Archives de Tag: facebook

Réflexions (à froid) sur la Fatigue Facebook et Facebook Home


“La chouette de Minerve* ne prend son envol qu’à la tombée de la nuit” Hegel

eye-largeIl est triste de voir qu’un vieil outil est en train de mourir, et quand cela arrive, une séquence nostalgie s’ouvre … En essayant de mettre un commentaire sur le blog de Gregory Pouy qui est un des survivants de Typepad (dont je fus client, ainsi que de Movable Type, d’où la séquence nostalgie), et n’y arrivant pas, je me suis résolu à ajouter ce commentaire sur mon propre blog. Car il est tentant de toujours réagir à chaud à l’actualité, même s’il est bénéfique de savoir se hâter lentement (Festina Lente puisque nous sommes dans les citations, d’Auguste cette fois-ci, par la bouche de Suetone).

Dans un article publié la semaine dernière au beau milieu de la folie Facebook Home – qui semble avoir été exterminée par l’affaire Cahuzac et achevée par la mort de Thatcher … Ah ! le temps médiatique ! – Gregory analyse lancement de cette nouvelle “page d’accueil” mobile en expliquant qu’elle se justifie par la “Facebook fatigue” (un thème mémétique). Or, j’ai écrit, il y a quelques mois, qu’il n’y avait pas de Facebook fatigue. J’ai donc dû me tromper.

à moins que …

Facebook.jpg

[image tirée du blog de la HBR – du 26 Février 2008, traitant de la Facebook Fatigue]

Facebook ou Social Media Fatigue ? …

Je suis partagé sur cette histoire de "Facebook fatigue". Greg avance que la publicité en est la raison, mais si  nous devions jeter les services qui nous pourrissent de pub, on arrêterait immédiatement d’utiliser Google et Yahoo! mail pour commencer. OK, il y a une légère baisse d’utilisateurs Facebook (attention il y a des variations de mois en mois à cause des purges de faux comptes) mais je ne vois pas encore de challenger émerger. L’ouverture d’App.net s’est faite dans la discrétion la plus totale (on peut le déplorer, je le déplore moi-même), car l’investissement pour recréer un environnement de type Facebook sur un autre service est un fardeau trop lourd pour l’utilisateur… jusqu’à l’arrivée d’une nouvelle révolution, ce qui finira bien par être le cas… un jour.

En attendant, ce n’est pas le cas … et Jérôme Tyerninck, fondateur de Smartrecruiters à San Francisco annonce fièrement déjà recevoir 40% de demandes via les médias sociaux. Dans cette passionnante interview (voir la fin de l’article), il explique aussi pourquoi c’est Facebook, et non LinkedIn, qui est considéré comme l’espace de vie des utilisateurs lambda… et pas seulement : c’est aussi le moyen de se connecter à tout et n’importe quoi. C’est l’effet plateforme, qui fait vraiment la force de Facebook. Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, et bien que je n’utilise pas beaucoup Facebook proprement dit, le Facebook connect est devenu mon Single Sign-on, à tel point que je suis connecté toute la journée via mon navigateur Firefox ! Alors, oui ! je passe moins de temps, voire pas du tout, sur mon mur, mais Facebook devient ma plateforme universelle. C’est imbattable (imaginez les données marketing et le chiffre d’affaires qui en découlera – je parle des données statistiques légales, et non des données personnelles).

Si la pub est la raison de la fatigue, Google+ va faire un carton … euh !

Tiens, prenons Google + – qui n’a pas de pub – ne fait pas vraiment flores et est un désert de partages (et encore, je l’utilise beaucoup, donc on ne peut pas m’accuser de mauvaise foi). Alors, peut-être devrions nous parler de Social Media Fatigue … Il est vrai que Brogan a déjà réglé son compte au Web social : qui est devenue “ch….t” selon lui.

En tout cas, que Facebook  devienne une plateforme de pub et cherche à dominer le monde (et Google) ne me surprend pas. C’est leur but. Et ils ont plutôt su jouer de la pression publicitaire pour générer 4 milliards $ en 2 ans, en partant de rien, sans trop perdre de monde. Finalement, ce n’est pas si mal, pour de la fatigue !

Mobile first : en avant toute !

Le vrai challenge en fait c’est que FB a la pression (boursière) pour devenir une "mobile first company" et qu’il fallait qu’ils frappent fort. Ils ont déjà amélioré leur app et ça ne suffit pas (en fait elle change tout le temps, ils ont compris le message). Alors ils ont fait un "coup" marketing en sortant du cadre et en proposant quelque chose qui n’est ni un OS ni une app, ni une Web app. Et Greg l’a dit : “l’annonce d’un Facebook Phone a fait courir les plus folles rumeurs”. Donc c’est plutôt réussi pour l’instant.

Les pays émergents sont-ils une cible possible pour Home ?

La question suivante, c’est est-ce que ça va marcher ? J’étais d’accord avec Gregory que – à première vue – le sweet spot serait plutôt les pays émergents où Facebook est considéré comme essentiel (et donc pourrait venir étouffer Android), si l’on en croit cette histoire de Facebook Fatigue, mais l’image de la HBR ci-dessus peut provoquer un tant soit peu de réflexion …

sauf que cette histoire de pays émergents ne tient pas vraiment …

Sur les marchés émergents, ce sont surtout les “feature phones” (téléphones classiques à touche) qui dominent ; pour des raisons économiques évidentes.  Le vrai challenge dans ces pays, c’est de passer au Smartphone, mais avec des matériels bien meilleur marché et avec – probablement – des OS ouverts de type Firefox, Tizen ou Ubuntu ou Sailfish ( voir mon rapport sur ZTE à Barcelone en Février). C’est clairement le marché pour ces téléphones là, bien que j’aie été très déçu (et surpris) de la faible réception de la conf de Presse de Firefox/Ubuntu/Sailfish où les présentations n’étaient d’ailleurs pas de qualité (trop tautologiques : on est open parce qu’il faut être open … c’est un peu faible). D’ailleurs, je n’ai pas couvert cette conférence de Presse, mais je vais peut-être y revenir maintenant que l’oiseau de Minerve etc. etc.

Il y a mieux … mais moins spectaculaire

Donc tout cela ne me paraît pas, finalement, illogique. Si je suis franchement sceptique sur le fait de prendre la main sur le Smartphone de l’utilisateur et d’essayer de lui aspirer tout son temps de surf, cela ne veut pas dire que l’objectif à court terme n’est pas atteint par Facebook. Au contraire. Et le temps médiatique étant ce qu’il est (1 à 2 semaines), nous aurons vite oublié … Pas sûr qu’on ait même encore l’occasion d’en parler dans notre livre qui sortira en Juin … d’ici là tout le monde aura zappé.

Il y avait sans doute d’autres manières de faire. Comme Rockmelt (hélas défunt sur PC) et Yoono (Firefox) qui permettent de maximiser la connexion Facebook, sans intrusion.

