Archives de Catégorie: social media

coup de gueule : la guerre du partage fait rage entre Twitter et LinkedIn …


twitter-square-logoVoici un mail (ci-dessous) que j’ai reçu ce matin-même. Twitter a changé ses conditions et va désormais cesser de relayer les Tweets dans LinkedIn. Ce nouvel épisode dans la guerre de tranchées qui oppose, et va continuer d’opposer, les divers acteurs des médias sociaux confirme les intentions de chacun des quelques réseaux-phare d’établir leur suprématie sur le marché de la publicité et même de faire payer pour que les réseaux que vous avez créés avec patience ou à coup de budget (pour les plus riches) voient ce que vous voulez “partager”. Exemples : Google ne propose plus les tweets de Youtube qu’en sous sous menu, Facebook achète Instagram contre Pinterest, Picasa envoie tous vos fichiers dans Google+ sans vous demander votre avis et avant que vous ayez eu même l’idée de les mettre dans Facebook ou ailleurs etc. etc. A très brève échéance c’est la fin du partage, la fin du Web 2.0, définitivement mort et enterré, et l’avènement du 100% publicitaire. Vous avez dit quoi ? “Net neutralité ?” … ça veut dire quoi ?!

Enfin, en cliquant sur 15 liens différents, grâce à une recette interne de LinkedIn, vous arriverez encore à partager via Twitter … si vous en avez le courage.

From LinkedIn Fri Jun 29 18:54:34 2012
Apparently-To:
xxxxxxx@yahoo.com via 67.195.8.114
Fri, 29 Jun 2012 18:54:40 –0700

Hi Yann,

LinkedIn and Twitter have worked together since 2009 to enable you to share your professional conversations on both platforms. Twitter recently evolved its strategy and this will result in a change to the way Tweets appear in third-party applications. Starting today Tweets will no longer be displayed on LinkedIn.

We know that sharing updates from LinkedIn to Twitter is a valuable service for our members. Moving forward, you will still be able to share updates with your Twitter audience by posting them on LinkedIn.

How can I continue to share updates on both LinkedIn and Twitter?Simply start your conversation on LinkedIn. Compose your update, check the box with the Twitter icon, and click “Share.” This will automatically push your update to both your LinkedIn connections and your Twitter followers just as before.

What changes can I expect to see on LinkedIn? Any conversation you start on Twitter will no longer be automatically shared with your LinkedIn network, even if you synced your LinkedIn and Twitter accounts.

If you would like more information about what this means for your synced LinkedIn and Twitter accounts, please visit our related Help Center topics.

Thank you,

The LinkedIn Team


médias sociaux : quelle plateforme pour quel message #csmb2c


A l’inverse de lundi 25 juin, où j’ai couvert l’événement quasi intégralement sur mon blog anglais, je n’ai pas blogué en live hier à Londres, sur la conférence usefulsocialmedia. Ce n’est pas parce que ce n’est pas intéressant, bien au contraire – la conférence a permis de voir beaucoup d’initiatives européennes de ces 2 dernières années – mais parce que j’étais animateur de 2 panels le matin et que je présentais le soir. Ma présentation (ci-dessous pour ceux qui veulent la voir en entier) était sur le thème des outils des médias sociaux, et ce pour quoi ils sont plus ou moins adaptés. Je me suis aussi permis de challenger le titre de la présentation.  La présentation est disponible en creative commons.


6 conseils de conseilsmarketing.fr pour faire de bonnes vidéos


En revenant de la conférence Le Web 2012 avec Frédéric, Timo et Edouard, où nous étions en service commandé pour le blog live.orange.com, j’ai posé quelques questions à Frédéric de Conseilsmarketing.fr sur ses bons conseils en matière de vidéo.

image

Frédéric s’était fixé un défi pour le Web 2012 : 12 heures de vidéo non stop ! Mais il n’y est pas arrivé car il a calé au bout de 11 h 30 ! Non, sans blague, on s’en moque un peu de la demi heure en moins, et on s’émerveillera plutôt sur cet enthousiasme et cette capacité de travail hors du commun qui caractérise notre ami finistérien. J’ai profité de cet intermède, autour d’une bière bien méritée pour demander à Frédéric ses conseils les plus avisés pour les débutants en vidéo :

  1. préparer l’interview et relancer la personne sur un thème
  2. attention au micro et éviter de le placer à un endroit où il y a des frottements avec les vêtements
  3. penser à demander à l’interviewé d’éteindre ou éloigner son téléphone portable
  4. le cadrage : jamais au milieu et asymétrique pour rendre la vue agréable
  5. la durée : la durée théorique optimale est de 2 minutes 30, mais Frédéric est le spécialiste des grandes vidéos  Winking smile
  6. le montage : éviter de perdre trop de temps et le faire quasiment en live

J’ai conclu ma propre interview en proposant un futur défi de 24 heures à Frédéric, mais là non plus pas de chance ; il l’avait déjà fait !


