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RP : 6 grandes tendances de l’influence par Pierre Loic Assayag 3/3 – #tfoi


eye-large_thumb1_thumbSuite de la série de 3 conférences dans les locaux de https://bitly.com/XSwxrM.qrcodePublicis Consultants le 18/04 dont le sujet était le futur de l’influence, organisée à l’initiative de Stanislas Magniant de Publicis et de la société Traackr. Voici la troisième présentation, celle de Pierre Loïc Assayag, co-fondateur de Traackr, installé dans la Silicon Valley depuis 18 ans. [http://bit.ly/tfoivision pour rassembler les 3 parties]

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Pierre Loic Assayag, co-fondateur de Traackr (photo ci-dessous) est venu conclure le cycle de 3 présentations dédiées à l’influence, qui se sont tenues dans les locaux de Publicis consultants la semaine dernière (cf. QR code ou http://bit.ly/toifvision pour rassembler les 3 parties de ce cycle). Sa présentation avait l’avantage non seulement d’être visionnaire, mais de donner un angle de vue très américain, et donc en décalage par rapport à ce que nous vivons en Europe et en France en particulier.  En même temps, c’est une difficulté de lecture supplémentaire, car les approches régionales sont radicalement différentes et le professionnalisme des blogueurs aux US poussé à son extrême. Il a dégagé 6 tendances de l’influence, qu’à mon avis, il faudra retenir.

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  • Première tendance : le contexte prévaut sur la popularité. Justin Bieber n’a pas la possibilité d’influencer sur tout. Travailler avec Robert Scoble pour un de ses clients, Traackr a pu multiplier les visites par 10 sur leur site, mais en travaillant avec Jason Falls, un  blogueur moins connu, ils ont augmenté les visites de 30% seulement (sic ! il faut néanmoins préciser que le client en question est dans le social media monitoring, pas les produits grand public), mais ce client, netbase, a multiplié ses ventes par 10. "En conclusion, avec le marketing social il ne faut pas seulement chercher des tweets et des Likes" nous a dit Pierre Loic. Le vrai impact c’est quelqu’un qui est capable de changer la popularité en argent. Moins de 3% des gens qui créent une conversation représentent 90% de l’impact. Il faut donc faire très attention au contexte. Que les blogueurs français capables d’augmenter les chiffres d’affaires (surtout dans ces proportions) lèvent le doigt !
  • La deuxièmes chose apprise par Traackr c’est qu’il faut dépasser les barrières géographiques. Fidelity (une grand banque d’investissement US) ont 3 lignes de produits et 18 groupes qui gèrent le marketing social qui reportent toutes à des personnes différentes. "C’est important de comprendre qu’il n’y a pas de besoin d’avoir une tête centrale" a dit PL assayag. Il faut donc penser au travers des différentes fonctions et avec les spécificités régionales. On insistera cependant sur la nécessité de coordonner les action, voire de susciter et d’animer les communautés de communautés. On renverra pour cela aux approches organisationnelles de Jeremiah Owyang et son modèle HUB & SPOKE ;
  • La troisième leçon c’est que “less is more” (en Français, nous pourrions traduire par “l’excès est l’ennemi du bien”. Charles Schwab est aussi un client de Traackr et le problème qu’ils ont est le bruit ! Il y a tout simplement trop de bruit sur Internet : les médias sociaux représenteraient 97% du contenu créé sur le web** selon Eric Schmidt de Google (qui quant à lui, est pour l’excès, surtout d’optimisation fiscale) . Schwab a mis en place des listes de flux sur le web et tous les exécutives de Schwab ont un contenu filtré sur leur bureau, et c’est le contenu qui a été choisi par des professionnels, qui a été filtré de façon à ce qu’ils ne perdent pas leur temps. Cela ressemble un peu a ce qu’on j’ai vu dans une entreprise oui j’ai été directeur digital il y a 6 ans et qui a été abandonné ensuite. Non parce que je pense que cela est inutile cependant. Peut être qu’on y reviendra un jour ;

** la boutade, c’est que Schmidt dit qu’ils font plutôt du bon boulot sur les 3% restants, ce qui prouve, si une preuve était nécessaire, que la quantité compte moins que la qualité.

  • La quatrième leçon c’est qu’il ne faut pas mesurer que les ‘likes’. Il ne faut pas penser que le nombre de Likes sur Facebook est une bonne mesure. Dans une campagne, avant le début de la campagne il faut mettre en regard les objectifs avec les mesures qui sont mises en œuvre. "Si vous voulez des ventes il faut lier vos mesures avec votre CRM" a dit le fondateur de Traackr. Il n’y a donc pas un seul tableau de bord ;
  • La cinquième leçon c’est qu’il y a l’émergence d’une nouvelle vague de marketeurs. Bob Mc Donald, le PDG de Procter & Gamble a dit "on a moins besoin de chefs de produitś et de plus de ‘brand facilitators’" ce qu’il a voulu dire par là, c’est que le rôle de ces marketeurs est en train de changer car ils doivent devenir des facilitateurs et des influenceurs. Aujourd’hui les profils des marketeurs sont en train d’évoluer et les anciennes méthodes marchent de moins en moins bien. On aimerait bien le faire entendre de ce côté-ci de l’Atlantique, où, comme en cuisine, on aime les vieilles recettes, même quand elles sont dépassées ;
  • La sixième leçon c’est que la nouvelle génération ne trouve pas qu’il y ait une dichotomie entre vie réelle et vie en ligne, et donc pour eux, le fait de leur imposer une publicité qu’ils n’ont pas demandée n’a pas de sens. Cette nouvelle réalité vient avec cette nouvelle génération a conclu Pierre Loic.

Pierre Loïc Assayag a, suite à une question de la salle, donné son avis sur Klout :

“Notre manière de travailler est celle d’une plateforme payante alors que Klout est un système qui fait de l’argent avec les "perks" les campagnes d’avantages en nature ("carottes") aux twitterers qui rentrent dans ce système” a déclaré le patron de Traackr. “Leur intérêt n’est pas dans la précision. Leur intérêt est que les gens s’enregistrent sur Klout pour gagner de l’argent et donc leurs chiffres ne sont pas précis car ce n’est pas leur business modèle”.

Je renvoie nos lecteurs à mes nombreux articles sur le sujet de Klout et des mesures de l’influence, ainsi que mes coups de gueule contre les “blogueursinfluents” en un seul mot (expression empruntée à Nicolas Vambremeersch). Ce travail trouvera d’ailleurs son aboutissement dans le livre la communication digitale expliquée à mon boss que je suis en train d’écrire avec Hervé Kabla.


