selon les panelistes, ces 3 enjeux du Big Data, sont aussi ceux de tous les décisionnaires de l’entreprise, pas seulement les top executives. Le 4ème v est encore plus important, c’est celui de la véracité, celui va transformer la donnée en information. Mais où est le véritable problème marketing ?

Sans doute que la problématique de base est plus à chercher du côté du temps et de la maturité marketing (et non informatique) ? Seules 1% des données seraient analysées selon l’étude IDC / EMC. La donnée de base donc n’est pas la donnée ou l’infobésité, une préoccupation d’informaticien en somme, il n’y a que nous – et encore, je n’en fais pas partie – pour nous émerveiller des zettaoctets que nous générons. La plupart de ces inflations de données sont d’ailleurs fictifs et sont dus à l’infobésité des logiciels et des matériels : en revenant sur mes photos numériques des années 90, je me suis aperçu qu’elles faisaient 500 KO, et maintenant, un négatif numérique de photo d’art comme celle ci-dessous fait 25 MO! Certes, elle est plus belle, et me permet de faire de jolis agrandissements, mais ce n’est pas un accroissement d’information, mais un accroissement de données. Donc finalement, l’accroissement du nombre et du poids des photos sur Internet n’a pas changé la donne. La preuve … les photographes professionnels existent toujours, et vous pouvez toujours acheter un Nikon D600 ou même D800 pour essayer les suivre … vos fichiers de 25MO n’y suffiront pas.

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[le négatif digital (.dng) pourtant un format compressé fait 25 MO !]

Le décisionnel dans les médias sociaux, et ses acteurs de niche

Le véritable défi, pour les médias sociaux, me semble se situer aussi autour du fait qu’il semblerait que l’analyse de la donnée à des fins de décision, notamment liées aux médias sociaux, aient échappé – du moins temporairement – aux acteurs majeurs du décisionnel. Ainsi, les incontournables du domaine sont la plupart du temps de petits acteurs, historiquement implantés sur les médias sociaux : certains orientés outils et spécialisés (Tweetreach, imbattable sur Twitter en événementiel, Socialbakers sur Facebook, …) ou spécialisés sur le domaine de l’influence (comme l’excellent e-cairn, une création française, même si elle est implantée dans la Silicon Valley) ou qui viennent du monde de l’édition logicielle Web SaaS ou du service (Digimind en France et Synthesio en France et au UK, Radian6 aux US, Linkfluence, un petit acteur talentueux en France, …). Le responsable digital et décisionnaire ne sait plus où donner de la tête, mais en même temps il est piégé car aucun de ces outils n’est capable de tout traiter correctement.

Les éditeurs n’ont pas fini de chercher ni de mettre au point leurs solutions, à la recherche d’une perfection à 360° dans un domaine où ce n’est finalement peut-être pas possible. J’ai pour ma part arrêté de la chercher et j’essaie de prendre des décisions sur ce que je vois, plutôt que d’essayer de tout mesurer. Voir ma présentation en Anglais au sujet du futur des études de marché.

Peu importe, le vrai problème de la Big Data est hors des médias sociaux, on le voit clairement dans l’étude IDC, et la problématique de temps et de capacité à traiter ces données pléthoriques n’est pas triviale, les 3 v sont peut-être à remplacer par les 3 T : le temps, le temps et le temps.

En fin de compte, ce qui permet de trier la donnée, c’est le filtrage et l’élimination volontaire et arbitraire de la donnée pléthorique : il n’y a rien d’étonnant donc à que seules 1% des données servent à la décision. C’est même presque heureux.

Voici mes notes in extenso de la réunion et du panel

1. LE BIG DATA

Stéphane Schreiber (Brainsonic) a introduit la présentation en donnant “un seul chiffre : seulement 62% des entreprises ont conscience de l’importance du big data et la plupart ne savent pas véritablement ce que c’est”.

image“Ils ne savent pas par quel bout prendre le sujet” selon M. Kaddeche de Inbox, or le retour d’expérience, c’est qu’il faut d’abord explorer et voir ensuite ce qu’on peut mettre en œuvre.

Autre étude IDC (Digital Universe) : C’est une étude EMC qui en est à sa sixième année qui définit la taille de l’univers digital. IDC revient chaque année sur les données de l’année précédente.