Facebook : les (vrais) fans aiment les marques, certaines plus que d’autres


Je parle souvent des marques aimées, une segmentation issue d’un travail sur les marques et Internet réalisé il y a quelque temps avec Synthesio, et qui est toujours d’actualité. Souvent, ces marques aimées ne prennent pas la parole, voire sont réticentes à toute intervention, allant jusqu’à développer le culte du secret (ce qui déclenche les rumeurs les plus folles de la part des fans qui, pour une fois, portent vraiment bien leur nom).

Il arrive même que les fans aillent au-delà et n’hésitent à détourner le logo en question (le mail de l’administrateur confirme une page non officielle). La marque n’intervient pas. Au cas – improbable – où ce serait elle-même qui organiserait son détournement (cette communauté est promue via la publicité Facebook, c’est comme cela que j’y suis arrivé), il y a de quoi hérisser le poil à bon nombre d’Ayatollahs du “branding” …  mais aussi de combler les amoureux de la marque. Et si l’on veut à nouveau se convaincre que ce n’est plus de l’amour mais de la rage, il suffit d’aller voir les classements d’engagement où une bataille BMW/Audi semble faire rage entre marques allemandes. En tout cas, le taux d’engagement est maximum et le filtrage des photos va bon train. Inutile de poster une photo qui sort de leur charte éditoriale !

audi


Ne ratez pas la Conférence Media Aces et les Social Media Awards le 14 juin prochain!


Pour sa prochaine édition, la Conférence Media Aces s’associe aux Social Media Awards, organisés par l’ESG Management School et l’Université Paris I Sorbonne. Cet événement aura lieu

le jeudi 14 juin 2012, à partir de 17h,

dans l’Amphi 2A de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne,

131 rue Saint Jacques, 75005 Paris

(Métro: Cluny la Soronne / RER B : Station Luxembourg – Parking rue Soufflot)

Media Aces partenaire des Social Media Awards 2012

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Slideshare : le Youtube des présentations ?


La lecture du jour …

C’est le billet collectif de l’association Media Aces dont je suis le co-fondateur et Président et qui, sous l’impulsion de Fadhila Brahimi au sein du bureau de l’association, a lancé une nouvelle initiative de billet collectif où un phénomène des médias sociaux en entreprise est vu au prisme des responsables qui les animent au quotidien. Voici le billet publié hier sur le blog de l’association, dédié à un de mes outils préférés, Slideshare [cf. Slideshare personnel, Media Aces et Orange], dont l’acquisition par LinkedIn a été rendue publique il y a peu.

SlideShare, un outil fait pour les entreprises? | Media Aces – Médias sociaux et entreprise

La semaine passée, LinkedIn a acquis SlideShare, célèbre plateforme de diffusion de présentations et autres documents. Nous avons demandé aux membres de Media Aces comment ils percevaient cette nouvelle acquisition dans le cercle très fermé des médias sociaux à usage professionnel…

SlideShare s'offre à LinkedInPour Jérôme Colombe (Alcatel-Lucent), on peut vite considérer SlideShare comme le « Youtube » des présentations tant le modèle de partage de contenu est identique. En revanche, on comprend, à son utilisation, que son domaine n’est pas celui du consumer mais du business, c’est ce qui rend judicieuse cette acquisition par LinkedIn pour une somme (119 M$) bien loin de la folie Instagram avec Facebook dernièrement.

LinkedIn a, depuis longtemps, compris son avantage pour ces utilisateurs en proposant d’intégrer le flux SlideShare aux profils pour enrichir l’expérience de façon plus dynamique que le CV basique. C’est avec l’intégration de Twitter et des événements, le moyen de faire venir les utilisateurs sur le mur LinkedIn. Jérôme visite régulièrement ce mur LinkedIn pour suivre l’activité de ses connections qui ne sont pas forcément sur Twitter mais qui publient des statuts, des participations aux événements ou des présentations SlideShare justement !

via SlideShare, un outil fait pour les entreprises? | Media Aces – Médias sociaux et entreprise.