… mais cela aurait été beaucoup moins spectaculaire.

______________

à propos de Hegel

* en Allemand : “Die Eule der Minerva beginnt erst mit der einbrechenden Dämmerung ihren Flug” G F Hegel, Fondements de la philosophie du droit. La Chouette, emblème de Minerve (Athena chez les Grecs ) est l’oiseau de la sagesse. La phrase veut dire que ce n’est qu’avec le recul que l’on comprend l’histoire … une phrase que beaucoup de journalistes ont oublié de lire, hélas.


Ce n’était pas ainsi que nous imaginions les médias sociaux …


La sélection du jour …

eye-large_thumb.gifEst cet article de Mario Sundar de LinkedIn qui, malgré son titre, n’est pas uniquement centré sur Steve Jobs, mais plutôt sur la façon dont les RP sont pratiquées aujourd’hui et le fait que les médias sociaux ont dévié de leur objectif de départ. Il décrit ainsi un exercice de RP de Zuckerberg et des représentants officiels de Facebook qui manque sensiblement de l’éclat et du panache des fameuses keynotes à la Apple. Je ne suis pas quant à moi un inconditionnel de la firme à la pomme, même si je possède quelques produits Apple et que je suis le premier à reconnaître qu’il s’agit de beaux produits. Mais je n’apprécie pas forcément la philosophie qui sous-tend leurs prises de position. Quoiqu’il en soit, il est indéniable que les "keynotes" de Jobs ont été des morceaux d’anthologie et qu’il a créé une tendance. Ce qui est véritablement énervant, c’est cette tendance à singer cette forme de discours, comme une sorte de passage obligé … et pas toujours avec  grand succès. Je ne donnerai pas d’exemples, ce n’est d’ailleurs pas la peine, car tout le monde ou presque essaie de l’imiter. Comme l’a écrit Herman Melville "mieux vaut échouer dans l’originalité, que réussir dans l’imitation". Une maxime à méditer …

The magic left the building with Jobs

un produit "culte" ?

un produit "culte" ?

I remember the moment Steve Jobs scrolled through his music and uttered those magical words – “scrolls like butter” – while illustrating the beauty of the original iPhone.

It’s moments like this that you lived for, as a technology obsessed professional in Silicon Valley. And with Jobs we got to watch the Michael Jordan of technology, courtside, at his best. iPods, iPhones, iPads, the hits kept coming and Jobs made them look great.

So, it’s a pet peeve of mine these days when companies try to rip off Steve Jobs’ launch style. Not Apple’s style because the new PR machinery at Apple leaves a lot to be desired. But what Jobs created, no one else can put together, because it was and will always be classic Jobs.

via The magic left the building with Jobs « Mario Sundar.


Médias Sociaux : Instagram et Twitter, ces nouveaux Mass Media


$-largeLes médias sociaux entre "pipolisation" et monétisation à outrance : ceux qui doutent encore de la fin d’un règne et de la mort définitive du « Web 2.0 », une expression que nous devrions désormais bannir de notre vocabulaire tant elle est éloignée de la réalité, en seront pour leurs frais aujourd’hui.

D’une part, commençons par la nouvelle la plus dure, « Instagram déclare qu’il pourra désormais revendre les photos que vous avez stockées sur son service ». On peut, comme la Tribune de Genève, y voir simplement un échange de données avec Facebook, mais c’est en fait beaucoup plus grave que cela.

Cela veut dire d’une part, que les photos que vous avez prises gratuitement, pourront être revendues au profit de la plate-forme qui les héberge, alors que les termes de cette transaction n’étaient pas connus ni clairs dès le départ. Imaginez par exemple, que Dropbox se mettent à vendre vos fichiers de données, à commencer par votre tableur de comptes familiaux !

fin du cordon de sécurité qui entourait les médias sociaux – photo antimuseum

Cela veut dire également que vous avez été bernés : vous croyiez benoîtement toutes ces années alimenter un service ludique de partage alors qu’en fait, vous étiez un des éléments anonymes faisant partie de la constitution d’une base de données marchande. Ce n’était sans doute pas l’intention originelle, mais l’IPO de mai 2012 s’est vite chargée de changer la donne.

Cela veut dire enfin qu’à terme, vous pourriez être amenés à payer pour avoir utilisé votre propre photo prise par quelqu’un d’autre sur Instagram, où la photo de votre entreprise ou de votre hôtel etc.

Tout ceci, comme le fait remarquer Reginald Braithwaite (cité par Cnet), nous donne l’impression que « vous n’êtes pas les clients d’instagram, vous êtes juste un troupeau qu’on mène à l’abattoir et qu’on vend au plus offrant. »

Le droit des images sur Internet n’est pas innocent. Enfreignez les droits, même sur une minuscule vignette d’une photo qui appartient à Getty Images par exemple, et vous encourrez  – logiquement – une amende, qui pour un particulier, peut se monter à 6000 €. Mon expérience personnelle montre que si les démarches entreprises pour collecter les droits enfreints sont parfois inadaptées au droit français, celles-ci sont néanmoins très strictes et vous risquez de passer un sale quart d’heure au cas où vous ne respectez pas les règles. Sauf que pour Getty Images, vous étiez prévenu dès le départ ; le caractère onéreux et contraignant du service ne faisant pas de doute et s’établissant à juste titre (juste rémunération de photographes professionnels). Idem pour Fotolia qui rémunère les amateurs et les professionnels en toute transparence.

Que faire désormais pour stocker ses photos ?

Même si cela m’attriste un peu, car j’aimais beaucoup Instagram et son côté ludique, pour des raisons morales et le principe, je vais certainement fermer mon compte et continuer à stocker mes photos personnelles sur Flickr ou Picasa, dont la politique de droit est beaucoup plus favorable utilisateurs,… Encore aujourd’hui.

Le jour où cela change, je migrerai toutes ces choses sur les espaces personnels… Comme c’était le cas il y a 10 ans, nous sommes bien à la fin de l’ère du partage et du fameux Web 2.0 ! La messe est dite.

mise à jour 18/12/2012 à 13:48 : Instagram a publié un démenti sur son blog indiquant que sa politique n’avait pas changé ; mais Timo Elliott remarque dans un tweet que cela est un exemple "classique de mauvais marketing : vrai techniquement, mais propre à induire en erreur".

… et Twitter devient un Mass Media

Pour ceux qui veulent encore une preuve de changement, je reçois aujourd’hui une récapitulation de l’année Twitter 2012. Je vous laisse cliquer sur le lien pour découvrir vous-même les tweets les plus importants de l’année. Ma conclusion, c’est que pour lire ou savoir ce que pense Obama après sa réélection ou Justin Bieber, ou Madonna ou Lady Gaga ou n’importe qui de ce genre, je n’ai pas besoin de Twitter.

image

Le défunt « Web 2.0 » nous avait ouvert une fenêtre sur l’avenir, un avenir où quiconque, même avec un auditoire de 3 personnes, pouvait créer son propre médium, son « média social ». Mais à partir du moment où ce même médium devient l’expression du plus grand nombre, qu’il se nivelle par le bas, et qu’on y retrouve exactement la même chose que sur les autres médias, la publicité par l’interruption elle aussi revient en masse et la boucle est bouclée, nous avons créé un nouveau Mass Media… sauf qu’il est peut-être moins efficace que la télévision qui reste un véhicule privilégié est indéniable de la publicité ou avantages renvoient aux travaux de Byron Sharp sur ce sujet).