En 2005, la taille de l’univers numérique, 130 hexa octets (1 milliard de GO), la prévision pour 2012? c’est 2.8 zettaoctets et pour 2020, on arrive à 40 zettaoctets [je ne sais pas exactement combien ça fait, mais ça doit être beaucoup !]

  • ces données viennent majoritairement 1) du particulier : le particulier est à l’origine de 60%+ des données produites 2) du m2M  : 20-25% des données générées mais à 2020 cela sera 40% des données générées 3)
  • environ 200 milliards d’appareils connectés (7 milliards d’individus) à l’horizon 2020. image

M. Kaddeche de Inbox

  • 16% de ces données sont transmises dans le cloud et cela sera 30% ou plus à horizon 2020. “Finalement, quand on réfléchit, cela ne fait pas tant que ça !” dit M. Verger. “La peur de M. tout le monde, c’est de perdre la main sur ses données”.  L’un des enseignements de cette étude, c’est que le consommateur va avoir le choix.
  • Tout ceci est un enjeu majeur pour les entreprises : 1) les médias sociaux : on sait déjà prédire une épidémie, un succès de cinéma, d’un lancement de produit avec les médias sociaux” a dit M. Khaddeche (photo ci-dessus), et il y a un volet interactif de plus en plus important, et les médias sociaux deviennent un véhicule de communication de plus en plus important. Le client pose déjà ses questions de SAV, et certaines entreprises maîtrisent déjà cela très bien 2) les données de navigation

L’infobésité n’est donc pas près de disaparaître nous a confrmé M Mokemat de Information Builders. “Sur un plan technique, le premier porblème à régler sera celui du stockage, et le deuxième sera l’intégration de ces données”. En effet, beaucoup de ces données sont des données non structurées. Le critère qui va prendre de plus en plus d’importance aussi, c’est l’intégrité de ces informations, leur fiabilité (voir mon compte-rendu sur la présentation de Yseulis Costes en Décembre 2012 sur ce sujet).

Information Builders a pour premier métier l’intégration des données (j’ai souvenir en effet de présentations auxquelles j’ai assisté en 1995 sur le BI ou “Business Intelligence”). Ils avaient construit un middleware ‘ESQL’ qui permettait de se connecter à plein de sources de données hétérogènes. Le vrai enjeu pour la société informatique est maintenant de se brancher sur les automates qui seront les premiers fournisseurs de données. “Le challenge sera de croiser ces données avec les données de l’entreprise, qui sont elles des données maîtrisées et aussi anticiper les événements pour prendre de meilleures décisions”. Il y a une partie dédiée à la collecte, à l’analyse et enfin à la distribution et la présentation de ces données. De plus en plus, il faudra aussi être capable de faire du prédictif.

L’écueil de base est de tenter de résoudre le problème métier par la donnée, même si c’est ce qu’on imaginait au début du CRM” a dit M. Kaddeche. Si un client a besoin de voir un conseiller, il ne faut pas l’envoyer sur un achat en ligne” a-t-il dit

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les pros du Web de ch’Nord seront tous aux Journées du contenu web à Lille les 21-22 mars 2013


Journées du contenu web - web analyticsJe relaie l’annonce de ce superbe événement organisé par Eric Delcroix auquel j’aurai le plaisir de participer … bon ! je retourne finir ma présentation … que je publierai en ligne sur Slideshare le 22/03/2013, jour de mon intervention (pour ceux que cela étonnerait que j’écrive en Ch’ti, je précise que, bien que Breton, j’ai vécu dans le Nord très longtemps et que je suis un heureux diplômé de Skema Lille)
Journées du contenu web – web analytics

Alors que la 1er journée des contenus web à Lille est consacrée à la création de contenu pour le web et la matinée de cette journée au référencement sous toutes ses formes, l’après-midi de la seconde journée est traditionnellement réservée au Web analytics. Nouveauté de cette année, Elle sera suivi d’une conférence de cloture par Yann Gourvennec, visionarymarketing. co-fondateur de Media Aces et auteur avec Hervé Kabla de Les médias sociaux expliqué à mon boss en début de soirée.

