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RP : 6 grandes tendances de l’influence par Pierre Loic Assayag 3/3 – #tfoi


eye-large_thumb1_thumbSuite de la série de 3 conférences dans les locaux de https://bitly.com/XSwxrM.qrcodePublicis Consultants le 18/04 dont le sujet était le futur de l’influence, organisée à l’initiative de Stanislas Magniant de Publicis et de la société Traackr. Voici la troisième présentation, celle de Pierre Loïc Assayag, co-fondateur de Traackr, installé dans la Silicon Valley depuis 18 ans. [http://bit.ly/tfoivision pour rassembler les 3 parties]

lire les 3 articles

Pierre Loic Assayag, co-fondateur de Traackr (photo ci-dessous) est venu conclure le cycle de 3 présentations dédiées à l’influence, qui se sont tenues dans les locaux de Publicis consultants la semaine dernière (cf. QR code ou http://bit.ly/toifvision pour rassembler les 3 parties de ce cycle). Sa présentation avait l’avantage non seulement d’être visionnaire, mais de donner un angle de vue très américain, et donc en décalage par rapport à ce que nous vivons en Europe et en France en particulier.  En même temps, c’est une difficulté de lecture supplémentaire, car les approches régionales sont radicalement différentes et le professionnalisme des blogueurs aux US poussé à son extrême. Il a dégagé 6 tendances de l’influence, qu’à mon avis, il faudra retenir.

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  • Première tendance : le contexte prévaut sur la popularité. Justin Bieber n’a pas la possibilité d’influencer sur tout. Travailler avec Robert Scoble pour un de ses clients, Traackr a pu multiplier les visites par 10 sur leur site, mais en travaillant avec Jason Falls, un  blogueur moins connu, ils ont augmenté les visites de 30% seulement (sic ! il faut néanmoins préciser que le client en question est dans le social media monitoring, pas les produits grand public), mais ce client, netbase, a multiplié ses ventes par 10. "En conclusion, avec le marketing social il ne faut pas seulement chercher des tweets et des Likes" nous a dit Pierre Loic. Le vrai impact c’est quelqu’un qui est capable de changer la popularité en argent. Moins de 3% des gens qui créent une conversation représentent 90% de l’impact. Il faut donc faire très attention au contexte. Que les blogueurs français capables d’augmenter les chiffres d’affaires (surtout dans ces proportions) lèvent le doigt !
  • La deuxièmes chose apprise par Traackr c’est qu’il faut dépasser les barrières géographiques. Fidelity (une grand banque d’investissement US) ont 3 lignes de produits et 18 groupes qui gèrent le marketing social qui reportent toutes à des personnes différentes. "C’est important de comprendre qu’il n’y a pas de besoin d’avoir une tête centrale" a dit PL assayag. Il faut donc penser au travers des différentes fonctions et avec les spécificités régionales. On insistera cependant sur la nécessité de coordonner les action, voire de susciter et d’animer les communautés de communautés. On renverra pour cela aux approches organisationnelles de Jeremiah Owyang et son modèle HUB & SPOKE ;
  • La troisième leçon c’est que “less is more” (en Français, nous pourrions traduire par “l’excès est l’ennemi du bien”. Charles Schwab est aussi un client de Traackr et le problème qu’ils ont est le bruit ! Il y a tout simplement trop de bruit sur Internet : les médias sociaux représenteraient 97% du contenu créé sur le web** selon Eric Schmidt de Google (qui quant à lui, est pour l’excès, surtout d’optimisation fiscale) . Schwab a mis en place des listes de flux sur le web et tous les exécutives de Schwab ont un contenu filtré sur leur bureau, et c’est le contenu qui a été choisi par des professionnels, qui a été filtré de façon à ce qu’ils ne perdent pas leur temps. Cela ressemble un peu a ce qu’on j’ai vu dans une entreprise oui j’ai été directeur digital il y a 6 ans et qui a été abandonné ensuite. Non parce que je pense que cela est inutile cependant. Peut être qu’on y reviendra un jour ;

** la boutade, c’est que Schmidt dit qu’ils font plutôt du bon boulot sur les 3% restants, ce qui prouve, si une preuve était nécessaire, que la quantité compte moins que la qualité.

