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idée reçue numéro 6 : si j’investis 1€ dans les médias sociaux, je récupère 1€ de chiffre d’affaires
Toutes les entreprises que je connais, à une ou deux exceptions près, qui se sont lancées dans une mesure du ROI direct des médias sociaux s’y sont cassé le nez. Est-ce à dire pour autant que les médias sociaux ne rapportent rien et qu’ils ne sont qu’une dépense ? Bien au contraire.
Avec les médias sociaux, une véritable économie de production de contenu s’instaure (l’UGC, ou contenu généré par l’utilisateur). Chaque année, c’est plus de €700 000 de valeur ajoutée que les employés d’Orange business Services génèrent au travers de ce processus. Bien plus que tout cela coûte à l’entreprise. Sans parler des ventes que l’on peut réaliser, souvent travers du conseil, en se basant sur des contenus riches produits par la marque et partagés largement. Les médias sociaux ne viennent pas, surtout en B2B, s’ajouter au travail des employés, il en fait partie intégrante.
idée reçue numéro 5 : panem et circenses (du pain et des jeux)
Le nerf du Web semble se résumer pour beaucoup au célèbre adage de la Rome antique. Les jeux fleurissent au point d’avoir donné vie à un nouveau concept farfelu : « gamification ». Certes, les jeux sont souvent utiles ; mais surtout lorsqu’ils se rapprochent de votre métier, marque ou discours. Alors vous gagnerez de vrais fans. Se contenter de faire gagner un iPad ou des places de cinéma, en dehors du fait que ce n’est pas très original, attirera essentiellement les joueurs professionnels, les faux profils et les faux amis (« fans »).
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curation ou curetage ?
Idée reçue numéro 4 : la « curation » est l’avenir du contenu
La « curation » est un concept bizarre et mal nommé pour désigner des agrégateurs de contenu dont la plupart ont la fâcheuse tendance à dupliquer ces mêmes contenus, en faisant des liens certes, mais en oubliant souvent de citer la source et l’auteur du contenu, ou en minimisant celui-ci. D’une part, il n’y a pas beaucoup de valeur ajoutée au « bookmarking ». D’autre part, l’usage à outrance de ce type de méthodes ne peut à terme qu’avoir des conséquences nocives sur la production de contenu gratuit (sous licence dite « creative commons ») qui a fait le succès du Web. Soulignons enfin le caractère énervant de ce terme, et faisons remarquer que « curation » en bon Français, c’est la « conservation » et que le conservatisme n’est pas porteur d’innovation. En lieu et place de « curation », il faut cultiver son jardin et travailler ses partenariats, éviter de dupliquer ses contenus et ouvrir ses liens vers les autres… Ils vous le rendront au centuple.
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poursuivons cette semaine notre voyage au travers des mythes du marketing des médias sociaux débuté le 9 mai dernier.
Idée reçue numéro 3 : les fans (amis), ça s’achète…
Certes, il est possible d’acheter l’amour, c’est même un commerce réputé fort ancien, mais il est plus difficile de le rendre réciproque. Cette démarche, qui est la solution de facilité, ne fonctionne pas. Elle génère des faux profils, provoque de fort taux de désabonnements (jusque 100 % en un an observé sur une grande banque française qui achetait des fans à coups de places de cinéma gratuites par exemple) et ne crée pas d’adhérence à la marque. Pour qu’une marque soit aimée, elle doit d’abord devenir aimable, et ceci demande avant tout un effort, de s’intéresser aux autres avant de s’intéresser à soi.
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Idée reçue numéro 2 : seules comptent les relations, le contenu n’a plus d’importance
Avec l’avènement des médias sociaux, on a vu fleurir des analyses qui prédisaient la mort du contenu, désormais remplacé par les relations entre les internautes. Rien n’est plus faux. Sans contenu, les relations entre les hommes sont vides de sens et le cyber babillage s’instaure. Or, on ne base pas de relations entre les hommes sans contenu. Les clubs de célibataires, business florissant s’il en est, en sont une preuve par neuf. Pour trouver l’âme sœur, on demande au nouvel inscrit de renseigner… ses centres d’intérêt. Pourquoi en serait-il autrement des marques avec leurs clients ? Les véritables enjeux d’aujourd’hui sont plutôt sur la délicate question du positionnement de ce contenu de marque dans un environnement où l’information est pléthorique. Les relations se construisent et se cristallisent ensuite sur ce contenu. S’il est bon, pertinent et vrai, il trouvera son lectorat et une communauté naîtra. Dans le cas inverse, il ne se passera rien.
