Archives du Tag: livres marketing

30 dirigeants du e-commerce dessinent le futur du e-marketing

livreacquisitionLundi dernier nous avons présenté le nouveau livre de Hervé Bloch, et donné la possibilité à nos lecteurs de jouer et gagner un exemplaire gratuitement de ce nouvel ouvrage (voir QR code ci-joint). Voici l’interview d’Hervé, enregistrée la semaine dernière dans mon bureau.

interview de Hervé Bloch sur son livre : tout savoir sur l’acquisition et la fidélité online” chez Kawa Editions

l’adaptation anglaise des “médias sociaux expliqués à mon boss” sur Blogtalkradio vendredi 24/06

J’ai répondu à l’invitation d’Eve Mayer Osburn (autrement connue sous le sobriquet de “Linkedin Queen) et Mary B. Adams à les rejoindre pour un talk show en Anglais en ligne sur Blogtalkradio. Voici ci-dessous une vidéo introductive en Anglais que j’ai réalisée hier matin dans mon bureau. J’y décris mes projets actuels au sein de ma nouvelle équipe d’Orange.com. J’en profite pour amener mes visions sur la façon de mener les choses sur le front du numérique dans les entreprises, et notamment dans le domaine des médias sociaux. Le show débutera à 5.00 heures de Paris Vendredi 24 juin 2011. La vidéo est découpée selon les 4 points que j’entends aborder dans l’émission.

Scoop: profitons-en pour annoncer qu’en avant première je dévoilerai le titre de notre futur livre qui sera l’adaptation anglaise des “médias sociaux expliqués à mon boss“.

[note: texte explicatif des organisateurs en Anglais] Summer’s sizzling on the Social Media for the CEO Radio show. Friday 24th June 2011 please join us at 10 am US Central time / 17:00 European central time when hosts Eve Mayer Orsburn and Mary B. Adams speak to Yann Gourvennec, Director, Web, Digital & Social Media at Orange, the key brand of France Telecom, one of the world’s leading telecommunications operators. Our guest is also co-founder at Media Aces, a non-profit organization whose aim is to promote the usage of social media for business, to help members to help each other. In his spare time, our guest is also blogging on Marketing and Innovation and is a lecturer atUniversité Paris Dauphine. Looking to pick up some tips on internet strategy and Web 2.0 implementation, social media for business, or corporate blogging, don’t miss this show.

Our show is broadcast live from Dallas, Texas and Paris, France while simulcasting a Twitter chat onTwitter.com/LinkedInQueen and onTwitter.com/SocialMediaDel. Join us by calling +1 (347) 850-8614 to listen or to ask a question on air. Orm Tweet your questions and comments to @LinkedInQueen or @SocialMediaDel using #SM4CEO.


selon Emmanuel Fraysse, le like importe plus que le lien

On connaissait “le lien qui importe plus que le bien” de Bernard Cova, voici désormais que le “like” a dépassé le lien (http) dans une nouvelle révolution du Web collaboratif et une nouvelle version du bouquin d’Emmanuel Fraysse : “Facebook, Twitter et le Web social, les nouvelles opportunités de business

transparence : Emmanuel a publié son livre chez le même éditeur que nous http://amonboss.com 


[2/2] le film des médias sociaux expliqués à mon boss –

Dans cette deuxième et dernière partie de la vidéo-interview sur le livre “les médias sociaux expliqués à mon boss” Hervé et moi revenons sur la création de l’association, pourquoi nous avons écrit ce livre, pourquoi on doit sortir de la “logique du coût au microsite”. On revient aussi sur l’importance de la pratique et les buts du livre. Cette vidéo nous a été offerte par Orange Innovation TV.


