Archives du Tag: publicité

tvtak : une startup française dans le top 10 de PepsiCo

TVtak est une jeune société qui existe depuis un an. Cette start-up franco-israélienne est fondée et dirigée par David Amselem, un professionnel aguerri du marché des médias qui a déjà une expérience réussie avec Dalet Digital Media Systems. TVtak est une des jeunes pousses primées dans le cadre du programme d’innovation PepsiCo10, déjà couvert sur notre blog anglais. La jeune société présentera son innovation en direct sur le salon Mobile World Congress de Barcelone 2012 qui aura lieu fin Février.

une start-up qui a la frite !

Depuis le 10 février 2012, TVtak travaille avec PepsiCo dans le cadre de sa campagne Walkers (la marque de chips anglaise équivalente de Lay’s aux États-Unis et en France). L’enjeu sera de capturer les publicités TV avec l’aide de son Smartphone.

[pour en savoir plus, écoutez l’interview de David Amselem sous forme de ce podcast de 5 minutes]


une reconnaissance instantanée

Ce qui fait l’originalité de ce système, c’est qu’il suffit de pointer son Smartphone, et la reconnaissance de la vidéo « se fait en une seconde » nous annonce le créateur de la start-up. Cette reconnaissance instantanée permet ensuite un ” call to action ” quasi immédiat au travers de deux boutons (exemple : j’aime ou je n’aime pas, profiter d’une remise etc.) ce qui est très attractif pour les annonceurs. Le système permet donc de se coupler à du téléshopping et ne se limite pas à la publicité. On imagine aisément comment ce système permet d’interagir via Internet sans manipulation technique complexe, en interagissant directement avec l’écran.

film explicatif de TVtak

Pepsi fait pétiller l’innovation

Un bon point pour Pepsi qui a su non seulement lancer un programme d’innovation qui fonctionne, qui leur génère de la notoriété, mais aussi et surtout rendre cette innovation utile à leur business … et aux start-up qu’ils soutiennent. On peut en effet prédire un avenir riche à TVtak sur un marché en quête d’innovation et d’interaction, où les deux mondes de la télévision et de l’Internet tendent non plus à s’opposer, mais à se compléter. Grâce à ce genre d’applications, il est possible de rendre la publicité plus attractive, plus ludique (et donc plus efficace) ; l’interaction et la personnalisation ne seront donc plus seulement l’apanage du Web.

note sur TVtak et TVcheck

TVtak travaille également avec Orange dans le cadre de l’opération TVcheck dont nous aurons sans doute l’occasion de reparler (transparence : je travaille pour Orange).

L’histoire de TVtak sera à suivre dans quelques jours à Barcelone, au MWC où je me rendrai bientôt avec une équipe de blogueurs (voir ici la composition de l’équipe des blogueurs Orange pour le MWC).


Mercedes Erra : pour une refondation de la consommation et de la publicité – #hubforum

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Il faut sortir d’une spiritualité de consommation : le marketing va être modifié !

C’est un discours d’ouverture fort et tout compte fait courageux et peu publicitaire que Mercedes Erra (Euro RSCG Worldwide) a livré au Hubforum aujourd’hui. C’est tout un modèle économique – et surtout publicitaire – qui va devoir changer, selon Mercedes Erra, qui a demandé aux “influenceurs” de sortir de leur nombrilisme qui consiste à se focaliser sur leur propre monde et de s’intéresser beaucoup plus aux préoccupations des consommateurs, en recherche de sincérité, de vérité et d’éthique. Une nouvelle approche nécessaire pour le monde de la publicité, déjà prônée depuis de nombreuses années par des auteurs comme Bernard Cova par exemple.

Elle a ajouté que 90% des consommateurs détestent la publicité et “qu’on lui a donné une image d’embrigadement” et qu’il faut aujourd’hui “redonner du sens et ne pas faire croire aux consommateurs que leur seule fonction est de consommer”.