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Idée reçue numéro 1: il nous faut une stratégie de médias sociaux
A chaque nouvelle mode de l’informatique, on observe le même mécanisme. Au départ, un fort scepticisme (ça ne marchera jamais, quel est le ROI etc.), puis un engouement aveugle, sous la pression de la mode, pour les outils technologiques qui finissent par avoir plus d’importance aux yeux des managers qu’ils ne le méritent. Un outil est un outil, il n’y a pas de stratégie d’outils, juste des tactiques. Ce qui importe en définitive, c’est moins les médias sociaux que ce qu’ils impliquent en termes de refonte du marketing lui-même et de l’approche de la communication. Il n’existe pas de stratégie de médias sociaux donc, juste des stratégies marketing, à forte composante numérique, qui se basent sur les médias sociaux. La nuance est importante !
note : ce sujet fait l’objet d’un développement conséquent et à plusieurs endroits dans notre ouvrage paru Février 2011 les médias sociaux expliqués à mon boss
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un guide de survie du marketeur éthique
Les médias sociaux en entreprise entrent, après trois à quatre ans de pratique, dans une phase de plus grande maturité. Bien sûr, ceci est à nuancer en fonction des entreprises concernées et des secteurs. Socialmedia.org, l’association des professionnels des médias sociaux en entreprises aux USA regroupe désormais 200 de ces grandes entreprises dont Orange[1] que j’y représente. Ceci n’a donc plus rien à voir avec les 39 membres de 2008, date de notre première inscription ; ceci est bien un signe de cette maturité. Ce club, dont Media Aces[2] est une association sœur en France, est plus qu’un simple club de professionnels et d’entraide : c’est aussi le gardien du temple, via son fondateur Andy Sernovitz, de l’éthique et des bonnes pratiques liées aux médias sociaux en entreprise. Notre dernier meeting des membres à New York, à l’université de Columbia le 30 mars 2011 était ainsi très révélateur : Les entreprises membres restent fidèles, plus que jamais à ces règles éthiques qui garantissent l’égalité, le respect, mais aussi et surtout l’efficacité du marketing appliqué aux médias sociaux et qui en ont constitué le fondement.
Vous n’avez pas entendu mon message ? Je vais crier plus fort !
Mais les tentations sont grandes ici et là, notamment de ce côté-ci de l’Atlantique, de vouloir remettre en service les bonnes vieilles méthodes publicitaires, descendantes, manipulatrices, intrusives et interruptives. Celles là même dont des publicitaires avisés comme Laurent Habib ont déjà dénoncé les limites et l’inefficacité (Laurent Habib, Euro RSCG, la communication transformative). Mon propos n’est pas de critiquer la publicité dans un réquisitoire simplificateur. La publicité est utile et peut d’ailleurs retrouver le capital de sympathie qu’elle a peu à peu perdu au fil des ans. Pour cela, elle doit se réinventer… et admettre de jouer avec les règles du néomarketing qui sous-tendent les médias sociaux. Pour respecter ces règles du jeu, il convient également de déjouer les pièges du marketing dans les médias sociaux.
légende de la figure ci-dessus : le visuel de Hugh pour Gaspedal (A Sernovitz) a le mérite de poser le débat. On aime ou on n’aime pas ! http://bit.ly/adboring
Voici donc, en dix épisodes, un retour sur 10 de ces mythes et les raisons pour lesquelles il ne faut pas tomber dans la facilité. cliquer ici pour retrouver l’ensemble de cet article au travers de ce blog.