Nous avions anticipé du changement depuis longtemps avec Hervé Kabla, coauteur avec moi en 2011 de « les médias sociaux expliqués à mon boss », et la prochaine version du livre sur laquelle nous travaillons actuellement ne traitera pas des médias sociaux proprement dits, mais de la communication digitale en général, dans laquelle nous inclurons les médias sociaux qui désormais ont bien perdu leur spécificité et deviennent un outil parmi d’autres.


WeChat : grand bon en avant de Tencent sur le marketing mobile (2/2)


Suite de l’article d’ Alban Fournier (@value2020), expert du Web Marketing chinois qui nous présente une nouvelle application révolutionnaire de Tencent : Wechat. Cet article est l’adaptation d’un billet original écrit par Alban sur son blog en Anglais (lire la version anglaise de cet article) - [pour regrouper les 2 parties de cet article : http://bit.ly/wechataf12

par Alban Fournier

Ce dont vous avez besoin sur votre téléphone portable est dans l’application (MO)

Avant de partager une photo, l’utilisateur préfère parfois utiliser un filtre comme Instagram. Cette fonctionnalité est également incluse dans l’application. Certains utilisateurs aiment tuer le temps. Les fonctions de localisation, «Shake» et «Bottle Drift",  sont amusantes et à essayer. Tencent a une option d’ajouter, par la suite, un lien vers ses jeux sociaux.

L’application est très facile à utiliser, avec des liens nombreux et plusieurs façons d’effectuer une tâche. L’utilisateur peut personnaliser l’application (par  exemple, la taille de la police peut être changée).

[les fonctionnalités offertes par WeChat]

Partout dans l’application, l’utilisateur peut choisir la façon de gérer ses contacts et ses données personnelles. De plus, l’utilisateur peut donner un retour à Tencent.

Une portée mondiale pour un produit international et une audience internationale (GLO)

Aujourd’hui, l’utilisateur dispose d’un choix de 16 langues, dont le chinois, l’anglais, l’espagnol, le japonais et le portugais.

[les langues disponibles]

Grace aux chinois expatriés, l’audience est déjà internationale avec des centaines de milliers d’utilisateurs aux Etats-Unis d’Amérique.

For English, click here

La monétisation du service grâce aux marques

Grâce à la fonctionnalité de « chat », démarrer une  communication ‘one to one » entre l’utilisateur et une marque est ainsi rapide et facile. En opposition aux communications « one to all » comme SinaWeibo ou Twitter, l’utilisateur et la marque sont au même niveau (la marque ne peut pas montrer combien d’utilisateurs suivent les communications de la marque).

Les magasins physiques peuvent améliorer l’expérience en affichant un code QR WeChat lié au compte officiel de la marque. Chaque utilisateur est capable de scanner le code et d’ajouter la marque à ses contacts.

[le Marketing avec WeChat]

Pour la marque, c’est un bon moyen d’ajouter des contacts et de construire une relation avec les acheteurs actuels ou les consommateurs potentiels. WeChat est un outil de Gestion de la Relation Client (CRM) et devrait renforcer la fidélité à la marque. Après l’ajout de la marque à vos contacts, vous pouvez suivre les messages de la marque  et interagir. Nous pouvons nous attendre à voir de nombreux magasins, des entreprises et des marques partager leur QR code WeChat partout. Plus il y de connexions, plus les campagnes marketing deviendront puissantes.

Étant alors connectée à une base de données de clients potentiels et existants, une marque peut cibler des utilisateurs ou des profils spécifiques selon des caractéristiques différentes et spécifiques à l’opération en question. Nous devrions nous attendre à ce que des marques proposent des offres locales et des réductions si vous achetez la suite de la réception de l’incitation (bon de réduction, offre temporaire, etc). Le retour sur investissement (ROI) est clair et que la possibilité de mesurer les résultats devrait être un avantage concurrentiel par rapport aux autres applications ou sites Web.

De nombreuses autres possibilités de commercialisation seront proposés car les versions plus avancées sont susceptibles d’être lancées dans les prochains mois et en 2013. La fonction d’ajout d’une étoile à un contact peut aussi être exploitée de différentes manières.

En Août 2012, la marque de sport Nike a signé un contrat avec l’agence Mindshare pour créer puis  développer un compte WeChat et ainsi mener des campagnes sur l’application.

Il est important pour une marque d’être la première: chaque utilisateur est susceptible d’accepter seulement une poignée de marques dans la fenêtre de chat ou fonction de communication « one to one ».

La bonne stratégie d’expansion de Tencent à l’étranger

Depuis Avril 2012, la version internationale est appelée "WeChat". Il peut s’avérer difficile pour les utilisateurs de deviner que le service est chinois. La stratégie pour WeChat est de personnaliser le produit pour les marchés locaux, plutôt que de simplement traduire le produit dans les langues locales.

[lancement mondial de Wechat en Octobre : une forte empreinte asiatique]

Après des lancements réussis en Thaïlande, au Vietnam, en Inde, en Malaisie, en Indonésie et à Singapour, le service est maintenant commercialisé à Taiwan. Pour Tencent, la Malaisie, par exemple, est un pays neuf et l’entreprise poursuit de cette façon sa croissance hors de Chine. En tenant compte de la croissance actuelle, nous pourrions nous attendre à presque 300 millions d’utilisateurs dans le monde entier à la fin de l’année. Fin septembre, le groupe Tencent a annoncé avoir dépassé 200 millions d’utilisateurs dans le monde.

Conclusion

WeChat est une application puissante avec une dimension internationale pour les marques. Des fonctions supplémentaires sont susceptibles de venir pour le plaisir des utilisateurs et des marques.