“C’est une notion importante, surtout aujourd’hui, le jour de la disparition de Steve Jobs” a ajouté Mercedes Erra. Quand on demande aux jeunes, ce qui a changé, c’est la communication, les frontières, et la façon étrange dont ils regardent les livres.

Ce qui a changé ce n’est pas que les gens parlent, mais qu’ils parlent plus nombreux et qu’ils se passionnent pour ces discussions, et que ces discussions deviennent même des armes de combat dans le contexte des révolutions arabes. Mercedes Erra ne pense pas que l’enjeu n°1 est de penser le digital, mais de penser le fond !

Dans un élan lyrique, la responsable d’Euro RSCG a lancé qu’il fallait ralentir la vie, arrêter de se focaliser sur le microcosme qui “n’est pas dans les pages roses du Figaro” et oublier “les gens qui se passionnent non pour les problèmes des gens mais pour leur propre influence” !

Selon Mercedes Era, les consommateurs veulent trois choses :

  1. du sens, des explications, à quoi ça sert, qu’est-ce qu’on veut faire, du service ;
  2. de la modestie et du relationnel ;
  3. les gens veulent qu’on leur parle de comportement d’entreprise et non de comportement de marque. les consommateurs veulent acheter aux gens qui se comportent bien.

Il va falloir convaincre les consommateurs que l’entreprise n’est pas là que pour faire de l’argent et aussi redonner confiance.


Pub du Jour : La Pinacothèque de Sao Paolo

Une publicité pleine de poésie et d’étrangeté basée sur un concept “le curiosisme” et tout en Français s’il vous plaît :-)


retour de la bulle marketing : les achats de fans se multiplient

la mantra fondatrice et polémique de @sernovitz

Comme je l’ai décrit dans ma suite d’articles sur les idées reçues du marketing des médias sociaux, on peut acheter l’amour, c’est même le plus vieux métier du monde,  mais celui-ci ne sera pas payé de retour. Les dérives publicitaires dans les médias sociaux font rage, avec des surenchères délirantes sur les achats de fans qui permettent de compenser le fait de n’avoir que peu de choses à dire ou à échanger.

Nous nous approchons donc d’une nouvelle bulle marketing où on annonce des valorisations de “fans” recrutés assez cher à une somme fantaisiste de $136,38  (notez les centimes, c’est pour faire “vrai” !). C’est la classique confusion  entre précision et exactitude. Car quelle est la valeur des “fans” sur Facebook, dont la proportion de fantômes (faux comptes, comptes fantaisistes, multiples comptes créés à l’occasion d’un jeu, et même comptes de personnes décédées etc.) est si importante [1], que ce chiffre ne veut rien dire.

Pire, il y a derrière ce chiffre la vague notion (très vague), et fallacieuse, que 1 fan = x% d’1 vente. Je peux vous assurer – au moins parmi les 200 plus grands comptes américains de socialmedia.org auquel j’appartiens – que je n’ai pas pu vérifier cette affirmation.

Ceci n’est pas nouveau. Nous avons vécu ce genre de folies à la fin des années 90. C’est le retour en masse des vendeurs de soupe, des marketeurs à 4 sous (“get rich quick”) et des chercheurs de ROI immédiat.

Le seul souci, c’est qu’à vouloir placer une valeur immodérée sur ce qui n’en vaut pas la peine, on finit par générer une bulle et à détruire de la valeur, non pas la créer. C’est même la définition d’une bulle. En conséquence, si vous voulez faire des erreurs, allez vite lire Facebook : vous n’avez pas assez de fans ? Achetez-en ! (il est sûr que pour les gros budgets, 9000$ pour 250000 fans ce n’est rien ;-)

Affaire à suivre …

[1] voir cette expérience intéressante, même si elle n’est pas très scientifique et non, bien sûr, 83% des comptes ne sont pas faux, mais beaucoup sont inactifs, je vais poursuivre mes investigations sur ce sujet.


communication en ligne : le “divers” Camerounais nous donne une leçon de poésie

note: article écrit à l’origine pour le blog d’Orange Business Services

Au détour d’une visite en Slovaquie [*], où nous rencontrions nos différents responsables Marketing & Communication de la marque Orange, j’ai eu la chance de rencontrer notre représentant du Cameroun (voir le site d’Orange Cameroun ici). En discutant avec lui j’ai remarqué son fond d’écran, une publicité pour affichage en 4 par 3 dans le pays, à fin d’annonce de tarifs spéciaux pour les jeunes Camerounais (voir ci-dessous).