RP : les grandes tendances de l’influence (2/3) – "le communicant, un leader, pas un dealer" – @ppc #tfoi


eye-large_thumb1Suite de la série de 3 conférences dans les locaux de Publicis Consultants le 18/04 dont le sujet était le futur de l’influence, organisée à l’initiative de Stanislas Magniant de Publicis et de la société Traackr. Voici la deuxième présentation, celle de mon confrère et ami PPC (Pierre Philippe Cormeraie)

https://bitly.com/XSwxrM.qrcode

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PPC est patron de l’innovation dans une grande banque et a une autre vie, qui se passe en partie sur Youtube et sur son blog, la nuit. Il s’est demandé si les journalistes ne seraient pas comme les blogueurs et il sort même, en prime un classement des 30 journalistes les plus influents, qu’il remet à jour régulièrement. Pour ceux qui me trouvent hyper-actif, voilà de quoi les calmer.

imageComme si ce n’était pas assez, il est aussi avec Nicolas Bordas de TBWA, le cerveau derrière le compte Twitter @tweetbosses qui est aussi partenaire de la future conférence Media Aces sur “Les Bosses qui Tweetent et Ceux qui Tweetent Pas !” . [http://bit.ly/tfoivision pour rassembler les 3 parties]

Je suis influent … mais ça veut dire quoi ?!

B/W photographs of Malala Yousafzai, Jay Z, Li Na, Aamir Khan and Elon MuskJuste une mise au point : "je suis influent" a annoncé PPC en montrant son compte KRED (voir ci-dessus) mais il a nuancé "vous ne savez pas ce que ça veut dire … Moi non plus !". "J’ai aussi un ‘gros’ klout de 73 !" A-t-il ajouté, facétieux. En fait, il nous a détrompé en nous disant que non! Il n’était pas influent, il était peut être un peu populaire (je nuancerais en disant qu’il est aussi trop modeste), car “une personne influente est capable de changer les choses”. Voir à droite, pour ceux qui ont un petit score sur “Kred” et beaucoup de “Street Cred” au sens originel anglais du terme.

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Pierre Philippe, comme à son habitude, a su poser les vrais débats de manière ludique et humoristique

PPC a posé la question aux journalistes dans une vidéo témoignage où il leur a demandé ce qu’ils pensaient de l’influence digitale :

les journalistes se sentent-ils influents ?

L’influence, c’est un peu comme les critiques de films de Telerama

Ce qu’il faut retenir c’est que les vrais influents sont hyper humbles, ils savent où ils en sont et savent nuancer cette influence pourtant réelle. Méfiez-vous donc des vantards qui se gonflent de cette pseudo influence et faites plutôt confiance aux gens modestes… comme PPC qui prétend qu’il n’est pas influent ; alors qu’il l’est. Dans un sens, l’influence, c’est un peu comme les critiques de films de Telerama. Vous les lisez pour croire l’inverse de ce qu’elles disent et n’allez voir les films que s’ils vous sont déconseillés !

Selon Pierre Philippe, les défis pour les communicants sont au nombre de 4 :

  • Il y a une nouvelle donne : pour se faire entendre, les marques crient, et les marques ont des indicateurs et elles "investissent du pognon" avec du GRP (Gross Rating Point : la mesure de l’impact publicitaire). Or, “les rendements des opérations traditionnelles baissent, mais plus ils sont faibles, plus les marques crient” ajoute PPC et le résultat est qu’il y a un rejet. Et la preuve c’est l’étude Nielsen d’avril 2012 (slide 34): 80% font confiance aux recommandations de leurs amis, seulement 22% font confiance aux publicités. Il faut donc "mettre la sourdine" a dit PPC ;
  • Le schéma simpliste, émetteur + message + cible ne vaut plus. La question est de savoir qui tient la relation ? Il n’y a plus de possesseur du message, il y a un mélange d’émetteurs et de récepteurs. La communication n’est plus "l’émetteur vers le récepteur, mais l’émetteur avec le récepteur". La preuve c’est que tout le monde peut avoir un klout ;
  • L’enjeu du contenu : qu’est qui pousse un influenceur à reprendre votre histoire ? Il y a des CM qui lui proposent d’écrire des billets "pour ses propres concurrents". Mais ce qui compte c’est le partage. Le buzz = le mobile x share. Mais ce qui va arriver en masse c’est le transmedia. “Buzz = mobile x share x transmedia va être la nouvelle équation” nous a confié PPC ;
  • Ne pas confondre l’aura et l’influence (voir ci-dessus)

Et le NPS (Net Promoter Score) dans tout cela … ?

Le NPS  = % promoteurs – % détracteurs >> "ceci devrait nous servir" nous a dit PPC, car les agences ne se rendent pas compte que certains influenceurs ne sont pas les bons ; il ne suffit pas d’être influenceur "il faut aussi savoir s’ils sont influenceurs ou détracteurs" ; c’est d’ailleurs ce que j’ai fait il y a déjà longtemps dans mon passé récent de directeur digital pendant de nombreuses années, y compris en mesurant le Net Promoter score dans les médias sociaux. Mesure assez floue d’ailleurs, dans nos domaines des médias sociaux.

Soyez fous ! et réinventez la communication

“Soyez fous !” a insisté PPC : “il faut du plaisir dans les relations et gardez les yeux émerveillés des enfants”.

En conclusion, c’est un métier, la communication, qui se réinvente tous les jours et c’est un superbe métier. Ce métier change et passe d’un "métier de dealer à un métier de leader". On sait à quel point notre ami Pierre Philippe a le sens de la formule, et ce soir-là il s’était dépassé ! Mais de quelle conclusion plus belle pouvions-nous rêver en ces temps de mercantilisation à outrance des médias sociaux qui, j’y reviendrai bientôt, sont devenus les mass medias sociaux.

à suivre …


les pros du Web de ch’Nord seront tous aux Journées du contenu web à Lille les 21-22 mars 2013


Journées du contenu web - web analyticsJe relaie l’annonce de ce superbe événement organisé par Eric Delcroix auquel j’aurai le plaisir de participer … bon ! je retourne finir ma présentation … que je publierai en ligne sur Slideshare le 22/03/2013, jour de mon intervention (pour ceux que cela étonnerait que j’écrive en Ch’ti, je précise que, bien que Breton, j’ai vécu dans le Nord très longtemps et que je suis un heureux diplômé de Skema Lille)
Journées du contenu web – web analytics

Alors que la 1er journée des contenus web à Lille est consacrée à la création de contenu pour le web et la matinée de cette journée au référencement sous toutes ses formes, l’après-midi de la seconde journée est traditionnellement réservée au Web analytics. Nouveauté de cette année, Elle sera suivi d’une conférence de cloture par Yann Gourvennec, visionarymarketing. co-fondateur de Media Aces et auteur avec Hervé Kabla de Les médias sociaux expliqué à mon boss en début de soirée.

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Nous avons voulu gardé un fil conducteur entre les 2 journées, aussi, des rédacteurs web interviendront également ce 2e jour lors de certaines tables rondes ainsi que des référenceurs à l’image de ce qui se fera la veille avec la présence de référenceurs…

La journée du 22 mars débutera à partir de 9 h (les horaires  : 9 h – 12 h avec une pause vers 10 h 30 et de 13 h 30 – 16 h 30 avec une pause vers 15 h. N’oubliez pas également la conférence de cloture entre 18 h et 20 h.