[pour regrouper les 2 parties de cet article : http://bit.ly/wechataf12


WeChat : grand bon en avant de Tencent sur le marketing mobile (1/2)


Nous accueillons sur ce blog Alban Fournier (@value2020), expert du Web Marketing chinois qui nous présente une nouvelle application révolutionnaire de Tencent : Wechat. Cet article est l’adaptation d’un billet original écrit par Alban sur son blog en Anglais (lire la version anglaise de cet article) - [pour regrouper les 2 parties de cet article : http://bit.ly/wechataf12

par Alban Fournier

J’en parle sur mon blog personnel depuis quelques mois (VALUE2020, en Anglais) et j’en ai également parlé à la conférence organisé par Mediaaces. L’application WeChat lancée en Chine en 2011 est une application parfaite du concept de SoLoMo (SOcial LOcal MObile). J’estime que le concept devrait aller plus loin et je le rebaptise SOLOMOGLO. La portée mondiale est essentielle pour la richesse des données et les opportunités de marketing mondial.

ceci est la 1ère partie d’un article en 2 épisodes

Une application complète de Tencent

Tencent a lancé en Janvier 2011 Weixin (微 信 soit en Chinois "micro-message" selon Wikipedia), une application mobile gratuite pour la communication instantanée. Weixin prend en charge la communication mobile instantanée avec partage de photos et vidéo, un système de vidéoconférence (« one to one » et en groupe sur le Chat), et bien sûr des messages texte traditionnels (type SMS). Les concurrents sont principalement WhatsApp des États-Unis (lancé en 2009), et Line en provenance du Japon (2011). Weixin de Chine offre plus de fonctionnalités à l’utilisateur que ses concurrents.

Image

Explication d’un succès en Chine

Le succès de Weixin est expliqué par l’intégration de tous les outils de communication de Tencent : la célèbre messagerie instantanée QQ, y compris la plateforme Tencent Weibo. De plus, en comparant avec les services des opérateurs de télécommunications, l’utilisation de l’application est moins chère puisque gratuite pour les utilisateurs.

L’écriture des caractères chinois sur un mobile prend beaucoup de temps, donc la messagerie vocale connait un grand succès et cela explique en partie le taux d’adoption rapide en Chine.

Image

Une interactivité sociale personnalisée et un nouveau type de réseau social (SO)

L’application est très pratique car il y a beaucoup d’utilisations possibles s’adaptant aux différents besoins de l’utilisateur.

L’utilisateur peut connecter à l’application l’ensemble de son répertoire téléphonique ainsi que son compte Facebook ce qui est très puissant. L’ID, le numéro de téléphone et le QR code sont d’autres façons de se connecter avec un autre téléphone.

Avec la fonctionnalité "Moments", l’utilisateur partage des photos avec ses contacts. Ce calendrier est un bon moyen de savoir ce que font ou ont fait vos amis. Vous avez toujours la possibilité de gérer chaque contact (bloquer, voir, étoile …). Vous pouvez aussi collecter une bouteille à la mer virtuelle contenant à l’intérieur un message personnalisé d’un autre utilisateur ou lancer votre propre bouteille à la mer.

Social Features of WeChat

Une bonne façon de relier le monde réel au monde en ligne avec la localisation (LO)

La fonction de localisation permet à l’utilisateur de trouver si un contact ou un autre utilisateur Weixin est à proximité.

Si vous devenez un utilisateur, vous disposez de votre propre QR code qui est un lien vers votre compte WeChat. Les entreprises locales en Chine, comme les magasins, utilisent le QR code WeChat de la même manière que les entreprises communiquent leur page Facebook. Afin de rendre la vie plus facile, l’application comprend un lecteur de QR codes puissant (après essais et comparaison avec d’autres scanners, ce scanner est l’un des meilleurs dans le monde) [pour en  savoir plus sur les fonctions avancées de Wechat sur le blog de Value2020 en Anglais].

à suivre … [pour regrouper les 2 parties de cet article : http://bit.ly/wechataf12


"vendre sur Facebook, c’est complètement nul !" (tribune libre)


exclamation-largeLes pieds dans le plat ! Nous accueillons pour la deuxième fois la tribune libre de Denis Fages dont on peut dire tout de go qu’il ne mâche pas ses mots ; et j’aime bien la façon dont il amène le débat sur des sujets qui sont au cœur des questions des e-commerçants. Je viens à l’instant d’achever la lecture d’une étude réalisée par le SNCD et dont on peut voir un extrait public ici. Dans cette étude, fort bien présentée, réalisée sur un échantillon de 10,934 répondants majeurs représentatifs des “socionautes”, j’y ai appris que “15% des internautes seraient devenus clients d’une marque grâce à un réseau social” et encore que si les achats à travers les réseaux sociaux ne représentent que “3% des socionautes actifs, 27% se déclareraient prêts à s’adonner au s-commerce”. Reste à voir quelle a été la méthodologie de cette étude, mais dans cette attente, peut-on rester totalement sceptique ou peut-on déclarer comme Denis Fages qu’il faut revenir aux fondamentaux ? Il est vrai que les e-commerçants présents au e-commerce 1to1 de Monaco en Mars 2012 étaient entièrement d’accord avec Denis : une boutique sur Facebook, ça ne marche pas. Je penche aussi pour une vision où le commerce social est forcément une expérience intense, liée au véritable commerce, comme je l’ai démontré dans ma présentation au Digital Media Forum. Voilà, le débat est posé, à vos souris ! …

par Denis Fages

Comme tous les "petits" e-commerçants qui travaillent dur pour grossir… je n’avais pas de temps à perdre. Je devais me concentrer sur l’essentiel : Mettre en place tous les ingrédients clés pour parvenir à un bon taux de transformation tout en travaillant constamment ma génération de trafic et en prenant soin de mes clients…

Je n’ai jamais compris l’engouement pour Facebook et la soit disant nécessité de s’y intéresser lorsque l’on fait du e-commerce. Le fait que tant de marketeurs, apparemment brillants et censés, puissent croire à de telles chimères me sidère encore aujourd’hui.

Revenons aux fondamentaux
Google (en référencement naturel ou en AdWords) apporte une véritable révolution marketing. Il permet de toucher un prospect en phase de recherche, le prospect idéal. Mieux, il permet de le toucher au moment ou celui-ci est complètement disposé à accepter de rentrer en contact. Il désire être informé.

[Facebook ou Google ? Quel est le meilleur endroit pour faire du commerce ?]

Ceci fait de Google la première brique idéale d’un processus moderne de marketing basé sur la permission.

Facebook, c’est du divertissement.
Lorsqu’on fait de la publicité sur Facebook, on cherche à détourner la personne qui se divertit pour tenter de lui faire acheter un produit auquel elle n’était pas du tout en train de penser.

Dans le cas de Facebook, c’est de l’intrusion. On tente de détourner l’attention du prospect, comme avec de la publicité traditionnelle. Dans le cas de Google, on accompagne l’intention du prospect, on l’aide dans sa quête.

On ne navigue pas dans les mêmes eaux !
D’ailleurs je suis toujours effaré par les stats sur Facebook… Cela prouve bien l’inutilité de toutes ces dépenses…Nombre de fans, de like… On est loin du CA, de la marge et du ROI d’Adwords… C’est peut être très bien pour Facebook, tous ces "j’aime" inter-facebook. Mais cela ne fait pas de business !