Ce livre a reçu les témoignages de nombreux experts dont : Paul Beverly (Gemalto), Lukas U. Cudrigh (Miscrosoft), Scott Anderson (TSG Customer Comms), david.witt@genmills.com (Genmills), Kerins Raymond F (Pfizer), Kathryn Metcalfe (pfizer), Richard Jalichandra (technorati), etc. etc. il y en a tant qu’il m’est impossible de les citer tous … sans oublier votre serviteur qui a contribué aussi pour le compte d’Orange Business Services
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La vidéo suivante est une interview de Paul Argenti sur son livre dédié à l’application du “Web 2.0″ (même si l’appellation est un peu datée) dans les communications d’entreprises. Voici ce qu’il faut en retenir, et les observateurs que vous êtes n’auront pas manqué de remarquer la similitude avec beaucoup des choses que j’ai écrites ces 5 dernières années sur ce blog :
Le manque d’information des patrons : il est facile d’ignorer ce qu’on ne connaît pas même si cela transforme la façon dont nous communiquons;
Les outils n’ont pas vraiment d’importance, c’est une matière de stratégie;
la vraie révolution n’est donc pas dans les outils mais dans la manière radicale dont le numérique révolutionne les relations avec les investisseurs, les influenceurs, les clients, la presse – ce qui en reste – etc. Et aucun responsable d’entreprise ne nie que cela est vrai (malgré le point précédent);
La Vidéo et le Vlogging sont la révolution en cours;
Web 2.0 permet de rendre la communication active et non passive comme dans le passé;
L’information négative que les patrons ont tant peur de voir ressortir dans les médias sociaux est en fait déjà disponible en dehors des médias sociaux. Les médias sociaux n’y sont pour rien et ne sont pas responsables de la mauvaise qualité des produits ou du service rendu – ou non rendu – aux clients.
Ceci est la troisième et dernière partie du compte-rendu de la conférence du CMIT sur les médias sociaux organisée à la Grande Arche le 19/02/2010. Cet article fait suite à la 2ème et la 1ère partie du compte-rendu de la conférence du CMIT.
Marketing Plan – Cas CA par François Trouillet, Directeur Marketing de CA
Ce que François va montrer c’est ce qu’il fait de façon transparente. Et d’éviter la langue de bois. CA a lancé un plan marketing qui a pour objectif de lancer le « cloud momentum » c’est un peu le mot à la mode.
Le Cloud est le buzz qui monte en informatique. Il a explosé au milieu de l’an dernier et a presque dépassé les autres technologies plus anciennes. Les gens vont chercher des infos sur Wikipedia et il y a donc quelque chose à faire, mais le cloud fait peur aux DSI qui ont peur que le cloud viennent leur prendre leur job. Nous sommes au top du hype cycle donc la fenêtre est étroite.
transparence : ce compte-rendu a été provisoirement retiré de notre blog
Etude récente sur la pénétration des médias sociaux sur le marché français par Sophie Bruand
Sophie (à droite sur la photo, à la gauche de Robin Ferrière) a fondé Quip Marketing qui a fusionné avec l’agence Dialogues. Elle présente cette étude qu’elle a menée en fin 2009 sous le nom de Dialogues :”Enteprises et médias sociaux : où en est-on ?”
Sophieest allée interviewer des représentants d’entreprises dont moi-même (transparence : je travaille pour Orange Business Services). Cette étude donne des tendances, même si les chiffres sont à prendre avec précaution :
20% des répondants à l’enquête ont été recrutés par Sophie via les MS
Objectifs :Evaluer l’utilisation personnelle et professionnelle des MS et quelles perspectives pour 2010 ?
Forte convergence entre usage pros et persos. Facebook et Twitter sont bien des outils utilisés en professionnel. Peu de différence dans les usages.