Nicolas Malo a du déclarer forfait dans l’organisation cette année de son WACAMP comme il l’a expliqué dans son blog ! Cependant, Nicolas avait déjà travaillé sur l’organisation de sa partie et il sera présent lors de cette après-midi analytics ;-) Reconnaissons le, nous avons tiré profit de son travail !

Le programme des web analytics

  • Table ronde : l’avenir de l’analytics (13 h 30 – 15 h) Quel est l’avenir à terme de l’analytics ? Pour mesurer quoi ? Et certainement que la question « big data » sera posée ? est ce que les référenceurs vont s’approprier le métier ?
  • Atelier conférence de Nicolas Malo (15 h – 16 h 30… prévoir 17 h, Nicolas, co-auteur du livre Web Analytics est aussi bavard ;-)
  • En parallèle, tout le long de l’après-midi, un enchainement de 6 à 8 mini conférences avec des cas pratiques, etc. complétera le programme.

Intervenants confirmés (la liste n’est pas exhaustive, nous la complétons au fil des jours)

  • Nicolas Malo
  • Aurélien Bouchard
  • Jean-Baptiste Gabellieri
  • Julien coquet
  • Sébastien Monnier

N’oubliez pas qu’il est impératif de s’inscrire par exemple depuis la page comment s’inscrire de ce site, car les places seront comptées comme chaque année !

En soirée, vous aurez le privilége et le plaisir de pouvoir écouter Yann Gourvennec, visionarymarketing. co-fondateur de Media Aces et auteur avec Hervé Kabla de Les médias sociaux expliqué à mon boss. Profitez de la page d’inscription pour vous inscrire à cette conférence en soirée.


3 retours d’expérience stratégiques sur les médias sociaux en B2B


La conférence dédiée au e-marketing B2B du CCMbenchmark du 12 février 2013 à laquelle j’ai participé s’est ouverte sur une table ronde très riche, avec 3 leaders du B2B qui ont expliqué leur travail sur le digital et leur façon d’aborder ces nouveaux canaux dans le cadre de leurs activités en business to business.

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Légende : les 3 intervenants de la table ronde, de gauche à droite : Patricia Gandit (Cisco), Christophe Marée (Adobe) et Marine Lucas (Bouygues Telecom entreprises)

Le paysage a beaucoup bougé depuis mes premières expériences dans ce domaine il y a 6 ans (2008) et la dernière conférence de ce genre à laquelle j’avais déjà participé. A l’époque, il était surtout question de démontrer l’intérêt des médias sociaux, mais cette question ne se pose plus, et le débat s’est largement déplacé sur le sujet du « comment faire » avec des accents très importants mis sur l’allocation du temps et des ressources à ces sujets en évitant, notamment, de se disperser sur des plateformes moins évidentes en termes de retour, comme Pinterest ou même Google+. LinkedIn, Twitter et Slideshare sont certes les élus de nos confrères du B2B, ce qui est logique, même si en fin de compte, les communautés qui y ont été développées sont encore très nettement naissantes, et nécessiteront des efforts conséquents pour rattraper les pionniers du domaine, qui ont engrangé beaucoup d’avance, de visibilité et de leadership d’opinion.

Voici mon compte-rendu de la conférence :

1. Bouygues Telecom entreprises, des budgets réduits, une démarche récente mais volontariste (Marine Lucas)

(transparence : je travaille pour Orange, qui travaille dans le même secteur que Bouygues Telecom)

L’entité B2B de Bouygues Telecom a choisi de ne pas être sur Facebook, mais a développé son travail sur LinkedIn et Twitter, ce qui n’est pas surprenant pour une activité en business to business.

Il y a 2 objectifs, dont 1 commun au groupe Bouygues Telecom, qui est celui du rayonnement de la marque. Le deuxième est celui de la génération de « leads » : cela est passé par évangélisation des 200+ ingénieurs commerciaux, au travers d’ateliers et de la tenue de sessions dont le but est « d’expliquer pourquoi il fallait avoir une présence sur les médias sociaux et leur expliquer comment les utiliser de façon prospective en complément des démarches traditionnelles ». Ce qui est demandé comme obligatoire est d’avoir un profil renseigné et d’adhérer au groupe LinkedIn de Bouygues Telecom. Puis on peut passer au ciblage précis et les « in-mails » (messagerie interne de LinkedIn) qui sont les moyens utilisés pour mener des campagnes de prospection sur LinkedIn.

D’un point de vue budgétaire ? C’est assez récent comme démarche, donc le budget est assez réduit, le but étant d’utiliser le Web social, puis il faut « cultiver le réflexe » des marketeurs et des commerciaux. C’est un canal complémentaire, la première démarche a été d’évangéliser en interne avec un budget réduit.

Quant à Twitter, « on y relaie des interviews d’experts » a précisé Marine. C’est devenu un « réflexe », on n’est pas dans la réclame, « mais on annonce systématiquement tout ce qui est nouveau : nouvelles offres, nouvelles annonces, en plus des points de vue d’experts ».

La taille des communautés ? Sur LinkedIn, le groupe est de 2000 membres, ce qui est déjà un beau nombre, mais ce qui prime c’est la qualité et pas la quantité. Ce sont essentiellement des décisionnaires. Sur Twitter, ce sont de petites communautés (400 followers) mais qui attirent déjà des « influenceurs » et des journalistes et « [Bouygues Telecom] essaie de les faire grandir ».

Plus surprenant, Bouygues Telecom a parlé de sa présence sur Pinterest (7 followers, 8 avec moi depuis ce matin), un réseau assez contre-intuitif pour une activité en business to business. Marine Lucas a précisé que c’était une plateforme qui était utilisée à la fois sous forme de communication interne et externe, même si le résultat a été plus compliqué à appréhender. Mon doute a été conforté par l’intervention de Christophe Marée qui a précisé que pour le marketing digital, Adobe était peu présent sur Pinterest et même Google+ ; même retour sur Cisco qui n’a pas encore vu l’intérêt pour Cisco, d’autant plus que cela demande beaucoup de ressources (ce que je confirme).

2. Adobe : choisit l’humour en vidéo pour sortir du cadre (Christophe Marée)

Adobe a plusieurs métiers, les logiciels de publication et les outils de digital marketing, et l’utilisation des médias sociaux est variable en fonction de ces activités. Sur Facebook, 11.000 fans suivent Adobe, et ceci permet de s’adresser aux graphistes, designers et professionnels de la publication. Pour LinkedIn, Adobe s’adresse essentiellement aux managers et aux décideurs, ceux qui vont « propager les bonnes nouvelles dans leurs entreprises ». Twitter quant à lui va essentiellement être utilisé pour le leadership d’opinions. Les autres canaux ne sont pas oubliés, avec la Vidéo notamment, qui est un canal en pleine croissance. Youtube est ainsi beaucoup utilisé pour toucher les créatifs et les designers.