Amex change les tweets en dollars


$-largeEn mars 2012, American Express a décidé d’introduire un nouveau service (https://sync.americanexpress.com/twitter/Index) de façon à transformer les tweets de ses clients en remises produits. Les marques participant à cette opération comprennent : 1-800Flowers.com, Best Buy, Dell et H&M. Voici comment Amex décrit son service :

  1. synchronisez votre carte American Express avec Twitter ;
  2. twittez nos offres spéciales en utilisant les #hashtag convenus de façon à charger automatiquement les remises sur votre carte
  3. utilisez vos remises directement sur votre carte de crédit préalablement synchronisée en ligne.

Cette opération semble principalement ciblée sur les États-Unis et ne s’adresse a priori pas aux clients européens, en tout cas, je n’ai pas réussi à voir d’opération équivalente sur les pages anglaises ni françaises.

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Cette idée semble ingénieuse, puisque elle met en avant le bénéfice de dématérialisation complète du coupon. Le defi principal restera cependant, comme toujours en e-marketing, celui de la capacité d’offrir un excellent service (et de bonnes remises) tout en rassurant les clients qu’ils sont libres de choisir et de sortir du programme (opt-out), voire même de ne pas y adhérer du tout (opt-in).

Je dois avouer pour ma part avoir été un peu surpris et avoir eu un temps de réaction légèrement hostile (et certainement irrationnel, mais …) à l’idée que tous mes tweets pourraient servir automatiquement à une marque juste après avoir synchronisé ma carte. je devrais préciser néanmoins que les tweets restent volontaires, il faudrait peut-être mieux insister sur cette caractéristique.

Amex Video promoting the Sync Tweet and Save programme

grandes marques et Social Media Guidelines en vidéo


Il y a des moments où je fais la liste des choses à faire en retard et où je n’arrive plus à faire face à la pile. Puis quelque temps après je retourne aux sources et je me rends compte que je suis passé à côté de quelque chose d’important. C’est vraiment le sentiment que j’ai eu il y a quelques jours lorsque je suis tombé, presque par hasard, sur cette superbe série d’interviews réalisée par notre ami Frédéric Bascuñana en début d’année, dans les plateaux de TechtocTV. Le sujet en était "la mise en œuvre des social media guidelines"

Les voici dans l’ordre :

  1. Retour sur le concept des social media guidelines
  2. Les raisons d’être des social media guidelines
  3. Le contenu des social media guidelines
  4. La mise en œuvre des Social Media Guidelines : entre "Soft Law" et (auto)-modération.

socialmediaguidelines

Les intervenants étaient :


Synthesio : "médias sociaux : vers de profondes réorganisations des entreprises"


hqdefaultEn Juillet 2010 j’interviewais Loïc Moisand, le co-fondateur de Synthesio. Loïc me fournissait alors ce qui allait devenir un des piliers de notre livre Les Médias Sociaux Expliqués à Mon Boss à savoir une lecture très synthétique et visionnaire typologie de marques appliquées aux médias sociaux. Retour sur ces points avec Charlotte Lesage, Community Manager chez Synthesio, 1 an 1/2 après (soit environ 70 ans en années social media) et en images :

Tout d’abord, une transcription sommaire de l’interview

Rappelons d’abord le classement, toujours valable, des 4 catégories de marques différentes :

  1. marque vitale
  2. sous le radar
  3. fonctionnelle
  4. passionnante

Cette typologie permettait aux entreprises de savoir ce qui se disait (ou pas) sur elles et de déterminer leur stratégie numérique et les tactiques sur les médias sociaux associées. Un an après, “ce qui a changé, c’est que la démarche des entreprises est devenue proactive et non plus seulement passive (écoute)”.

La question de savoir si on va ou on ne va plus sur les médias sociaux ne se pose plus”.Il est maintenant évident qu’on doit être sur les médias sociaux et qu’on ne doit pas y être pour rien. Il est question de savoir ce qu’on y fait et de déterminer quel contenu utile on doit diffuser à ses clients.

Synthesio confirme donc bien la fin du début des médias sociaux annoncée par media aces

une réorganisation profonde des entreprises

CRM/ Marketing et R&D ne peuvent plus travailler dans leur coin mais vont devoir mettre en commun leurs informations et collaborer. Combien de temps cela va-t-il prendre ? Quelques mois selon Charlotte, et “2012 sera un tournant” annonce-t-elle. Les plates-formes de Social CRM vont donc s’améliorer et permettre de récupérer l’information et de la transmettre au bon département. Ainsi, Synthesio développe Unity (déjà utilisé par certains clients) :agréger, structurer et lier et organiser les réponses.