Très forte focalisation sur Twitter et Facebook (FB 2ème marque mondiale, et passe devant Yahoo ! en termes de trafic)
Vu les répondants, les projets s’orientent assez naturellement autour de la notoriété et de l’image et du branding
Les 3 premiers objetcifs : 1. Notoriété 2. Communautés 3. Communication produits
En retrait : le démarrage de la « conversation » car c’est cela qui fait peur
Quelles difficultés ? 1° la production de contenu = il faut avoir les moyens de fournir du contenu de qualité car ce n’est pas facile de déléguer. On ne peut pas totalement externaliser la production de contenu car il faut une connaissance des marchés et à l’inverse il est difficile de convaincre des gens en interne 2° les difficultés organisationnelles = qui a le doit, combien de temps pour « valider » et comment lier au business ? et le dialogue avec les clients et les prospects c’est remettre en cause vos lignes de produits et de services et donc il faut être prêt à agir en transverse 3° ROI : comment mesurer les MS. Sur la plupart des outils on ne mesure pas car les outils ne sont pas utilisables. Savoir quels sont les bons outils n’est pas facile. On ne sait pas quoi mesurer ni qui mesurer
Environ 70% des gens ont mis une surveillance de la e-reputation mais ça se fait avec les moyens du bord. Dans certaines grandes entreprises ce sont les services de relations avec les consommateurs qui sont responsables de ce genre de choses
Poussée très forte de Facebook sur le marché français qui passe devant Skyblog, Myspace et Hi5 sont en perte de vitesse voire n’ont jamais émergé
1° fan page
2° je commente
3° je commente plutôt de manière négative
Nombre moyen d’amis = 130. Ce qui ferait l’intérêt d’un consommateur potentiel pourrait se mesurer à l’aune de son réseau. Environ 8 demandes d’amis par jour. 55 minutes en moyenne passées sur FB par jour. Environ 9 clics moyens par mois sur le bouton j’aime. Environ 3 fan pages auxquelles on s’abonne par mois. 12 groupes en moyenne par utilisateur (c’est l’ancien usage de Facebook)
Septembre 2009 : entreprises du CAC 40 présentes sur Twitter environ 40%, donc de la marge de progression
A quoi sert le Marketing en SMM ?
Fidéliser sa clientèle
Créer du WOM (bouche à oreille)
Meilleures pratiques en SMM
Se fixer des objectifs clairs, ce qui permettra aussi de mesurer ses résultats
Cibler sa campagne
Etre dans l’implication et jouer le jeu de la conversation et oublier les vieilles lunes du push
Oublier que c’est gratuit, ce n’est pas très cher mais il y a des coûts de création et de médias non négligeables
Pratiques B2C Facebook aux US
Applications
Sondages
Générationd de trafic vers la page de l’entreprise
Achat d’espace sur Facebook (taux de clic assez faible)
Ajout de clients/amis
Twitter peut être un outil de CRM efficace pour les entreprises
Makeitpizza à Chicago qui permet des feedbacks sur les pizzas. Bonne utilisation pour une PME
Free a créé un compte Twitter de support utilisateurs. Le support clients répond sur ce compte
Une autre utilisation intéressante est celle d’Ikea sur Facebook : laisser les internautes se tagger sur la page et celui qui se prenait en photo avec le meuble le 1er le gagnait.
Dell : Etude de cas qui présente peu d’intérêt mais la seule où on ait des chiffres
Beaucoup des participants veulent éviter la didacture du ROI
Je me suis rendu à la réunion du CMIT (club des directeurs marketing français) qui a eu lieu à la Grande Arche de la Défense le vendredi 19 février 2020. Le thème de la conférence en était « apprivoiser le social media marketing ». Nos hôtes étaient Pascal Prévot et Robin Ferrière, tous les 2 en photo sur la gauche et membres du bureau du CMIT. Remerciements particuliers à Robin pour m’avoir invité et pour avoir mené le débat de main de maître. Il a également géré le temps de façon rigoureuse et précise, ce qui a permis à tout le monde de repartir au travail à l’heure. Ceci ne m’a pas permis par contre de conclure la table ronde alors je vais me rattraper ici dans ce post.