Adobe est allé un cran plus loin, en produisant une vidéo où la société explique comment « craquer Photoshop ». L’entreprise a pris un contrepied pour générer un buzz avec la vidéo « comment craquer Photoshop en 4 étapes » : 115.000 vues en 48 heures. Adobe a construit un réseau d’influenceurs et a lancé la tendance avec eu, en leur diffusant l’information en avant-première.

Côté leadership d’opinions, sur l’autre métier d’Adobe pour ses solutions de digital marketing, le premier objectif est de développer la crédibilité de la marque sur le monde des médias sociaux. Le deuxième, plus exploratoire, est celui de la génération de leads.

« Je n’aime pas le terme de stratégie » c’est un élément du mix, « mais il faut se dire que si vous n’y allez pas, les clients eux, y sont déjà ». Enfin, pour l’utiliser, il faut communiquer de manière régulière ce qui permet d’entretenir la communauté et la faire grandir.

3. Patricia Gandit de Cisco France, a présenté Cisco et a rappelé l’historique de l’entreprise

Cisco utilise Twitter, LinkedIn, Viadeo, et Facebook en priorité, en essayant de faire en sorte que les collaborateurs s’approprient les médias sociaux. Cela a commencé par la création de blogs d’experts au travers desquels Cisco a créé une culture du digital. Ceux-ci sont déjà en phase n°2, puisque les collaborateurs ont réussi à créer des communautés (notamment celui du data center). Cisco a donc donné des accès directs à ses collaborateurs blogueurs pour écrire sur les comptes officiels de Cisco sur les réseaux sociaux.

Toutefois, cette phase a eu ses limites, et Cisco se retrouve avec une myriade de partages de vues qui ont brouillé le message et généré une communication "trop brouillonn". Cisco va donc dans une troisième phase revenir à une démarche plus traditionnelle en passant par une agence qui va coordonner les messages.

Les objectifs sont d’abord la notoriété de la marque et le leadership d’opinions (vision technologique) et la génération de leads. Cisco a utilisé la génération de leads pour la cible des PME, et « cela a très bien fonctionné » même si Patricia n’a hélas pu nous donner de chiffres.

Cisco attend les résultats de deux campagnes : une qui intègre les médias sociaux comme un support médias classique, et une campagne dédiée sur le Cloud avec un budget réduit. Soit les médias sociaux sont excessivement focalisés sur un sujet, soit les campagnes sont ciblées sur les PME. « Historiquement on s’est beaucoup adressés aux DSI mais maintenant nous parlons aussi aux patrons de PME, mais les messages sont excessivement différenciés ». L’objectif pour Cisco maintenant est de créer plus de cohérence.


Vous prendrez bien un petit kawa, 1er épisode : le thème et le plan du livre #petitkawa


tv-largeL’idée a germé en un week-end en discutant avec Madame Gourvennec, toujours de bon conseil, qui nous entendant parler avec Hervé de notre futur ouvrage « la communication digitale expliquée à mon boss » a suggéré que nous en fassions une web série, toutes les semaines (ouvrables), avec Hervé autour d’un café. Notre éditeur s’appelant Kawa, vous avez tout compris … Voici donc la première partie et le premier épisode de cette série – probablement une des Web-séries de l’année 2013 Winking smile – avec le sujet et l’introduction de ce nouveau livre en préparation.

Tout d’abord le thème : la question s’est posée rapidement de savoir si nous devions écrire une suite à les médias sociaux expliqués à mon boss ? L’intérêt pour les médias sociaux étant désormais généralisé à la plupart des entreprises, nous n’avons pas hésiter à en changer le périmètre et à l’élargir largement dans cette nouvelle édition à l’ensemble de la communication digitale. Les enjeux qui sont ceux des responsables digitaux dans les entreprises vont bien au-delà des seuls médias sociaux, même si ceux-ci prennent une part de plus en plus importante dans l’ensemble du dispositif.

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Ensuite, un livre de sensibilisation à des outils dont nous sommes désormais tous utilisateurs à titre professionnel et personnel n’a plus véritablement de sens aujourd’hui. Nous préférons ajouter un chapitre à la fin de l’ouvrage pour ceux qui auraient « raté le coche » et qui se demanderaient encore comment et pourquoi, voire même si c’est tout à fait pertinent, de sauter encore dans le train en marche.

vous prendrez-bien un petit kawa !–épisode n° 1–thème et plan du livre

Enfin, ce qui nous a frappé, au vu de notre expérience du terrain, c’est que bien que le digital prenne une importance croissante, et que la transformation digitale des entreprises soit quelque chose de courant, il serait faux de croire que ce travail de transformation est terminé, loin de là. Beaucoup font du digital par mode, sans en comprendre vraiment les enjeux, les luttes organisationnelles faisant souvent oublier la logique. Humain et même trop humain me direz-vous, c’est justement pour cela qu’un livre adressé à nos boss est pertinent aujourd’hui. Nous reviendrons dans un autre épisode sur les détails et les angles d’approche de ce que nous faisons et développerons dans ce livre.

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Quant à l’articulation du livre, pour l’instant, et alors que l’encre n’est pas encore sèche, après une introduction de quelques notes de préface par des personnes reconnues du monde de l’entreprise et du digital (tout cela n’est pas encore complètement arrêté à ce jour) on observera 5 sections dans ce livre et une conclusion. On partira de l’importance du digital, son historique, ses caractéristiques et son évolution et nous reviendrons sur ce phénomène avec force chiffres et informations destinée à convaincre votre boss. La 2ème section sera dédiée au contenu et au marketing de contenu (alias « Brand content » en Franglais) car celui-ci est devenu un élément fondamental du marketing aujourd’hui, et mérite à lui seul un énorme chapitre.

Les protagonistes du livre pratiquant eux-mêmes le marketing de contenu depuis de nombreuses années, certains pour plus de 15 ans, de nombreux conseils seront échangés dans cette partie. La section numéro 3 sera dédiée au développement de sa communication digitale et rentrera plus dans les aspects mécaniques et tactiques. La section numéro 4 sera dédiée à la structure de la communication digitale, la gouvernance, les mécanismes de fonctionnements organisationnels divers et variés. La dernière partie sera comme nous l’avons évoqué tout à l’heure, dédiée à ceux qui ont « raté le coche ».

Le livre sera bien entendu, comme le précédent, agrémenté de nombreux témoignages d’experts, de membres de media-aces et aussi, c’est une nouveauté, d’experts internationaux.

Nous reviendrons dans un prochain « petit Kawa » sur ce point de l’internationalisation du livre.


Jean Marie Dru (TBWA) "le digital est la nouvelle réalité de la communication" – #hubforum


C’est Jean Marie Dru, président de TBWA worldwide qui a ouvert la version 2012 du Hubforum dont Orange est le sponsor. Il s’est présenté en “vétéran de plus de 40 de la communication” et a avoué “ne pas pouvoir prétendre prédire l’avenir”. Sa présentation ne s’est donc pas tournée vers l’avenir mais le présent de la communication avec deux constats pour le marketing numérique (digital) en 2012.