Minter Dial annoncera la mort du marketing (traditionnel) le 8 février 2011 à Media Aces

Cela fait des années que nous le prédisions, mais le phénomène se produit sous nos yeux ! Alors que le cabinet de conseil Beijaflore nous annonce que “56% des directions générales et marketing planifient une réorganisation dans les 12 prochains mois, pour tenir compte des nouveaux impacts liés à Internet” Minter Dial, qui ouvrira la réunion Media Aces le 8 février 2011, annoncera ni plus ni moins que le faire-part de décès du Marketing traditionnel ! Nous avons voulu frapper fort pour cette conférence Media Aces du 8 Février 2011 avec cette présentation en “keynote” qui est destinée à planter le décor de ce nouveau Marketing que nous sommes en train de construire.  Voici ci-dessous la vidéo de Minter et n’oubliez pas de vous inscrire ni de profiter de l’offre exceptionnelle incluant le livre que nous publions en février 2011 les médias sociaux expliqués à mon boss.

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Prix des places: tarif unique 30€ , tarif étudiant 10€.

A l’occasion de la sortie du livre “les médias sociaux expliqués à mon boss“… profitez de l’offre promotionnelle: 1 place + 1 exemplaire du livre au prix de 45€ SEULEMENT, TOUT COMPRIS

Attention, le nombre de participants est limité à 200, réservez votre place au plus vite et sélectionnez la bonne salle !


la prochaine conférence de Media Aces aura lieu le 8 février 2011

Devinez de quoi on va y parler !? la prochaine conférence aura lieu à l’ESG, école supérieure de gestion de Paris, sur le site de Saint Ambroise, à deux pas de la place de la Nation. Le programme est déjà en cours de fabrication, nous reviendrons bientôt vers vous avec plus de détails.


déconstruction du marketing collaboratif : un livre critique et fondateur du marketing postmoderne

Il y a livre de management et livre de management. C’est à un ouvrage majeur et fondateur que nous sommes confrontés aujourd’hui, oeuvre de Bernard Cova et de ses disciples, Marie-Claude Louyot-Gallicher et Audrey Bonnemaizon. Ajoutons par transparence que je m’inscris largement dans cette mouvance initiée par Bernard et Olivier Badot dès 92 avec le néomarketing, ce livre qui a ébranlé pour toujours nos convictions héritées de l’école classique du Marketing, et m’a donné une ligne de conduite pour les 15 ans qui ont suivi. Comme pour le néomarketing, cet ouvrage fait date car – tout en renforçant la mise en avant du SOCIETING, terme avancé dès la fin de 1992 dans le néomarketing – il ajoute une dimension critique des mythologies du marketing collaboratif. Tout ceci fait de cet ouvrage un ouvrage indispensable. En voici une description et une analyse en raccourci pour nos lecteurs de Visionary Marketing.

commander le livre "marketing critique"

commander le livre "marketing critique"

À la base de l’écriture de cet ouvrage, quelques constatations faites par les auteurs : d’une part, la rémanence d’un courant dit « réactionnaire » du marketing, en réaction à tout ce qui n’est pas issu du sérail, et notamment qui vient du monde de l’Internet. Pivot de la création de ce livre, la réaction des caciques à la vue du fameux tableau de Kathy Sierra sur les différences entre vieille et nouvelle école de marketing. En filigrane, “si Kathy Sierra est une blogueuse, et non une professionnelle du marketing, cela doit vouloir dire qu’elle n’est pas sérieuse”. Bernard Cova et ses disciples ont voulu nous montrer le contraire. Toutefois, ce livre va plus loin que les bricolages souvent idéologiques et préparés à la hâte, des différents récits qui se bâtissent autour des mythes et des discours auto nourris des propagateurs des pensées du marketing postmoderne (ce que Cova, Badot, Ampelio et Bucci ont décrit comme étant les panacées marketing). C’est ce qui fait l’originalité de ce livre, un ouvrage qui sort des sentiers battus et qui ose contredire les théories ambiantes, tout en défendant une vision non réactionnaire du marketing précisons-le.

Contre le marketing “colonialiste”
À la base, la critique d’une approche communautaire dite « colonialiste », métaphore qui décrit le marketing qui essaie de convaincre de force la population du bien-fondé de sa démarche, proche du marketing traditionnel, où l’entreprise reste le centre du monde. C’est à cette vision que les auteurs opposent une vision non colonialiste, basée sur le respect des communautés. Pour quiconque a travaillé sur le marketing communautaire, notamment sur Internet, cette thèse s’impose comme une évidence.