Si j’avais pu ajouter ma conclusion, j’aurais donc dit 2 choses :
D’une part qu’on n’apprivoise pas le social media marketing (à supposer que SMM soit le bon terme). Tout d’abord ce n’est pas une bête sauvage, elle ne mord pas. Peut être est-ce mon côté naïf mais j’aime à m’appesantir sur le côté positif du social media versus son côté négatif (les crises, on les vit en dehors d’Internet et donc aussi dans Internet, rien d’étrange à cela, il y a des méthodes, des pratiques et aussi des processus à suivre pour les gérer). Utiliser ce terme montre un certain recul, une certaine méfiance qui ne sont pas propres à la réussite dans le social media. Au pire cela laisse transparaître les bons vieux réflexes du marketing manipulateur que je récuse, en dehors et dans l’Internet avec la même véhémence. Le social media est une attitude qu’on prend ou qu’on ne prend pas mais on ne l’apprivoise pas. C’est soi-même qu’on apprivoise !
La deuxième chose que j’aurais ajoutée c’est que le community management ne vient pas de soi, il ne sert à rien de se martyriser quant à la façon de réaliser son community management lorsqu’on n’a pas encore constitué de communauté et qu’on a 150 suiveurs qui se battent en duel sur Twitter. Une bande de clients n’a jamais fait une communauté, même une bande de clients heureux d’ailleurs. Ce n’est pas ça une communauté. On y reviendra. Ensuite, le coup de grâce, une communauté ne se gère pas. On gère son budget d’accord, une communauté ça se vit.
Il serait temps qu’on relise le cluetrain manifesto au-delà de la première phrase, comme je l’ai dit dans la table ronde. On y reviendra plus tard dans ce blog également.
Ceci étant précisé, nous avons eu droit à 3 interventions de qualité. D’une part l’introduction de Robin et la présentation de Sophie Bruand de son étude récente sur l’usage des médias sociaux en entreprise (fin 2009). Pour ne pas noyer mes lecteurs, je publie ce compte-rendu (réalisé en séance) en 3 parties, au rythme d’1 par jour entre le 22 et le 24 Février.
Voici dans cette première partie, l’introduction de Robin :
Introduction par Robin Ferrière, directeur marketing & commercial de Nerim
Le SMM devient une réalité incontournable (vidéo socialnomics™ à l’appui, nous avons déjà eu l’occasion de la recommander il y a environ 3-4 mois). 3 éléments tirés par Robin Ferrière de cette vidéo :
Nous nous orientons vers un monde où c’est la confiance qui va faire prendre le pas : trust marketing. Le whuffie factor aura la primeur sur les raisons d’achat ;En France, plus de 90% des Français rentent par Google sur Internet et c’est une caricature qui ne durera pas. Google a une position monopolistique ;
Montée en puissance de la mobilité.
Marketing Sherpa décrit que le SMM est plus un outil de notoriété que de génération de leads. Sur le business on est encore un peu plus loin. On peut utiliser Twitter pour faire du couponing mais on est en retrait sur ce domaine. La prise de pouvoir par le consommateur est un fait qui s’impose à nous. L’utilisation de Twitter et de Facebook la plus évidente est celle du service client. C’est sa connection au CRM après vente qui est la plus évidente. Rentrer en conversation et basculer dans le crowdsourcing permet de donner la parole aux clients ou aux non clients. 5m$ de Dell générés par les médias sociaux, ce chiffre circule partout, même si on peut se poser la question de ce que cela signifie réellement pour une firme aussi grande que Dell.
Le schéma de base c’est d’écouter et de réagir dans un second temps seulement. On en parle mais c’est plus dur à faire. Il faut ensuite mesurer car sans mesure aucun business n’est possible. On ne peut aller loin sans s’être doté d’une équipe ni des outils structurants qui vont permettre d’harmoniser la communication entre les différents membres de l’entreprise qui sont impliqués dans la discussion.