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[Jean Marie Dru ce matin dans son discours d’introduction du Hubforum 2012]

Premier constat fait par le grand patron de Pub : “Le digital est la nouvelle réalité de la communication” a affirmé Jean Marie Dru, décrivant un monde où l’Internet est entré dans tous les comportements de la vie et de l’économie, en phase avec une présentation que j’ai réalisée récemment et qui est disponible sur l’espace Slideshare d’Orange. Il n’est donc plus possible de “laisser le digital dans son coin”, il est devenu une composante majeure de tout ce que nous faisons.

  • Jean Marie Dru a montré l’exemple Tesco homeplus en Corée du Sud (qui a donné aussi des idées à Carrefour plus récemment) et un autre permettant de commander une Pizza depuis un aimant sur un frigo (voir l’opération VIP fridge magnet Dubai) ;
  • Il a avoué également “ne jamais imaginer qu’il pourrait avoir autant d’ingénieurs dans son réseau d’agences”, montrant ainsi la transformation du monde de la communication ;
  • le métier de l’agence est en train de changer et tous les marchés sont en train de se réinventer en profondeur. Le digital est donc bien au cœur de ces activités, et par voie de conséquence, de celles de ses annonceurs.

Deuxième constat du patron de TBWA, le digital est multi-disciplinaire et n’est pas réductible à une seule agence :

  • le digital n’est pas une discipline, c’est “un élément de régénérescence de toutes les disciplines” ;
  • Chez TBWA le digital est donc dilué dans toutes  les composantes des agences qui font partie du groupe (buzz/RP/relations blogueurs/publicité en ligne/développements web/e-commerce etc.) ;
  • le service client est aussi confronté à une révolution sous l’impulsion du digital et les annonceurs doivent en tenir compte.

En conclusion, selon Jean Marie Dru, il est impensable qu’une marque globale limite le digital à un seul département. Deuxièmement, si la gestion d’une marque doit intégrer un message global, elle doit aussi adapter son message aux spécificités locales. Ainsi, TBWA n’a pas choisi d’avoir un pôle digital dédié mais d’intégrer le digital dans chacune de ses activités. cette révolution du digital se retrouve chez la plupart des annonceurs qui affichent suffisamment de maturité.


"nous sommes à l’aube d’une révolution industrielle" – Dominique Delport ( @domdelport ) – #hubforum


La prophétie de McLuhan s’est révélée a dit Dominique Delport car Facebook a dépassé le milliard d’utilisateurs; même si Havas a fait une étude sur les déconnectés, les potentialités sont énormes. Nous sommes dans un monde nouveau qui profite de ces innovations technologiques. On a vu aussi la vente des smartphones dépasser les ventes des ordinateurs.

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Quand on parle de mobiles, a rappelé Dominque dans son introduction, il y a 3 réalités à noter:

  • le ‘fremium’ représente les 2/3 de la valeur créée sur le mobile
  • le jeu : on n’a pas fini de parler de gamification
  • enfin, c’est Apple qui a trusté les revenus sur le mobile malgré la disparition de Steve Jobs qui a eu lieu lors de la version 2011 du Hubforum. On peut imaginer qu’Apple prendra sa dîme sur beaucoup de transactions en ligne a-t-il dit

Voici les tendances dégagées par Dominique Delport dans sa courte mais percutante présentation au Hubforum 2012

  1. pub online : elle continue de croître mais plus de façon insolente. Ceci étant, avec 30 milliards de dollars la croissance est encore forte aux US, même si les volumes ne représentent pas plus de 35% du total de la publicité.
  2. La télévision est toujours le média roi” a-t-il précisé. Mais cela ne va pas forcément durer a ajouté Dominique Delport. Le
  3. le mobile : “pour l’instant, la publicité sur mobile est un flop” malgré les annonces répétitives a dit Dominique Delport
  4. 8/10 des applications sur iPad les plus populaires sont des appplications de Presse
  5. La tablette est l’avenir de la Presse : le temps passé à lire la Presse, augmente de 75% (au lit ou devant la télé) lorsqu’on est possesseur de tablette. Chaque tablette permet aussi aux journaux d’élargir leurs audiences.  Sur ces nouveaux supports, il “faut être créatif et il faut commencer à écrire les nouvelles lignes de communication de demain et les agences doivent anticiper ces nouveautés” a annoncé Dominique Delport.
  6. opposer la tv connectée regardée par des consommateurs aux consommateurs connectés qui regardent la TV, “la réalité c’est que les consommateurs sont connectés, pas les téléviseurs” a précisé à juste titre Dominique
  7. comprendre le temps réel : que ce soit dans la communication ou le CRM, nous allons de plus en plus être dirigés par le temps réel et l’ensemble des relations avec les consommateurs vont bénéficier de cette vitesse de communication et d’un feedback immédiat selon le patron d’Havas Digital.  D’ici 2015, la prédiction est qu’1/3 de la pub télé sera aussi achetée sur des places de marché média sur Internet a aussi prédit Dominique.
  8. Dépasser l’effet bulle : malgré les effets de survalorisation capitalistiques, notamment de Facebook, mais nous sommes face à une vague majeure de révision de la communication. En 2000/2001 nous avons eu une énorme surchauffe, mais la survalorisation actuelle, après correction, se stabilisera a dit Dominique Delport. LinkedIn par exemple a montré que le véritable changement était là, et bien plus rentable que Facebook.
  9. “Nous sommes entrés dans une véritable révolution industrielle” a conclu l’expert français du digital et nous serons bientôt capables de produire nous-même notre énergie ou nos objets (au travers du 3D Printing) et nous sommes à l’aube d’une révolution.

(brève) : l’agence Blogangels devient Beangels – @_beangels


la news du jour c’est …

Le changement de nom de l’agence de mon confrère Hervé Kabla, co-fondateur  avec moi de Media Aces: Blogangels devient ainsi Beangels, validant ainsi un élargissement de l’activité de l’agence au-delà du contenu de marque et des blogs, déjà traduit dans les faits depuis quelque temps.

[transparence : je suis aussi client de Beangels]

L’agence en a profité pour changer de site et de graphisme, dans un style épuré et que je trouve personnellement assez agréable. A suivre en ligne sur beangels.fr ou sur leur blog http://be-angels.fr/blog/.