Mais c’est aussi un livre qui s’élève contre l’idéologie du marché comme unique objet d’étude, auquel il tend à substituer la société au sens large dans laquelle s’insère ce marché (d’où le terme de societing).

Contre les discours marketing postmodernes préfabriqués
Ces discours postmodernes – souvent préfabriqués – sur le consomm’acteur, le consommateur 2.0 ou encore la fameuse génération Y (souvent dénoncée dans ces pages et aussi à l’ordre du jour d’un séminaire prévu le 22 octobre malheureusement annulé pour cause de grève et qui sera bientôt reprogrammé) ont leurs limites, même si la tendance de fond – comprise par tous – d’un consommateur qui s’extrait de la mainmise du marketing manipulateur, a toujours un sens certain. Pour dépasser ce discours « idéologique » pour reprendre le mot des auteurs, ceux ci se livrent à un véritable décodage de chacune de ces tendances en les passant au crible. La conclusion est somme toute plus complexe que celle des livres de management moyens dont les piles non négligeables passent entre nos mains chaque année et qui développent une thèse, simple et linéaire : ici, pas de développement en noir et blanc, l’approche est complexe, mieux vaut s’accrocher.

Du Web 2.0 à la génération Y : personne n’y échappe
Les auteurs passent ainsi à la loupe tous les discours incantatoires autour de la prétendue mutation du consommateur, la soi-disant révolution « Y » où les jeunes viendraient tout renverser sur leur passage tels une bande de Huns et sur l’impact – plus limité dans la réalité que dans les discours – du Web 2.0 sur nos comportements quotidiens. Les faits sont têtus et les habitudes lentes à changer. N’aurions-nous pas exagéré les changements que nous vivons ? La prétendue révolution d’innovation que représente le XXIe siècle existe-t-elle vraiment ? Ie siècle de l’innovation ne fut-il pas d’ailleurs le XIXe où tout était à inventer ?

Le nouveau consommateur-collaborateur, créature des chercheurs ?
Là encore, tout le monde en prend pour son grade, jusqu’à Bernard Cova lui-même qui remet en perspective son propre travail de vulgarisateur de la sociologie, de « Marketo sociologue » selon le vocable choisi par les auteurs eux-mêmes. Tout ceci dans une savoureuse mise en abyme, discrète mais amusante (p 39).  Nous les remercions néanmoins, ces “Marketo sociologues”, de traduire pour nous des ouvrages écrits dans des sabirs souvent impénétrables et de faire progresser ainsi la connaissance.

Le consommateur-collaborateur est ainsi, selon les auteurs, moins une invention que la mise en avant arbitraire par les chercheurs – peut-être sous couvert de simplification – d’une des composantes de la post modernité (elle-même, une constante depuis les années 80). Ce n’est donc pas une création, ce consommateur-collaborateur, mais plutôt une sorte d’auto prophétie : on annonce le consommateur-collaborateur, les outils de collaboration se développent donc, et par là on salue le consommateur-acteur etc. etc.

Je suis en phase largement sur ce point. Le marketing des communautés est largement exagéré. Beaucoup de marques n’ont pas et n’auront pas de communauté; malgré tous leurs efforts. Une masse de gens qui achètent un produit ne constitue pas – ou pas toujours – une communauté, mettons-nous le dans le crâne une bonne fois pour toutes. Ajoutons à cela 2 chapitres dédiés à, pour le premier, les difficultés du consommateur-collaborateur, vues de l’intérieur (cas Warhammer) – et un deuxième où les consommateurs collaborent … sans l’entreprise. Ce dernier point me paraît particulèrement important. J’ai vu des marques paniquer à cause d’une page Facebook à leur gloire, réalisée sur eux et sans eux, au lieu de s’en réjouir, d’en encourager les auteurs (quitte à leur demander de rajouter la mention “non officielle ») et de … collaborer dans le respect de la communauté et non dans cet esprit “colonialiste” dénoncé par les auteurs et si souvent rencontré. Quel imbécile préférerait payer des millions de dollars une agence pour faire moins bien ? Hélas, beaucoup. Triste état du Marketing “réactionnaire” dénoncé aussi bien souvent par François Laurent sur son blog et dans ses livres.

Ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain: cela ferait trop plaisir aux “réactionnaires”
Le phénomène de la collaboration cependant, ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain, comme je l’entends de plus en plus, en provenance des fameux “réactionnaires” dénoncés par Cova, Louyot-Gallicher et Bonnemaizon (n’arrivant pas à travailler avec les communautés, mieux vaut tirer dessus, c’est plus confortable et cela évite de se remettre en question). Ce phénomène existe bel et bien … en certains endroits et pas forcément comme les marques aimeraient cependant. Notons aussi que paradoxalement, la collaboration est certainement plus aisée en B2B, même si elle est moins spectaculaire, je l’ai signalé maintes fois, ou d’autres comme Loïc Moisand de Synthesio, même si les discours des marketeurs – et aussi de nos auteurs – reste essentiellement basé sur un marketing de la grande consommation, paré de toutes les vertus, et pourtant bien moins sophistiqué souvent que son petit frère du B2B.

En conclusion
En conclusion, cet ouvrage est un ouvrage majeur et fondateur, en ceci qu’il renforce tout en le critiquant le travail initié dès les années 90 par Bernard Cova et ses disciples. Cependant il est d’autant plus important qu’il apporte cet élément critique, véritablement démystificateur, qui est indispensable à la compréhension du monde qui nous entoure et des approches marketing qui en découlent.

Mes réserves sur le livre sont limitées et amicales (qui aime bien châtie bien): d’une part, en critiquant de façon fort justifiée les mythologies en question, à mon avis, une version anglaise de ce livre me paraît indispensable de façon à faire connaître ce travail sur la scène principalement anglo-saxonne qui contribue à alimenter ces mythologies, afin d’aller porter le fer sur ce terrain là, et non sur le terrain transalpin, déjà acquis à ces causes. Une grosse réserve également sur le titrage et l’aspect extérieur du livre qui mériterait un emballage plus percutant et graphique et un titre plus polémique, ce qui lui donnerait une meilleure visibilité sur le marché. Un peu de Marketing que diable !

Cette visibilité serait méritée, tant cet ouvrage est fondateur et profond. A acheter absolument (134 pp, 29€ seulement, 27.55€ sur Amazon)

Marketing critique : le consommateur collaborateur en question (Collection EDF R&D)

Auteur(s) : COVA Bernard, LOUYOT-GALLICHER Marie, BONNEMAIZON Audrey

Date de parution: 06-2010
Langue : FRANÇAIS
134p. 15.5×24 Broché

acheter le livre sur Amazon


les medias sociaux expliqués a mon boss : pour qui sonne le glas ?

Hervé et moi-même présentons notre futur ouvrage “les médias sociaux expliqués à mon boss” et vers la fin de la vidéo, une surprise … à vous de deviner …


Emmanuel Fraysse dresse le portrait robot du web social pour les entreprises

emmanuel-fraysse Les vacances sont terminées et nous voici de nouveau en selle pour le travail. Il y a à peine quelques minutes j’entendais dire mon management “ce que vous décriviez il y a quelques années – i.e. l’avènement des médias sociaux en entreprise – était un joli gadget, mais maintenant il y a un consensus pour reconnaître que c’est devenu un mode majeur de communication”. Et pour cause, il y a quelques jours, un de nos clients les plus prestigieux décrivait nos blogs et notre WebTV comme étant “sa meilleure source d’information sur les TIC”. C’est dire que le livre d’Emmanuel Fraysse (Facebook, Twitter et le Web Social, nouvelles opportunités de business) que je vais vous présenter est important pour vous et qu’il arrive à une période particulièrement propice (photo de l’auteur sur la droite).