Mesure : on ne parle pas en ventes, en CA, mais en commentaires, en discussions et la question c’est de savoir comment on évalue ça
Question : comment capitaliser sur les ‘influenceurs’ et capitaliser sur eux et leur ‘influence’.
je reprends le texte de mon ami Hervé Kabla, co-fondateur avec moi de l’association Media Aces, l’association française des entreprises qui utilisent – avec déontologie s’entend – les médias sociaux. Media Aces est l’endroit privilégié où on peut prendre le pouls des entreprises (beaucoup de grands comptes, quelques PME) qui utilisent les médias sociaux en interne et en externe. Lors de notre première assemblée générale publique, le 14 décembre, Société Générale, Ericsson France et le Musée de l’informatique s’étaient exprimés dans des présentations fort intéressantes et saluées unanimement par les participants comme étant 100% sans langue de bois. Toutes les minutes mais aussi les vidéos des présentations sont en ligne sur http://france.media-aces.org.
En ces temps de préparation pour la fête nationale, j’ai répondu à l’invitation de Carlos Diaz pour assister en avant première à la conférence de presse organisée par Bluekiwi à l’occasion de l’annonce de l’alliance stratégique entre l’éditeur spécialisé Dassault Systèmes et eux-mêmes, la start-up de la collaboration en entreprise (alias entreprise 2.0) dont nous avions déjà parlé sur ce blog à l’occasion de la sortie de la version 2009 de la plateforme de conversation BK. Cette annonce – qui eut lieu comme la dernière fois – à la Cantine est intéressante à plus d’un titre. D’une part car BK est une société française (cocorico ! Il n’en a pas tant que ça) et d’autre part car il s’agit de “créer un leader mondial de l’entreprise 2.0″ si je reprends les paroles mêmes de Carlos (voir mon compte-rendu ci-dessous). Voilà qui n’est pas une mince affaire car les leaders dans ce domaine ont pour nom Microsoft (empreinte d’environ 70% selon 01 informatique, impossible de retrouver l’archive sur leur site, mais ça date de 3 ou 4 semaines – celui qui le retrouve me le mettra en commentaire) et Lotus/IBM, excusez du peu. La bataille va donc être rude. D’ailleurs, Carlos a intelligemment désamorcé cette bombe en disant tout de go que son objectif n’était pas de concurrencer Microsoft.
Quoiqu’il en soit, à côté des géants, doit pouvoir exister un acteur plus petit, hyper spécialisé sur le logiciel social, la conversation et l’innovation en réseau, et qui ne vient pas en contradiction avec Sharepoint (ce serait un combat perdu d’avance, surtout face aux utilisateurs qui le poussent) mais au contraire en complément. Et il n’est pas désagréable de voir qu’un acteur aussi petit (30 personnes au total) ait pu générer un tel buzz et créer une telle notoriété aussi outre Atlantique. Quel qu’en ait été l’architecte, c’est une belle réussite et c’est encourageant et enthousiasmant. Aux US aussi on connaît Bluekiwi et c’est chouette (à part Netvibes … ).
Je ne suis pas un expert du 3D ni du PLM, donc je vous renvoie à l’article d’Hervé et à la note de presse incluse et je laisse le lecteur faire la part du lion, comme d’habitude, cela se jouera sur le terrain et pas forcément dans le laboratoire, alors si les clients achètent, qu’espérer d’autre sinon la réalisation d’un rêve d’une autre forme de management – grâce à ces nouveaux outils de collaboration – qu’on voit malheureusement mal s’imposer de ce côté ci de la Manche.
Et ça je sais que c’est le cheval de bataille de Carlos, dont j’ai pu apprécier la connaissance du sujet et la passion lors d’un débat sur Techtoctv.com. Un peu d’argent frais ne pourra que faire du bien.
Ci-dessous mes notes en brut de fonderie de la conférence de presse du 22/06/2009.
note importante = Orange est le plus gros client de Bluekiwi, et je travaille chez Orange Business Services, mais ce billet n’exprime pas l’opinion d’Orange, ni même de celle d’un client puisque je n’ai pas acheté Bluekiwi. Ce billet est donc réalisé en toute indépendance.
Étaient présents :
Olivier Sichel (sofinnova : fonds d’investissement dédié à l’innovation et Interner, O Sichel est ancien patron de alapage et de Wanadoo)
Carlos Diaz (fondateur et DG de BK)
Bernard Charlès (DG de Dassault Systèmes)
Et dans la salle des journalistes de la presse informatique et quelques bloggueurs et confrères.