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médias sociaux : quelle plateforme pour quel message #csmb2c


A l’inverse de lundi 25 juin, où j’ai couvert l’événement quasi intégralement sur mon blog anglais, je n’ai pas blogué en live hier à Londres, sur la conférence usefulsocialmedia. Ce n’est pas parce que ce n’est pas intéressant, bien au contraire – la conférence a permis de voir beaucoup d’initiatives européennes de ces 2 dernières années – mais parce que j’étais animateur de 2 panels le matin et que je présentais le soir. Ma présentation (ci-dessous pour ceux qui veulent la voir en entier) était sur le thème des outils des médias sociaux, et ce pour quoi ils sont plus ou moins adaptés. Je me suis aussi permis de challenger le titre de la présentation.  La présentation est disponible en creative commons.


les blogs d’entreprise sont-ils (à nouveau) morts ?


eye-largeMes confrères membres de Media Aces posent – dans leur débat du lundi – la question de l’avenir des blogs, et apportent des réponses variées à ce sujet. La mort des blogs – surtout des blogs d’entreprise – a déjà été annoncée il y a longtemps et à plusieurs reprises alors que, paradoxalement, le "content marketing" (alias Brand Content en ‘Français’) a acquis ses lettres de noblesse. Voici donc, au risque de me tromper, ma réponse contradictoire en 3 questions, et en 3 articles distincts :

Question numéro 1 : parallèlement à la montée en puissance des médias sociaux, le blogging se professionnaliserait. Quelles conséquences pour les entreprises ?

Comme cela est arrivé déjà aux États-Unis il y a plusieurs années, les blogs se sont professionnalisés sous l’effet d’une triple poussée :

[image cc 2012 l’Antimusée http://antimuseum.online.fr]

D’une part, l’arrivée des journalistes des médias traditionnels sur les nouveaux supports, de gré ou de force. Il est faux de dire que les journaux ont nié l’existence Internet. Ils ont même été parmi les premiers à se lancer dans la fin des années 90. Mais ils n’y ont pas trouvé les modèles économiques nécessaires à leur développement, et ont été déçus par la capacité de générer des revenus suffisants au travers du modèle publicitaire traditionnel. Certains groupes journalistiques comprennent mieux que d’autres l’importance de l’Internet, et arrivent à s’adapter voire créer de véritables empires électroniques ; c’est le cas du groupe Le Figaro (cf. Soft Power du 27 novembre 2011, France Culture), qui a même su redonner vie aux bonnes vieilles annonces classées sur Internet. Tout ceci fait que le domaine du blog, notamment sur les sujets high-tech mais aussi sur les sujets politiques et de culture, sont très nettement investis par les journalistes traditionnels et professionnels.

Deuxièmement, on assiste à une professionnalisation, ou à tout le moins un plus grand professionnalisme de certains blogueurs, dont certains n’hésitent pas à créer des sources de revenus – les élus ne sont pas nombreux – qui peuvent parfois être un bon complément de salaire. Comme souvent sur Internet, c’est la loi de Zipf qui l’emporte, avec une starification des premiers, ce qui déclenche inévitablement des comportements déviants de la part de certaines entreprises et agences de RP qui n’hésitent pas à payer les blogueurs pour dire du bien de leurs produits, en toute illégalité (rappel des bonnes pratiques : http://media-aces.org/transparence).

Troisièmement, la prise en main du monde numérique par les professionnels eux-mêmes : analystes, consultants et dans une moindre mesure, entreprises elles-mêmes.

Après une période au début de l’année 2008, où l’on a annoncé prématurément la mort des blogs, force est de constater, à l’inverse, une professionnalisation de ce paysage avec un phénomène triple que l’on pourrait décrire de la manière suivante :

  1. Un fort renouvellement des blogueurs, dont on pourrait dire que nous en sommes déjà à la quatrième ou cinquième génération depuis 2004. Il n’est pas rare que les anciens blogueurs abandonnent leur support (souvent à la faveur de la découverte d’un nouveau travail par exemple), ou que, un peu fatigués du travail requis par la maintenance d’un blog, ils décident de se rabattre sur un outil moins exigeant comme Twitter par exemple, en ne faisant plus que de la veille et du relais d’information, sans oublier ceux qui se sont réfugié dans la simple compilation (rebaptisée « curation ») de contenus;
  2. Pour éviter l’effet de lassitude décrit ci-dessus, on assiste à la constitution de blogs, notamment pour les plus populaires, autour d’équipes multiples, ce qu’on appelle aux États-Unis du « guest blogging » (Presse Citron, Mycommunitymanager,…);
  3. Un accroissement de la difficulté à entrer dans les classements de blogs (wikio en France, Technorati à l’international) du fait de la forte concurrence. La quasi-totalité des blogs faisant moins de 10 visiteurs par jour, il y a beaucoup de candidats et peu d’élus.

En conséquence de quoi, la concurrence est très vive sur ce marché, ce qui n’est pas étonnant, car le blog est un moyen très prisé de préempter une catégorie. C’est une technologie très dynamique, qui permet un référencement hyper rapide (mon blog Visionary.wordpress.com par exemple, se référence en moins de 15 minutes sur Google France, et chaque article passe quasi instantanément dans Google actualités). Les places sont chères aujourd’hui cependant et il est donc de plus en plus difficile de se positionner, notamment sur les catégories les plus prisées. Le classement de wikio/e-buzzing sur les blogs high-tech comporte environ 2000 blogs parmi les plus populaires, il est difficile de trouver une place parmi eux ; même et surtout pour un professionnel. Le travail pour un blog de marque est en effet encore plus difficile que pour un individu. Il faut d’abord prouver que la marque n’est pas en train de vendre ses produits, qu’elle est sur Internet, au contraire, pour apporter un service, une information, un lien "qui importe plus que le bien" (cf. Bernard Cova).

Dans le cas où vous cherchez à positionner un nouveau blog à l’international et en Anglais, la tâche n’en sera que plus difficile. La concurrence y est encore plus rude, et vient du monde entier, avec un avantage concurrentiel non négligeable aux pays où l’Anglais est la langue maternelle (pour s’en rendre compte, voyez le classement http://adage.com/power150/ pour les blogs de marketing).

En conséquence de tout cela aussi, le rythme de mise à jour des blogs s’accentue de façon considérable. Alors qu’en 2008 10 articles par mois étaient nécessaires pour faire vivre un blog correctement, je considérerais en 2011 qu’à moins de 20 ou 30 articles mensuels, vous n’existez pas ! Les systèmes de notation comme Klout (http://klout.com) par exemple accentuent encore ce phénomène, en pénalisant les utilisateurs, notamment ceux du B2B, qui relâchent leurs efforts notamment pendant le week-end et les vacances.


médias sociaux et organisation : le dilemme


La lecture du jour, c’est la question du lundi de Media Aces, qui pour l’occasion s’est transformée en question du mardi, Pentecôte oblige …

[photo : cc 2012 Yann Gourvennec http://bit.ly/picasayann]

Médias sociaux en entreprise: quelle organisation optimale adopter? | Media Aces – Médias sociaux et entreprise

Voilà un sujet difficile à aborder, pour lequel il n’existe pas de réponse toute faite. Nous avons demandé à nos membres quelle serait, selon eux, l’organisation la plus efficace pour gérer les médias sociaux en entreprise, sujet déjà plus ou moins évoqué dans un précédent article.

