[troisième et dernière partie du guide de l'optimisation de référence pour les responsables marketing - cet article est la traduction d'un article originellement publié en Anglais] 
10 étapes pour améliorer votre référencement efficacement et simplement (suite)
Cette présentation inclut une planche PowerPoint résumant notre démarche pour les responsable marketing (voir la fin de l’article)
étape 6 : les mots-clés derrière les images (Internet par exemple)
Les étiquettes d’images (alternate tags en Anglais) sont ces petits pop-ups qui apparaissent lorsque vous passez votre souris au-dessus d’une image. Votre référencement s’améliorera grandement si vous vous assurez que les images ont toute une étiquette, pertinente de vos mots-clés et de vos contenus. Vous pouvez également sauvegarder les images avec des mots-clés dans leur nom de fichier. Les noms de fichiers images sont également des URL (Unique Resource Location, les images sont des URL, comme les textes, les sons et les vidéos etc.) car ils sont indexés dans les moteurs de recherche aussi.
étape 7 : mettez des liens sur ces mots-clés
Voici une étape souvent omise et pourtant c’est un des plus importants accélérateurs de référencement. Les moteurs de recherche aiment les mots-clés qui se trouvent dans des liens aussi il faut éviter à tout prix de nommer vos liens « cliquer ici » ou « lire la suite » etc. Au contraire, vos liens devraient systématiquement être explicités au travers de l’usage de vos mots-clés en bon français. « Télécharger le fichier » devrait être remplacé par « télécharger le rapport sur la sécurité informatique en Amérique » par exemple.
étape 8 : soumission aux moteurs de recherche
Lorsque je travaille avec des responsables produits, je me rends compte que j’arrive souvent à capter leur attention jusqu’au point numéro 7 puis qu’ils pensent que cela s’arrête là ! Hélas non, c’est juste le point de départ. Ne vous arrêtez pas là en attendant les miracles, passez à l’étape suivante, qui consiste à signaler aux moteurs de recherche (notez le pluriel !) que votre page a été modifiée et qu’il est temps de relancer l’indexation. On appelle cette étape, la soumission aux moteurs de recherche. Google, c’est bien, mais ça ne suffit pas non plus. D’une part, la part de marché de Google aux États-Unis est bien plus faible qu’en Europe. Si vos produits sont internationaux … Paradoxalement, Bing a réalisé une percée plus forte outre-Atlantique que chez nous (65 % contre 85 à 90 %, source: les statistiques d’orange-business.com). En outre, en soumettant votre page de votre site à plus d’un moteur de recherche et aux annuaires, même les moins utilisés, vous rendrez possible la création de liens avec votre site, ce qui améliorera naturellement le référencement par ce critère (C.Q.F.D.)
étape 9 : passer l’overdrive avec les médias sociaux (alias Web 2.0)
Optimiser un site statique (HTML) est une action longue et complexe. Ne croyez pas aux miracles. Les spécialistes de référencement nous vous garantiront jamais un référencement dans le temps d’ailleurs. Ceci à part, un référencement de site peut prendre de 6 à 12 mois pour être efficace. Référencer un blog par contre, peut prendre très peu de temps (15 jours si vous êtes doués). Si votre ciblage (étape 1) est bon, référencer un article via un blog établi peut parfois prendre moins d’1 heure (si vous êtes très bien positionné). Il faut donc savoir jouer la synergie entre Web et Web 2.0, en prenant en compte le fait que :
- un site Web se référence dans la durée mais le référencement est pérenne ;
- un blog se référence très rapidement mais de façon éphémère ;
- les médias sociaux impliquent un référencement ultrarapide mais Ultra éphémère.
Ceci étant, éviter les faux blogs (flogs) à tout prix sauf si vous voulez être référencés pour avoir enfreint les règles des médias sociaux.
étape 10 : recommencer
Il faut apprendre à donner du temps au temps. Tout ce travail ne s’arrête pas là. D’une part, les résultats ne sont pas obtenus instantanément comme nous l’avons déjà souligné. D’autre part, la persévérance nous permettra d’affiner votre référencement au fur et à mesure en corrigeant vos erreurs. Cette tâche est énorme, mais le gros avantage des grands entreprises est que le responsable Web peut former chaque marketing manager afin de s’approprier cette méthodologie et de répartir l’effort. Les PME auront certainement un peu plus de travail, mais d’un autre côté si elles sont plus petites, il y a de fortes chances aussi pour qu’elles aient moins de produits.
en conclusion 
Le référencement est une matière très importante mais rien ne sert de s’obnubiler. Et mieux vaut se rendre à l’évidence : il s’agit d’une affaire de spécialistes. Cependant, chaque responsable marketing peut prendre la mesure – grâce à ce kit pratique – de ce qui peut être fait à son niveau et participer ainsi de l’effort collectif. Ce guide n’a de sens que si vous le mettez en œuvre vous même ; lire ne suffit pas, il faut pratiquer. De plus, il faut mettre en garde contre les miracles. Ceci n’existe pas. Les balises META, par exemple, ne sont pas une panacée. De même le rang n°1 dans les requêtes est souvent un objectif inatteignable si vous n’avez pas respecté les étapes recommandées ici et notamment l’étape 1 de définition des mots clés cible (encore un point sur lequel un professionnel du référencement ne s’engagera pas, c’est un signe qui ne trompe pas). Ma recommandation aux responsables marketing est de ne pas – comme je le vois trop souvent hélas – se préoccuper trop de technique Web que de toute façon ils ne maîtrisent pas et de laisser celle-ci aux spécialistes. Par contre, de se focaliser sur ce qu’ils doivent savoir faire le mieux, c’est-à-dire décrire et écrire sur leurs produits, être didactique, expliquer l’usage, parler le langage de ses clients et de son écosystème. Ceci en soi – comme je l’ai montré ci-dessus – est suffisant pour améliorer le référencement de vos sites Web et de leurs catalogues produits. Une bonne description produit se référencera facilement, et quasiment sans effort. À vos stylos, à vos souris !
Quelques outils simples que je recommande :
1) Google Trends et Google Insights pour vérifier la popularité des recherches sur Google
2) Google (Adwords) Keyword Tools en Anglais et son équivalent (générateur de mots-clefs Google) en Français vous aidera à vérifier la popularité d’un mot-clef dans les moindres détails et vous permettra de définir ou de demander aux marketing managers de définir eux-mêmes leurs niches de référencement
3) WebCEO, un outil complet et bon marché, utilisé par beaucoup de grandes marques
4) Page ranking , un outil désormais un peu désuet mais qui pourra sans doute un jour revenir à la mode Présentation en 1 planche pour résumer la démarche, l’expliquer à vos marketing managers et l’appliquer
note importante : nous rappelons que ceci n’est pas destiné à être un guide exhaustif du référencement. Toutes les étapes décrites ci-après ont été volontairement simplifiées de façon à aider les responsables marketing, sans pour autant les transformer en experts de l’informatique. La méthode décrite ici pourrait certainement être critiquée pour n’être pas assez scientifique par les experts du référencement professionnel ; c’est volontaire. Ce qui a guidé cette démarche est le pragmatisme et le fait que sur le terrain, cette méthode a montré des résultats, dans la durée.