J’ai cependant voulu tester et vérifier si on pouvait vendre, directement ou indirectement sur FB. On a fait une page fan, on a mis des boutons j’aime partout sur les site et dans les Newsletters, on a eu des centaines de fans. On a même synchronisé notre boutique complètement sur facebook ! On pouvait se promener dans notre catalogue de 500 produits (de cafés), remplir son panier et acheter… sans quitter Facebook sauf au moment du paiement… Résultat ? : Des ventes qui se comptent sur les doigts d’une main ! Totalement nul.
L’effort n’est absolument pas proportionnel au résultat.

Recruter des prospects sur Facebook, c’est peut-être jouable pour certaines marques dans le divertissement, mais pour la majorité des entreprises, c’est juste du temps perdu.

Quand à l’animation ou la fidélisation sur Facebook ?

Une amie e-commerçante m’expliquait qu’elle ne faisait pas de Newsletter mais qu’à la place elle communiquait à sa « communauté » sur Facebook. C’est du délire ! Moi je ne veux pas de communauté Facebook, je construis mon fichier client. Il vaut de l’or. C’est la valeur de mon entreprise. Je ne veux surtout pas donner ce trésor à Facebook. Encore une fois, à moins d’avoir comme clients des ados qui n’ouvrent plus d’emails car il ne parle qu’avec facebook, construire une base de données propriétaire de prospects et de clients puis communiquer par email reste la bonne stratégie. Une entreprise doit rester au point cause sur son marketing.

Je veux que mes prospects/clients agissent suite à mes communications de la façon prévue ; que je les incite à venir sur mon site et à acheter. Je ne veux pas qu’ils agissent en cliquant sur j’aime ou en écrivant un commentaire (bon ou pas, ce n’est pas le problème) sur mon entreprise à destination de leurs amis. Cela ne génère aucun profit nia court terme ni sur le long terme. !

Quand est-il de l’importance de l’image et des Relations Publiques ?

Bien sur qu’il faut être présent partout, être visible et communiquer, mais il faut être à la source des communications, pas au point effet. Ce n’est pas en transférant son CRM sur Facebook qu’on contrôle son destin.

Je n’ai rien contre les réseaux sociaux. Personnellement, je préfère que les gens s’amusent, communiquent, contribuent ou “likent” plutôt que de s’abrutir à regarder la télé. Il est clair que le temps passé sur facebook est du temps de loisir pris sur du temps « de télé ». Plutôt que de subir les mauvaises nouvelles des journaux télé et la bêtise généralisée des émissions people en n’ayant qu’une zapette pour être « cause », au moins sur Facebook, Youtube on est pas simplement un spectateur. On est "un peu" cause en commentant, en partageant, en échangeant avec des gens. Mais on est loin, très loin d’être en phase active de recherche pour acheter, comme sur Google.

C’est donc les règles de l’intrusion qui s’appliquent.

User d’astuces, de jeux (plus ou moins racoleurs de préférence), de subterfuges pour parvenir à détourner l’attention des gens afin de leur balancer un message, qu’ils regardent en baillant… pour vote retourner à leur vrai jeu : Lire les gags, créations et commérages de leurs milliers d’amis-d’amis.
Oh c’est sûr, Facebook plait aux publicitaires qui peuvent vendre de la "création" aux marques… Et vendre beaucoup de vent autour et de la nécessité absolue de soigner son image de marque et de l’impact colossal de ses milliers de like et de fans …

J’étais dégouté de voir sur fiverr (au demeurant incroyable) les offres "Je vous fais 1 000 fans pour 5$", "Je vous fais 10 témoignages en vidéo pour 5$", etc. Et vous voudriez que tout ce brouhaha soit réel ? Et vous pensez que ce "business" puisse être ethique, rentable, sain ?

Un vrai pro du marketing, quelqu’un de rompu aux techniques de marketing direct et au bon sens du marketing de la permission ne tombe pas dans ces pièges.

Les sirènes de Google sont tout autres…

Les résultats de pub adwords sur le réseau Google sont en béton : Des ventes et du CA, sonnants et trébuchants. Les multi-ciblages proposés sur le réseau de Display vont très loin et le réseau publicitaire est énorme. Google n’a pas grand chose a envier à Facebook même ce formidable chiffre … « 1 milliard d’inscrits » ! Google pourra surenchérir facilement avec ses 2 milliards « d’accros » qui l’utilisent tous les jours, pour apprendre, trouver, s’informer, chercher, découvrir… pas juste pour s’amuser.

Le jour ou tout le monde fera ses recherches dans Facebook n’est pas arrivé.

Je veux bien que l’on pense que le vent à tourné à ce moment là. En attendant, ami e-commerçant, ami entrepreneur, ami-marketeur, ne perds pas ton temps avec Facebook, deviens plutôt un top professionnel de Google. A la fois en naturel et en Adwords, il y a vraiment des prospects aàattraper, du chiffre d’affaire à encaisser.

C’est diablement plus important que des fans et des “likes” qui ne durent qu’un instant…. Et si tu veux économiser ton temps et énormément d’argent, je t’invite à apprendre à optimiser à fond tes campagnes AdWords… C‘est prioritaire.

image

Denis Fages, ancien e-commerçant, est l’auteur d’un Guide d’optimisation de Google Adwords fort complet, inspiré par le best-seller américain de Perry Marshall. Ce guide est illustré par JWEB, agence spécialiste d’Adwords. Dans ce guide, vous apprendrez en détail comment fonctionne Adwords, les critères de la réussite, on vous donnera des tuyaux pour choisir vos mots-clefs et rédiger des annonces percutantes…


médias sociaux : Page (Google) stigmatise Facebook pour manque d’ouverture


La sélection du jour est…

Cet article de Miguel Helft pour Fortune Tech à propos de la dernière et très attendue apparition de Larry Page, le nouveau et pourtant pas si nouveau patron de Google, dans lequel nombre de sujets sont abordés y compris ses problèmes récents de cordes vocales. Cependant, le passage le plus important de cet article à mon goût est la conclusion dans laquelle Page lâche une attaque non déguisée à destination de Facebook pour manque d’ouverture tout en s’engageant personnellement sur le partage ouvert des données en provenance des médias sociaux. Voilà un article que je ne regrette pas d’avoir lu Larry ! J’en tomberais presque amoureux de Google plus à peu de choses près. Donnez-moi un peu de temps que je retrouve mon vieux mot de passe…

[Facebook – et les autres réseaux sociaux – sont-ils en train de fermer l’Internet ?]

Après un long silence, Larry Page, patron de Google s’exprime

[...] Après avoir loué les efforts de Google de plusieurs années, afin de développer une représentation numérique exacte du monde tel qu’il existe au travers de ses services de cartographie, il [Larry Page] a affirmé que l’entreprise « était presque arrivée au bout de la tâche ». Faisant ensuite référence au lancement raté de l’application cartographique d’Apple, truffée de bogues, il a ajouté : « il est toujours gratifiant de voir que les gens remarquent que vous avez travaillé dur pendant 7 ans ». Facebook vs Google : la bagarre pour le futur du Web. Il a indiqué qu’il était « probable » que Google essairait de rendre son outil de cartographie disponible sur les appareils d’Apple, malgré le manque de contrôle sur son affichage ou sa distribution.