Pour Jean-Paul Chapon (Société Générale), difficile de donner une réponse unique à une question aussi complexe et qui dépend de beaucoup d’éléments : taille de l’entreprise, type d’entreprise et notamment BtoB ou BtoC, présence géographique resserrée ou étendue, filiales ou non, etc.

Mais peut-être quelques indications ou pistes peuvent être proposées.

D’abord la reconnaissance de la fonction de gestion des médias sociaux, que ce soit dans une perspective d’image et de communication ou de relation client en les intégrant plus globalement dans le CRM. Reconnaissance au plus haut niveau et intégration dans un process business, avec les ressources correspondantes : effectifs professionnels (pas de stagiaires à occuper) et fonction à part entière avec stratégie et reporting.

à suivre …

via Médias sociaux en entreprise: quelle organisation optimale adopter? | Media Aces – Médias sociaux et entreprise.


Ne ratez pas la Conférence Media Aces et les Social Media Awards le 14 juin prochain!


Pour sa prochaine édition, la Conférence Media Aces s’associe aux Social Media Awards, organisés par l’ESG Management School et l’Université Paris I Sorbonne. Cet événement aura lieu

le jeudi 14 juin 2012, à partir de 17h,

dans l’Amphi 2A de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne,

131 rue Saint Jacques, 75005 Paris

(Métro: Cluny la Soronne / RER B : Station Luxembourg – Parking rue Soufflot)

Media Aces partenaire des Social Media Awards 2012

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10 tendances des médias sociaux en entreprise en 2012 – digital Paris


Le 12 avril 2012,  j’ai participé à une table ronde dans le cadre de la conférence digitale Paris 2012, animée par notre ami Emmanuel Vivier. Il aura été difficile dans le cadre de ce panel de discussion,  où de nombreux experts se sont succédés, de développer l’intégralité de mes réflexions. C’est pour cela que j’ai décidé de les inscrire dans cet article et de résumer ce que, à mon niveau de praticien, j’observe comme étant les tendances majeures de l’utilisation des médias sociaux en entreprise, à la lumière des cinq années de pratiques précédentes.
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[cf. “les médias sociaux expliqués à mon boss” http://amonboss.com/slides ]
Tout d’abord, comme je le soulignais dans un article sur ce blog, et dans le cadre de conférences média aces que j’ai organisées avec mon confrère Hervé Kabla, je pense que nous sommes désormais entrés dans une phase de structuration des médias sociaux (cf. “la fin du début des médias sociaux, la preuve en chiffres avec Philippe Gérard de CEGOS). dans notre livre publié début 2011 « les médias sociaux expliqués à mon boss (http://amonboss.com)», nous évoquions déjà la troisième phase des médias sociaux, autour de la structuration, phase dans laquelle les fonctions de formation, d’officialisation et industrialisation sont fondamentalement ; ceci d’autant plus dans une période de crise, probablement jamais aussi dure depuis les deux ou trois dernières années, et qui commence à se faire sentir sur les budgets.
A l’intérieur de cette phase de structuration, définitivement l’ordre du jour chez Orange pour je dirige les médias sociaux, je sens sur le terrain 10 tendances se détacher nettement. Les voici, en toute ingénuité, je ne prétends ni à l’exhaustivité ni à l’infaillibilité :
tendance majeure n°1 : le mobile l’iPad (et pas la tablette) devient inévitable, qu’on aime ou pas, il faut s’y mettre
Je vais avoir l’impression d’enfoncer des portes ouvertes, mais j’ai remarqué dans de nombreuses réunions avec mes pairs du domaine du Web en entreprise, que peu savaient combien de leurs utilisateurs regardaient leurs sites via un mobile. Les chiffres chez Orange.com (de 1.2 à 1.5 millions de VU par mois)  sont sans appel. Depuis 2011, nous avons dépassé les 15 % d’utilisateurs mobiles, mais il y a une nouvelle donne un assez récente celle-ci, qui est la proportion en augmentation exponentielle des tablettes. Et pas de n’importe quelles tablettes. A aujourd’hui, on observe en effet sur notre site 2 fois plus de connexions sur iPad que sur iPhone (!). L’audience via Android reste morcelée, les tablettes hors iPad invisibles. C’est du moins ce qu’on observe en ce début de 2012 dans nos outils statistiques. ceci n’est neutre ni pour la création de sites Web, ni pour les médias sociaux, et encore moins pour le mélange des deux qui est une autre tendance majeure (voir ci-dessous).
tendance majeure n°2 : le "content marketing” (alias Brand Content en Français) qui était encore considéré comme un gadget il y a quelques années, s’impose et est reconnu dans les entreprises
J’en observe plein d’exemples chez nous depuis celui de la WebTV connue sous le nom de orange-innovation.TV, le collectif (rubrique musique-ciné-culture ici), live Orange.com et bientôt Orange inside qui sera disponible directement sur Orange.com (voir ci-dessous la tendance destinée à la curation). Je me mentionne pas non plus les blogs d’Orange Business Services que j’ai créés il y a plus de quatre ans maintenant. Tout ceci fait partie désormais du paysage de la communication, ce n’est plus un gadget, c’est directement intégré dans l’entreprise et son ADN.
tendance majeure n°4 : la "curation" (dans son sens noble) peut devenir un atout dans les entreprises qui font du content marketing
La “curation”, dont je n’aime toujours pas le nom, je n’ai pas toujours été pour car notamment dans ses débuts, elle a été synonyme de vol de contenu. Des individus peu scrupuleux, reprenaient facilement les contenus créés par les producteurs de contenu pour reposter sur leurs propres plates-formes sans forcément citer la source. Aujourd’hui, ces plates-formes ont mûri, et il est possible d’utiliser les outils de curation, dans le respect de la déontologie et de l’éthique, pour son propre bénéfice, et notamment pour faire l’agrégation des contenus générés par le “content marketing” cité plus haut. Nous annoncerons bientôt sur Orange.com une page de curation (Inside Orange) directement intégrée au site Corporate qui est en cours de refonte, en collaboration avec une start-up française : scoop’it
tendance majeure n°5 : il faut aller au delà de la page Fan et socialiser son site Web
Il y a un an, je l’annonçai déjà un, l’avenir ne resterait pas à développer des masses de fans dont les taux d’engagement sont de plus en plus faibles, et dont les discussions sont d’ailleurs maintenant assez peu visibles sur les murs du fait de la nouvelle présentation de Facebook (alias Timeline); l’enjeu sera de véritablement capitaliser sur ces plates-formes de discussions pour créer des contenus engageant, que les lecteurs veulent partager sur leurs espaces. cette annonce que je faisais il y a un an a déjà cédé la place à la réalité sur beaucoup de sites de contenu qui intègre désormais de façon standard les commentaires Facebook et les outils de connexion aux médias sociaux (Facebook connect, Twitter connect etc.)  ainsi que les boutons de partage. Nous l’intégrerons pour notre part sur Orange.com entre mai et juin de cette année ce qui sera assez en avance pour un site Corporate.
tendance majeure n°6 : le client est avide de relation, les médias sociaux peuvent aider
Je l’annonçais récemment au salon de la relation client, en citant une étude commanditée par Didier Duchassin d’Orange Business Services, le besoin urgent de la part des clients en termes de contact réel, peut placer les médias sociaux au centre de cette révolution autour de la relation client. Les entreprises les plus mûrs (et nous en faisons partie) en sont déjà à la deuxième ou troisième itération de professionnalisation de la relation client sur les médias sociaux, ce degré d’intégration variant bien entendu en fonction de la complexité de l’entreprise, de son degré de centralisation et de l’hétérogénéité de ses offres.
tendance majeure n°7 : le futur des médias sociaux , c’est le RSE, mais il y a encore du boulot !
Le futur des médias sociaux n’est peut-être pas là-où on croit. La partie interne (renommée réseau social d’entreprise ou RSE) est certainement l’endroit où l’on fera le plus de chiffre d’affaires, même si ça fait moins de bruit que la valorisation d’Instagram (voir ci-dessous). mais la route est longue avant que ces réseaux sociaux d’entreprise aient trouvé leur place à l’intérieur d’organisations parfois méfiantes (plus souvent du côté employé qu’employeur d’ailleurs) souvent  mal préparées, ou tout simplement avec une culture qui n’est pas véritablement en phase avec l’esprit de collaboration qui doit diriger un tel projet. Ensuite, et c’est plus qu’accessoire, le RSE est un allié non négligeable dans le travail du social media satregist qu’il doit pouvoir utiliser afin de transformer ses employés en ambassadeurs de la marque
tendance majeure n°8 : l’enjeu dans les grands groupes, dans cette phase de maturation est de passer à la vitesse supérieure et de transformer ses employés – pas seulement les CM – en ambassadeurs de la marque :
Travailler avec des blogueurs externes c’est bien ; avoir des Community managers spécialistes des médias sociaux c’est pas mal non plus ; former ses responsables de communication comme le fait Orange en ce moment aux nouvelles approches de marketing collaboratif sur le Web c’est encore mieux … mais tout cela ne vaudra encore jamais l’utilisation de l’ensemble de ses employés comme ambassadeur de la marque. Je crois beaucoup à un programme que nous lançons ce moment même, intitulé « social media champions » et dont les détails se trouvent expliqués sur notre page du guide des médias sociaux : http://orange.com/smg
tendance majeure n°9 : le Social Media Strategist va devoir doit gérer la prolifération de plateformes plus ou moins réusssies sous la pression de la mode et de la presse
Chaque jour ou presque, une nouvelle plate-forme naît, qui créé un énorme buzz et met une pression non négligeable sur les équipes Web des grandes entreprises. Peut-on, ou ne peut-on pas, ignorer Pinterest par exemple ? Même si, en fonction de votre métier, de votre positionnement, ou tout simplement de vos ressources disponibles, la réponse à cette question est que vous pouvez vous en passer, il est fort à parier que vous serez obligés de vous y mettre, ne serait-ce que pour ne pas paraître idiot ou dépassé. Il va falloir, la crise aidant, apprendre à dire non … les ressources et le temps humains ne sont pas extensibles, même si les “champions” peuvent aider.
10. tendance n° 10 : il faut aussi se prémunir d’une bulle ou du moins d’un effet d’exagération dans la valorisation de certaines belles réussites du Web social qui sont néanmoins surévaluées
La valorisation délirante d’Instagram et son rachat par Facebook (nb: lien abonné) récent nous rappelle à la dure réalité du moment : nous sommes entrés dans une nouvelle bulle de l’Internet ! Il faudra savoir l’anticiper et parier sur le long terme en oubliant les excès présents ou futurs de ces délires boursiers ou spéculatifs.