  • La quatrième leçon c’est qu’il ne faut pas mesurer que les ‘likes’. Il ne faut pas penser que le nombre de Likes sur Facebook est une bonne mesure. Dans une campagne, avant le début de la campagne il faut mettre en regard les objectifs avec les mesures qui sont mises en œuvre. "Si vous voulez des ventes il faut lier vos mesures avec votre CRM" a dit le fondateur de Traackr. Il n’y a donc pas un seul tableau de bord ;
  • La cinquième leçon c’est qu’il y a l’émergence d’une nouvelle vague de marketeurs. Bob Mc Donald, le PDG de Procter & Gamble a dit "on a moins besoin de chefs de produitś et de plus de ‘brand facilitators’" ce qu’il a voulu dire par là, c’est que le rôle de ces marketeurs est en train de changer car ils doivent devenir des facilitateurs et des influenceurs. Aujourd’hui les profils des marketeurs sont en train d’évoluer et les anciennes méthodes marchent de moins en moins bien. On aimerait bien le faire entendre de ce côté-ci de l’Atlantique, où, comme en cuisine, on aime les vieilles recettes, même quand elles sont dépassées ;
  • La sixième leçon c’est que la nouvelle génération ne trouve pas qu’il y ait une dichotomie entre vie réelle et vie en ligne, et donc pour eux, le fait de leur imposer une publicité qu’ils n’ont pas demandée n’a pas de sens. Cette nouvelle réalité vient avec cette nouvelle génération a conclu Pierre Loic.

Pierre Loïc Assayag a, suite à une question de la salle, donné son avis sur Klout :

“Notre manière de travailler est celle d’une plateforme payante alors que Klout est un système qui fait de l’argent avec les "perks" les campagnes d’avantages en nature ("carottes") aux twitterers qui rentrent dans ce système” a déclaré le patron de Traackr. “Leur intérêt n’est pas dans la précision. Leur intérêt est que les gens s’enregistrent sur Klout pour gagner de l’argent et donc leurs chiffres ne sont pas précis car ce n’est pas leur business modèle”.

Je renvoie nos lecteurs à mes nombreux articles sur le sujet de Klout et des mesures de l’influence, ainsi que mes coups de gueule contre les “blogueursinfluents” en un seul mot (expression empruntée à Nicolas Vambremeersch). Ce travail trouvera d’ailleurs son aboutissement dans le livre la communication digitale expliquée à mon boss que je suis en train d’écrire avec Hervé Kabla.


RP : les grandes tendances de l’influence (2/3) – "le communicant, un leader, pas un dealer" – @ppc #tfoi


eye-large_thumb1Suite de la série de 3 conférences dans les locaux de Publicis Consultants le 18/04 dont le sujet était le futur de l’influence, organisée à l’initiative de Stanislas Magniant de Publicis et de la société Traackr. Voici la deuxième présentation, celle de mon confrère et ami PPC (Pierre Philippe Cormeraie)

https://bitly.com/XSwxrM.qrcode

lire les 3 articles

PPC est patron de l’innovation dans une grande banque et a une autre vie, qui se passe en partie sur Youtube et sur son blog, la nuit. Il s’est demandé si les journalistes ne seraient pas comme les blogueurs et il sort même, en prime un classement des 30 journalistes les plus influents, qu’il remet à jour régulièrement. Pour ceux qui me trouvent hyper-actif, voilà de quoi les calmer.

imageComme si ce n’était pas assez, il est aussi avec Nicolas Bordas de TBWA, le cerveau derrière le compte Twitter @tweetbosses qui est aussi partenaire de la future conférence Media Aces sur “Les Bosses qui Tweetent et Ceux qui Tweetent Pas !” . [http://bit.ly/tfoivision pour rassembler les 3 parties]

Je suis influent … mais ça veut dire quoi ?!

B/W photographs of Malala Yousafzai, Jay Z, Li Na, Aamir Khan and Elon MuskJuste une mise au point : "je suis influent" a annoncé PPC en montrant son compte KRED (voir ci-dessus) mais il a nuancé "vous ne savez pas ce que ça veut dire … Moi non plus !". "J’ai aussi un ‘gros’ klout de 73 !" A-t-il ajouté, facétieux. En fait, il nous a détrompé en nous disant que non! Il n’était pas influent, il était peut être un peu populaire (je nuancerais en disant qu’il est aussi trop modeste), car “une personne influente est capable de changer les choses”. Voir à droite, pour ceux qui ont un petit score sur “Kred” et beaucoup de “Street Cred” au sens originel anglais du terme.

