Et voici en complément de l’article précédent, en direct de l’auteur – Pierre de Taillac – lui-même, l’intégralité de l’introduction du livre en format pdf.
introduction :
« L’Elite du pouvoir [...], par l’intermédiaire des organes d’information qu’elle possède, influence les pensées, les sentiments, les actions de la quasi-totalité. Pour
parodier la phrase de Winston Churchill, jamais tant d’hommes n’auront été manipulés par aussi peu. » Cette assertion, c’est Aldous Huxley qui l’a formulée, en
1958, dans Retour au meilleur des mondes. L’écrivain britannique semblait convaincu que la disparition des « petits quotidiens locaux », et de leurs « milliers d’éditoriaux » exprimant « des milliers d’opinions indépendantes », au profit de gigantesques conglomérats constituait le premier jalon vers une société totalitaire ressemblant au Meilleur des mondes. Force est de constater qu’il s’est trompé. L’apparition d’Internet a bouleversé l’économie médiatique et accouché d’une super agora planétaire. Les citoyens ne sont plus cantonnés dans un rôle passif, comme au temps de la télévision, mais chacun devient, grâce à son ordinateur, émetteur et récepteur…Alors qu’au XXe siècle, la concentration des médias avait bien engendré une société verticale ou seules quelques milliers d’individus – en majorité des journalistes – pouvaient s’exprimer et toucher le grand public, le web 2.0 augure d’une société médiatique beaucoup plus démocratique, dans laquelle chacun pourra faire entendre sa voix. Internet s’impose ainsi comme un formidable contre-pouvoir. Que la justice interdise le livre du docteur Gübler, le médecin de François Mitterrand, et il se retrouve immédiatement sur le web ; que Le Journal du dimanche censure l’information sur l’abstention de Cécilia Sarkozy au second tour de la présidentielle et elle sort sur le site Rue89 ; et que les chaînes françaises refusent de diffuser une vidéo montrant le chef de l’Etat, titubant à une conférence de presse, et elle est postée sur Youtube et visionnée des millions de fois…