le Téléthon à l’assaut des médias sociaux !


La sélection du jour …

Est  la campagne annuelle du Téléthon, la vingt-cinquième du nom, et qui est résolument placée sous le signe des médias sociaux. Il y a peut-être un an, je présentai à l’AFM (Association Française contre les Myopathies) un panorama de ce qui pouvait être fait avec les Médias Sociaux, en s’inspirant de mes réalisations de l’époque à Orange Business Services. Quel plaisir de voir que l’association a conçu un superbe dispositif médias sociaux pour son 25ème anniversaire. Décryptage complet du dispositif de communication sur le Web et les Médias Sociaux grâce à ce compte-rendu très détaillé réalisé par Céline qui travaille dans mon équipe chez Orange :

mobilisons-nous pour les 25 ans du Telethon !

par Céline Louis (http://live.orange.com

affiche_telethon_2011Cette année le Téléthon fête son 25e anniversaire. Pour célébrer ce quart de siècle pour la lutte contre la myopathie et les maladies rares, le Téléthon met le paquet sur le web !

Pour nous aider à donner bien sûr car sans nos dons rien n’est possible, mais aussi échanger, communiquer et partager pour faire progresser la recherche. Je vous propose une revue du dispositif web, vous trouverez forcément le canal qui vous convient pour participer.

le site internet live.telethon.fr et sa version mobile m.telethon.fr

vous y trouverez toutes les manifestations, les vidéos, les derniers défithons proposés, les dernières infos, un lien direct pour vos dons, vous pouvez déposer vos réactions et commentaires…

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l’espace communautaire sur le site de l’AFM (association française contre les myopathies)

Si vous possédez un site internet ou un blog, vous pouvez supporter le Téléthon en ajoutant bannières, compteurs, animations et autres éléments graphiques à insérer sur votre support internet.

icones_reseaux_sociauxles réseaux sociaux : facebook, Twitter et Foursquare

Faites comme déjà plus de 86 000 personnes, devenez fan du Téléthon en likant la page Facebook du Téléthon ! Plutôt addict aux tweets tweets ? Suivez le Téléthon sur son compte Twitter @Telethon_France. Et n’oubliez pas de vous géolocaliser avec Foursquare, les 100 plus grands événements seront ouverts à vos check in !

Lire l’article complet sur le blog d’Orange


iStrategy Amsterdam : le ROI/ROE des médias sociaux


Comme annoncé précédemment, je part iciperai à la conférence iStrategy d’Amsterdam qui aura lieu le 26 Octobre 2011 et j’y présenterai mes travaux sur les délicats sujets du ROE/ROI dans les médias sociaux. Oui, je sais, j’en entends encore soupirer car ce sujet est un peu rebattu, mais il devient incontournable aujourd’hui. Passée la phase d’innovation où il ne faut surtout pas parler de retour sur investissement de peur de la tuer, dans la phase de structuration du projet, ce thème de la mesure devient crucial.

Certes … mais encore faut il savoir ce qu’on mesure, avec quoi et … savoir prendre du recul sur des chiffres qui ne veulent pas toujours dire grand-chose ! Explications en vidéo sur ce lien ou en cliquant sur l’image ci-dessus.

 


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