emmanuel-Fraysse-websocial-opportunitesdebusiness C’est une énorme somme de l’état de l’art des médias sociaux et de leur potentiel pour les affaires que nous a fournie Emmanuel Fraysse cet été (Facebook, Twitter et le web social, les nouvelles opportunités de business aux éditions Kawa [*]). Jeune vétéran du Web, qu’il a découvert en même temps que moi il y a 15 ans, ex de Spray, Emmanuel Fraysse a été professeur de marketing et à travaillé pour Microsoft ; il s’apprête aujourd’hui à rejoindre un éditeur de presse professionnelle afin d’en dynamiser les sites Web. Il est aussi l’inventeur de marketingrama, un digg-like dédié au marketing qui a été pour beaucoup dans la promotion des articles des blogs marketing français il y a quelques années (ce site de notation est hélas arrêté). Cet ouvrage “les nouvelles opportunités de business » est une bible de 350 pages écrites à la vitesse de l’éclair, en à peine 3 mois. Ceci donne une idée de l’étendue des connaissances de l’auteur qui n’a eu qu’à puiser dans sa mémoire, pour écrire cet ouvrage très complet qui couvre l’ensemble des possibilités du Web social.

[*] la collection du célèbre Henri Kaufman, intitulée les fondamentaux du web

Le Web Social a toujours été là !

Les deux premiers chapitres du livre sont dédiés à un retour sur l’historique du Web particulièrement bien fait, ce qui permet de remettre en perspective les prétendues nouveautés du Web social. J’aime notamment (page 27) la phrase suivante : “Quand le Web social est-il né ? Il a toujours été là, il est né avec Internet sachant qu’Internet est intrinsèquement reliant et social”. On dirait une phrase sortie de mon cours de l’ESG (disponible dans sa version 2007 ici), cela me paraît très bien vu. À la page 36, Emmanuel propose une analyse particulièrement intéressante également en superposant de façon originale les deux courbes de crossing the chasm de Geoffrey Moore et du Hype Cycle de Gartner. La superposition de ces deux courbes (voir ci-dessous)permet à l’auteur d’en déduire le caractère pérenne du Web social.

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les standards du Web Social

Un peu comme dans un bon disque de Jazz, on trouvera également dans le livre une revue des standards et des concepts qui soutendent le web social : Granoveter (les liens faibles), Milgram (6 degrés de séparation), Gladwell (the tipping point), sans oublier notre Joël de Rosnay national etc. Tous les auteurs qui ont marqué et jalonné l’avènement du Web social y sont décrits et analysés.

On notera également à la page 54, une étonnante critique des médias sociaux (c’est l’intérêt du livre qui fournit un regard critique et avisé, venant d’un véritable expert qui connaît le domaine de longue date) et de la fameuse génération Y : “La génération Y a une fâcheuse tendance à se cacher derrière son ordinateur pour exprimer ses sentiments et dialoguer” et de préciser que cette fameuse génération – sujette de tant d’études et d’attentions, objet de tant de préjugés et de mythes – ne se sent “pas forcément à l’aise ni pour écrire ni pour exprimer en public”. Des conclusions assez proches d’un article d’Alexis Mons sur ce sujet et sur lequel nous reviendrons bientôt sur ce blog.

Entrer dans la réalité du phénomène

On notera également à la page 56, une étude du Web social au travail, basée sur un travail de Microsoft, qui fournit une représentation graphique des différents profils des usages des TIC au travail particulièrement intéressante. Ou encore en page 59, ce passage sur les conséquences importantes du Web social en termes d’organisation du travail : moins de hiérarchie, interaction moins formelle, moins d’études de marché, plus de crowdsourcing.

Dans ce livre, on sort de la simple contemplation du phénomène Facebook, pour entrer dans la réalité du phénomène du Web Social dans son ensemble et de ce qu’il peut représenter pour les entreprises.

Et ce développement des médias sociaux dans les entreprises, n’est pas une sinécure : les entreprises sont « crispées par le fait que les idées puissent venir de l’extérieur » ajoute l’auteur, insistant ainsi sur les défis bien réels des innovateurs chargés de mettre en place les médias sociaux en entreprises. Et une étude menée par Microsoft et l’IFOP, vient confirmer ce sentiment de difficulté de mise en œuvre : selon l’auteur, c’est seulement 18 % des personnes interrogées qui travailleraient dans des entreprises organisées en mode horizontal (c’est-à-dire où l’interaction entre les individus prennent le pas sur les fonctionnements hiérarchies) et sont à la pointe des technologies. On imagine donc le temps qu’il va falloir afin que ces innovations puissent se répandre jusque dans les moindres méandres de l’économie.