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Pierre Philippe, comme à son habitude, a su poser les vrais débats de manière ludique et humoristique

PPC a posé la question aux journalistes dans une vidéo témoignage où il leur a demandé ce qu’ils pensaient de l’influence digitale :

les journalistes se sentent-ils influents ?

L’influence, c’est un peu comme les critiques de films de Telerama

Ce qu’il faut retenir c’est que les vrais influents sont hyper humbles, ils savent où ils en sont et savent nuancer cette influence pourtant réelle. Méfiez-vous donc des vantards qui se gonflent de cette pseudo influence et faites plutôt confiance aux gens modestes… comme PPC qui prétend qu’il n’est pas influent ; alors qu’il l’est. Dans un sens, l’influence, c’est un peu comme les critiques de films de Telerama. Vous les lisez pour croire l’inverse de ce qu’elles disent et n’allez voir les films que s’ils vous sont déconseillés !

Selon Pierre Philippe, les défis pour les communicants sont au nombre de 4 :

  • Il y a une nouvelle donne : pour se faire entendre, les marques crient, et les marques ont des indicateurs et elles "investissent du pognon" avec du GRP (Gross Rating Point : la mesure de l’impact publicitaire). Or, “les rendements des opérations traditionnelles baissent, mais plus ils sont faibles, plus les marques crient” ajoute PPC et le résultat est qu’il y a un rejet. Et la preuve c’est l’étude Nielsen d’avril 2012 (slide 34): 80% font confiance aux recommandations de leurs amis, seulement 22% font confiance aux publicités. Il faut donc "mettre la sourdine" a dit PPC ;
  • Le schéma simpliste, émetteur + message + cible ne vaut plus. La question est de savoir qui tient la relation ? Il n’y a plus de possesseur du message, il y a un mélange d’émetteurs et de récepteurs. La communication n’est plus "l’émetteur vers le récepteur, mais l’émetteur avec le récepteur". La preuve c’est que tout le monde peut avoir un klout ;
  • L’enjeu du contenu : qu’est qui pousse un influenceur à reprendre votre histoire ? Il y a des CM qui lui proposent d’écrire des billets "pour ses propres concurrents". Mais ce qui compte c’est le partage. Le buzz = le mobile x share. Mais ce qui va arriver en masse c’est le transmedia. “Buzz = mobile x share x transmedia va être la nouvelle équation” nous a confié PPC ;
  • Ne pas confondre l’aura et l’influence (voir ci-dessus)

Et le NPS (Net Promoter Score) dans tout cela … ?

Le NPS  = % promoteurs – % détracteurs >> "ceci devrait nous servir" nous a dit PPC, car les agences ne se rendent pas compte que certains influenceurs ne sont pas les bons ; il ne suffit pas d’être influenceur "il faut aussi savoir s’ils sont influenceurs ou détracteurs" ; c’est d’ailleurs ce que j’ai fait il y a déjà longtemps dans mon passé récent de directeur digital pendant de nombreuses années, y compris en mesurant le Net Promoter score dans les médias sociaux. Mesure assez floue d’ailleurs, dans nos domaines des médias sociaux.

Soyez fous ! et réinventez la communication

“Soyez fous !” a insisté PPC : “il faut du plaisir dans les relations et gardez les yeux émerveillés des enfants”.

En conclusion, c’est un métier, la communication, qui se réinvente tous les jours et c’est un superbe métier. Ce métier change et passe d’un "métier de dealer à un métier de leader". On sait à quel point notre ami Pierre Philippe a le sens de la formule, et ce soir-là il s’était dépassé ! Mais de quelle conclusion plus belle pouvions-nous rêver en ces temps de mercantilisation à outrance des médias sociaux qui, j’y reviendrai bientôt, sont devenus les mass medias sociaux.

à suivre …


enlevez ce Klout de vos chaussures


La sélection du jour …

est la suite de la saga du Klout, avec cette offensive de quelques irréductibles gaulois. Place à Jérôme Deiss sur son blog :

"Il y a maintenant quelques mois,@Ygourven et moi-même,@E_influenceuravions décidé de supprimer notre compte #Klout et de ce fait, notre Klout score. A ce moment là, nous avions expliqué les raisons pour lesquelles nous avions entamé cette démarche. Depuis, de nombreuses personnes ont rejoint le mouvement « Kloutfree »

>> lire la suite sur le blog de Jérôme Deiss


tableau de bord des médias sociaux : décembre 2011 et analyse


Il y a quelques mois, vers la fin de 2011, alors que je donnais un discours sur le ROI/ROE des médias sociaux à la conférence iStrategy d’Amsterdam, je demandais à mon équipe chez Orange de mettre en place un tableau de bord mensuel, plus élégant que celui que nous établissons toutes les semaines sur la base de fichiers Excel plus ou moins bien fichus, et qui cependant serait un bon outil de travail et de décision pour les managers, y-compris moi-même. Et j’en livre ici même la version de décembre, très largement remaniée suite aux justes remarques et critiques de notre ami Philippe Nieuwbourg, observateur avisé de la statistique décisionnelle. Ceux qui le désirent, peuvent revenir à la version d’octobre et vérifier les différences réalisées grâce aux remarques de Philippe de Decideo et de Claude Henri Meledo de Visual Decision.

Comme je le faisais remarquer dans ma présentation d’Amsterdam (voir ci-dessous), ce tableau de bord est en mode apprentissage et le sera toujours. Il est donc amené à changer en fonction du temps. Nous ne désirons pas utiliser ce tableau de bord pour nous vanter que nous sommes les meilleurs, ou pour montrer que nous sommes fiers de nous, mais au contraire pour montrer en toute transparence et humilité notre désir de faire mieux (je livre les chiffres tels qu’ils sont et partage ce fichier en toute transparence, qu’ils soient bons ou mauvais).

Ce tableau de bord, doit se lire également en fonction de la présentation que j’ai faite à Amsterdam (ci-dessus) et qui en donne le contexte. Je vous demanderai donc si vous le pouvez de passer un peu de temps à écouter cette explication qui permet de comprendre ce que nous avons essayé de faire et dans quel contexte nous l’avons fait. J’ai y ai introduit également certaines réflexions autour du retour sur investissement qui me semblent importantes dans ce cadre.

to Klout or not to Klout?

Sur le sujet de la mesure elle-même, un grand nombre de choses peuvent être dites, à commencer par la qualité des mesures elle-même. J’ai suffisamment écrit d’articles critiques sur Klout pour prendre en compte le fait que nous devrons bientôt changer cette mesure. J’envisage de la remplacer assez rapidement par le système TweetLevel d’Edelman, car il faut bien reconnaître qu’une mesure est néanmoins nécessaire ; Edelman fournit une telle mesure de façon assez fiable et surtout autour de laquelle il y a beaucoup moins de bruit, ce qui nous permet de nous améliorer à l’abri des interférences.

engagement rates … what are we measuring here?

En ce qui concerne le taux d’engagement (engagement rate) le problème est encore plus aigu, dans la mesure où la mesure issue de l’outil Social Bakers (dont je ne pense que du bien par ailleurs, c’est un outil très utile) se révèle pénalisante pour nous, car elle ne prend en compte ni les sondages que nous réalisons souvent sur notre mur, ni le fait que nous soyons multilingues et multi pays, et nous nous trouvons donc pénalisés de façon indue. Deux solutions donc s’offrent à nous : la première que nous avons déjà entamée, qui consiste à nous retourner vers Social Bakers afin de faire corriger cette mesure et faire prendre en compte des critères non utilisés aujourd’hui ; la deuxième consiste à créer notre propre calcul de taux d’engagement qui prendra en compte ces critères, et qui viendra pondérer la mesure initiale. A suivre …

Tout ceci pour montrer qu’il faut véritablement avoir beaucoup d’humilité par rapport à ces mesures, mais qu’elles sont nécessaires pour nous aider à nous améliorer (je répète, plutôt que d’essayer de faire de la gonflette) en toute humilité et en restant professionnels. En espérant que ce travail puisse vous être utile, nous le mettons en accès libre sur Internet dans un format creative commons que vous êtes libres de partager et de télécharger (la résolution est meilleure une fois téléchargée).

voici notre tableau de bord de décembre 2011:


et pan sur le klout (suite)


Grâce à Twitter, j’ai fait la connaissance virtuelle de Cyril Rimbaud qui a rebondi sur les articles précédents de Visionary Marketing et de E-influenceur sur le sujet de l’influence et de sa "mesure" pour nous envoyer un lien vers cette BD issue de son blog en Oct 2011, au moment du changement de la mesure de Klout.

>> lire la suite de la BD sur le site de Cyril : "Klout kred les kons qui les écoutent"


Klout Score : la cible mouvante !


la selection du jour est …

La sélection du jour du 25 octobre sur mon blog Anglais, dans laquelle je décrivais la récente décision du service Klout de remanier entièrement les scores des utilisateurs, à leur grand dam. A tel point que des utilisateurs ont montré comment se désincscrire du service, ce que personnellement j’envisage de faire aussi. Il est vrai que je tire sur Klout à boulets rouges depuis longtemps … Voici donc mon introduction en Français et le post en Anglais. 

J’ai soudain découvert en cette fin Octobre que mon score Klout avait été significativement dévalué à "52" et que j’avais été rétrogradé au rang de "spécialiste" une quasi insulte pour quelqu’un qui se balade à 65-67 – et dans la catégorie "broadcaster" depuis longtemps.  J’ai ensuite vu que tous les autres utilisateurs avaient subi le même sort sauf quelques uns et pour des raisons inconnues. Pour couronner le tout, j’ai vu que mon historique avait lui aussi été entièrement réécrit, un clin d’oeil à George Orwell je suppose. Comment voulez vous qu’un businessman digne de ce nom puisse prendre ce score au sérieux ? Quand on voit certains d’entre eux se baser sur ces scores pour inviter our rejeter tel ou tel web acteur, cela me fait rire doucement. Le portail Klout annonce un "score plus proche de la réalité". Sans nul doute, ces gens là sont ont le sens de l’humour …

A More Accurate, Transparent Klout Score « Measuring Online Influence: The Official Klout Blog

A More Accurate, Transparent Klout Score

October 26th, 2011 by Ash Rust

Today we’re releasing a new scoring model with insights to help you understand changes in your influence. This project represents the biggest step forward in accuracy, transparency and our technology in Klout’s history. Joe shared the full vision behind these changes in his post last week.

Influence is the ability to drive action and is based on quality, not quantity. When someone engages with your content, we assess that action in the context of the person’s own activity. These principles form the basis of our PeopleRank algorithm which determines your Score based on:

how many people you influence,

how much you influence them and

how influential they are.

We analyze 2.7 billion pieces of content and connections daily. Reaching this scale, we’ve introduced significant upgrades to our platform, allowing us to handle this explosive growth. Now, we can add more networks and other sources of your influence much, much faster.

Insights help you understand why your Score changed. Each day, you can see which subscore and people in your network caused that change. You can also view insights on your friends’ profiles.

via A More Accurate, Transparent Klout Score « Measuring Online Influence: The Official Klout Blog.


influence numérique : et pan dans le Klout !


La lecture du jour …

Est une petite tricherie dans la mesure où elle émane de mon fidèle ami Hervé Kabla (co-auteur avec moi des médias sociaux expliqués à mon boss) qui a commis un nouvel article sur 01 Net pro, en réussissant l’exploit de caser plus d’ à-peu-près en 1 page qu’Alphonse Allais dans sa vie entière (j’exagère un peu). Pour la faire courte, cet article, qui fait allusion à des débats déjà lancés ici même cet été, dénonce la notion de mesure de l’influence, popularisée par le célèbre site Klout (http://klout.com), en annonçant tout de go : "l’influence ne se mesure pas". Certes, le célèbre auteur de la phrase qui fait pschiitt a encore beaucoup de crédits d’influence à son actif et pas de Klout ; et il en est probablement de même d’un très grand nombre de personnalités influentes qui ne sont pas bien placées sur les médias sociaux, voire carrément et volontairement absentes (leur Klout à eux c’est le bon vieux Who’s Who ! – voir la bio de Bill Gates à vendre ici).

Même dans le domaine des high tech cependant, on peut trouver le contre exemple qui montre qu’Hervé a raison. En cherchant ainsi dans les personnes que je suis et dont je vois les scores dans Klout, je suis tombé sur … Eric Schmidt himself ! OK, il est directeur exécutif de Google qui a lancé Google+ un peu contre Twitter d’une certaine façon, mais il a quand même un joli réseau (350,000) … qui n’est pas bien fort en Klout : Un petit score de 59 contre 70 ou plus pour le gourou moyen … que personne ne connaît et qui n’a que peu d’influence sur son marché et encore moins au-delà. CQFD !

bizarre, bizarre : comment une "célébrité" peut-elle avoir un score inférieur à un "gourou" inconnu

Savez-vous planter les klouts ?

Ҫa y est, une nouvelle mode débarque dans les cercles branchés de la « social media économie » : le klout (prononcer : kloaoûtt). Ce nom résonne dans toutes les bouches, sur tous les tweets des Community Managers, Web Marketers et autres communicants de la planète. C’est quoi ton klout ? T’as vu son klout ? Mais je fais comment pour faire progresser mon klout ? Après la cloclomania, voici la klout-klout-mania.

2009, année exotique

Dés son lancement en septembre 2009, la petite société qui compte aujourd’hui une quarantaine d’employés basés à San Francisco se fixe un objectif : mesurer l’influence sur les médias sociaux. De quoi sourire… pas à cause du terme médias sociaux, mais du mot influence. Nous voici revenus à l’époque des z’influenceurs de la blogosphère, les p’tits gars qui d’un tweet, d’un post, vont vous booster les ventes comme pas deux.

via Savez-vous planter les klouts ?.


Damien Douani parlant de la pause numérique–#innonapo


image

Damien a évoqué l’expérience de Thierry Crouzet qui s’est déconnecté du Web pendant 6 mois avant d’écrire un livre, avant de reconnaître qu’il s’agit "d’une petite mort” et qu’il était “accro” et qu’il ne pouvait pas s’en passer.

“qu’y a-t-il au fond ?” a-t-il ajouté, “la peur de rater quelque chose d’important”. Mais il a réussi à déconnecter et s’est aperçu qu’il fallait être “klout”-é et que c’était la nouvelle mode et qu’il fallait être dans le classement des 100 premiers etc… (minutebuzz.com).

Mais comme moi et Christophe Bénavent, il s’est aperçu que seule l’activité faisait monter le Klout et qu’il avait été victime de son propre sevrage !


Klout et influence : tout est dans le lissage exponentiel !


Person with Klout score

Il y a quelques jours, j’ai posé la question sur Klout et la pertinence de sa mesure et c’est notre docte ami Christophe Bénavent, économiste et marketeur de renom, qui a repris la balle au bon. Voici l’explication savante; accrochez vos ceintures !

Klout : influencer la mesure de l’influence ?

Klout s’impose comme l’instrument de mesure de l’influence (1), mais à l’instar de Yann Gourvennec  (Klout mesure-t-il l’influence ou la capacité à influencer Klout ?) nombreux sont ceux qui s’interrogent sur la validité d’un indicateur qui semble varier de manière trop prononcée en fonction de l’activité. Les semaines de vacances ont fait de gros trous dans de nombreux ego.

C’est l’occasion de revenir sur la question générale de la mesure de la performance. Dans le cas de Klout ce qui est mesuré assurément ce sont les conséquences de l’activité : les mentions, les retweet, les partages, les likes, tout ce fratras et cette agitation qui caractérise les réseaux sociaux. Il va de soi que plus on est actif et plus on fait de bruit.

[...] extrait choisi

Pour conclure, le véritable souci avec Klout n’est pas véritablement dans le choix du modèle, mais plutôt dans ce cancer qui pourrit toutes les agences de notation : le conflit d’intérêt. L’objectif pour Klout est clairement de rassembler la base de données la plus vaste possible, et les mécanismes employées sont moins des mesures objectives de performance qu’un système de motivation et d’incitation. La note n’a pas d’autre rôle que de flatter – ou de vexer – les ego, afin de les encourager à produire plus. Elle joue aussi des instincts les plus bas : la jalousie et l’envie.

[...]


klout mesure-t-il l’influence ou la capacité à influencer klout ?


à Yellowstone, la pause numérique est o-bli-ga-toire !

Comme nous l’évoquions dans un précédent article, fruit d’une discussion avec Fadhila Brahimi sur la nécessité de faire des pauses numériques, voici le reflet des vacances sur mon score Klout.

On voit sur le schéma ci-dessous, le creux qui reflète ma pause estivale de 3 semaines sans réseaux sociaux. Le système se remet immédiatement à agir dès que la publication de nouveaux articles et tweets a repris.

D’un côté, la nécessité de mesurer – et donc d’avoir un outil de mesure, aussi imparfait soit-il – se fait grandissante (nous y reviendrons bientôt alors que je travaille activement à la préparation d’un tableau de bord à cet effet. D’un autre, la mesure finit par générer l’activité propre à influer sur … la mesure.

Il est difficile de ménager un équilibre …

Klout - descente aux enfers pendant les vacances


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