1. Carlos Diaz, Pdt et DG de BK:
Objectif est de créer un leader mondial dans l’entreprise 2.0.
Tous les éditeurs veulent ajouter une couche de social dans le PLM (product life cycle mngt dont DS est le leader)
Le but est aussi de distribuer BK internationalement
Couverture de la planète et passage de 5 à 2000 commerciaux
Oracle ou Ms auraient essayé de désosser BK alors que là c’est une annonce vraiment stratégique
2eme levée de fond pour BK de 4.7m eur également. Ceci va permettre de financer la croissance.
Il fallait trouver aussi un partenaire industriel à faire entrer dans le capital. DS a été une associatipn naturelle, dont le but est de nourrir un vrai projet business pas seulement une opération financière. Sofinova partners accompagne BK depuis le début et poursuit l’aventure également.
Le point de départ est la collaboration avec Bernard de DS
Gartner pense que le marché de BK est le plus dynamique (24.4%). BK s’y est positionné dès 2006. BK seul acteur français dans ce dmaine.
Le 2.0 doit devenir une réalité dans l’entreprise. AU bout de 3 ans, BK a compris qu’ils doivent se greffer sur une vraie application Business et c’est ce qui a été fait avec DS.
On dirait qu’un monde sépare une start up avec une société créée il y a 28 ans. DS traite le cycle d’innovatin et de conception produits. Quand Bernard m’ expliqué que le PLM permet de passer du croquis au produit final en 3D (bouteille Evian, chips Pringle, etc.). Avant d’être un produit, un produit est une idée. Et une idée est une conversation.
BK a une empreinte européenne, au UK, en Allemagne et en Scandinavie. DS c’est plus de 100,000 clients donc c’est une vision puissante sur le social innovation. PG a un projet CONNECT & DEVELOP et c’est la preuve que l’innovation dpoit être ouverte
La 1ère étape est l’ouverture d’un bureau à Boston avec DS et en Octobre à SFo.
La 3D sera aussi très puissante dans le web 2.0 dans le futur.
2. Bernard Charlès
1ere dimension : De + en + les consommateurs seront étroitement liés aux fournisseurs. De nombreuses sociétés ont ce besoin de se connecter avec leurs clients de manière différente. Aujourd’hui il y a un diconnect.
2eme dimension : pour des raisons économiques, au sein même des entreprises il y a un disconnect entre les entreprises et les employés et c’est ce qui m’a séduit dans la 1ere rencontre. Désir de connecter un environnement extrêmement innovantes avec la réalité du business et de connecter le monde PLM (innovation) et de lui faire accéder à un environnement beaucoup plus grand.
Les jeunes n’utilisent plus l’e-mail, mais les réseaux sociaux et cela m’a fait réfléchir car au delà de l’outil c’est une vraie nouvelle façon de communiquer
Q&R
Concrètement ?
BK est un acteur du SaaS
L’offre va être gardée en SaaS le but sera de les connecter au PLM DS, c’est le projet.
DS utilise BK en SaaS (10000 utilisateurs à fin 2009) pour connecter tous les commerciaux et les partenaires. DS tient à ce que le SaaS continue, car aussi c’est viral. Il fallait retenir les utilisateurs vs les pousser à l’utiliser.
DS devient-il concurrent Oracle et Ms ?
BC répond
1èrement: DS tient à encourager une startup française
2èmement: la course n’est pas gagnée d’avance mais c’est excitant.
Ce sont ces deux points les motivations de Bernard Charlès. Mais si on peut en profiter pour développer un champion. Aux US c’est facile à faire, en France c’est plus dur.
On a vu Oracle procéder par acquisition …
BC: Si BK devient un leader mondial, c’est bien. Il ne faut pas de complexes, or quand on gandit on prend des complexes. Travailler avec BK ne donne pas de complexes car il y a de l’innovation
Le futur c’est un schéma d’entreprises en réseau. Et l’ambtion c’est d’en ajouter d’autres
CD: DS a été le 1er client de ce qui était à l’époque plus un slideware qu’un software. DS a été fidèle à ses engagements, ils ont même aidé à améliorer le produit. Ils investissent c’est l’aboutissement du processus. Ce n’est pas très différent de ce que DS a fait avec IBM (pour a petite histoire, le BLUE de blue kiwi venait de la volonté de se comparer à IBM)
OS : le pb n’était pas d’acheter BK, le but était de faire un leader mondial à partir de la technologie française. Sofinova a cette mission. DS se voyait de plus en plus. Sofinova a investi il y a 2 ans. Il y a eu plusieurs versions de BK. Il y a maintenant 40 clients. Le domaine social prend de l’importance et on voyait BK devenir un leader européen. Il y a une meilleure histoire à raconter avec une alliance qu’avec un rachat
Quel avenir pour le partenariat avec Ms ?
CD: fait dans le cadre du programme ID autur du programme Sharepoint. On va continuer ce partenariat là. Ceux qui envisagent l’entreprise 2.0 comme une plateforme vont souffrir face à Ms et Lotus. Ce n’est pas ce que nous voulons faire. Nous ne sommes pas un SI, nous sommes une plateforme de relation.
Aucun pb pour s’interfacer. On a les API de sharepoint, IBM. Enlever Sharepoint ça n’a aucun sens.
BC : les partenariats tiennent par les enjeux, et nous avons toujours un excellent partenariat avec IBM et Ms, il n’y a pas de concurrence. Par contre, BK est bien plus qu’un outil, BK a changé la façon dont nos commerciaux travaillent. Des idées nouvelles émergent. “je demande un exemple issu de BK après chaque comité exécutif”. Grâce à l’outil on voit comment la conversation et les échanges ses sont construits au fur et à mesure. Affaire par affaire, on comprend comment comment l’affaire s’est faite. La base de donnée qu’il y a en-dessous ce n’est pas important
Le mot Social Innovatipon est important car c’est la façon dont les conversatipns se construisent est importante. Il y a un impact organisationnel et humain.
CD: L’objectif n’est pas de développer à côté de DS et de faire un nouvel Enovia, mais “d’attaquer loin de nos bases” on veut faire quelque chose de base. Le but n’est pas de compléter l’offre d’Enovia. Les références de BK sont très loin des clients de DS (banques,opérateurs de télécom)
Second life ? Intérêt ou dégoût ?
CD: La 3D on n’y est pas encore, ça viendra, mais la version immersive de la 3D n’a pas encore apporté grand chose, mais il faut se méfier. Tout est possible …
Comme je l’avais indiqué dans un article précédent publié sur la partie anglaise de mon blog, j’ai réalisé une traduction anglaise ainsi qu’une remise à niveau complète de mon texte sur les mauvais usages de l’e-mail dans les relations personnelles et professionnelles. Ce texte, dont la première mouture fut écrite d’un pour le magazine aujourd’hui disparu SAM-MAG (mais toujours visible ici), faisait le point sur l’usage à et surtout sur les mauvais usages de cet outil qui est pourtant le plus répandu. 10 ans après la publication de cet article, je fais à nouveau le point et je m’aperçois qu’à tout prendre, l’usage de l’e-mail dans l’entreprise aurait plutôt empiré. L’introduction de la messagerie sur mobile, pour utile qu’elle soit, n’a pas aidé les utilisateurs à corriger leurs erreurs de communication, que le courrier électronique s’ingénie à amplifier de façon exponentielle.
Des entreprises comme Deloitte mettent en place des solutions radicales pour obliger les employés a enfin se parlé plutôt de s’envoyer des messages. Ils instaurent notamment les « no email fridays » qui sont une solution extrême aux problèmes que nous évoquons dans notre article. Avant que nous en arrivions à une rééducation généralisée et par la contrainte, il nous a semblé intéressant de souligner les erreurs à ne pas commettre dans la communication par courrier électronique afin de permettre une correction de ces erreurs de manière spontanée et naturelle.