Le livre balaye ensuite les profils types du Web social, les façons de gagner de l’argent avec lui. Quatre chapitres entiers y sont dédiés aux réseaux d’influence, comment identifier les bassins de cette influence et surtout comment assurer celle ci, pour le bénéfice de votre marque.

image Un ouvrage complet et bien conçu … et un travail de titan

À la fois contextuel, explicatif et aussi livre mode d’emploi, cet ouvrage fort bien conçu permet aux professionnels soucieux de prendre pied dans les médias sociaux, de comprendre la plupart des concepts principaux, de faire la liste des outils utiles pour votre business, et vous donnera également quelques recettes à mettre en place concrètement sur le terrain.

Des livres sortis ces derniers mois, celui-ci est certainement un des plus intéressants et je recommande vivement son achat, même si le prix en est assez élevé (36.90€ TTC en prix public). Disons qu’il s’agit d’un investissement utile.

Enfin, la présence de quelques témoignages comme celui de Bernard Benhamou coordinateur de la conférence ministérielle de la présidence française de l’union européenne sur l’Internet du futur, de Damien Vincent, directeur commercial de Facebook France, et de Raphaël Frémont, un des pionniers du Search marketing en France, directeur associé du pôle acquisition de Publicis modem viennent ajouter une touche supplémentaire à ce travail de titan réalisé en un temps record. Ajoutons pour conclure que j’ai également contribué avec une interview sur la le Web social en B2B, et une explication autour de l’association média aces que j’ai co-fondée avec Hervé Kabla, et que c’est un réel plaisir que d’avoir participé à cet excellent ouvrage dédié à un domaine qui – comme je l’ai expliqué dans mon introduction ci-dessus – devient rapidement stratégique dans nos entreprises.


l’encyclopédie incontournable de l’e-commerce

e-commerce par Henri Isaac et Pierre Volle - 2008

[votez pour cet article sur wikio ici : http://www.wikio.fr/article/62418958 ]

C’est une véritable somme de l’e-commerce qu’ont produite deux grands professeurs de la célèbre université Paris Dauphine, où j’ai aussi le plaisir et l’honneur d’enseigner, spécialistes du Marketing et de l’Internet, à savoir Henri Isaac et Pierre Volle.

À Londres, le « AtoZ », c’est l’annuaire exhaustif des rues de la capitale. Deux professeurs réputés de l’université Paris-Dauphine (*), la meilleure de nos universités dans le domaine du management et également de l’e-business, ont entrepris de transposer ce principe dans le domaine du commerce électronique. Ce pari est très réussi, avec un ouvrage qui couvre largement tous les aspects du lancement d’un site marchand (**) de plus de stratégie et le positionnement, jusqu’à la mise en oeuvre.

Là où cet ouvrage est particulièrement réussi, c’est dans son approche pratico-pratique, et dans son organisation très largement tournée vers les conseils directement réutilisables. Chiffres, tableaux, données synthétiques et statistiques utiles s’y succèdent, pour le plus grand bonheur des lecteurs avides de conseils pour se lancer dans le bain si complexe de l’entreprenariat sur Internet. Il s’agit donc bien d’un livre utile, pas d’une somme universitaire, même si ses auteurs Henri Isaac et Pierre Volle (voir les biographies à la fin de cet article) sont des professeurs réputés, aussi à l’aise dans la théorie que la pratique. C’est tout à leur honneur, et cela rend cet ouvrage très accessible au plus grand nombre, les lecteurs de visionary marketing apprécieront.