Enfin, montrant du doigt Facebook pour son refus d’ouvrir ses données à des tiers, y compris le moteur de recherche de Google, il a affirmé que c’était quand les données de base étaient partagées entre tous les acteurs que l’Internet fonctionnait le mieux. Faisant référence particulièrement aux données sociales il a ajouté : c’est comme cela que j’aimerais les utiliser à chaque fois que cela nous est possible ».

l’article intégral en Anglais After long silence, Googles Page speaks – Fortune Tech.


"nous sommes à l’aube d’une révolution industrielle" – Dominique Delport ( @domdelport ) – #hubforum


La prophétie de McLuhan s’est révélée a dit Dominique Delport car Facebook a dépassé le milliard d’utilisateurs; même si Havas a fait une étude sur les déconnectés, les potentialités sont énormes. Nous sommes dans un monde nouveau qui profite de ces innovations technologiques. On a vu aussi la vente des smartphones dépasser les ventes des ordinateurs.

image

Quand on parle de mobiles, a rappelé Dominque dans son introduction, il y a 3 réalités à noter:

  • le ‘fremium’ représente les 2/3 de la valeur créée sur le mobile
  • le jeu : on n’a pas fini de parler de gamification
  • enfin, c’est Apple qui a trusté les revenus sur le mobile malgré la disparition de Steve Jobs qui a eu lieu lors de la version 2011 du Hubforum. On peut imaginer qu’Apple prendra sa dîme sur beaucoup de transactions en ligne a-t-il dit

Voici les tendances dégagées par Dominique Delport dans sa courte mais percutante présentation au Hubforum 2012

  1. pub online : elle continue de croître mais plus de façon insolente. Ceci étant, avec 30 milliards de dollars la croissance est encore forte aux US, même si les volumes ne représentent pas plus de 35% du total de la publicité.
  2. La télévision est toujours le média roi” a-t-il précisé. Mais cela ne va pas forcément durer a ajouté Dominique Delport. Le
  3. le mobile : “pour l’instant, la publicité sur mobile est un flop” malgré les annonces répétitives a dit Dominique Delport
  4. 8/10 des applications sur iPad les plus populaires sont des appplications de Presse
  5. La tablette est l’avenir de la Presse : le temps passé à lire la Presse, augmente de 75% (au lit ou devant la télé) lorsqu’on est possesseur de tablette. Chaque tablette permet aussi aux journaux d’élargir leurs audiences.  Sur ces nouveaux supports, il “faut être créatif et il faut commencer à écrire les nouvelles lignes de communication de demain et les agences doivent anticiper ces nouveautés” a annoncé Dominique Delport.
  6. opposer la tv connectée regardée par des consommateurs aux consommateurs connectés qui regardent la TV, “la réalité c’est que les consommateurs sont connectés, pas les téléviseurs” a précisé à juste titre Dominique
  7. comprendre le temps réel : que ce soit dans la communication ou le CRM, nous allons de plus en plus être dirigés par le temps réel et l’ensemble des relations avec les consommateurs vont bénéficier de cette vitesse de communication et d’un feedback immédiat selon le patron d’Havas Digital.  D’ici 2015, la prédiction est qu’1/3 de la pub télé sera aussi achetée sur des places de marché média sur Internet a aussi prédit Dominique.
  8. Dépasser l’effet bulle : malgré les effets de survalorisation capitalistiques, notamment de Facebook, mais nous sommes face à une vague majeure de révision de la communication. En 2000/2001 nous avons eu une énorme surchauffe, mais la survalorisation actuelle, après correction, se stabilisera a dit Dominique Delport. LinkedIn par exemple a montré que le véritable changement était là, et bien plus rentable que Facebook.
  9. “Nous sommes entrés dans une véritable révolution industrielle” a conclu l’expert français du digital et nous serons bientôt capables de produire nous-même notre énergie ou nos objets (au travers du 3D Printing) et nous sommes à l’aube d’une révolution.

Facebook lance un spot intriguant et soporifique


new Facebook advertising campaign

Voici la première publicité du célèbre réseau social. Honnêtement, je m’attendrais à ce genre de pub pour HSBC sauf que la banque Sino-britannique est beaucoup plus originale. Dans un sens, c’est un peu logique ; une banque c’est rébarbatif, donc la pub doit faire sortir du lot, alors peut-être que pour un réseau social ludique la réflexion est inversée ?!

pour quoi faire ?

Au delà du caractère soporifique et déprimant de ce spot, je m’interroge sur son objectif. Faire de la pub traditionnelle pour un média alternatif c’est déjà intéressant. Les marques devront-elles bientôt faire des spots à plusieurs dizaines de millions d’euros pour amener des visiteurs sur leur page Facebook? Renforçant la pression sur les “ROI” et les questions sur l’utilité de certaines dépenses ? Ensuite, en quoi cela améliorera-t-il la situation du réseau social, sous pression de ses investisseurs pour monétiser tout et n’importe quoi, y-compris le droit de publier sur ses propres fans (souvent achetés à prix d’or par les responsables de marque eux-mêmes sous pression pour montrer des résultats sans avoir le temps de faire autre chose que “d’acheter de l’amour”).

Je ne suis pas certain – mais je peux me tromper – que cela permette à Facebook de vendre plus de publicité sur site.  On a un peu le sentiment d’un gâchis car il ne faut pas oublier, malgré les critiques, que Facebook est une remarquable réussite (voir la présentation de Faber Novel ci-dessous) :

Vos avis sont les bienvenus.


faut-il reconsidérer l’utilisation des médias sociaux (surtout Facebook) ?


eye-largeSuite de ma série sur les blogs démarrée il y a quelques jours. Mes confrères membres de Media Aces posent – dans leur débat du lundi – la question de l’avenir des blogs, et apportent des réponses variées à ce sujet. Ceci est la troisième question, les deux pieds dans le plat :

Cette question se pose de façon de plus en plus aiguë. Nombreuses sont les entreprises qui se sont connectées sur Facebook et qui embauchent des équivalents temps plein, ou dépensent du budget en ressources voire en publicité sans souci de proportions, ni de qualité, ni de retour sur quoi que ce soit. Il faut une page Facebook parce que c’est à la mode ! Je me suis toujours, dès le début de la vague de popularité des médias sociaux, insurgé contre cette façon de faire. Si la seule motivation pour aller sur les médias sociaux est la mode, alors il est urgent de ne pas y aller !

brassens-04032012 (10)

[sommes-nous condamnés au cyberbabillage sur Facebook ? photo YAG, cc 2012]

