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Retour de Yahoo! sur fond de guerre économique entre géants de la nouvelle économie


Le week-end n’a pas été très favorable aux vacanciers de la Pentecôte, mais comme ceux-ci s’ennuyaient ferme, ils purent lire leur journal et s’apercevoir que Yahoo! était passé à l’offensive en proposant ed racheter Tumblr et en musclant, ce matin-même, Flickr. C’est le retour du Freemium. Accrochez-vos ceintures et comptez les milliards !

C’est officiel depuis ce matin. Si, comme moi (cf. mon compte ici), vous avez un compte Flickr, le service de partage de photos préféré des photographes, vous êtes un utilisateur heureux, et vous allez pouvoir ranger votre carte bancaire : Flickr passe au tout gratuit.

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Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiig data

Le changement est spectaculaire, car le stockage y devient quasiment illimité (soit environ 537,731 d’une résolution moyenne de 6.5 megapixels) : “les autres mesures en gigabytes, Flickr vous en donne 1000 fois plus. Un plein terrabyte. Gratuitement” tel est le message. Et moi qui venait de renouveler ma carte bancaire pour Flickr le mois dernier et pour Google Storage hier ! On peut s’attendre à des alignements de “prix” vers le bas.

Changement de cible

Il s’agit aussi et surtout d’un changement de cible : alors que Flickr se spécialisait, en se focalisant sur les photographes et les partages plutôt haut de gamme, il se prémunissait aussi, par un modèle payant des partages bas de gamme (photos mobiles, filtres préfabriqués Instagram) et les conséquences en trafic étaient prévisibles. On les voit nettement dans ce graphique (non certifié) de Alexa.com, qui indique et confirme la tendance. Elle n’est pas bonne.

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Yahoo! va donc recentrer son système de photos vers le mobile (la métrique est de 6.5 megapixels, un appareil haut de gamme, oscille entre 16 et 34 megapixels), et se détourner des amateurs de la photo qui risquent d’aller chercher un service plus stable … ou se contenter de Flickr mais en cessant de le payer ; car Yahoo! vous le propose : repassez au gratuit et la seule chose que vous perdez sont … les statistiques et les publicités.

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Retour de la nouvelle économie : “le chiffre d’affaires vaut-il 1 milliards €”

C’est le retour de la bonne vieille “nouvelle économie”, et des questions idoines. Quand Yahoo! propose de racheter Tumblr pour 1 milliard de $, la question fuse “une entreprise d’à peine 150 personnes qui fait peu ou pas de chiffre d’affaires vaut-elle aussi cher” demandait en substance un journaliste de France Info ce week-end.

Ce qu’il manquera toujours à Yahoo! cependant, c’est un véritable réseau social à la Google+ ou Facebook. Doit-on s’attendre à un nouveau rachat (les restes fumants de Myspace, juste relooké pour l’occasion ?) à coup de milliards ? ou à la création d’un nouveau (bâillement !) réseau social ? En tout cas, rassurez-vous et prémunissez-vous des analyses à l’emporte pièce, Yahoo! est encore très très riche, car il dispose encore de beaucoup de parts de Alibaba, le géant chinois du e-commerce, part évaluée par Forbes à l’équivalent de la capitalisation boursière de Yahoo! elle-même.

Yahoo! peut donc encore se permettre des erreurs et des achats à coups de milliards.

La guerre économique des géants

L’enjeu va bien au-delà des intérêts et des passions de collaboration des photographes amateurs qui ont pourtant fait l succès de Flickr (admirez le talent de photographes comme Mike Mike Milkshakes par exemple). Certes, les snobs de l’appareil photo – dont je fais probablement partie – iront probablement se réfugier sur Behance, le nouveau service ouvert par Adobe (voir ci-dessous).

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Behance.net, le nouveau bébé d’Adobe, futur refuge des amateurs de photos ?

Mais l’enjeu pour Yahoo! est ailleurs, il est de rester dans la course, voire de recommencer à la mener, course qui implique les 2 autres géants du Web : Google (avec Drive, que Google a fusionné avec Picasa et Google+), Facebook (et Instagram).

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Les “nouveaux” tarifs de Google Drive vont sans doute être revus à la baisse

Une fuite en avant … la Police suit de près

Tout ceci donne le goût d’une fuite en avant, à un moment où le Web social s’essouffle, mûrit et, logiquement, la bataille se déplace sur le prix, sans cesse plus bas du stockage en ligne ; on se demande même si on ne va pas vous donner de l’argent pour stocker vos données ! (peut-être une idée de start-up ? après tout, c’est l’utilisateur qui crée le contenu, pourquoi n’est-il pas rémunéré, et autrement que par les clopinettes habituelles, si c’est lui qui génère la valeur ?)

Il est encore tôt pour dire si ces gesticulations de Yahoo! seront suffisantes pour lui redonner sa position perdue de la fin des années 90, mise à mal par Google (que Yahoo! rappelons-le, a refusé d’acheter en son temps, cf. l’anecdote narrée par Scott Berkun dans son livre sur les mythes de l’innovation).

L’enjeu est plus que jamais sur les audiences, et l’inflation à la baisse pour les attirer n’a jamais été aussi incroyable. Mais tous ces sacrifices financiers mènent aussi à l’optimisation fiscale qui commence à irriter sérieusement les gouvernements, pas seulement français, comme ici au Royaume Uni, et c’est nouveau, même aux Etats Unis (en commençant par Apple).

à suivre …


3 recettes et 1 conseil pour vivre de son blog en 2013


Non, les blogs ne sont décidément pas morts !

3 recettes et un conseil pour vivre de son blog en 2013À la suite d’un article à succès écrit à la fin de l’année dernière qui montrait que les blogs n’étaient pas morts mais qu’ils subissaient une forte transformation, voici une autre interview enregistrée toujours lors de la dernière édition du Web2connect 2012, dans laquelle j’ai interviewé Aurélien Amacker. Celui-ci m’a expliqué comment il avait transformé sa passion en métier. Aurélien est même allé un cran plus loin, en joignant l’utile à l’agréable, en monétisant son blog, afin d’assouvir sa passion pour les voyages autour du monde. On verra également que cette interview mène à une autre question brûlante en ce jour de polémique autour de la Net neutralité, quant aux modèles économiques du monde numérique, et notamment des blogs.

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[Aurélien Amacker : 2A Editions]

Aurélien est un blogueur et un globe-trotter. Après 2 ans passés en Australie, comme beaucoup de jeunes aujourd’hui qui cherchent à découvrir le monde nouveau des antipodes, il « ne savai[t] pas quoi faire », mais il avait une bonne idée de ce qu’il ne voulait pas faire : « je ne voulais pas d’un boulot ennuyeux à la Défense ! » quoique, je puisse témoigner, on peut aussi avoir un boulot passionnant la défense comme ce fut le cas chez Capgemini pendant 3 ans. C’est là qu’Aurélien a découvert que certains blogueurs arriver à monétiser, en France, leurs blogs jusqu’à 500 à 1000 € par mois et par plateforme.

imageAurélien avait bien un « petit blog » sur le développement personnel que « personne ne lisait » et il a décidé que cela ne durerait pas. Il avait enfin trouvé ce qu’il voulait faire ce qui lui permettait de passer à l’étape suivante et d’essayer de gagner 1000 € par mois avec son blog « pour partir voyager, car c’est ce que j’aime » précise-t-il.

du blog à l’entreprenariat

Au bout de 6 mois, il a en effet atteint cette barre de 1000 € par mois, « avec des hauts et des bas » a-t-il ajouté. C’est ce qui lui a permis de voyager et aussi de capter l’attention de la blogosphère, ce qui arrive encore aujourd’hui ici même. Des blogueurs sont donc venus lui demander comment il faisait, et c’est ce qui lui a donné l’idée de concevoir une formation marketing afin d’expliquer aux autres comment vivre également de leur blog.

La formation d’Aurélien a deux types de publics : des particuliers qui veulent se faire de l’argent de poche, ce qui est bien utile en ces temps difficiles, mais aussi des entrepreneurs en solo des coaches et des consultants…

3 méthodes pour gagner de l’argent avec son blog

1. Google AdSense : il s’agit de l’affichage de bannières et de liens sponsorisés sur son propre support, à l’inverse de Adwords qui consiste à faire l’inverse (bien que je me sois trompé dans l’interview, mais nul n’est à l’abri d’une erreur !) Cette méthode est selon Aurélien, plus adaptée aux blogs qui font beaucoup de trafic, « mais il existe d’autres méthodes » selon lui. Ceci étant, c’est cette forme de monétisation qui a montré sa fragilité en la fin de semaine dernière ;

2. les articles sponsorisés : il s’agit d’écrire un article de blog pour analyser/tester/critiquer un produit. Cette méthode permet de gagner de 250 à 300 € hors taxes par mois, mais « il ne faut pas en abuser » précise Aurélien dans l’interview. En effet, il faut éviter d’en faire plus de 1 à 2 par mois, au risque de faire diminuer l’intérêt pour son blog et de décourager les lecteurs qui pourraient croire que celui-ci devient un espace publicitaire. Par ailleurs, un billet sponsorisé demande également un certain doigté car il faut « apporter de la valeur ajoutée sincère et unique » précise Aurélien Amacker. « On peut même aller jusqu’à critiquer intelligemment un produit » ajoute-t-il car « les marques sont en général compréhensives » même s’il est plus honnête de dire que toutes les marques ne prennent pas la critique avec le même sens de l’humour. Dans tous les cas nous rappelons ici les règles indispensables de la transparence qui oblige un blogueur, d’un point de vue légal et éthique à déclarer explicitement et en exergue qu’un billet est sponsorisé par une marque ;

3. la vente de liens : celle-ci permet de générer environ 100 € par mois, même si c’est une méthode plus critiquable. Elle est surtout « mal vue par Google » précise Aurélien, « même si peu de blogs sont pénalisés » ajoute-t-il.

sortir du modèle tout publicitaire

La combinaison de ces 3 méthodes permet selon Aurélien d’arriver à la somme indiquée de 500 à 1000 € par mois (hors taxes et hors impôt).

Mais il existe encore d’autres moyens non forcément liés au trafic, qui passent par la création de produits d’information spécialisés, qu’on peut aisément raffiner en demandant à ses abonnés (via une bonne vieille newsletter) de préciser leurs centres d’intérêt. Comme le fait justement remarquer Aurélien, « il faut sortir du modèle tout publicitaire ; ceci permet de générer de 10 à 100 fois plus de revenus ». Un conseil particulièrement salutaire, en ces temps difficiles pour les sites qui tiennent compte uniquement des ressources publicitaires, même si cet argument est à nuancer comme l’indique à juste titre notre ami et confrère Eric Dupin.

l’interview

avec mes excuses pour la mauvaise qualité du son …

Aurélien Amacker dévoile ses secrets pour gagner sa vie avec son blog

"vendre sur Facebook, c’est complètement nul !" (tribune libre)


exclamation-largeLes pieds dans le plat ! Nous accueillons pour la deuxième fois la tribune libre de Denis Fages dont on peut dire tout de go qu’il ne mâche pas ses mots ; et j’aime bien la façon dont il amène le débat sur des sujets qui sont au cœur des questions des e-commerçants. Je viens à l’instant d’achever la lecture d’une étude réalisée par le SNCD et dont on peut voir un extrait public ici. Dans cette étude, fort bien présentée, réalisée sur un échantillon de 10,934 répondants majeurs représentatifs des “socionautes”, j’y ai appris que “15% des internautes seraient devenus clients d’une marque grâce à un réseau social” et encore que si les achats à travers les réseaux sociaux ne représentent que “3% des socionautes actifs, 27% se déclareraient prêts à s’adonner au s-commerce”. Reste à voir quelle a été la méthodologie de cette étude, mais dans cette attente, peut-on rester totalement sceptique ou peut-on déclarer comme Denis Fages qu’il faut revenir aux fondamentaux ? Il est vrai que les e-commerçants présents au e-commerce 1to1 de Monaco en Mars 2012 étaient entièrement d’accord avec Denis : une boutique sur Facebook, ça ne marche pas. Je penche aussi pour une vision où le commerce social est forcément une expérience intense, liée au véritable commerce, comme je l’ai démontré dans ma présentation au Digital Media Forum. Voilà, le débat est posé, à vos souris ! …

par Denis Fages

Comme tous les "petits" e-commerçants qui travaillent dur pour grossir… je n’avais pas de temps à perdre. Je devais me concentrer sur l’essentiel : Mettre en place tous les ingrédients clés pour parvenir à un bon taux de transformation tout en travaillant constamment ma génération de trafic et en prenant soin de mes clients…

Je n’ai jamais compris l’engouement pour Facebook et la soit disant nécessité de s’y intéresser lorsque l’on fait du e-commerce. Le fait que tant de marketeurs, apparemment brillants et censés, puissent croire à de telles chimères me sidère encore aujourd’hui.

Revenons aux fondamentaux
Google (en référencement naturel ou en AdWords) apporte une véritable révolution marketing. Il permet de toucher un prospect en phase de recherche, le prospect idéal. Mieux, il permet de le toucher au moment ou celui-ci est complètement disposé à accepter de rentrer en contact. Il désire être informé.

[Facebook ou Google ? Quel est le meilleur endroit pour faire du commerce ?]

Ceci fait de Google la première brique idéale d’un processus moderne de marketing basé sur la permission.

Facebook, c’est du divertissement.
Lorsqu’on fait de la publicité sur Facebook, on cherche à détourner la personne qui se divertit pour tenter de lui faire acheter un produit auquel elle n’était pas du tout en train de penser.

Dans le cas de Facebook, c’est de l’intrusion. On tente de détourner l’attention du prospect, comme avec de la publicité traditionnelle. Dans le cas de Google, on accompagne l’intention du prospect, on l’aide dans sa quête.

On ne navigue pas dans les mêmes eaux !
D’ailleurs je suis toujours effaré par les stats sur Facebook… Cela prouve bien l’inutilité de toutes ces dépenses…Nombre de fans, de like… On est loin du CA, de la marge et du ROI d’Adwords… C’est peut être très bien pour Facebook, tous ces "j’aime" inter-facebook. Mais cela ne fait pas de business !

J’ai cependant voulu tester et vérifier si on pouvait vendre, directement ou indirectement sur FB. On a fait une page fan, on a mis des boutons j’aime partout sur les site et dans les Newsletters, on a eu des centaines de fans. On a même synchronisé notre boutique complètement sur facebook ! On pouvait se promener dans notre catalogue de 500 produits (de cafés), remplir son panier et acheter… sans quitter Facebook sauf au moment du paiement… Résultat ? : Des ventes qui se comptent sur les doigts d’une main ! Totalement nul.
L’effort n’est absolument pas proportionnel au résultat.

Recruter des prospects sur Facebook, c’est peut-être jouable pour certaines marques dans le divertissement, mais pour la majorité des entreprises, c’est juste du temps perdu.

Quand à l’animation ou la fidélisation sur Facebook ?

Une amie e-commerçante m’expliquait qu’elle ne faisait pas de Newsletter mais qu’à la place elle communiquait à sa « communauté » sur Facebook. C’est du délire ! Moi je ne veux pas de communauté Facebook, je construis mon fichier client. Il vaut de l’or. C’est la valeur de mon entreprise. Je ne veux surtout pas donner ce trésor à Facebook. Encore une fois, à moins d’avoir comme clients des ados qui n’ouvrent plus d’emails car il ne parle qu’avec facebook, construire une base de données propriétaire de prospects et de clients puis communiquer par email reste la bonne stratégie. Une entreprise doit rester au point cause sur son marketing.

Je veux que mes prospects/clients agissent suite à mes communications de la façon prévue ; que je les incite à venir sur mon site et à acheter. Je ne veux pas qu’ils agissent en cliquant sur j’aime ou en écrivant un commentaire (bon ou pas, ce n’est pas le problème) sur mon entreprise à destination de leurs amis. Cela ne génère aucun profit nia court terme ni sur le long terme. !

Quand est-il de l’importance de l’image et des Relations Publiques ?

Bien sur qu’il faut être présent partout, être visible et communiquer, mais il faut être à la source des communications, pas au point effet. Ce n’est pas en transférant son CRM sur Facebook qu’on contrôle son destin.

Je n’ai rien contre les réseaux sociaux. Personnellement, je préfère que les gens s’amusent, communiquent, contribuent ou “likent” plutôt que de s’abrutir à regarder la télé. Il est clair que le temps passé sur facebook est du temps de loisir pris sur du temps « de télé ». Plutôt que de subir les mauvaises nouvelles des journaux télé et la bêtise généralisée des émissions people en n’ayant qu’une zapette pour être « cause », au moins sur Facebook, Youtube on est pas simplement un spectateur. On est "un peu" cause en commentant, en partageant, en échangeant avec des gens. Mais on est loin, très loin d’être en phase active de recherche pour acheter, comme sur Google.

C’est donc les règles de l’intrusion qui s’appliquent.

User d’astuces, de jeux (plus ou moins racoleurs de préférence), de subterfuges pour parvenir à détourner l’attention des gens afin de leur balancer un message, qu’ils regardent en baillant… pour vote retourner à leur vrai jeu : Lire les gags, créations et commérages de leurs milliers d’amis-d’amis.
Oh c’est sûr, Facebook plait aux publicitaires qui peuvent vendre de la "création" aux marques… Et vendre beaucoup de vent autour et de la nécessité absolue de soigner son image de marque et de l’impact colossal de ses milliers de like et de fans …

J’étais dégouté de voir sur fiverr (au demeurant incroyable) les offres "Je vous fais 1 000 fans pour 5$", "Je vous fais 10 témoignages en vidéo pour 5$", etc. Et vous voudriez que tout ce brouhaha soit réel ? Et vous pensez que ce "business" puisse être ethique, rentable, sain ?

Un vrai pro du marketing, quelqu’un de rompu aux techniques de marketing direct et au bon sens du marketing de la permission ne tombe pas dans ces pièges.

Les sirènes de Google sont tout autres…

Les résultats de pub adwords sur le réseau Google sont en béton : Des ventes et du CA, sonnants et trébuchants. Les multi-ciblages proposés sur le réseau de Display vont très loin et le réseau publicitaire est énorme. Google n’a pas grand chose a envier à Facebook même ce formidable chiffre … « 1 milliard d’inscrits » ! Google pourra surenchérir facilement avec ses 2 milliards « d’accros » qui l’utilisent tous les jours, pour apprendre, trouver, s’informer, chercher, découvrir… pas juste pour s’amuser.

Le jour ou tout le monde fera ses recherches dans Facebook n’est pas arrivé.

Je veux bien que l’on pense que le vent à tourné à ce moment là. En attendant, ami e-commerçant, ami entrepreneur, ami-marketeur, ne perds pas ton temps avec Facebook, deviens plutôt un top professionnel de Google. A la fois en naturel et en Adwords, il y a vraiment des prospects aàattraper, du chiffre d’affaire à encaisser.

C’est diablement plus important que des fans et des “likes” qui ne durent qu’un instant…. Et si tu veux économiser ton temps et énormément d’argent, je t’invite à apprendre à optimiser à fond tes campagnes AdWords… C‘est prioritaire.

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Denis Fages, ancien e-commerçant, est l’auteur d’un Guide d’optimisation de Google Adwords fort complet, inspiré par le best-seller américain de Perry Marshall. Ce guide est illustré par JWEB, agence spécialiste d’Adwords. Dans ce guide, vous apprendrez en détail comment fonctionne Adwords, les critères de la réussite, on vous donnera des tuyaux pour choisir vos mots-clefs et rédiger des annonces percutantes…


Adwords : comment les marketeurs engraissent Google (tribune libre)


Google est-il devenu un grand méchant loup ?

$-largeEn acceptant d’accueillir la tribune libre de Denis Fages, auteur d’un guide fort bien fait sur les Adwords, plein de questions se sont bousculées dans ma tête. Moi qui suis un fan de la première heure de la start-up de Larry Page et Sergueï Brin, qui refuse d’utiliser un autre navigateur que Chrome, qui suis un utilisateur intensif payant de Picasa et qui utilise aussi Google pour des raisons professionnelles… ai-je le droit de critiquer la firme de Mountain View ? Est-ce bien raisonnable ? C’est qu’aujourd’hui, soit 15 ans après son lancement, le Petit Poucet est devenu un géant, que d’aucuns aimeraient voir décrit comme… un ogre. Je ne suis pas un adepte de la théorie du complot, mais force est de reconnaître que la start-up est devenue l’égale de Microsoft (voir ici une comparaison des deux capitalisations boursières), et attire donc le même genre de critiques. Hors de cette question de savoir si on aime ou déteste Google dans sa configuration de multinationale toute puissante, et mis à part les hoquets de la Bourse que je me garderais bien d’ériger en règle, remarquons toutefois que le nouveau géant a la force de ses faiblesses. Le modèle économique de Google, uniquement basé sur la publicité et son moteur de recherche, est ce qui fait son point fort … et son talon d’Achille (ce qui fait dire à Georges Nahon que Google comme Facebook sera "Yahooé !". Au-delà de cela, ce qui m’interpelle, c’est le comportement regrettable et critiquable de trop de marketeurs. S’il y a problème, décrit ici par Denis Fages avec beaucoup d’à-propos, c’est sans doute plus le fait des clients du célèbre moteur de recherche/publicité, que celui d’une quelconque volonté de nuire ou d’hégémonie malsaine. Place au point de vue, très incisif et pertinent, de Denis Fages, et si vous le désirez, au débat :

Adwords : comment les marketeurs engraissent Google (tribune libre)

une tribune libre par Denis Fages

Quelques faits à méditer pour commencer :

  • plus de 95% du CA de Google provient d’Adwords, soit plus de 40 milliards de $ (source webrankinfo)
  • 3% seulement des annonceurs sur Adwords récoltent plus de 50% du trafic
  • plus de 50% des comptes Adwords tourneraient tout seuls, sans que quiconque vienne y toucher pour les optimiser pendant plusieurs mois (source www.PerryMarshall.com)
Google Adwords : une spirale infernale ?

Google Adwords : une spirale infernale ?

Ceci est une introduction au gâchis général qui a lieu au profit de Google. D’ordinaire, plus les annonceurs sont gros, moins la direction suit de près les dépenses publicitaires et leur optimisation. Inversement, dans une TPE et particulièrement chez les e-commerçants (c’était mon cas durant 6 ans), optimiser Adwords est une nécessité. Lorsqu’on vérifie le retour sur investissement de chaque euro dépensé, on optimise véritablement ses dépenses. Et si on n’est pas suffisamment professionnel, la seule alternative est de couper la campagne Adwords.

Les agences web ont bénéficié et profité trop longtemps de l’ignorance de leurs clients concernant Adwords et le web marketing en général mais aussi de la facilité à obtenir du trafic à bon prix sur Adwords au départ. Ceci a duré une bonne décennie. Mais les temps doivent changer. Le gaspillage est trop préjudiciable dans des temps de crise comme le notre et il est trop souvent insoupçonné.

La concurrence est devenue plus forte sur Adwords en France. L’ingénieux système d’enchères de Google, heureusement mixé à de la pertinence, a fait monter les prix du clic d’une façon colossale, au profit de Google.

La technicité requise pour gérer Adwords correctement est telle que très peu de comptes sont véritablement optimisés. Il faut savoir qu’il est extrêmement courant, par exemple, d’acheter par facilité un clic en "requête large" alors qu’il aurait pu être acheté bien moins cher en "requête exacte".

comment se faire avoir facilement : explications

Explications (simplifiées) pour ceux qui ne connaissent pas le sujet : Vous décidez de faire apparaître votre pub sur Google pour toute requête tapée par un internaute qui contient le mot "café" car vous vendez du café… Cela peut sembler de prime abord pas stupide… C’est une requête "large", qui ratisse large et qui va donc s’afficher pour toute requête comprenant le mot café comme "café de flore", "café pédagogique", "café de la gare"… Ce qui est totalement hors sujet. C’est donc en fait très stupide. Ou plutôt, c’est vraiment du gaspillage pour de nombreuses raisons que je ne peux pas détailler dans cette introduction.

ce qu’il fallait faire 

Vous devez donc plutôt prévoir de miser sur des requêtes plus longues, exactes et précises. Elles cibleront un public beaucoup plus enclin à acheter du café comme : "café en grains" "café moulu bio", "café éthiopie pas cher"…

Dans le premier cas, vous risquez de payer le clic pour une requête large 1€ ou plus alors que les clics pour une requête longue et précise "Achat café grain grand cru" sera 2 à 3 fois moins chère, à 0,40€ et amèneront un taux de transformation sur votre site jusqu’à 10 fois meilleur.

C’est sur, cela demande plus de travail, mais surtout une bonne compréhension de comment tout cela fonctionne précisément. Heureusement, il existe des tas d’outils et de techniques pour trouver ces requêtes longues et miser dessus, bien moins cher.

Gérer Adwords impeccablement nécessite de vrais talents :

Se focaliser sur la qualité du trafic obtenu et donc son taux de conversion ; optimiser ses pages d’arrivées et tous les tests que cela implique, rédiger des annonces qui vendent, un vrai challenge quand on ne dispose que de quelques mots (95 caractères) ; gérer des milliers de statistiques et leurs évolutions…

La solution de facilité semble évidemment de passer par une agence "spécialisée" … qui maîtrise tout cela. Vraiment ?

Mais comment sera-t-elle rémunérée ? Sur l’optimisation, sur le retour sur investissement, sur les dépenses ? Aujourd’hui, un annonceur se doit d’avoir en interne une compréhension parfaite d’Adwords pour superviser vraiment l’optimisation et les dizaines de milliers d’euros dépensés dans les campagnes Adwords.

des agences qui ne jouent pas toujours le jeu

Personnellement, j’estime que les agences qui se font payer de façon proportionnelle au budget dépensé sur Adwords, par exemple 15% des dépenses, ne jouent pas le jeu. Elles n’assument pas leur rôle véritable de techniciennes devant optimiser au mieux vos dépenses. Il existe des agences qui travaillent vraiment à la performance. Vous payez alors vraiment le temps passé par des experts dont les intérêts sont alignés avec les votres. La différence est de taille !

Aux USA, le business sur l’optimisation d’Adwords s’est énormément développé, à la fois avec des outils logiciels mais aussi avec des experts.

Sachant que c’est uniquement l’intelligence qui génère la vraie pertinence et la qualité rédactionnelle, il est bien plus profitable de se former pour comprendre et maîtriser le sujet plutôt que de faire appel à des "solutions" automatiques visant à éviter le travail humain.

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Denis Fages est l’auteur d’un Guide d’optimisation de Google Adwords fort complet, inspiré par le best-seller américain de Perry Marshall. Ce guide est illustré par JWEB, agence spécialiste d’Adwords. Dans ce guide, vous apprendrez en détail comment fonctionne Adwords, les critères de la réussite, on vous donnera des tuyaux pour choisir vos mots-clefs et rédiger des annonces percutantes…


médias sociaux : Page (Google) stigmatise Facebook pour manque d’ouverture


La sélection du jour est…

Cet article de Miguel Helft pour Fortune Tech à propos de la dernière et très attendue apparition de Larry Page, le nouveau et pourtant pas si nouveau patron de Google, dans lequel nombre de sujets sont abordés y compris ses problèmes récents de cordes vocales. Cependant, le passage le plus important de cet article à mon goût est la conclusion dans laquelle Page lâche une attaque non déguisée à destination de Facebook pour manque d’ouverture tout en s’engageant personnellement sur le partage ouvert des données en provenance des médias sociaux. Voilà un article que je ne regrette pas d’avoir lu Larry ! J’en tomberais presque amoureux de Google plus à peu de choses près. Donnez-moi un peu de temps que je retrouve mon vieux mot de passe…

[Facebook – et les autres réseaux sociaux – sont-ils en train de fermer l’Internet ?]

Après un long silence, Larry Page, patron de Google s’exprime

[...] Après avoir loué les efforts de Google de plusieurs années, afin de développer une représentation numérique exacte du monde tel qu’il existe au travers de ses services de cartographie, il [Larry Page] a affirmé que l’entreprise « était presque arrivée au bout de la tâche ». Faisant ensuite référence au lancement raté de l’application cartographique d’Apple, truffée de bogues, il a ajouté : « il est toujours gratifiant de voir que les gens remarquent que vous avez travaillé dur pendant 7 ans ». Facebook vs Google : la bagarre pour le futur du Web. Il a indiqué qu’il était « probable » que Google essairait de rendre son outil de cartographie disponible sur les appareils d’Apple, malgré le manque de contrôle sur son affichage ou sa distribution.

Enfin, montrant du doigt Facebook pour son refus d’ouvrir ses données à des tiers, y compris le moteur de recherche de Google, il a affirmé que c’était quand les données de base étaient partagées entre tous les acteurs que l’Internet fonctionnait le mieux. Faisant référence particulièrement aux données sociales il a ajouté : c’est comme cela que j’aimerais les utiliser à chaque fois que cela nous est possible ».

l’article intégral en Anglais After long silence, Googles Page speaks – Fortune Tech.


Google+ : en retard mais optimiste … sans donner de chiffres


Où en est Google+ un an après son lancement en fanfare en 2011 ? Bradley Horowitz, VP product management chez Google a donné quelques pistes de réponses le 19 juin à Le Web 12 à Londres [cet article fut écrit en Anglais à l’origine pour le blog live.orange blog]

“Google search" a une mémoire à très court terme et Google+ a été conçu pour changer cela. Google+ nous aide à mieux comprendre nos utilisateurs [NDLR: dans le respect des directives européennes et françaises, souhaitons-le] et leur offrir un meilleur service” a annoncé Brad Horowitz en introduction de sa présentation à Le Web, alors qu’il était interviewé par Loïc Le Meur. Pour preuve de la volonté de Google de mettre à niveau l’interface utilisateur de son réseau social, Horowitz ajouta que Google Local avait été  intégré à Google+ il y a quelques semaines. “Le principe de base est que Google améliore ses services actuels en leur ajoutant la puissance du partage”.

“nous reconnaissons avoir été en retard sur le reste du marché”

Alors qu’il était pressé de questions par Loïc Le Meur, il ajouta: “nous reconnaissons avoir été en retard par rapport au reste du marché mais ceci nous donne la possibilité de faire les choses différemment des autres et de permettre aux utilisateurs de discuter entre eux autrement avec d’autres utilisateurs [NDLR: que ceux des autres plateformes]”.

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[Google’s Bradley Horowitz live sur la scène de Le Web 12 à Londres]

tout miser sur les ‘hangouts’

“Notre stratégie n’est pas que les gens s’envoient des messages pour se souhaiter ‘joyeux anniversaire’” a-t-il ajouté. Ce que nous apportons en plus ce sont les "’hangouts’.  “Tous les types d’utilisateurs, depuis les musiciens jusqu’aux politiciens utilisent les ‘hangouts’” nous a dit Horowitz. “Ceci est un élément différenciant et nous ne faisons que commencer”.

Une démonstration très parlante de cette spécificité de Google+ fut ensuite réalisée avec des participants du monde entier (Canada, USA, UK et France) et les utilisateurs distants ont pu poser leurs questions à Horowitz sur la scène. A quand un Le Web entièrement virtuel sur ‘hangout’ ?

En fait, le ‘hangout’, ce n’est pas fondamentalement différent de la bonne vieille web conférence qui existe depuis plus de 10 ans. Mais le fait que ce service soit lié à une plateforme de web social permet de ‘”changer la donne pour les utilisateurs afin d’interagir un peu de la même manière que sur Youtube” a précisé Horowitz.

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[demo live d’un Google+ hangout à Le Web 12 à Londres]

des chiffres?

“170 millions d’utilisateurs ont mis à jour leurs profils. Ceci nous amène à 200 millions d’utilisateurs au total en à peine 11 mois ; c’est un véritable défi et nous allons bientôt annoncer de nouveaux chiffres qui vont montrer que tout va bien” a ajouté Horowitz la semaine dernière. “Le meilleur est devant de nous”. Exemple des nouveautés introduites : le client mobile qui fut lancé sur IOS et Android, “plus graphique et plus fun”. Ceci aurait amené à une importante augmentation de l’usage selon Horowitz, mais aucun chiffre précis n’a été donné malgré l’insistance de Loïc Le Meur. De même, le nombre d’utilisateurs actifs a été remarquablement caché par le haut responsable de Google.

avancer avec prudence …

“Nous avons essayé de faire la synthèse d’une décennie de réseaux sociaux en 11 mois ! et maintenant je suis heureux de pouvoir annoncer un nouveau partenariat avec “Flipboard” ; le service sera ouvert aux utilisateurs dès que nous l’aurons jugé stable et débuggué. Mais “nous reconnaissons avancer avec prudence” a ajouté Horowitz.

Sonia Carter de Kraft Foods a expliqué ensuite comment elle utilise Google+ :  “Le chocolat est un des sujets phares” a –t-elle expliqué, “mais aussi les sponsorings de la marque car nous nous sommes rendus compte que “les gens en parlaient déjà entre eux”. Bonin Bough, qui est le monsieur publicité de Kraft foods a ensuite expliqué que l’introduction des médias sociaux n’était “pas une question de changement de budgets mais de changement de mentalité”.


Twitter envahi par les ados, les influenceurs sur Google+ … ?


La sélection du jour est …

Cet article de Mathias Riquier, à la fois pertinent et un brin impertinent (les commentaires valent le coup d’oeil) sur la mutation – à peine entamée – de la twittosphère française. En attendant que la campagne électorale de 2012 vienne relever le niveau (oui, on peut considérer que cela est de l’humour, même douteux) comme l’évoque le Figaro du 9 novembre (réservé aux abonnés), les blogueurs et influenceurs de tout poil pourraient bien être en passe de migrer vers … Google+ (si si, vous  devez vous en souvenir, on en parle de temps en temps). Car voici une tendance que je remarque depuis un temps, certains de nos amis hyper actifs de la souris comme Jeremiah Owyang par exemple, ou Bertrand Duperrin de ce côté ci de l’Atlantique, ont tendance à de plus en plus favoriser le nouveau réseau social qui pourrait bien ne pas tarder à devenir le nec plus ultra de la branchitude numérique. Pour ceux qui vont rester scotchés sur Twitter, il faudra se contenter de #lealatepu et autres élucubrations/cyberbabillages du style #CeMomentGénant. Soupirs … Finalement, je vais peut-être aussi basculer sur Google+ (http://www.tinygplus.com/ygourven) ?!

Twitter, comme Facebook en son temps, prend assez d’ampleur pour qu’un réel mélange de tranches d’âges et de catégories socio-professionnelles s’opère, en douceur. Les early adopters, forcément snobs, râlent un peu. Et on aurait tendance à leur donner raison : le premier effet pervers d’une telle popularité, c’est l’invasion d’une frange d’individus qui ne peut, et ne doit pas comprendre ce qui se passe vraiment sur le réseau. Hélas, maintenant, en France, Twitter parle de Léa la tepu et de One Direction. Tout fout le camp.

L’aile technophile et cool de l’espèce humaine possède un penchant naturel à l’aigreur lorsqu’on la dépossède d’un objet, d’un espace social ou d’une idée à laquelle elle s’identifie. Fatalement, dès qu’un réseau social bien conçu réussit à s’imposer en dehors de sa sphère, c’est indéniablement ce qui se passe. Facebook, par les outils proposés, ayant a priori davantage de raisons de sombrer dans la popularité de bas étage, il n’y a guère de raisons de s’étonner. Twitter étant, par essence, un outil éditorial, il prend donc son intérêt lorsque ses membres ont quelque chose d’intéressant à partager à la communauté entière, et non pas à un cercle d’amis restreint. De fait, l’engouement progressif est plus difficile à saisir.

via La twittosphère française est-elle devenue un repaire d’ados ?.


Diaspora, Google+, Facebook … interview à la RSR


Votre blog préféré a eu ses 2 minutes  de célébrité grâce à la Radio Suisse Romande dans le journal de 08.00 : Visionarymarketing est en effet passé à la Radio Suisse ! C’était mardi 18 Octobre 2011 à 08.00 du matin.. Interviewé par Yann Amedro de la 1ère station de radio de la RSR, j’y ai répondu à quelques questions en rapport avec mon précédent article sur les nouveautés dans les réseaux sociaux. Précisions en paroles, non sans avoir remercié la RSR de m’avoir autorisé à reproduire l’interview en streaming sur ce blog (durée : 2 minutes)



Google+ (plus?) en chute, Google Buzz au cimetière et Diaspora fait la manche


le clonage des réseaux sociaux ? - photo http://bit.ly/picasayann

La semaine dernière fut particulièrement mouvementée pour ce qui concerne le petit monde des médias sociaux…

Un des contributeurs de Forbes, le Britannique Tim Worstall (voir son profil ici), a écrit ce papier sur Google+ et son éventuel échec, dans lequel il montre en fait que le réseau de Google est encore en croissance. Ceci semble être effectivement le cas, si l’on en croit l’annonce qui a été faite par Larry Page la semaine dernière, dans laquelle il déclarait que le réseau venait d’atteindre 40 millions d’utilisateurs. Il reste cependant à prouver combien l’utilisent véritablement. La semaine dernière, on a plus commenté la bourde d’un ingénieur de Google qui s’est apparemment trompé de bouton au moment de partager son mémo interne, que du nombre de abonnés à la nouvelle plate-forme Google. Sauf que justement, les arguments déployés dans ce mémo étaient que le réseau social de Google n’était pas une plate-forme mais juste un outil ! Il y a eu également ce coup de canif lancé par Mashable aux dirigeants de Google à propos du fait qu’ils n’utilisaient pas leurs propres outils. Peut-être qu’ils ne se sentait pas très motivés à l’idée d’abandonner leur réseau Facebook et de devoir le recommencer ailleurs. Il me semble comprendre ce problème assez bien. Enfin, les « utilisateurs » du tout nouveau réseau social Diaspora ont reçu un e-mail la semaine dernière dans lequel les propriétaires du réseau faisaient un appel au peuple pour refinancer le projet. Ceci ne semble pas prendre un bon départ. Personnellement, j’ai ouvert mon compte, bien compris le principe, mais n’y ai vu aucune valeur ajoutée j’en ai bien peur. Je sais qu’il est dit que Google+ a recopié leur interface et non pas l’inverse, mais bon … Au fait, comme lorsque Worstall le remarque facétieusement, doit-on dire Google+ ou Google plus ? Celui-ci n’est certainement pas un gourou les médias sociaux, mais ses questions sont bigrement pertinentes (voir des extraits ci-dessous et un lien vers l’article de Forbes). Dans tous les cas, le mouvement de Google vers Google+ semble se préciser, avec l’abandon définitif de Google Buzz (annoncé il y a quelques heures). Enfin une chose qui est plus claire cette semaine dans le petit monde des médias sociaux !

So the Mail on Sunday tells us, that traffic on Google Plus (or Google + maybe?) is down 60%.

[... ]

Well, if traffic was 100 when Google plus was invite only, then opening it up to all comers led to a 1,200 percent raise in traffic, then we’ve got traffic of 1,200. A 60% decline from 1,200 leaves us with traffic of 480 (doesn’t matter whether this is users, page views, visits or whatever, the math is the same). So, what the report is actually saying is that in less than a month traffic has risen 480%, or 4.8 times.  Which isn’t, really, all that much of a failure.

Now for myself, I don’t really understand this social media stuff: I get the business models, I understand what people are doing, I’m just not sure why  [...]

via Google Plus Traffic Down 60% – Forbes.


Diaspora : réinventer les médias sociaux (pas pour tuer Facebook, quoique…)


« Le but de Diaspora n’est pas de tuer Facebook ou Google+ » affirment les créateurs de ce nouveau projet du Web social sur leur mur tout juste ouvert. « Il s’agit plutôt de réinventer le Web social ». J’ai eu la chance d’obtenir un accès à Diaspora, encore en version alpha et donc balbutiant, grâce à l’intervention de notre confrère de Like Minds, James Barisic. À première vue, Diaspora à des faux airs de Google+ avec une catégorisation de ses contacts appelés "your aspects" dans le même esprit que les cercles de son concurrent. De la même façon, ces catégories renvoient vers des listes séparées d’amis, de connaissances de relations de travail.

Skiormas Istraidés, un nouvel utilisateur le fait remarquer : « c’est [Diaspora] un peu plus élégant que Google+. Toutefois, c’est encore très ressemblant ».

mais où est donc passé le bouton Twitter ?!

Mais le véritable enjeu est ailleurs, au-delà de l’interface graphique de l’outil ou de ses simples fonctionnalités. La vraie question est celle de l’Internet ouvert et de la disparition des murs propriétaires qui cachent les « API » (ces programmes exportables qui permet d’utiliser, par exemple, Facebook, Google plus ou Twitter, à l’intérieur d’une autre application) d’une plate-forme sociale à une autre. Cherchez par exemple le bouton Twitter sur YouTube !… Il a disparu (voir illustration ci-dessus).

L’autre enjeu est celui de la protection des données personnelles, un champ de bataille laissé libre par Facebook notamment, qui croit à la disparition de la donnée privée. De même, Google plus a été attaqué assez rapidement sur ce sujet là avec son nouvel outil de Web social.

Voici, ci-après et en anglais, la réponse de Yosem Company de Diaspora:

"Yosem Companys – 7 days ago – 101 reshares

I’m re-posting this comment I wrote, as some folks said they’d like to reshare it:

The media has painted us as the David that will either slay or succumb to Goliath. (Insert FB or G+ for the Goliath, depending on the media’s narrative.)

It’s also a function of competitive differentiation. You only know what something is by comparing it to something else that exists. The media has chosen to compare us to FB & G+, which is understandable.

The better comparison, however, is AOL vs the WWW. When AOL appeared on the scene, it was the only commercial email provider. You couldn’t send email to Prodigy, for example, from AOL, and vice versa. AOL would force you to navigate the Internet through AOL’s portal. Then the (free or open-source, use your preferred term here) WWW came on the scene. Soon thereafter came communication protocols that enabled different email providers to connect their users with each other. AOL clung to their walled garden approach and slowly over time was transformed from a monopolist into just one of many actors on the open web.

Fast forward to today, and you find a similar situation. FB doesn’t allow its users to message G+ users, and vice versaFB forces all applications to use their API, thereby losing the richness of the larger web, forcing applications to conform to FB’s development environment.

D* is not trying to kill FB or G+. Like the WWW before it, D* is trying to reinvent the social web from one that relies on walled gardens to one that is open to all players. We believe the world will be better when users own their own social data and decide with whom to share it with, regardless of where these users are online. There is no reason why you shouldn’t be able to communicate with G+ users from FB, and vice versa. There is no reason why you should be forced to use pre-approved FB apps instead of any web app available online in its native environment.

D* wants to enable you to own your own data and enjoy the open web in a social way. It’s not about killing G+ or FB. It’s about enabling users to own their own social data and have the choice to use any service they want, which will force the walled gardens to provide better services, lest their users leave and take their own data to other services online that provide these for them.


Webinaire gratuit : Outils et indicateurs clés d’audience Web, le 25 novembre 2010


L’équipe Web d’Orange Business Services est heureuse de vous inviter à son prochain Webinaire qui se déroulera sur 2 sessions aux choix : le  Jeudi 25 novembre  8h00 à 9h00, sur le thème :

Outils et indicateurs clés d’audience Web
pour augmenter votre trafic et recruter plus de clients

Inscrivez-vous
(clôture des inscriptions le 19 novembre)

Après une brève présentation en vidéo, je laisse la parole à quelques uns de nos intervenants :

Raphaël Richard, Président fondateur de Neodia Webmarketing,

Quels outils, quels indicateurs clés et quels tableaux de bord, pour suivre votre audience Web et optimiser vos actions en b to c ?

Hervé Gonay, Président fondateur de Webleads Tracker

Comment recruter plus de clients entreprises grâce au marketing b to b sur Internet ?

S’inscrire à l’une des sessions du  Webinaire
(Date limite d’inscription 19 novembre – chaque session est limitée à 200 personnes)


Comment un Français a inventé le business model de Google !


J’ai rencontré Daniel Laury à San Francisco où  nous avons discuté business. Puis, je lui ai demandé comment il était arrivé ici et il m’a raconté l’histoire de Lucky Surf, un précurseur du marketing par le jeu (voir l’archive du site ici), mais aussi – et c’était encore plus étonnant – un pionnier du modèle au PPA (pay per action), et donc par extension, l’inventeur du modèle qui a rendu Google si riche. L’histoire de LSF n’a pas été aussi simple, notamment lorsque la bulle a éclaté, mais l’orage est passé et finalement, Lucky Surf a été vendue et Daniel a lancé un spin-off – LSF Network – dédié au marketing Internet, qui est devenu son activité principale. Etonnante interview, n’hésitez pas à voter !


le référencement Web expliqué aux responsables marketing 3/3


[troisième et dernière partie du guide de l'optimisation de référence pour les responsables marketing - cet article est la traduction d'un article originellement publié en  Anglais]

10 étapes pour améliorer votre référencement efficacement et simplement (suite)

Cette présentation inclut une planche PowerPoint résumant notre démarche pour les responsable marketing (voir la fin de l’article)

étape 6 : les mots-clés derrière les images (Internet par exemple) Les étiquettes d’images (alternate tags en Anglais) sont ces petits pop-ups qui apparaissent lorsque vous passez votre souris au-dessus d’une image. Votre référencement s’améliorera grandement si vous vous assurez que les images ont toute une étiquette, pertinente de vos mots-clés et de vos contenus. Vous pouvez également sauvegarder les images avec des mots-clés dans leur nom de fichier. Les noms de fichiers images sont également des URL (Unique Resource Location, les images sont des URL, comme les textes, les sons et les vidéos etc.) car ils sont indexés dans les moteurs de recherche aussi.

étape 7 : mettez des liens sur ces mots-clés Voici une étape souvent omise et pourtant c’est un des plus importants accélérateurs de référencement. Les moteurs de recherche aiment les mots-clés qui se trouvent dans des liens aussi il faut éviter à tout prix de nommer vos liens « cliquer ici » ou « lire la suite » etc. Au contraire, vos liens devraient systématiquement être explicités au travers de l’usage de vos mots-clés en bon français. « Télécharger le fichier » devrait être remplacé par « télécharger le rapport sur la sécurité informatique en Amérique » par exemple.

étape 8 : soumission aux moteurs de recherche Lorsque je travaille avec des responsables produits, je me rends compte que j’arrive souvent à capter leur attention jusqu’au point numéro 7 puis qu’ils pensent que cela s’arrête là ! Hélas non, c’est juste le point de départ. Ne vous arrêtez pas là en attendant les miracles, passez à l’étape suivante, qui consiste à signaler aux moteurs de recherche (notez le pluriel !) que votre page a été modifiée et qu’il est temps de relancer l’indexation. On appelle cette étape, la soumission aux moteurs de recherche. Google, c’est bien, mais ça ne suffit pas non plus. D’une part, la part de marché de Google aux États-Unis est bien plus faible qu’en Europe. Si vos produits sont internationaux … Paradoxalement, Bing a réalisé une percée plus forte outre-Atlantique que chez nous (65 % contre 85 à 90 %, source: les statistiques d’orange-business.com). En outre, en soumettant votre page de votre site à plus d’un moteur de recherche et aux annuaires, même les moins utilisés, vous rendrez possible la création de liens avec votre site, ce qui améliorera naturellement le référencement par ce critère (C.Q.F.D.)

étape 9 : passer l’overdrive avec les médias sociaux (alias Web 2.0) Optimiser un site statique (HTML) est une action longue et complexe. Ne croyez pas aux miracles. Les spécialistes de référencement nous vous garantiront jamais un référencement dans le temps d’ailleurs. Ceci à part, un référencement de site peut prendre de 6 à 12 mois pour être efficace. Référencer un blog par contre, peut prendre très peu de temps (15 jours si vous êtes doués). Si votre ciblage (étape 1) est bon, référencer un article via un blog établi peut parfois prendre moins d’1 heure (si vous êtes très bien positionné). Il faut donc savoir jouer la synergie entre Web et Web 2.0, en prenant en compte le fait que :

  • un site Web se référence dans la durée mais le référencement est pérenne ;
  • un blog se référence très rapidement mais de façon éphémère ;
  • les médias sociaux impliquent un référencement ultrarapide mais Ultra éphémère.

Ceci étant, éviter les faux blogs (flogs) à tout prix sauf si vous voulez être référencés pour avoir enfreint les règles des médias sociaux.

étape 10 : recommencer Il faut apprendre à donner du temps au temps. Tout ce travail ne s’arrête pas là. D’une part, les résultats ne sont pas obtenus instantanément comme nous l’avons déjà souligné. D’autre part, la persévérance nous permettra d’affiner votre référencement au fur et à mesure en corrigeant vos erreurs. Cette tâche est énorme, mais le gros avantage des grands entreprises est que le responsable Web peut former chaque marketing manager afin de s’approprier cette méthodologie et de répartir l’effort. Les PME auront certainement un peu plus de travail, mais d’un autre côté si elles sont plus petites, il y a de fortes chances aussi pour qu’elles aient moins de produits.

en conclusion

Le référencement est une matière très importante mais rien ne sert de s’obnubiler. Et mieux vaut se rendre à l’évidence : il s’agit d’une affaire de spécialistes. Cependant, chaque responsable marketing peut prendre la mesure – grâce à ce kit pratique – de ce qui peut être fait à son niveau et participer ainsi de l’effort collectif. Ce guide n’a de sens que si vous le mettez en œuvre vous même ; lire ne suffit pas, il faut pratiquer. De plus, il faut mettre en garde contre les miracles. Ceci n’existe pas. Les balises META, par exemple, ne sont pas une panacée. De même le rang n°1 dans les requêtes est souvent un objectif inatteignable si vous n’avez pas respecté les étapes recommandées ici et notamment l’étape 1 de définition des mots clés cible (encore un point sur lequel un professionnel du référencement ne s’engagera pas, c’est un signe qui ne trompe pas). Ma recommandation aux responsables marketing est de ne pas – comme je le vois trop souvent hélas – se préoccuper trop de technique Web que de toute façon ils ne maîtrisent pas et de laisser celle-ci aux spécialistes. Par contre, de se focaliser sur ce qu’ils doivent savoir faire le mieux, c’est-à-dire décrire et écrire sur leurs produits, être didactique, expliquer l’usage, parler le langage de ses clients et de son écosystème. Ceci en soi – comme je l’ai montré ci-dessus – est suffisant pour améliorer le référencement de vos sites Web et de leurs catalogues produits. Une bonne description produit se référencera facilement, et quasiment sans effort. À vos stylos, à vos souris !

Quelques outils simples que je recommande :

1) Google Trends et Google Insights pour vérifier la popularité des recherches sur Google

2) Google (Adwords) Keyword Tools en Anglais et son équivalent (générateur de mots-clefs Google) en Français vous aidera à vérifier la popularité d’un mot-clef dans les moindres détails et vous permettra de définir ou de demander aux marketing managers de définir eux-mêmes leurs niches de référencement

3) WebCEO, un outil complet et bon marché, utilisé par beaucoup de grandes marques

4) Page ranking , un outil désormais un peu désuet mais qui pourra sans doute un jour revenir à la mode Présentation en 1 planche pour résumer la démarche, l’expliquer à vos marketing managers et l’appliquer

note importante : nous rappelons que ceci n’est pas destiné à être un guide exhaustif du référencement. Toutes les étapes décrites ci-après ont été volontairement simplifiées de façon à aider les responsables marketing, sans pour autant les transformer en experts de l’informatique. La méthode décrite ici pourrait certainement être critiquée pour n’être pas assez scientifique par les experts du référencement professionnel ; c’est volontaire. Ce qui a guidé cette démarche est le pragmatisme et le fait que sur le terrain, cette méthode a montré des résultats, dans la durée.


le référencement Web expliqué aux responsables marketing 2/3


[deuxième partie du guide de l'optimisation de référence pour les responsables marketing - cet article est publié en 3 parties, il s'agit d'une traduction d'un article publié originellement en Anglais]

10 étapes pour améliorer votre référencement efficacement et simplement

cette présentation inclut une planche PowerPoint résumant notre démarche pour les responsable marketing (voir la fin de l’article)

étape 1 : définir sa niche de référencement

Essayer de tout dire à tout le monde n’est pas une bonne méthode marketing en général. Mais en ce qui concerne le référencement d’une page Web il s’agit d’une erreur fatale. Tout d’abord, le responsable marketing se doit de se focaliser sur ce qu’on appelle une niche
de référencement de façon être bien positionné dans les moteurs de recherche. Si atteindre le rang numéro 1 sur une requête est l’objectif ultime, il est rarement obtenu dès le premier jour, et force est de noter d’ailleurs qu’il n’y a aucune garantie qu’il soit obtenu du tout et encore moins dans la durée.

comment trouver sa niche

Il est plus facile et plus efficace de cibler des niches, une par une, dans chaque page que vous voulez référencer, et en fin de compte, votre référencement global s’améliorera, même sur un mot-clef très générique. Exemple : c’est à force de référencer Visionarymarketing.com sur « marketing stratégique » et autres niches similaires qu’en définitive, ce nom de domaine est bien référencé (sur une langue et sur 1 domaine Google, le .fr) sur le terme valise « marketing ». Mais cela prend du temps et le domaine existant depuis 15 ans, on imagine la patience qu’il faut avoir !

  • Ensuite, il vous faut cibler 3 mots-clés ou combinaison de mots plutôt (une page peut se faire référencer sur plus de trois mots-clés, j’en ai que quelques exemples, mais il est plus difficile de cibler plus de 3 mots-clés car cela demande un temps de travail supérieur pour un résultat pas forcément meilleur) ; car si vous voulez rester cohérent, ces mots-clés devront être répétés dans votre texte, alors imaginez si vous en avez 10 !
  • Votre site Web est certainement doté de plus d’une page – je vous le souhaite – alors utilisez le même principe et d’autres mots-clés, en basant votre travail de référencement sur la pertinence de ces mots-clés par rapport au contenu de vraies pages (plus les mots-clés sont répétés sur une page, plus la pertinence est élevée puisque cette répétition naturelle montre que la page en question est bien pertinente de ce ou ces mots-clefs.
  • N’essayez pas de ruser pour tromper les moteurs de recherche, leurs concepteurs sont plus malins que vous et remplir, par exemple, une page d’un mot-clé répété indûment ne trompera personne, surtout pas les algorithmes des moteurs de recherche et en outre, cela rebutera définitivement vos utilisateurs.

analyser la popularité et la concurrence de vos mots-clefs

  • L’indice de popularité vous dira à quel point un mot-clé ou une combinaison de mots-clés plus exactement sont recherchés par les utilisateurs (par jour, par mois etc.) ;
  • L’indice de concurrence vous dira combien de sites tiers ont essayé d’utiliser cette même combinaison de mots-clés pour se référencer ;
  • La bonne combinaison entre popularité et concurrence est appelée KEI (qui signifie Key Efficiency Indicator, soit indicateur clé d’efficacité), un moyen efficace de maintenir l’équilibre entre les 2 facteurs.
  • Il faut ensuite s’adapter par rapport à la réalité. Certains des chiffres donnés par les outils de génération de mots-clés (voir la fin de l’article pour quelques outils recommandés) n’auront aucun sens pour vous à moins de les interpréter correctement et d’éliminer les mots-clés non pertinents. Par exemple, le mot-clef « réseaux » semble très pertinent pour les opérateurs de télécoms, mais en fait non parce que la plupart du temps le réseau, dans l’esprit des personnes recherchant sur Internet, se rapporte aux « réseaux sociaux ». Une simple requête sur les moteurs de recherche vous prouvera très rapidement que c’est le cas, et vous pourrez lever l’ambiguïté en qualifiant mieux les mots-clefs (« sécurité réseau », « optimisation réseau », « architecture réseau », sont des mots-clés beaucoup plus pertinents par exemple.

Chaque page peut se faire référencer avec une stratégie différente. C’est en procédant ainsi que vous pourrez vous assurer que vous avez touché vos différentes cibles avec le même site Web.

Note : « le KEI fut développé par le gourou des moteurs de recherche Sumantra Roy. Il compare les recherches journalières avec le nombre de pages Web en concurrence sur le même mot-clé et tente d’extraire exactement les mots-clés qui sont ceux que vous devriez utiliser pour optimiser votre site » (source : sitepoint).

étape 2 : améliorer votre titre de page

Comme nous l’avons déjà dit dans un article précédent sur le contenu sur Internet (ici en anglais), c’est dans le titre qu’on voit le bon contenu. Le bon référencement également. Ceci est assez évident que je ne vais pas m’étendre. Si votre page est destinée à cibler « l’architecture de réseaux », inutile de l’intituler autrement, il vous faudra donc reprendre ces mots-clés dans le titre.

étape 3 : rajouter ces mots-clés dans l’URL

Rajouter ses mots-clés dans l’URL sera également très efficace dans la mesure où cela améliorera l’appréciation de votre site par les moteurs de recherche. Cela veut dire également que des mots-clés génériques seront choisis, et non des mots-clés spécifiques. Dieu sait combien les responsables marketing sont obsédés par leurs marques, ceci est naturel dans un sens, mais ce n’est pas forcément le cas de vos visiteurs sur Internet. Ce que vous devez faire c’est associer les mots-clés génériques à votre marque et au contenu de qualité que vous fournissez. C’est juste le même objectif, il ne s’agit pas de dire que la marque n’est pas importante, mais cela marche à l’envers.

étape 4 : même si vous avez l’impression que ça ne sert à rien et qu’elles sont invisibles, mettre à jour les balises META ne peut pas faire de mal.

Les gourous du référencement Web peuvent toujours déclarer que les méta balises sont mortes et enterrées, force est de constater que mon outil de référencement n’est pas du tout d’accord. De plus je ne pense pas que ça puisse vraiment faire de mal si vous rajoutez quelques mots-clés dans la description et dans les meta keywords et même dans la balise auteur censément transparente : voici mes raisons :

  • Google a déclaré que ces méta-balises étaient finies mais leur algorithme est tenu secret et change régulièrement
  • ainsi, pouvez-vous me garantir qu’ils ne changeront jamais d’avis ?
  • c’est une question de discipline, car puisque vous allez passer un peu de temps sur votre page et son référencement, cela veut probablement dire que vous allez réfléchir aux mots-clés, et ceci en soi est déjà parce que peu de personnes – notamment vos concurrents – le font
  • votre outil de référencement (voir ci-dessous) vous laissera tranquille et vous dira que vous avez bien travaillé

Je ne recommande pas de passer outre cette étape qui en quelques secondes permet éventuellement d’affiner votre réflexion sur l’utilisation de ces mots-clés. Même si cela ne sert à rien, au minimum, cette exercice vous force à réfléchir, c’est un peu comme si on nettoyait la table avant de manger, c’est beaucoup plus sympathique et plus propre.

étape 5 : le contenu de la page doit refléter le choix des mots-clés

Le contenu de la page (page copy en anglais) est en fait le nœud du problème. J’ai vu bon nombre de sites web en 15 ans, qui ressemblaient à des versions papier de la brochure d’entreprise : de jolies images, une jolie animation flash est très peu de texte. En général, les responsables marketing cherchent à se débarrasser du texte. « c’est pas beau » ; « la page est encombrée » ; « tout ça c’est pas propre, on a du mal à trouver ce qu’on veut » … voici quelques exemples des retours habituels qu’on obtient de la part des responsables marketing qui pensent qu’ils peuvent concevoir un site Web parce qu’ils surfent depuis 5 minutes. Le problème, c’est que le contenu textuel dans un site Web est plus important que tout.

Le nombre de fois où votre contenu et vos mots-clés sont répétés dans votre page est d’une importance ultime, et non seulement à cause des moteurs de recherche. La raison pour laquelle ils se comportent ainsi est que leurs programmeurs ont, à juste titre, pris la décision que si vos pages parlaient de football, elles devaient contenir une forte proportion de ce mot-clef afin d’en garantir la pertinence. Une façon de se rassurer sur le fait qu’une page véritablement en propos d’un sujet est de mesurer le nombre d’occurrences de vos mots-clés cibles. Le résultat, c’est que chacune de vos trois combinaisons de mots-clés devrait être répétée en moyenne 5 à 10 fois par page. Et si cette page est juste un copier coller d’une de vos brochures, changez de métier.

à suivre …


Google tue le mythe de la pénalisation du contenu dupliqué


SEO-search-optimisationcomme je l’indiquais dans un article précédent sur le référencement (en Anglais seulement à aujourd’hui), il y a bien des mythes qui circulent sur le Web à propos de Google, car le public fantasme toujours sur ce qu’il connaît peu ou mal, jusqu’à attribuer des intentions à Google qu’ils n’ont – en entreprise responsable – ni eu ni intérêt à avoir. Il fut un temps, c’était Microsoft qui était taxé de tous les maux, aujourd’hui c’est Google, signe des temps je suppose. Comme le disait Molly Wood dans un récent podcast de CNET (à télécharger sur iTunes), Microsoft est le "Diable qu’on connaît" (sous-entendu, Google celui qu’on ne connaît pas). Alors pour ceux qui craignent le grand méchant loup, voici un mythe désossé par Google lui-même: Non! Google ne pénalise pas les contenus dupliqués. Ceci ne veut pas dire que dupliquer du contenu est une bonne stratégie, mais bon … pas de quoi s’abandonner à la paranoïa.

Une lecture de Webpronews (en Anglais) indispensable :

[...] Greg commence par tordre le cou à la croyance populaire selon laquelle le contenu dupliqué est  pénalisé par Google. Ce n’est pas vrai. Ceci ne veut pas dire que dupliquer le contenu ne peut pas avoir d’impact négatif sur votre classement, mais  Google en soi ne pénalise pas les sites qui recourent à cette méthode. [...]


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