N’y cherchez donc pas des analyse approfondies, ce n’est pas là le sujet du livre, mais plutôt des points de référence immédiatement utilisables dans la vie de tous les jours de l’entrepreneur e-business. Pearson (éditeur du livre, www.pearson.fr) précise qu’il s’agit d’un ouvrage destiné aux «étudiants [...], aux cadres en formation et aux managers en activité », je rajouterai que ce livre est aussi utile aux professionnels de l’Internet, toujours à l’affût d’un chiffre de référence pour argumenter sur un point ou démontrer la valeur d’un choix stratégique, voire remettre du réalisme sur une demande décalée par rapport à la réalité.

Ainsi, grâce à « e-commerce » j’ai pu remettre le critère « navigation » — souvent avancé par les béotiens comme étant primordial — à sa juste place. Les pages 138 à 140 contiennent ainsi des statistiques clairement utiles sur les taux de conversion (importance relative du commerce et électronique) et sur les critères de choix d’un site marchand pour différentes cibles.

3 parties pour couvrir l’ensemble du sujet

le livre est conçu en 3 blocs distincts et représentatifs de la démarche de l’e-commerce

1. Stratégie e-commerce : tendances, stratégie et intégration dans la stratégie globale ;

2. Mise en oeuvre et passage à l’acte : choix de la plate-forme, construction du catalogue et de l’interface homme-machine ;

3. Gestion de site au quotidien : flux de visites et conversions, mise en place logistique, fidélisation et gestion de la relation client (e-CRM).

zoom sur les choix de plate-forme de l’e-commerce électronique

Les auteurs décrivent ici un panorama (chapitre 4 de la 2ème partie pp 130 à 133) des solutions possibles pour démarrer sa boutique en ligne :

1. Le développement interne (exemple Oneclick ® d’Amazon, souvent le fait des acteurs « historiques » de l’Internet ;

2. Les solutions logicielles packagées qui se scindent en :

2. a) suites logicielles spécialisées parmi lesquelles la solution « access commerce » ;

2. b) les solutions e-commerce intégrées aux suites ERP (ou PGI en Français) et fournissant ainsi un lien vers le BackOffice de l’entreprise (SAP businessone, Oracle e-business suite etc.)

3. Les solutions hébergées en ASP (boutikone, novisoft-shop.com, myeshop.fr) qui offrent des solutions clés en main à des acteurs qui veulent démarrer rapidement.

Les auteurs insistent sur l’adaptation et l’adéquation de chacune des solutions aux cibles privilégiées. Les bénéfices et les risques sont évalués et permettent ainsi au lecteur d’orienter leur choix. S’ensuivent descriptifs et conseils sur l’authentification, la sécurisation et la prévention des fraudes. Impossible hélas de rentrer plus dans le détail dans cet article, tant les descriptifs sont riches et exhaustifs.

Le référent indispensable de l’e-commerce

En conclusion, cet ouvrage est l’incontournable encyclopédie de l’e-commerce, aussi bien pour nos étudiants en MBA e-business que pour les professionnels du métier qui veulent rester au faîte des composantes énormément variées de cette discipline, du supply chain management au CRM, en passant par la technique et la vente de marketing, il est en effet très difficile d’être et de rester expert en tous ces domaines si variés.

Un must pour les révisions de l’été et pour tous ceux qui ne veulent pas bronzer idiot à Paris Plage cet été.

DÉTAILS DE L’OUVRAGE :

Pierre Volle :

professeur à Dauphine, directeur du mastère « distribution et relation client », membre du CNRS, auteur de nombreux ouvrages de marketing. Le directeur de la communication de Paris-Dauphine depuis 2007. Accéder au site personnel de Pierre Volle sur les pages perso d’Orange.

Henri Isaac :

maître de conférences à l’université Paris-Dauphine et membre du CNRS. Enseigne le management dans le cadre du mastère « distribution et relation client ». Accéder au blog d’Henri Isaac

(*) je tiens à préciser que je suis également intervenant dans le MBA/MIB de Paris-Dauphine

(**) Ils ont en effet volontairement décidé de prendre l’e-business dans son acception la plus marchande, en éludant la banque sur Internet, le e-learning, et l’e-administration


devenez un pro du Marketing en Anglais en 50 leçons !

Professional English in Use On le voit aisément sur ce site, les frontières linguistiques, malgré la mondialisation et la généralisation de l’apprentissage des langues, sont encore bien présentes. Les articles publiés en anglais sur visionarymarketing.com (http://visionarymarketing.wordpress.com) ont par exemple un public encore bien particulier, les articles en français (http://visionary.wordpress.com) gardent le leur, les deux populations ayant encore du mal à passer les barrières, le village mondial, ce n’est pas encore pour demain.

Certes, il y a l’acquisition des bases linguistiques de la langue Anglaise qui est un problème pour beaucoup de francophones encore aujourd’hui (bien que cette problématique là tende à s’estomper devant l’urgence de posséder les rudiments de la lingua franca contemporaine) mais c’est surtout la pratique d’un vocabulaire spécialisé qui va causer de soucis, notamment pour nos experts du marketing, pour brillants qu’ils soient. Si dans les classes d’anglais, nos professeurs ont pour mission de nous inculquer les bases, il est très difficile, voire impossible d’acquérir un vocabulaire spécialisé si celui-ci n’a pas été enseigné par un expert. Certes, des efforts particuliers sont faits dans nos écoles de commerce, où la plupart des professeurs sont britanniques ou américains, mais tout cela n’en fait pas pour autant des experts du marketing, cqfd.

Là où tout devient paradoxal, c’est que le marketing est lui-même une discipline, soyons franc, qui ne parle pas vraiment français non plus. On y accumule les vocables anglais plus ou moins bien assimilés, plus ou moins bien francisés, jusqu’à en produire une sorte de sabir incompréhensible par les observateurs non initiés des deux langues. En conclusion, une difficulté existe pour le marketeur francophone, qui cherche à utiliser son vocabulaire qu’il considère comme compréhensible devant un auditoire international qui ne le comprend pourtant guère.

Il y a de ce fait un besoin très important d’apprendre ce vocabulaire, en l’expurgeant de ses barbarismes et de ses gallicismes, dans un contexte aussi direct que possible. C’est exactement à ce besoin qu’ont répondu les éditeurs britanniques de Cambridge University Press avec un tout nouvel ouvrage dans la collection « professionnal English in Use » dédié au marketing (cliquez sur le lien en bas de page pour acheter l’ouvrage) et qui vient d’être publié en 2008.

Dans cet ouvrage, pas de liste de vocabulaire rébarbative, mais une présentation à la fois directe, soignée et même ludique. En 50 leçons, on y apprend à peu près tout du marketing, en version originale, avec des articles très bien documentés et agrémentés de nombreux croquis et schémas. Ainsi, par exemple, l’article sur la publicité urbaine (outdoor adverstising) qui en décrit le vocabulaire, les formats (y compris les mesures en pouces) et inclut un bref historique de l’invention du mobilier urbain pas Jean-Claude Decaux en 1962. Les articles indiquent également les références entre Anglais britannique et américain (hoarding [UK/Inde] contre billboard [US] par exemple).

Chaque article s’articule autour de deux parties distinctes : sur la page de gauche le texte explicatif avec le vocabulaire important en caractères gras et sur la droite, des exercices sous la forme de mots croisés et autres jeux, qui facilitent la mémorisation du vocabulaire ainsi appris. On soulignera également la modernité de l’ouvrage qui clôt sur un chapitre dédié au blogs d’entreprise. Enfin un index complet et placé idéalement en fin de l’ouvrage et qui comporte également la phonétique de chacun des termes.

Voici donc un ouvrage qui sera bien utile à tous les professionnels du marketing, ainsi qu’aux étudiants de nos écoles de commerce, qui bien qu’ayant suivi les cours en français sur le marketing et des cours d’anglais n’ont pas eu la chance forcément d’avoir les deux en même temps. Cet excellent travail est l’oeuvre de deux auteurs britanniques basés en France, Marianne Lindsley et Cate Farrall dont la spécialité est la formation linguistique. Une version spéciale y incluant les réponses est disponible pour le professeur désirant utiliser cet ouvrage en cours [ISBN : 978-0-521-70269- 0]

liens utiles :


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