D’ailleurs, de la même façon que Martin Sorrell de WPP, je ne suis pas convaincu du potentiel publicitaire classique (je dis bien classique) de ces nouvelles plates-formes qui sont "des phénomènes sociaux et non pas commerciaux". Trop d’entreprises essaient de plaquer des modèles antérieurs sur de nouveaux outils, poussés en cela par des entreprises nouvelles qui se mettent sur les marchés (à des prix qui permettent qu’on se pose des questions également) et qui donc se trouvent piégées par ces mêmes marchés pour toujours faire plus de volume, donc remettre la publicité de masse, et le marketing de masse, par interruption, même s’il est plus ou moins pseudo ciblé, sur des modèles à l’origine non faits pour cela.

la fin des bisounours du Web 2.0 … et du whuffie factor (hélas)

Les temps pionniers des médias sociaux, initiés par des passionnés empreints d’éthique et de romantisme post consumériste comme Tara Hunt sont hélas bien derrière nous. Tout ceci, me rappelle la folie autour des bannières Internet du début des années 90. On a imaginé beaucoup de choses qui ne se sont pas avérées. L’efficacité des bannières est très mauvaise, leur impact en termes esthétiques et d’interruption est énorme. Et on se retrouve toujours dans cette situation, lorsqu’on les achète, et si l’on omet les nouvelles techniques de ciblage comportemental, où on est toujours aussi déçu par leur peu d’efficacité. De la même façon, les coûts publicitaires sur les médias sociaux sont exorbitants; comparés aux publicités de masse sur les médias de masse, ils ont bien entendu très peu cher, mais ramené à leur propre environnement, de tels ROI publicitaires laissent pantois. Comptez en effet 1€ environ par fan acquis, avec une moyenne plutôt orientée vers 2€ et des extrêmes situés à 7€ par fan (exemples tirés de l’expérience terrain de plusieurs entreprises sur plusieurs campagnes). Cela a un intérêt dans les cas où le caractère local (si possible assorti géolocalisation) est fort ou d’autres dans lesquels les populations de fans (les vrais fans) jouent un rôle moteur comme dans la musique par exemple.

le Pre-commerce

Je crois à un potentiel énorme pour les réseaux sociaux en termes de recommandations de pair à pair, sur la base de bons plans et de couponing (encore une fois assortis de géolocalisation et de localisation) à condition que ce genre de campagnes soit bien positionné. Je croyais également à un énorme potentiel sur les domaines du jeu, Facebook avait d’ailleurs très bien su se positionner sur ce domaine pour lequel il a créé une monnaie virtuelle, mais les changements dans le mode de diffusion de Facebook (timeline) auraient pu avoir un impact négatif sur le développement du jeu dans les réseaux sociaux, bien que cela puisse encore changer rapidement..

en B2B?

Pour le B2B par contre, on peut avancer sans crainte que Facebook n’a pas une importance majeure, si ce n’est celle de permettre aux responsables marketing de se dédouaner vis-à-vis de leur management et d’afficher ainsi une simple présence. D’autres outils sont beaucoup plus appropriés que Facebook au travail en business-to-business, moins chers, moins gourmands en ressources et plus directement liés aux métiers des entreprises.

l’exception qui confirme la règle

Il existe des exceptions, c’est le cas de John Deere et de ses tracteurs par exemple, car dans ce cas précis, il s’agit d’un véritable business de communauté, où les agriculteurs conduisent des tracteurs John Deere de père en fils, avec un sentiment d’appartenance et de reconnaissance fort dans la marque. Il y a donc, certaines marques en B2B qui sont plus appropriées que d’autres pour cela. On peut envisager qu’un fournisseur de produits high-tech peut avoir un besoin impérieux d’avoir une communauté Facebook, surtout si le sentiment d’entraide de communauté au sein de sa clientèle est important. Si ce n’est pas le cas, je conseillerais donc dans le domaine du business-to-business de se focaliser sur les outils les plus importants que sont les blogs (voir ci-dessus) quand ils permettent d’établir et de diffuser l’expertise de l’entreprise, Twitter qui permet le lien entre professionnels (même si en France le développement a tardé, 2012 sera la grande année de Twitter ; voir Twitter envahi par les ados, les influenceurs sur Google+ … ? à ce sujet) et surtout LinkedIn et Viadeo, qui s’imposent véritablement comme les deux piliers incontournables des médias sociaux en business-to-business. Si votre commerce vous oriente également vers les pays germanophones, dans ce cas les circonstances vous imposent de regarder XING, qui reste encore la référence en business-to-business outre-Rhin et en Autriche, même si les profils internationaux ont déjà migré dans LinkedIn.

En résumé

Soit vous êtes capables de faire le lien entre votre métier, vos populations, vos communautés, leur adhésion (ou manque d’adhésion) à la marque, dans ce cas il vous faudra persévérer et vous professionnaliser dans votre implication dans les médias sociaux.

Dans le cas contraire, il ne faut pas aller là où ne sont pas vos clients et donc bien choisir vos canaux.

Enfin, cela me paraît être un conseil de bon sens : si vous n’avez ni les ressources, ni les moyens, ni l’énergie, ni les compétences nécessaires à un investissement sur ces nouveaux médias, je conseille plutôt de vous concentrer sur la vente classique, il n’y a pas de honte à ne pas être sur les médias sociaux, il y a plus de risques à mal s’y comporter.

Et enfin, ne négligez pas votre site Web, il ne faut pas croire que ce format soit passé de mode, il faut au contraire faire évoluer le vôtre; les médias sociaux peuvent contribuer à cette évolution.


Facebook : startup idéale ou fin de la Silicon Valley ?


whuffiedollar_thumb9_thumb

En relisant l’article sur le blog de Media Aces sur le thème de « ce que Facebook a changé dans la vie des entreprises » Je me suis aperçu qu’il fallait gratter un peu et nuancer, car c’est une question éminemment complexe qui va bien au-delà de la simple stigmatisation d’une bulle. Tentative d’éclairage…

le Web 2.0 est mort vive le Web !

D’une part, la mise en bourse de le 18 mai 2012, a signalé – c’est indéniable – la mort de ce que l’on appelait encore quelquefois le « Web 2.0 » du vocable inventé par Tim O’Reilly en 2004, dans un texte fondateur, et qui devait signifier l’avènement d’une nouvelle période du Web, vite renommée « social media » en 2009.

image_thumb3_thumb

En dehors des commentaires moraux, laudateurs ou indignés, devant la frénésie boursière autour de Facebook, d’ailleurs lourdement et rapidement sanctionnée (encore -10 % hier, voir le schéma ci-dessus pris dans Yahoo Finance) on ne peut qu’être d’accord avec cette superbe étude de Faber Novell qui explique pourquoi Facebook doit sa réussite à sa vision, sa qualité d’exécution sa maîtrise technologique, mais aussi et c’est moins évident reconnaître pour les traditionnalistes du Management, à l’excellence de sa gouvernance.