Bouton-inscription-2

Nous avons voulu gardé un fil conducteur entre les 2 journées, aussi, des rédacteurs web interviendront également ce 2e jour lors de certaines tables rondes ainsi que des référenceurs à l’image de ce qui se fera la veille avec la présence de référenceurs…

La journée du 22 mars débutera à partir de 9 h (les horaires  : 9 h – 12 h avec une pause vers 10 h 30 et de 13 h 30 – 16 h 30 avec une pause vers 15 h. N’oubliez pas également la conférence de cloture entre 18 h et 20 h.

Nicolas Malo a du déclarer forfait dans l’organisation cette année de son WACAMP comme il l’a expliqué dans son blog ! Cependant, Nicolas avait déjà travaillé sur l’organisation de sa partie et il sera présent lors de cette après-midi analytics ;-) Reconnaissons le, nous avons tiré profit de son travail !

Le programme des web analytics

  • Table ronde : l’avenir de l’analytics (13 h 30 – 15 h) Quel est l’avenir à terme de l’analytics ? Pour mesurer quoi ? Et certainement que la question « big data » sera posée ? est ce que les référenceurs vont s’approprier le métier ?
  • Atelier conférence de Nicolas Malo (15 h – 16 h 30… prévoir 17 h, Nicolas, co-auteur du livre Web Analytics est aussi bavard ;-)
  • En parallèle, tout le long de l’après-midi, un enchainement de 6 à 8 mini conférences avec des cas pratiques, etc. complétera le programme.

Intervenants confirmés (la liste n’est pas exhaustive, nous la complétons au fil des jours)

  • Nicolas Malo
  • Aurélien Bouchard
  • Jean-Baptiste Gabellieri
  • Julien coquet
  • Sébastien Monnier

N’oubliez pas qu’il est impératif de s’inscrire par exemple depuis la page comment s’inscrire de ce site, car les places seront comptées comme chaque année !

En soirée, vous aurez le privilége et le plaisir de pouvoir écouter Yann Gourvennec, visionarymarketing. co-fondateur de Media Aces et auteur avec Hervé Kabla de Les médias sociaux expliqué à mon boss. Profitez de la page d’inscription pour vous inscrire à cette conférence en soirée.


retour (utile) sur la définition des médias sociaux


eye-large.gifLa sélection du jour, c’est l’article de Thomas Jammet de l’agence 71Signe qui revient sur la définition des médias sociaux et cite bon nombres d’ouvrages sur le sujet dont le nôtre : Les médias sociaux expliqués à mon boss. La tentative est loin d’être idiote. Un nom (encore plus un nom composé) est porteur de sens. En changeant le vocable "Web 2.0" en "Social Media", la "communauté" (il est difficile de savoir qui a défini ce nom pour la première fois, mais voici un des textes fondateurs, peut-être le premier, qui donne d’ailleurs une drôle de définition en exergue…), a de facto reconnu un certain nombre d’évolutions des médias sociaux :

  1. Web 2.0 faisait référence au Web, pas les médias sociaux . C’est que la prédominance du Web mobile (aujourd’hui, environ 20% des visites en moyennes sur les sites que j’ai gérés) se fait pressante ;
  2. En incluant le vocable SOCIAL, le Web collaboratif devient le point focal du partage. Le Web 2.0 était plus le reflet d’expériences de startups, et comportait aussi des éléments technologiques (rss, client léger,…) qui tendent à être pris pour argent comptant ;
  3. En insistant sur le "média", le terme veut dire 2 choses : a) la reconnaissance du Web collaboratif comme nouveau média, comme cela s’est vérifié maintes fois, notamment via Twitter qui devient, on peut d’ailleurs critiquer certaines dérives, un mode d’information même pour les professionnels de l’information. "L’information circule sur Twitter" entend-on, ce qui fait réfléchir… b) le média, c’est aussi un medium de publicité. Le changement de vocable est aussi le signe de la monétisation des médias sociaux, sujet devenu central dans le développement de certaines plateformes, comme Facebook, sommées par leurs actionnaires de monétiser vite et beaucoup (au détriment de l’ouverture de leurs API et du respect, parfois, de leurs utilisateurs).

Voici l’article de 71signe, qui a aussi produit un livre blanc sur lequel nous reviendrons bientôt.

71Signe Experience » Médias sociaux : une esquisse de définition

La curiosité et l’enthousiasme que suscitent les médias sociaux sont à la hauteur de la difficulté de leur appréhension et de leur définition. Peut-on éclaircir en une phrase ce que recouvre ce concept fuyant ? Petit tour d’horizon (non exhaustif) de quelques propositions courantes, disponibles sur le web.

Faire le tri

Trois éléments transversaux caractérisent tous les médias sociaux : le support technologique nécessaire à l’existence et à l’évolution de ces nouveaux outils d’information et de communication, l’interaction sociale qu’ils favorisent ou facilitent par rapport à d’autres médias, et la création de contenu par les utilisateurs (user-generated content, abrégé UGC), qui les singularise et contribue à leur intérêt en même temps qu’elle brouille les rôles culturels traditionnels du producteur, du diffuseur et du consommateur.

Si ces trois caractéristiques centrales font l’objet d’un consensus parmi les théoriciens et praticiens du web, elles ne permettent pas encore l’établissement d’une définition unanime de ce que sont concrètement les médias dits « sociaux ». Ces dispositifs offrent certes un accès plus direct, par rapport à des formes plus « classiques » de médias, à l’expression et à la modification du contenu qu’ils véhiculent. Mais leur diversité, tant en termes de supports que d’usages effectifs, les rend difficiles à subsumer sous une étiquette unifiante.

[...]

via 71Signe Experience » Médias sociaux : une esquisse de définition.


Synthesio met Media Aces (et le Nigeria) sur la carte du Social Media Week 2013 #SMW13


eye-large_thumb.gifC’est d’abord un grand honneur d’être au tableau de chasse des "influenceurs" de la social media week de la semaine dernière. Il est vrai que l’événement Media Aces du 18 février 2013 avait été très bien préparé par Jean Marc Goachet de Mines Paristech et mon compère Hervé Kabla (parti skier ce jour là). Il est donc un peu normal, vu la force de cet événement qui a vite pris une bonne place dans le classement des tendances de Twitter (trending topics), que mon compte Twitter soit troisième de la France, étant donné que je faisais  le live tweet … pas de miracle. Un certian nombre de choses étonnent un peu cependant dans ce rapport. D’abord, le fait que le Royaume Uni soit si faible et que l’Italie soit si forte ! Voilà qui est étrange. Que la France cartonne ne m’étonne guère. Pour faire beaucoup d’événements en Europe et ailleurs, je vois bien que nous sommes meilleurs que nous lecroyons. Après tout si des entreprises comme Jive viennent établir leur siège européen en France, c’est qu’il y a une raison (voir mon compte-rendu sur le rapport Lecko). Plus étonnant encore, la présence du Nigéria (Sic!) dans le rapport Synthesio des influenceurs, au-dessus de l’Allemagne (certes ils ne sont pas très nerveux en social media en Allemagne si on omet quelques champions comme Amiando …mais quand-même ! ils ont d’autres chats à fouetter que des lolcats à Lagos en ce moment). Serait-ce le détail qui cloche ? Ah ! Le difficile métier que voilà de mesurer "l’influence", cet ingrédient impalpable et pourtant si visible …

Social Media Week is a worldwide event connecting people and organizations globally, through collaboration, learning and sharing ideas. This week, 10 cities around the world celebrate the tremendous social, cultural and economic impact of social media.

Social Media Week has become an incredible platform and community that has grown to more than 100k members – this year, SMW celebrates its fifth birthday and marks this milestone with a unifying global theme that represents the connectedness and openness of the collaborative, digital world. This global theme is evident when examining overwhelming buzz around the event all across the map.

At Synthesio, we eagerly jump on the opportunity to track global conversations around an event of this magnitude with such a web frenzy surrounding it, so we decided to take a sip from our Twitter Firehose and track all Twitter conversations surrounding Social Media Week 2013, to provide you with engaging insights into the overall reach of the event, trending topics, and finally, our list of top influencers driving the conversations.

So, now it’s halftime for SMW13 and we invite you to stand up, stretch, grab a drink, and enjoy the Synthesio SMW Halftime Report. Congrats to the top influencers in the U.S., France, UK and Singapore, and don’t forget to check back for the full Post-Game Analysis!

via Social Media Week 2013 – Halftime Report – Synthesio #SMW13.

socialmediaweekinfluencers2013


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