Puis l’interview elle-même

Synthesio : "médias sociaux : profondes réorganisations des entreprises"

Le livre blanc de Synthesio intitulé "le Guide de l’E-reputation et du Social CRM" est disponible sur l’espace Slideshare de l’éditeur.


social crm : le consommateur avide de relation


la sélection du jour …

C’est ce dossier préparatoire pour mon intervention au sein du comptoir des blogueurs de cherclient.fr cet après midi dans le cadre du salon SECA, le salon dédié à la relation clients… Et en préparant cette intervention, alors que je recherchais une étude qui sorte de l’ordinaire et vraiment fouillée, devinez sur quoi je tombe au bout de 10 clics : une pépite signée Didier Duchassin, un de mes collègues d’Orange Business Services, auteur de ce superbe billet sur les attentes des consommateurs sur le CRM ! Le hasard fait bien les choses … surtout quand ce n’est pas le hasard.

velo-moto-crm

[photo cc 2012, Yann Gourvennec http://bit.ly/picasayann]

un sujet qui n’est pas nouveau mais …

Le sujet du SCRM (social CRM) n’est pas nouveau, il est même assez rebattu et ce depuis des années. Alors que les fournisseurs les plus avancés (Radian6/Salesforce, Sugar CRM, SAP …) sont rattrapés par les acteurs plus modestes (comme lithium et même des français tels scroon, Dimelo et plus récemment Synthesio avec son offre Unity annoncée très récemment).

Avant toute chose, il faut dépassionner le débat et revenir aux fondamentaux (voir en cela mon article de l’an dernier sur le sujet au sein du livre blanc collectif http://tendances-crm.com). Avant de se poser des questions qui n’en sont pas, il faut avant tout se focaliser sur les fondamentaux, qui sont ceux de la relation et non de la technologie. L’étude commanditée par mon confrère et ami Didier Duchassin d’Orange Business Services (voir ci-dessous l’article issu du blog de l’opérateur dont, par transparence, je tiens à rappeler que je suis directeur du Web et des médias sociaux) est en cela venue nous rappeler à la dure loi du sport : les clients attendent du CRM avant toute chose, de la relation et de la compétence, pas des gadgets techniques, fussent-ils opérables en self service. Car en effet, les clients interviewés dans l’étude AFRC/Orange sont formels : ils valorisent par dessus tout la réponse à leurs questions, la réactivité et le temps réel. Simple recommandation de bon sens me direz-vous, mais qu’il fait bon rappeler. La technologie n’est jamais aussi bonne que quand elle se fait oublier … et ne croyez pas non plus que la génération Y va remettre cette donne là en cause semble nous dire Didier (vous trouverez l’étude ci-dessous ou sur l’espace Slideshare d’Orange à http://slideshare.net/orange).

ceci est une bonne nouvelle pour le social crm …

Car c’est en cela que les médias sociaux ont un apport dans ce domaine de la relation clients ; ils permettent un contact en temps réel, une interaction, une véritable mise en relation soit exactement ce que recherchent nos consommateurs sus-cités. Enfin, tout cela à condition de se sortir du pétrin des outils hétérogènes et non compatibles qui peuplent cette nouvelle jungle (voir ci-dessus). Le vrai enjeu des années qui viennent n’est déjà plus un enjeu de "community management" car ce savoir-faire peut être aisément acquise par des conseillers en clientèle qui montent en compétence, mais dans le processus, le lien avec le back-office et la capacité à répondre à de grandes variétés de questions non forcément triées a priori (à la différence d’un SVI). Ceci peut sembler trivial si votre activité se concentre sur un ou quelques produits et dans un environnement national ou global et homogène, mais est beaucoup plus délicat à gérer si cet environnement est au contraire multi-national, hétérogène et concerne des centaines de services très divers et complexes.

reste à nos entreprises françaises à sauter le pas …

Car la route n’est pas si droite ni si bien tracée. Si on trouve encore des réticences aux Etats Unis (témoin cet article du e-commerce times) la situation est encore beaucoup plus préoccupante en France où hormis quelques secteurs pionniers (dont celui des télécoms), l’immense majorité des professionnels sont à la traîne (source: usine nouvelle). Un retard préoccupant car les médias sociaux, en permettant l’accès immédiat à l’entreprise et l’expression directe, ont changé de façon profonde et définitive notre paysage ronronnant de la relation clients : il n’est plus possible de les faire taire, ces clients mécontents, il faut faire face et en profiter pour transformer un défi en opportunité (à la manière de ce qu’a fait Comcast aux USA avec le compte Comcastcares sur twitter).

pour poursuivre votre lecture : les articles et présentations d’Orange Business Services 

article original de Didier Duchassin d’Orange Business Services

"Vers la fin du modèle multi canal en libre service ?" … – usages d’entreprise

15022011009Telle est la question posée par l’étude AFRC – Orange Business Services présentée le 15 février à la presse dans les locaux d’Orange Rive Droite. Cette étude qui explore les "Nouveaux comportements et nouvelles attentes des consommateurs en matière de Relation Client" permet d’établir une typologie des consommateurs en matière de préférences relationnelles, mais surtout de comprendre les motivations et facteurs qui expliquent ces préférences. Elle bat tout d’abord en brèche l’idée selon laquelle les technophobes disparaîtront lorsque les consommateurs appartiendront tous à la génération "Y". Elle remet également en cause l’idée selon laquelle le fait d’offrir au consommateur le choix parmi tous les canaux (point de vente – centre de contact – Web) est le gage de sa satisfaction. Elle fait également émerger la notion de "jachère relationnelle".

En 2008 et 2009, l’AFRC, en partenariat avec Orange Business Services, a commandité deux études sur la « Vision Dirigeant de la Relation Client ». Réalisées par le cabinet Nexstage et basées sur des entretiens qualitatifs avec des directeurs de la Relation Client, elles ont mis en évidence l’évolution pour ne pas dire le bouleversement des comportements et des attentes des clients. Pour cette troisième étude, la parole a été donnée aux consommateurs afin d’explorer les évolutions de leurs attentes en matière de Relation Client.

via "Vers la fin du modèle multi canal en libre service ?" – usages d’entreprise


5 conseils pour inspirer vos collaborateurs à utiliser les médias sociaux en entreprise


(cet article a été écrit pour et publié en avant première sur le blog de Viadeo)

Ces cinq dernières années, de nombreuses entreprises se sont essayées aux médias sociaux, parfois même avec beaucoup de succès. Dans les meilleurs des cas, cela aboutit à une situation où quelques salariés, souvent communicants ou marketeurs, ont développé de précieuses compétences dans le Web social, mais qu’en est-il de la majorité de la force de travail ? Or, l’ensemble des salariés peut servir, s’ils le désirent [1] la cause de l’entreprise, dans l’optique d’un bénéfice partagé. Comment y parvenir ? Il y a selon moi cinq étapes majeures que l’on pourra, selon les circonstances, adapter à son propre contexte mettre dans l’ordre que l’on désire. Voici ces cinq étapes à l’aune de mon travail à la tête de l’équipe Web et médias sociaux du groupe France Telecom Orange.

envol

[photo cc 2012 – Yann Gourvennec – http://bit.ly/picasayann]

1. montrer l’exemple

Je vois trop de responsables qui s’attendent à ce que la collaboration se génère spontanément. Il faut mettre la main à la pâte et montrer soi-même le chemin, car il est plus facile de croire un pratiquant qu’un non pratiquant. En montrant l’exemple, vous générerez aussi l’enthousiasme et attirerez les autres dans votre sillage. C’est ce que nous avons fait chez Orange avec timeline, qui regroupe non seulement les comptes officiels des entités du groupe, mais aussi ceux des salariés et de nos responsables d’entreprise au plus haut niveau, pas seulement les communicants (http://timeline.orange.com).

2. inciter

Le premier des symptômes observés dans les entreprises est la peur. Non celle des médias sociaux en soi qui sont déjà utilisés à près de 70 % pour les employés à titre personnel (voir l’étude CEGOS présentée à Media Aces le 6 mars : http://bit.ly/macescegos) ; il s’agit plutôt de la peur de l’utilisation de ces outils dans un cadre professionnel. Quoi de plus naturel d’ailleurs, quand les messages les plus négatifs et les plus effrayants circulent sur les employés qui se feraient licencier du fait des médias sociaux ; effrayants car médiatiques, pourtant bien peu fréquents quand on y pense. Les employés voulant nuire à leur entreprise ont des moyens bien plus discrets et efficaces que Facebook. Les erreurs qui sont commises sur ces plates-formes collaboratives ouvertes sont bien plus le fait de la maladresse et de l’ignorance que du ressentiment. Plus on méconnaît un outil, plus les chances de mal l’utiliser sont fortes, et il est donc indispensable d’abord de rassurer les employés et de les déculpabiliser. C’est ce que je me suis employé à faire, aidé en cela par nos collègues responsables de la sécurité d’information dans notre « guide des bonnes pratiques », devenu notre « bible » (http://Orange.com/smg/fr). Et quand bien même un employé dévie de la ligne prescrite, loin de le sanctionner, nous l’appelons – je l’appelle parfois moi-même – afin de passer du temps avec lui, expliquer les règles, et demander son concours pour essayer de les faire respecter autour de lui. Le salarié qui voit ainsi la confiance s’établir deviendra un allié indéfectible.