une nouvelle ère : celle de la professionnalisation et de la publicité

Car quoi qu’on dise de la mise en bourse de Facebook, une nouvelle ère est née de la mort de ce Web 2.0, et la césure que nous sommes en train de vivre n’est ni plus ni moins que la répétition de celle que nous avons connue au début des années 2000, après la bulle, lors de laquelle le Web s’est énormément professionnalisé, et le commerce électronique devenu un pilier incontournable du business. De la même façon, les médias sociaux sont en train de tourner la page, celle de l’amateurisme, celle du « tout gratuit », et nous sommes en train de rentrer dans cette affaire où le terme de « média » n’a jamais été aussi justifié. Ce n’est pas comme on a pu hâtivement l’écrire (reconnaissons notre erreur) la fin des médias sociaux, mais au contraire la naissance des médias sociaux professionnels. Jeremiah Owyang a d’ailleurs signalé dans sa présentation la plus récente – en détournant le Cluetrain Manifesto – que pour être vu maintenant il va falloir payer ; c’est donc l’entrée dans une ère plus publicitaire, plus professionnelle aussi, où les enjeux de marque seront de plus en plus importants. Le Web 2.0 a cru tuer la publicité; chassez le naturel …

Et ceci, que la mise en bourse de Facebook soit une réussite ou un échec…

à moins que cela ait tué l’innovation … ?

Mais d’autres comme le vétéran de la Silicon Valley Steve Blank (voir ci-dessous) s’élèvent pour indiquer un autre changement d’ère : celui d’une vallée essentiellement tournée vers l’investissement industriel, à long terme et qui devient aussi la charnière d’un changement au profit de l’investissement à court terme. Quoi que… Facebook a été créé en 2004, et même si sa réussite est remarquablement rapide, cela fait quand même 8 ans, et ils ont eu le temps de faire leurs preuves et de construire le plus grand réseau humain du monde … Et si c’était Fabernovel qui avait raison, et que le monde de l’innovation avait changé pour toujours ?

Sans-titre4


Ne ratez pas la Conférence Media Aces et les Social Media Awards le 14 juin prochain!


Pour sa prochaine édition, la Conférence Media Aces s’associe aux Social Media Awards, organisés par l’ESG Management School et l’Université Paris I Sorbonne. Cet événement aura lieu

le jeudi 14 juin 2012, à partir de 17h,

dans l’Amphi 2A de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne,

131 rue Saint Jacques, 75005 Paris

(Métro: Cluny la Soronne / RER B : Station Luxembourg – Parking rue Soufflot)

Media Aces partenaire des Social Media Awards 2012

Lire la suite


l’Open Graph de Facebook : l’accélérateur du Web


Club Métier SOLOMOCO (SKEMA Business School)Antoine Spadoni a présenté ce matin au club Solomo de Skema Business School à Paris. Il est l’éditeur de SocialShaker qui est une application qui sert 60 millions de fans à aujourd’hui. Le travail de SocialShaker en ce moment est dédié à l’accessibilité des applications Facebook depuis des appareils mobiles.

100_0117Facebook, la plupart des gens le connaissent dans ses actions de partage volontaire, mais ce qui a changé depuis quelque temps déjà, c’est l’interaction avec des pages de marques – qui d’ailleurs viennent elles aussi de changer comme on peut le voir sur celle d’Orange (transparence : dont je suis le directeur du Web). “La révolution, c’est le partage automatique et sans friction” a expliqué Antoine ; “dès qu’on a donné les droits à une application de publier sur votre profil, le partage sera automatique” (comme avec Deezer par exemple, que les clients Orange Internet peuvent coupler avec leur abonnement standard ou fibre).

pas de chance … ça marche surtout sur le desktop

"Le problème c’est que ça marche depuis un desktop, mais 45% des utilisateurs ont un accès mobile à Facebook” précise Antoine Spadoni. Or, désormais, “via le HTML5 sur applis mobiles, il est possible d’accéder à l’Open Graph via un appareil mobile, et tout sera partagé de la même manière”. Voilà une bonne nouvelle qui va permettre enfin de rendre Facebook intelligent sur un mobile … il y avait du travail !

l’exemple de soundcloud … et des éditeurs de jeux

Exemple : Soundcloud : toutes les actions (lire, aimer un morceau, suivre un utilisateur etc.) se publient au travers de la “timeline”, aussi bien sur leur application native, l’application Facebook ou le Facebook pour Desktop.

“Tous les éditeurs de jeux sont notamment en train de faire évoluer leurs applications dans ce sens” a précisé Antoine, montrant ainsi l’importance de cette nouveauté .

Autre exemple de HTML5 : http://www.audiovroom.com/ qui va voir tous les titres écoutés et qui va agréger une radio sociale, partageable avec tous ses amis. L’aboutissement de ce qui fut lancé par l’antique Pandora il y a plus de 6 ans ! (on verra au passage que Visionary Marketing avait vu le vent venir et qu’il porte bien son nom !)

image

les critiques …

Les critiques cependant sont nombreuses, y-compris parmi les observateurs des médias sociaux, qui reprochent à ces systèmes de partage automatique de tuer l’idée de partage puisque le choix en est absent. Trop de partage tue le partage …

The Guardian (parmi d’autres) a cependant su en tirer profit, en passant de 0 à 3.9 million d’utilisateurs actifs en 5 mois grâce à l’Open Graph !

et Antoine de conclure : “C’est vraiment nouveau et c’était inenvisageable il y a à peine 6 mois, de pouvoir intégrer les mécaniques de partage au sein des applications Facebook”.  Comme quoi le petit monde des médias sociaux bouge très vite ; et nous n’avons encore rien vu !


marques sur facebook : plus on like, moins on aime


S’il y a une chose qu’on peut reprocher à Facebook (ou plutôt à ses utilisateurs), c’est d’avoir galvaudé la notion d’amitié. On “like” à tout-va mais le vrai leurre serait de croire que “liker” c’est “aimer”. Dans cette vidéo amusante et fort juste, réalisée pour le compte d’Influencia, Dhöo, artiste performer et consultant, se moque des marques “prêtes à tuer pour acquérir des ‘amis’”. Amusant et fort à propos …


Even facebook's own fans don't talk much about facebook (on facebook)

Reblogué depuis Marketing Science:

One of the questions asked of Dr Karen Nelson-Field's analysis of facebook fans engagement with their brands on facebook is whether the result is simply due to slack social marketing by the brands in question.

Given that Karen analysed the 200 brands with the most facebook fans it seems a bit of a stretch to say that these brands "don't understand facebook".

Lire la suite… 77 mots de plus

Juste avant la publication sur ce blog d'un article en 2 parties sur le livre de Byron Sharp "brand that grow", je reblogue un de ses liens vers une étude démontrant la très faible interaction des marques sur Facebook, y-compris sur leur propre page. Une conclusion souvent débattue sur ce blog où j'insiste sur l'effet de "cyberbabillage" rencontré sur la célèbre plateforme de médias sociaux. Chris Brogan semble me donner raison en prédisant un futur pour une myriade de plateformes sociales plus ciblées et plus humaines. 

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 2 207 followers

%d bloggers like this: