fabriquer le futur 2

Nous avons eu le plaisir de recevoir le dernier livre d’Eric Seulliet co-auteur, avec Pierre Musso et Laurent Ponthou, de “Fabriquer le Futur 2, l’imaginaire au service de l’innovation “.

Le postulat de cette bible de 300 pages sur l’innovation est simple : l’imaginaire permet de renouveler la question de l’innovation car la R&D traditionnelle commencer à toucher ses limites en matière d’innovation de rupture.

Les débuts du livre restent très scolaires, avec les différentes définitions de l’innovation.
Tout d’abord selon Schumpeter :
- La fabrication d’un nouveau produit
- La mise en place d’une nouvelle méthode
- La découverte d’un nouveau débouché
- L’utilisation de nouvelles matières premières
- …
Puis son évolution selon l’impulsion de Norbert Alter :
- Innovation ordinaire
- Innovation de tous les jours (les astuces des employés)
- Innovation incrémentale de la R & D
- Innovation stratégique ou de rupture, proche de l’invention.

L’ouvrage se divise ensuite en 3 parties, écrites par chacun des 3 co-auteurs :
- Partie 1 : L’imaginaire & l’innovation, avec la théorie de l’innovation et de l’imaginaire.
- Partie 2 : Comment débrider son imaginaire, avec des méthodes pour être créatif.
- Partie 3 : Les acteurs de l’imaginaire dans l’entreprise, avec des exemples concrets d’innovation et des méthodes appliquées.

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Hier soir, 20 Octobre 2009, à la cinémathèque de Paris, rue de Bercy, avait lieu l’événement de l’année en termes d’innovation, j’ai nommé les trophées de l’innovation d’Orange Business Services, sur lesquels nous avons travaillé de nombreux mois ici même, ainsi que nos collègues partenaires de La Tribune et du Syntec Informatique. Présenté par Barbara Dalibard et Jean Mounet, les trophées de l’innovation ont pour objet de récompenser 5 entreprises, avec en prime un 6ème appelé le coup de coeur du jury. La nouveauté de 2009, c’était l’invitation à notre demande de quelques blogueurs de nos connaissances (dans un ordre non logique):
Sans oublier celui de notre ami et partenaire Pascal Boulard disponible ici :
Voici donc le palmarès des trophées de l’innovation de 2009 :
lami Brice Auckenthaler, co-organisateur et fondateur de expertsconsulting, désormais Créargie

l'ami Brice Auckenthaler, co-organisateur et fondateur de expertsconsulting, désormais Créargie

Nous avions déjà couvert il y a près de 2 ans un atelier du club E2 qui était dédié aux réseaux sociaux. J’en étais partir ravi et … avec quelques amis en prime car je suis resté en contact avec tous les intervenants.  Cette fois-ci le thème en était “de quoi sera fait demain” et j’ai eu la chance de participer afin de démontrer l’expérience de l’utilisation des médias sociaux par Orange Business Services.

Philippe Le Fessant dans une explication passionnée des QR codes japonais

Philippe Le Fessant dans une explication passionnée des QR codes japonais

Alors de quoi demain sera-t-il fait ? S’il est difficile de répondre à la question, il y a une chose qui est certaine : les technologies de rebond depuis les médias traditionnels vers l’Internet (TV, papier etc.) ont de l’avenir. C’est du moins la constatation faite par les intervenants et notamment M. Philippe Le Fessant dans une présentation fort intéressante, et qui plus est l’oeuvre d’un amoureux du Japon et des cultures orientales, capable de décrypter les jeux de mots en Japonais. Chapeau bas !

Je vous livre donc comme à mon habitude le compte-rendu de cette réunion avec les notes prises en séance, de quoi rendre jaloux ceux qui n’auraient pas eu le courage de se déplacer tôt ce matin.

Club E2 : de quoi sera fait demain ?

Introduction

par Jean François Hautot et Brice Auckenthaler, patrons du cabinet nouvellement créé CREARGIE (http://www.creargie.fr)

  • Fusion entre Créargie et Expertsconsulting
  • 3 pôles : 1° prospective 2° stratégie 3° marque 4° innovation (pas seulement r&d) 5° performance (reegineering de produits)
  • Repérer, ranger, en parler autour de nous : chaque consultant est responsable d’un observatoire (thématique, sur divers sujets touchant à l’innovation)
  • Vous aider à montrer à vos collègues que ce n’est pas dangereux d’innover

Panorama illustré des tendances de demain

  • Google n’arrête pas d’innover. Avec Wave va probablement révolutionner non pas un monde, mais plusieurs mondes. C’est la combinaison du mail, de Facebook, Twitter et du SMS. Sur invitation seulement. C’est un peu déconcertant, c’est comme si le mail avait été ré-inventé. Certains participants ont testé, mais l’intérêt va au-delà du grand public notamment dans le cadre de la gestion de projet.
  • Vodafone lance 360 en Angleterre, une sorte de plateforme qui rassemble en un seul endroit sur Internet toutes les données de l’utilisateur. Equivalent de Ma Sphère de SFR mais en plus massif. Actuellement, uniquement 6 téléphones sont compatibles. Couvre également les autres opérateurs en se basant sur l’usage et sur les couches supérieures de service.
    • Ma marque est un écosystème : il y a donc peut être des maillons pour renforcer la relation avec des publics qui ne sont pas forcément les interlocuteurs traditionnels
    • Mezzo di Pasta : chaîne de restauration qui a un réseau facebook et une application iPhone. Il va falloir créer du lien
    • Peugeot : initiative Mu. Au lieu de vendre uniquement des services autour de la voiture ils ont élargi aux autres moyens de transport. On gagne des points et il y a des partenaires avec des services pour les week ends etc. Mu pour se mouvoir. En marché test sur quelques villes françaises et probablement au-delà de la France dans le futur. Dépasser le marché immédiat et aller au-delà. Organisé en tant que club versus service.
    • Playmaker : une sorte de Nike+ dédié au football.
    • La porosité des marchés a atteint les marques. La frontière des marques et des entreprises est poreuse è impératif de s’ouvrir au monde extérieur
    • L’hyperlivre : Jacques Attali le sens des choses. Ouvrage parsemé de flashcodes, qui renvoient vers des prolongements du livre. On est dans un monde de paradoxes : le consommateur est de plus en plus sollicité et il faut donc que tout soit très simple et en même temps il est demandeur de plus de profondeur. Attali a voulu que des mises à jour soient produites au fur et à mesure. Tendance de l’hybridation, combiner des choses qui avant étaient opposées et les mettre ensemble. La question qui se pose est de savoir si le site Internet va se mettre à jour de façon synchrone avec le livre. Surcouf : vend l’inverse d’un site réel sur Internet et veut mettre
    • Fabriquer à la demande en flux tendu : myfab.com est un site de fabrication à la demande. Une fois que le produit est construit et a généré assez d’intérêt on est informé sur son état de fabrication, sa livraison etc. C’est une logique d’abonnement versus une logique de vente. Le commerçant propose une fabrication à date et les prix varient.
    • NTT Docomo : malgré la crise depuis 20 ans, le Japon est extrêmement innovant. Ils viennent de lancer pas exclusivement à l’usage des jeunes, un détecteur de bons plans ; on se voit proposer un avatar, il faut être équipé d’un mobile et on vous propose toute une palette de services à la demande. 200+ fournisseurs sont dans le système. Ce n’est pas très cher et pas exclusivement destiné aux jeunes.
    • Peugeot : Avec la crise, plein d’initiatives voient le jour, avec un petit véhicule urbain avec un véritable 4 places, mais à mi chemin entre un scooter et une voiture. Renault va lancer une initiative similaire avec un produit appelé Zoe. Le volant n’est pas un volant, se conduit comme un scooter.
    • Japon :

Di git ! Video, la télévision devient interactive, Philippe Le Fressant, directeur associé chez Jap’Presse

  • Codes 2D : 1/3 du trafic des sites de marque vient des rebonds (beaucoup plus de mobiles au Japon)
  • Info choc de la semaine : -20% sur le marché de la pub en France (en 93, -3% dans la crise). Aucune baisse de 20% n’est conjoncturelle.
  • Sony annonce pour 2010 des écrans 3D relief sans lunettes
  • Télévision sur mobile : En France on se pose la question sur les normes. La particularité de la télé sur mobile au Japon ce sont les liens contextuels pour acheter le CD ou télécharger des épisodes manqués. Le modèle est gratuit, ce sont les mêmes programmes que l’on trouve sur la TV de salon. Les business modèles asiatiques sont peu convaincants et donc ceci explique le faible développement en Europe.
  • Sans contact sur mobile : existe au Japon depuis 2004. 1/3 du parc est équipé. En France, pas début avant 2010 pour les premiers terminaux. Nouveauté en Mars par Sony qui a sorti les premiers TV avec des puces NFC. On passe le mobile devant la TV et on surfe sur le site ou effectuer un paiement. On peut acheter du contenu en passant son mobile sur sa télécommande. La fin de la télévision ? Dans sa forme actuelle, avec ses rendez vous et dans sa forme actuelle. Délinéarisation de la télévision. La publicité sur Internet est archaïque, en bandeaux et en affichage. Au Japon, ils vendent du rendez vous. Un site de vidéos qui ont lancé des jeux de minuit. A minuit un popup s’ouvre et tout le monde joue. A minuit 15, autre popup et on annonce les gagnants. 40-50% de participation. Si on ne change pas les modes de publicité actuels, on continuera à faire -20% par an en Europe.
  • 20 millions de personnes au Japon qui utilisent leur télécommande comme un guide, ce qui donne aussi des infos sur ce qu’ils regardent.
  • Reconnaissance d’image vidéo : reconnaissance optique de 2ème génération. Premières présentations en France en même temps qu’au Japon. Les Mangas au Japon sont aussi pour les adultes. Pendant le générique, shooting possible. Marche sur tous types d’écrans.
  • Au Japon c’est le package des produits qui fonctionne beaucoup. C’est dommage de ne pas faire un rebond aujourd’hui
  • Site : http://justdigit.com

Le débat passionnant et passionné du salon Online sur le futur du web est désormais en ligne sur Techtoctv:

débat sur le futur du Web

débat sur le futur du Web

innovation en temps de crise

C’est quand tout le monde freine qu’il faut justement accélérer. Voici donc en forme de boutade un message positif de bon aloi qui nous est transmis par notre ami Brice Auckenthaler dans un article des Echos paru aujourd’hui. 
Nos lecteurs les plus attentifs auront retrouvé ici les conseils que nous vous prodiguions il y a quelque temps ici même sur ce blog
C’est plus facile quand tout le monde freine

Plutôt que de vous crisper sur vos freins, repensez à l’idéogramme chinois qui signifie à la fois crise & opportunités. Chefs d’entreprise et managers, n’attendez donc pas 2010 et des lendemains réenchantés pour lancer vos équipes à l’assaut de nouveaux défis excitants qui leur donneront le sentiment de mieux maîtriser leur avenir et de renforcer la fierté d’appartenance à une entreprise pas comme les autres. Les parts de marché sont plus faciles à prendre quand tout le monde freine, c’est bien connu.

J’ai découvert il y a peu dans BusinessWeek un article assez bref – et relayé par innovation tools sur son site – expliquant pourquoi les entreprises devraient poursuivre leurs investiments dans l’innovation. Le raisonnement de Mark Atkins est que les entreprises doivent poursuivre ces investissements afin de permettre les positions dominantes en fin de décennie. Il a sans doute raison, mais malgré le titre de l’article on peut déplorer qu’il n’explique pas véritablement pourquoi nous – et nos patrons – devraient réellement poursuivre cet effort. Doit-on donc le croire ?

La réponse à cette dernière question se trouve dans les études – plus toutes récentes désormais – entreprises par l’institut PIMS (voir l’historique de PIMS dans la transcription ci-après)  – et qui fait partie de mon exposé sur l’innovation en MIB/MBA à l’Université Paris Dauphine. Ce que cette étude PIMS montre clairement est que même en temps de crise, l’innovation n’est pas une option. Au contraire même, car c’est dans les phases difficiles que les véritables leviers du succès se dégagent. Cependant, le retour sur investissement est loin d’être immédiat et de la patience est requise. Le succès sourira aux intrépides qui continuent à investir pendant les crises – selon PIMS -dans les années qui suivent la crise au travers de l’acquisition de quelques points supplémentaires de domination du marché. Les résultats n’interviendront aucunement dans le court terme et c’est là la réelle difficulté pour les innovateurs: il va falloir démontrer aux managers – eux mêmes pressurisés par les tensions à court terme – que les budgets doivent être maintenus et surtout pas coupés.

Il est certain que le frein le plus sévère dans ce processus est dû au fait que les managers sont aussi eux-mêmes l’objet de pression dans le court terme, voire engagés dans un combat pour leur propre survie, ce qui ne permet pas de sortir le périscope sur le long terme. Toute leur attention va se figer sur le court terme et cela me rappelle cette interview récente de Sir Stelios – le célèbre et respecté inveteur de Easyjet – par la BBC à Davos il y a quelques semaines. Alors qu’on lui demandait ce qu’il pensait de la crise, Sir Stelios a répondu en substance (cité de mémoire) “J’ai bien peur que les affaires redeviennent un peu ennuyeuses; nous devrons être beaucoup plus prudents dans nos projets; en même temps” ajouta-t-il “quand tout allait bien, il était facile de confondre chance et habileté mais à partir de maintenant, cela sera beaucoup plus difficile”. (note: voir un article similaire par Stelios sur le site du Times).

Souhaitons-nous, chers innovateurs, que les temps ne deviennent pas trop ennuyeux !

TRANSCRIPT FROM THE NOTES OF MY SLIDE

Brief history of PIMS
The PIMS project was started by Sidney Schoeffler working at General Electric in the 1960s, then picked up by Harvard’s Management Science Institute in the early 1970s, and has been administered by the American Strategic Planning Institute since 1975.
It was initiated by senior managers at GE who wanted to know why some of their business units were more profitable than others. With the help of Sidney Schoeffler they set up a research project in which each of their strategic business units reported their performance on dozens of variables. This was then expanded to outside companies in the early 1970s.
The survey, between 1970 and 1983, involved 3,000 strategic business units (SBU), from 200 companies. Each SBU gave information on the market within which they operated, the products they had brought to market and the efficacy of the strategies they had implemented.
The PIMS project analysed the data they had gathered to identify the options, problems, resources and opportunities faced by each SBU. Based on the spread of each business across different industries, it was hoped that the data could be drawn upon to provide other business, in the same industry, with empirical evidence of which strategies lead to increased profitability. The database continues to be updated and drawn upon by academics and companies today.
What Pims have shown is that the impact of innovation is not immediate. mostly takes place 2 years after investment. This is why really successful companies never stop innovating (look at cisco) and don’t handle innovation as a 6-year cycle which only lasts for 2 years. It must be a continuous effort or it mustn’t be

ROCE: Return on Capital employed: ROCE is a measure of how productively a company manages its refining, marketing and transportation assets. ROCE is the ratio of operating profits generated to the amount of operating capital invested. www.marathon.com/News_Center/Marathon_News/Glossary/

http://www.businessweek.com/smallbiz/tips/archives/2009/01/why_its_time_to.html

Comme je l’avais annoncé il y a quelques mois sur ce blog (entreprise 2.0, la révolution par la collaboration), j’ai eu le plaisir d’inviter Louis Naugès à présenter un panorama de l’évolution de l’infrastructure et des usages de l’informatique chez Orange Business Service, dans le cadre d’un petit déjeuner du Web que j’organise de temps en temps. Je fais en effet venir les personnalités importantes du monde de l’Internet à l’intérieur de l’entreprise afin de favoriser les échanges des meilleures pratiques et d’y diffuser l’information librement à l’intérieur en invitant ces figures de proue. Nul doute que avec Louis Naugès ce but a été atteint.

A-t-on besoin de le présenter encore ? Il est non seulement l’inventeur du terme ‘bureautique’, mais un agitateur d’idées depuis 30 ans dans le domaine de l’informatique. La présentation fut éblouissante, et je reçois encore des remerciements de personnes qui ont été enchantées non seulement par le caractère humoristique de cette présentation mais aussi par son impact et sa portée. 

Afin de donner une idée de ce qui a été présenté, je mets à disposition ci-dessous, les planches de présentation de M. Naugès, ainsi qu’une vidéo que nous avons pu tourner à la fin de la présentation afin de résumer, en images et en quelques mots, ce qui avait été présenté. La prochaine présentation sera axée autour de l’intervention de certains de mes homologues présents ou passés dans d’autres entreprises afin qu’ils puissent expliquer les challenges qu’ils ont dû surmonter dans leur entreprise dans le lancement des initiatives Web et médias sociaux.

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la réunion du G9+ aux jardins de l'innovation d'Orange en visio-conférence avec l'Orange lab de San Francisco

Je me suis rendu à la réunion du G9+ qui avait lieu aux jardins de l’innovation d’Orange à Issy-les-Moulineaux, à l’invitation de Luc Bretones, qui représente l’Essec dans cette association. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, le G9+ regroupe les grandes écoles les plus importantes de notre pays. Le titre de la conférence en était : Conférence Web 2.0. Ceci a fait dire à Olivier Ezrati, consultant freelance dans le conseil en stratégie d’innovation et ancien de Microsoft France, que quand on mettait juste le titre Web 2.0 sur une conférence, “cela avait un air de faire-part de décès”. De là à dire que le Web deux. Zéro est mort… ? 
La question s’est posée d’ailleurs tout au long de la soirée, de savoir si la crise que nous vivons aujourd’hui va mettre un coup d’arrêt à l’innovation ou pas. La conclusion à la sortie de la réunion n’est d’ailleurs pas aisée. Les avis étant partagés entre le les différents participants, et notamment le panel de patrons de start-up françaises basées dans la Silicon Valley, et qui étaient tous venus expliquées leurs points de vue sur la crise sur ce qui allait se passer. D’aucuns étaients résolument optimistes et pensaient que après une période assez dure et d’incertitude, grâce à la flexibilité du travail qui est un classique aux États-Unis, les sociétés pourraient rapidement reprendre du poil de la bête. D’autres comme Béatrice Tarki de mobissimo, étaient plus pessimistes car « la crise va nous toucher avec le recul de la pub et surtout dans le tourisme. Et qu’il y aura également des problèmes de financement ».

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le dictionnaire impertinent du futur
le dictionnaire impertinent du futur

le ludique dictionnaire impertinent du futur d’Anne Caroline Pacaut, nous en apprend plus sur la vraie nature de l’innovation que de longs développements théoriques.

En cette rentrée 2008, alors que Paris est encore bien vide et que le 1er septembre ne pas encore arrivé, il convient de recommander une lecture qui fasse le pont entre les vacances, le divertissement et le travail et l’innovation. C’est chose faite avec le dictionnaire impertinent du futur (sous-titré à juste titre « se divertir en découvrant l’avenir et le présent ») écrit par Anne Caroline Paucot et publié aux éditions désormais bien connues M21 éditions.

le dictionnaire impertinent du futur

le dictionnaire impertinent du futur

Il s’agit d’un dictionnaire ludique qui propose d’inventer l’avenir et de le définir en s’amusant. Le dictionnaire égrène ainsi les vocables inventés par l’auteur, souvent cocasses, sortes de cadavres exquis du futur et de l’innovation. Voici un exemple concret, avec le terme « poubellicité », qui décrit « un pack payant pour éviter l’envahissement publicitaire ». L’intrusion de ce néologisme dans un dictionnaire est l’occasion pour l’auteur de nous rappeler que « nous consommons en moyenne 800 messages publicitaires par jour, dont la moitié environ à la maison ». Et l’auteur de décrier cette « pollution sonore visuelle odorante et tactile » (les experts apprécieront). L’auteur invente donc un nouveau produit, sorte d’antidote publicitaire à la publicité elle-même. Là où le livre est intéressant, c’est qu’il fait le pont entre ce futur inventé et le présent avec une rubrique intitulée « c’est déjà demain ». Un cartouche est placé en dessous de chaque définition qui permet de remettre le néologisme ainsi expliqué dans son contexte. Pour cet exemple publicitaire, l’auteur rappelle l’importance du modèle publicitaire notamment sur Internet, puis nous renseigne sur deux exemples de nouveaux supports publicitaires testés aux États-Unis sur les points de vente : Tout d’abord un test d’espace publicitaire sur les tapis roulants des caisses des supermarchés. Un écran en haute résolution peut également être installé directement sur les charriots (comme cela est déjà le cas depuis quelques années d’ailleurs dans le magasin du futur de la chaîne métro très Düsseldorf).  Autre exemple, une marque de bière brésilienne utilise une forme de publicité sous forme de graffiti sur le rideau de fer des épiceries, des cafés et salons de coiffure dans la ville de Londres de Liverpool.

Enfin, pour montrer que le néologisme de part bénédicité n’est pas totalement farfelu, l’auteur rappelle l’initiative du maire de Sao Paulo qui a fait passer une loi en 2006 qui interdit toute forme d’affichage extérieur (affiches, écran vidéo, vendu plus etc.).  Cette loi impose même la taille des enseignes des magasins, interdit la distribution des prospectus, et a imposé le démontage des affiches (au nombre de 15,000 !), une initiative appréciée selon Anne Caroline Paucot à 70 % par les habitants de la ville de Sao Paulo.

Nous aurions pu citer bien d’autres exemples issus de ce livre, comme ces véhicules de transports en commun alimenté par l’énergie humaine (oui cela existe déjà aux États-Unis, sur base d’un châssis de camionnette doge), du « Kinophone », le film projeté à partir d’un téléphone mobile.  Voilà une innovation qui est véritablement en passe d’être industrialisé, et nos téléphones mobiles se transformeront bientôt en projecteurs), ou le « foodhere » qui consiste à se nourrir de productions locales ; là aussi il s’agit d’une rétro innovation qui fait son chemin notamment à Paris avec les producteurs qui vendent directement des paniers bio par certains points de vente et aussi dans les entreprises.

L’auteur qui a plus d’un d’une corde à son arc, puisqu’elle réalise des romans et des polars pour les entreprises (www.hyaka.com), mais aussi des ouvrages traitant de vulgarisation sur les nouvelles technologies et la prospective, nous livre ici un divertissement ludo-éducatif, qui nous montre que le futur, pour farfelu qu’il paraisse est parfois déjà parmi nous.

Pour le commander

180 pages, 23 euros, format : 15,5 x 23,5
ISBN : 2-916260-25-0

Un vidéoblog est associée au livre :

dicofutur.cluster21.com
A suivre pour découvrir l’actualité de la prospective… et pour y participer grâce au blog intégré.

le medef s'ouvre aux blogueurs
le medef s’ouvre aux blogueurs

C’est l’annonce du mois, le Medef organise ses 3 journées d’université d’été à l’école Polytechnique et donne une accréditation presse aux blogueurs qui voudront bien relayer l’événement sur leurs supports. Une information suffisamment importante pour les fanatiques de la blogosphère pour que j’accepte de relayer ce communiqué de presse. Cette opération est la deuxième du genre et s’ouvre à des acteurs de l’Internet qui ne sont pas des journalistes professionnels. Pour cette deuxième édition numérique de ces universités d’été de l’organisation patronale, les choses ont été prévues en Grand (c’est d’ailleurs le titre de la manifestation et aussi de la plateforme de blogs mutualisés mise en place voir ici : www.voir-en-grand.fr). Mon agenda ne me permettra pas hélas de m’y rendre, mais voici une initiative intéressante dont nous observerons avec intérêt les résultats au moins en ligne et à distance.  Le temps du bon vieux CNPF à grand papa est bel et bien révolu. A vos souris …

Laurence Parisot invite les blogueurs à Voir en grand du 27 au 29 août
Pour la deuxième année consécutive, Laurence Parisot, présidente du MEDEF invite les blogueurs à la rejoindre à l’occasion de l’université d’été du mouvement patronal. L’opération se déroule du 27 au 29 août à l’école Polytechnique. 180 intervenants prestigieux, dont sa Majesté le roi Abdallah II de Jordanie, ont d’ores et déjà accepté de participer à ce rendez-vous qui accueillera plus de 4000 participants.

Une 10e édition de l’Unviversité d’été qui, à l’image de son titre Voir en grand, promet d’être celle de tous les records !

Nous mettons cette année des moyens exceptionnels à la disposition des blogueurs qui souhaitent participer à cette opération de Live Blogging :

* Accréditation de type “Presse” avec badge spécifique,
* Une aide à l’identification et à la prise de contacts avec intervenants et participants,
* “Espace blogueurs” avec du WiFi à très haut débit, des ordinateurs en libre service, des consoles de montage vidéo sur PC… pour rédiger leurs billets dans une ambiance conviviale,
* Un plateau “Web TV”, avec régie et 3 caméras, pour réaliser des interviews et participer à des débats,
* Un pool d’images vidéos mutualisées sur notre serveur de streaming flash (players embed à disposition),
* Une opération de Cross Blogging sur le blog de l’événement www.voir-en-grand.fr où chacun disposera d’un compte auteur et d’une fiche profil,
* Un compte Twitter pour le micro-blogging,
* Et plein de surprises encore…

“Ils ne sont pas classés dans le top 50 officiel et reconnus comme des figures médiatiques ou des experts tels certains professionnels,…ils n’en n’ont pas moins des idées, des compétences à leur échelle.

Les réseaux sociaux, les forums, les communautés, sont d’excellents moyens pour les débusquer. Encore faut-il, au delà d’en parler, les fréquenter et être en écoute active.

Ce qui est valable pour ces co-créateurs / innovateurs orientés plutôt technologies l’est pour tous utilisateurs, clients consommateurs de produits / services.” (sic)

Ils constituent ce que j’appelle dans l’article “la longue traîne des talents 2.0″ à lire dans son intégralité sur le Journal du Net ici :

http://www.journaldunet.com/expert/crm-marketing/28647/la-longue-traine-des-talents-individuels-2-0-un-gisement-mal-exploite.shtml

Bonn lecture

Denis Failly
http://www.entretiens-du-futur.com

Les trophées de l'innovation 2008 avec Orange Business ServicesC’est l’événement innovation de l’année 2008 : j’ai nommé les trophées de l’innovation organisés tous les ans depuis 4 ans par La Tribune, le Syntec Informatique et Orange Business Services.

Alors, pour vous lecteurs de Visionarymarketing et qui représentez une SSII, un industriel ou un éditeur de logiciel, inscrivez vous au plus vite en remplissant le dossier de candidature disponible en ligne à l’adresse : http://www.syntec-informatique.fr/DesktopDefault.aspx?TabID=119&NewsID=345.

TEXTE OFFICIEL DES TROPHEES DE L’INNOVATION 2008

Des usages, applications et solutions de communication d’entreprises:

Participez à la quatrième édition des Trophées de l’Innovation et valorisez vos applications innovantes (technologies et usages) 5 catégories de prix:

  • Nouveaux usages
  • Solutions métiers
  • Solutions de mobilité ou solutions autour de nouvelles technologies
  • Performance et excellence opérationnelle
  • Grand Prix du Jury

Un événement médiatique et un « coup de projecteur » unique sur vos réalisations innovantes : les solutions primées bénéficient d’un clip de présentation et d’une couverture presse grâce à notre partenaire La Tribune.

Remise des Trophées le 22 octobre 2008, dans le cadre du Salon de IP Convergence (ToIP, M2M, Mobile office,…), à la porte de Versailles – Paris

un partenariat Syntec Informatique, Orange Business Services et la Tribune

Date limite de réception des dossiers : 27 juin 2008

« Suite au succès remporté par les précédentes éditions, nous avons le plaisir de reconduire, pour la 4ème année consécutive, les Trophées de l’innovation des usages, applications et solutions de communication d’entreprises.  Parce que l’innovation est au cœur de nos métiers et de nos préoccupations communes, notre volonté est de récompenser des solutions innovantes conçues par des SSII et éditeurs de logiciels, et d’encourager leur développement. Dans un monde de convergence où l’anticipation et l’innovation sont des facteurs clés de différenciation, nous sommes de plus convaincus des bénéfices de la collaboration, d’une innovation partagée et conçue ensemble, au service de nouveaux usages pour les entreprises et utilisateurs finaux. Nous espérons, cette année encore, recevoir de nombreuses candidatures et sommes assurés de la qualité des réalisations que vous nous soumettrez, des réalisations opérationnelles et déjà ancrées dans la réalité de demain. »

Barbara Dalibard, Directeur Exécutif Orange Business Services, et Jean Mounet, Président Syntec nformatique

Comment participer ?
Le concours est ouvert aux sociétés du secteur informatique, sociétés de R&D externalisée, SSII ou éditeurs de logiciels, pourvu que les réalisations présentées et les sociétés remplissent les conditions du règlement des trophées.

Contact : Pascale Baudet pbaudet “arobase” syntec-informatique.fr ou par téléphone Tél. 01 44 30 93 04

Relationnel client avec le code barres 2DLe Gencod vient de fêter ses 30 ans … Un livre intitulé ‘Code à barres : quand le commerce invente son langage’ a d’ailleurs été édité à cette occasion par GS1.

Aujourd’hui, le code barre se fait 2D pour plus d’interactivité. Néanmoins, jusqu’ici, les applications de cette technologie permettaient essentiellement aux marques de diffuser leur contenu – actualité via des bornes blue tooth ou d’acheter des tickets de concerts /cinéma en photographiant le dit code sur les affiches publicitaires en ville.

Récemment, une marque allemande propose des Tshirts estampillés d’un gencod 2D orienté ‘User Generated Content’ : en effet, le consommateur peut créer son propre Gencod 2D qui renvoie vers son compte Flickr – son blog – sa page My Space ou bien d’autres réseaux virtuels communautaires! Plus besoin donc de carte de visite pour transporter avec soi tout son univers ainsi que son identité numérique ;) ) Cette prouesse est possible grâce à la technologie ShotCodes.

Dans cet exemple, la marque est en retrait pour permettre au consommateur de diffuser son message ! Nul doute que le bouche à oreille fonctionnera et que les détendeurs de ses Tshirts seront des évangélistes de cette marque – leur marque ;) )

INSEAD EMBA Campus in FontainebleauLe 12 décembre 2007, a marqué un jour important dans ma récente carrière d’intervenant en MBA dans le marketing des TIC et l’Internet, avec une invitation très sympathique du Pr. Manuel Sosa, expert de l’innovation notamment dans les domaines industriels, à une présentation sur l‘innovation conjointe chez Orange Business Services à l’Executive MBA (eMBA) de l’INSEAD à Fontainebleau. Celle ci fut très riche dans les échanges avec l’auditoire professionnel (en Executive MBA, les étudiants ont une moyenne d’âge entre 35 et 40 ans, et ils sont tous des professionnels de très haut niveau, qui exercent des responsabilités dans des entreprises prestigieuses, ou des d’entreprises industrielles plus petites mais qui ont réussi à l’export et l’international).

Ma présentation à commencé par un petit quiz, apparemment anodin ;-) , qui consiste à demander aux participants de citer deux ou trois noms d’entreprises qu’ils jugeaient innovantes ; sans oublier de dire également pourquoi ils les jugeaient innovantes, et si cette perspective était durable ou non. Cet exercice est moins simple qu’il y paraît, et a entraîné une discussion passionnante pendant environ une heure sur les points fondamentaux qui guident l’innovation : qu’est-ce que l’innovation ? La créativité est-elle la limite de l’innovation ou son point de départ ? Qu’est-ce qu’une entreprise innovante ? Est-ce que l’image innovante d’une société est suffisante pour la déterminer comme telle ? La surface médiatique est-elle suffisante pour juger une société ? Doit-on juger la société sur l’aspect qualitatif de l’innovation, ou son résultat quantitatif ? etc. Autant de bonnes questions, auxquelles il n’est pas forcément toujours facile de trouver des réponses, comme souvent dans le domaine, il n’y a pas de bonnes ni de mauvaises réponses, juste des réponses adaptées plus ou moins aux situations et aux objectifs que nous nous fixons.

 

 

Yann Gourvennec - Marketing of ICT products and servicesEt c’est ainsi, que j’ai pu enchaîner sur la présentation de nos capacités en termes de l’innovation conjointe à Orange Business Services, notamment dans le cadre des grands projets (projets complexes et outsourcing). Les échanges ont été francs et riches, et je garde un excellent souvenir de cette présentation.

Le soir, j’étais invité à une réception le cocktail qui nous a permis de faire plus ample connaissance, et d’accueillir également les futurs élèves de l’executive MBA, qui venaient se renseigner sur l’école avant de s’inscrire. J’ai trouvé l’INSEAD en tous points exemplaire, aussi bien en sur le plan des hommes, de l’encadrement, des élèves, de la qualité de la richesse des échanges, et jusqu’aux installations (le campus est remarquable, et à la hauteur du neuvième eMBA mondial. (cliquez ici pour voir le classement mondial des MBA selon le Financial Times).

 

J’ai hâte de reproduire cette expérience, sur ce sujet ou sur un autre, tant je l’ai trouvée cette enrichissante.

[cet article fut à l'origine publié en Anglais à cette adresse: http://visionarymarketing.wordpress.com/2007/12/13/insead/]

Seconde tables rondes du futurLa Fabrique du Futur est heureuse de vous convier à sa seconde édition des T@bles Rondes du Futur sur le thème :

LA VIRTUALITE ET L’AVENIR DES ENTREPRISES
ou Comment la réalité virtuelle et la 3D dessinent le futur des organisations et du management.

Date : 6 Novembre
Horaire : 14h – 19h plus cocktail
Lieu : Bourse du commerce de Paris
2 rue Viarmes 75001 Paris
Métro Louvre Rivoli

Détails et inscription ici et

TEXTE DE PRESENTATION DES DEBATS (SIC) :

“Comment la réalité virtuelle et la 3D dessinent le futur des organisations et du management;

2020.. A peine a-t-il achevé son petit déjeuner, Léo claque des doigts et le mur de son salon se transforme en un écran géant. Sa doublure électronique apparaît au pied d’un immeuble de bureaux qui fait penser à ceux qu’on construisait hier dans la vie non électronique. En agitant les doigts, il déplace son clone et salue ses collègues. Un clin d’oeil, il se téléporte et s’installe en face d’un Asiatique. Léo s’exprime en français et son interlocuteur en mandarin, mais grâce à une traduction automatique, ils se comprennent parfaitement. A dix heures, ils partent en réunion. Comme chaque jour, ils évoquent le temps qu’il fait dans leurs contrées respectives avant de commencer le travail. Il ne faut pas qu’ils traînent car dans ce Second Office, le moindre des faits et gestes sont enregistrés et ils sont rémunérés en fonction de savants calculs d’efficacité créative.

Futur probable ou science-fiction ? Lendemain souhaitable ou cauchemardesque ?

Deux débats essayeront de répondre à ces questions et de déterminer l’impact de la virtualité sur l’entreprise et le travail de demain. Un grand témoin ponctuera le débat par ses réflexions.

PREMIER DEBAT : CHRONIQUES D’UNE VIRTUALITE ANNONCEE

Des experts racontent

Diminution nécessaire des déplacements, mondialisation des échanges, multiplication des environnements virtuels et de leurs usages professionnels, évolution des us et coutumes technologiques des futurs embauchés, utilisation dans le monde du business des compétences ludiques…

Des arguments militent pour la virtualité future des entreprises. Des experts en univers virtuels et praticiens de la virtualité évoqueront les différents usages de la virtualité par l’entreprise et évoqueront les perspectives pour demain.
DEUXIEME DEBAT : DE LA FICTION AUX REALITES DE DEMAIN

Des patrons à la barre

Si la fiction devenait la réalité, est-ce que cela serait une bonne ou mauvaise chose pour l’entreprise, les salariés, la créativité ? Quels seraient les atouts et limites de ce type de fonctionnement ? Si ce scénario rejoint le cimetière aux prospectives erronées, le virtuel aurait-il malgré tout une place dans l’entreprise de demain ? Est-ce qu’on l’utiliserait pour échanger, se former, vendre ? Existent-ils des signaux faibles et forts qui annoncent une virtualisation accrue de l’entreprise ?

Après que les aficionados des nouvelles technologies ont défendu leur pré carré virtuel, des patrons des entreprises examinent le chemin à parcourir et s’interrogent.”

Denis Failly
http://www.entretiens-du-futur.com