3. former/échanger

Ayant rappelé ce qui précède, il nous reste à former, échanger, informer et pratiquer avec nos collègues et ceci se passe à plusieurs niveaux : d’une part, au sein de la communauté des community managers (chez Orange, elle s’appelle come’in). Celle-ci rassemble déjà plus de 200 participants sur notre réseau social d’entreprise Plazza. Ensuite, avec l’ensemble des communicants que nous formons au sein de l’école de la communication. L’accent y est mis particulièrement sur l’importance du numérique et au premier chef des médias sociaux. J’en suis d’ailleurs le sponsor. Plus informellement, s’organisent çà et là, au gré des demandes et des attentes, des réunions spontanées où les membres de mon équipe et moi-même, à tour de rôle, prenons notre bâton de pèlerin et organisons des ateliers pédagogiques et pratiques, de prise en main et d’explication des outils des médias sociaux (Twitter en ce moment est au centre des préoccupations, mais dans l’entité business-to-business, les blogs attirent particulièrement l’attention). Ce mélange de formation structurée (organisé de concert avec la communication interne et la DRH) et non structurée, est un bon début, mais en aucun cas un aboutissement…

4. distinguer… Les champions

C’est là qu’intervient le dispositif suivant, destiné à rayonner dans l’ensemble de l’organisation : 35 pays et 170,000 personnes salariés pour ce qui nous concerne… Ce n’est pas rien. Pour arriver à irriguer une pareille organisation humaine, de nombreux voyages et contacts directs avec les entités sont nécessaires, des réunions locales (come’in en voie d’internationalisation) également, mais ceci n’est en aucun cas suffisant. Il faut donc trouver d’autres moyens. C’est ce que nous avons nommé le « label des champions » (http://oran.ge/leschampions) qui est un programme de reconnaissance de ces salariés qui ont, pour prendre une image, cinq minutes d’avance sur leurs collègues et qui peuvent ainsi, de proche en proche, leur montrer comment utiliser les médias sociaux pour leurs besoins professionnels. En cela, ils reçoivent des supports et des formations dédiées (par webinaires) et sont également chargés de parrainer d’autres collègues qui, à leur tour, deviendront des champions et expliqueront les médias sociaux à leurs voisins et confrères ; et ainsi de suite. Pas besoin d’être expert pour devenir un champion, l’expertise étant si peu de chose dans ces domaines qui changent tous les jours. Il suffit de pratiquer ; et pas besoin non plus d’en avoir fait son métier, au contraire, puisque nous voulons étendre l’usage le plus largement possible. Il faut donc décomplexer et encourager, féliciter et générer l’enthousiasme.

5. publier/afficher

Tout ce qui précède n’aurait ni valeur ni impact, sans la possibilité de communiquer aussi bien en interne qu’en externe. Notre page dédiée au guide des médias sociaux est disponible en ligne, http://orange.com/smg et en anglais et en français. Ce guide, d’abord écrit en anglais puis traduit, est disponible en format Creative Commons, mis à disposition de tous sur l’Internet ouvert, accompagné d’un bon nombre d’autres documents qui sont en accès restreint sur le réseau interne de l’entreprise. Un programme de communication interne, en concertation avec la direction concernée, a été également déployé en ce début mars.

Voilà à mes yeux les mécanismes les plus importants pour inciter vos collaborateurs à utiliser les médias sociaux en entreprise, mais il en est un autre, le sixième, que vous avez rencontré dans ces lignes et qui mériterait un chapitre à lui seul : je veux parler de l’enthousiasme ; le plus communicatif des ingrédients, qui vous aidera dans cette tâche et qui à lui seul vous fera faire plus de progrès que tous les livres de recette en management que vous pourrez lire dans votre vie entière.

n’omettons pas les règles d’éthique et de transparence

Rappelons enfin, que cet usage des médias sociaux dans le but de faire de vos employés des ambassadeurs de votre marque ne peut se concevoir en dehors de l’éthique (et de la loi) et que pour cela, l’association Media Aces dont je suis le président et le co-fondateur avec Hervé Kabla, a traduit les règles de la transparence dans les médias sociaux qui sont disponibles à l’adresse : http://media-aces.org/transparence[2].


[1] il faut cependant scrupuleusement éviter de forcer cet état de fait, à la fois pour des raisons éthiques et d’efficacité (souvenons-nous de l’exemple Cora ; voir http://dai.ly/videocora pour la vidéo et http://bit.ly/inrockscora pour l’analyse des inrockuptibles

[2] ceux qui l’oublieraient s’exposeraient à des retours similaires à ceux liés à l’affaire Orangina en 2012


Even facebook's own fans don't talk much about facebook (on facebook)

Reblogué depuis Marketing Science:

One of the questions asked of Dr Karen Nelson-Field's analysis of facebook fans engagement with their brands on facebook is whether the result is simply due to slack social marketing by the brands in question.

Given that Karen analysed the 200 brands with the most facebook fans it seems a bit of a stretch to say that these brands "don't understand facebook".

Lire la suite… 77 mots de plus

Juste avant la publication sur ce blog d'un article en 2 parties sur le livre de Byron Sharp "brand that grow", je reblogue un de ses liens vers une étude démontrant la très faible interaction des marques sur Facebook, y-compris sur leur propre page. Une conclusion souvent débattue sur ce blog où j'insiste sur l'effet de "cyberbabillage" rencontré sur la célèbre plateforme de médias sociaux. Chris Brogan semble me donner raison en prédisant un futur pour une myriade de plateformes sociales plus ciblées et plus humaines. 

Médias Sociaux en entreprise : social media week – table ronde à Paris (Feb 15)


la sélection du jour …

Est l’annonce de la prochaine réunion organisée par l’IABC et l’université américaine à Paris (UAP) sur le sujet des médias sociaux en entreprise. Je prendrai part à cette table ronde :

Social Media in Corporations – Empowerment or Surveillance?

Wednesday, February 15 at 7:00 PM – 9:00 PM Add to Calendar

A panel debate (in English) organized by IABC France and the American University of Paris.
As social media use becomes more pervasive in business, it raises questions about the way it is used both by employes and employers. Should employees be empowered to use social media, should employers use public social media data in their recruitment and how do you decide to draw the boundaries? In this debate experts from different backgrounds wil discuss these and other questions, relevant to anyone in the corporate world.
Panelists confirmed so far:
  • Tim Cawsey, Corporate Communications at Gemalto
  • Yann Gourvennec, Director Web, Digital and Social Media at Orange
  • Andrew Hennigan, Consultant, Speaker and Writer on professional communications
  • Nicholas Vieuxloup, Director of Operations at Viadeo, Social Media Club France Board Member
Moderated by: Matthew Fraser, Author, Associate Professor at AUP, Social Media Strategis

start-up du mois : tripattitude.com, pure player collaboratif à l’assaut du tourisme


imageLa désintermédiation du Web a épargné miraculeusement certains secteurs (l’alimentaire par exemple) et frappé de plein fouet certains autres comme la photographie et le tourisme. Dans ce secteur durement touché, où un acteur historique comme Thomas Cook connaît le pire moment depuis le XIXe siècle qui l’a vu naître, de jeunes acteurs comme tripattitude viennent bousculer encore la donne et qui sait… Peut-être asséner le coup de grâce. Je recevai le 28 novembre 2011 Olivier Le Grelle, fondateur de tripattitude. Interview et zoom sur une start-up et peut-être future star du e-tourisme.


cliquer sur le bouton "play" pour écouter l’interview d’Olivier Le Grelle – 6:15

exclamation-large« les voyagistes n’ont pas assez de valeur ajoutée »

« Ce qui arrive à Thomas Cook est logique » affirme Olivier Le Grelle, jeune entrepreneur et fondateur du site tripattitude.com. « Les voyagistes n’apportent pas pas assez de valeur ajoutée » ajoute-t-il. Car tout se passe désormais sur Internet. « Les voyagistes ne produisent plus rien » poursuit-il, « ils font semblant de vous vendre ce qu’ils n’ont pas créé ». Quiconque a voyagé ces dernières années le sait : un voyagiste, Nouvelles Frontières par exemple, achète un voyage à un autre voyagiste, par exemple un spécialiste des trek, qui achète … la prestation à une petite agence de Marrakech (atlas voyage par exemple). Pourquoi donc passer par un voyagiste qui prend sa marge au passage ? Même si à cette question vous pourriez répondre « du fait de la confiance que j’ai en un voyagiste connu comme Nouvelles Frontières », ce qui n’est pas un point négligeable. Olivier Le Grelle pense au contraire que « les voyagistes mentent aux clients ». Les experts en ce domaine, ne sont donc peut-être plus les généralistes, ce sont les DMC : « destination management companies », autrement appelés « réceptifs » en Français. Il s’agit des agences locales qui « prennent en charge les clients de tous opérateurs sur le lieu de vacances » (lire Wikipédia)

favoriser le circuit court…

Fort de ce constat, tripattitude se propose de limiter le nombre d’intermédiaires et de s’adresser à directement aux DMC. « Nous faisons la même chose que les généralistes, mais nous avons l’honnêteté de le dire » explique Olivier Le Grelle. Pour cela, il faut labelliser les réceptifs, ce qui demande un gros travail en amont en termes de contrats, de recherche de crédibilité et de démarches administratives locales. C’est là le travail de tripattitude.com, mais peuvent-ils s’en tirer tout seuls ?

La communauté va valider

network-largeComment en effet s’assurer que les agences locales sont sérieuses ? Le travail de tripattitude n’y suffira pas, le site agira donc en véritable outil de validation collaborative. Tripattitude n’acceptera pas les utilisateurs anonymes et proposera un scoring sur chaque voyage et voyagiste par les utilisateurs qui pourront s’exprimer au travers de forums dédiés. « C’est la communauté qui va valider » insiste Olivier Le Grelle.

rendre accessible le sur-mesure

Le site agira également sur la base de suggestions émanant de la communauté. Si un opérateur remarque qu’une communauté émet une demande, il pourra ainsi faire une offre adaptée, par exemple, pour 15 à 20 personnes. Les voyageurs peuvent donc créer un produit sur mesure de façon dynamique et ensuite chercher leur co-voyageurs. Une sorte de "onvasortir" du tourisme en somme, un concept déjà éprouvé ! Ce qui fait dire à Olivier Le Grelle que sa société devient le « Groupon » du voyage. Souhaitons-leur moins de soucis avec leurs clients.

un concept nouveau, une fenêtre de six mois

aeroplane-largePeu de concurrents existeraient encore selon M. Le Grelle. Groupenture aux US semble assez seul mais « 2 concurrents vont naître outre-Atlantique et 3 en France » précise Olivier Le Grelle. Ce qui fait dire au fondateur de la start-up qu’il a « six mois de répit jusqu’à l’arrivée du prochain acteur ».

Tripattitude (qui a levé €220k de fonds d’amorçage selon Frenchweb) va se mettre bientôt aux médias sociaux (blogs et twitter notamment), et il pense devenir leader des agences en ligne. Le site anglais lui, n’est pas encore lancé mais il viendra bientôt. Manque encore une version pour les mobiles, mais qui ne saurait tarder je suppose, vu l’importance que ce mode d’accès à l’information prend aujourd’hui.

En dehors des défis habituels de ces sortes de communautés (montée en charge, participations et décollage) que même des géants comme Google rencontrent malgré leur empreinte dominante, Tripattitude va devoir s’imposer sur ce marché hyper concurrentiel ; l’internationalisation n’est pas non plus triviale, dans une Europe où les comportements sont si radicalement différents, et les acheteurs en grande partie idiosyncratiques. Ceci étant, en surmontant ce défi du réseau et celui de la crédibilité de la confiance, on peut entrevoir un réel potentiel sur un marché en difficulté et où l’atentte des consommateurs est réelle.

Souhaitons-leur bonne chance dans cette aventure.


le Social CRM est-il l’avenir du CRM ? 2/3


Dans cette interview vidéo enregistrée le 3 novembre 2011 à Paris, Guilhem Fouetillou revient sur le débat du SEMO avec Emmanuel Mignot. Guilhem y répond à la question incluse dans le titre de la présentation et sa réponse est assez radicale : NON ! Le Web n’est pas, ajoute-t-il dans cette vidéo, “un nouveau terrain”.

Guilhem Fouetillou : “l’avenir du CRM n’est pas au Social CRM" !”

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