C’est le mot “divers” qui m’a interpelé dans l’affiche ; et lui de m’expliquer qu’il s’agit de l’ensemble des communications en temps réel, principalement écrites, peut-être ce qu’en France on appellerait d’un vilain mot franglais, ni Anglais ni Français, du style “chat en temps réel” ou quelque chose du genre.

Une belle leçon de Français donc en provenance du Cameroun, avec ce superbe mot, qui évoque la diversité de la communication,  mais aussi la diversité, et une jolie dose de créativité linguistique et de poésie.

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notes :

[*] pour ceux qui chercheraient, il s’agit du pays situé à l’Est de l’Autriche, qui a fait sécession de la Tchéquie – ex Tchécoslovaquie – dont la capitale, aujourd’hui dénommée Bratislava, est l’ancienne Presbourg de ‘l’empire Austro-hongrois


10 idées reçues du marketing dans les médias sociaux (4/10)

reconstituez l’intégralité de cet article au fur et à mesure de sa parution en tapant http://bit.ly/10mythessm

curation ou curetage ?

Idée reçue numéro 4 : la « curation » est l’avenir du contenu

La « curation » est un concept bizarre et mal nommé pour désigner des agrégateurs de contenu dont la plupart ont la fâcheuse tendance à dupliquer ces mêmes contenus, en faisant des liens certes, mais en oubliant souvent de citer la source et l’auteur du contenu, ou en minimisant celui-ci. D’une part, il n’y a pas beaucoup de valeur ajoutée au « bookmarking ». D’autre part, l’usage à outrance de ce type de méthodes ne peut à terme qu’avoir des conséquences nocives sur la production de contenu gratuit (sous licence dite « creative commons ») qui a fait le succès du Web. Soulignons enfin le caractère énervant de ce terme, et faisons remarquer que « curation » en bon Français, c’est la « conservation » et que le conservatisme n’est pas porteur d’innovation. En lieu et place de « curation », il faut cultiver son jardin et travailler ses partenariats, éviter de dupliquer ses contenus et ouvrir ses liens vers les autres… Ils vous le rendront au centuple.

Pour plus de détails sur ce concept de “curation et sa critique” accéder à mon article précédent intitulé  : Frédéric Martinet donne le fouet à la curation (curetage ?)

à suivre …


10 idées reçues du marketing dans les médias sociaux (3/10)

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reconstituez l’intégralité de cet article au fur et à mesure de sa parution en tapant http://bit.ly/10mythessm

poursuivons cette semaine notre voyage au travers des mythes du marketing des médias sociaux débuté le 9 mai dernier.

Idée reçue numéro 3 : les fans (amis), ça s’achète…

Certes, il est possible d’acheter l’amour, c’est même un commerce réputé fort ancien, mais il est plus difficile de le rendre réciproque. Cette démarche, qui est la solution de facilité, ne fonctionne pas. Elle génère des faux profils, provoque de fort taux de désabonnements (jusque 100 % en un an observé sur une grande banque française qui achetait des fans à coups de places de cinéma gratuites par exemple) et ne crée pas d’adhérence à la marque. Pour qu’une marque soit aimée, elle doit d’abord devenir aimable, et ceci demande avant tout un effort, de s’intéresser aux autres avant de s’intéresser à soi.

à suivre …


10 idées reçues du marketing dans les médias sociaux (2/10)

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network-largeIdée reçue numéro 2 : seules comptent les relations, le contenu n’a plus d’importance

Avec l’avènement des médias sociaux, on a vu fleurir des analyses qui prédisaient la mort du contenu, désormais remplacé par les relations entre les internautes. Rien n’est plus faux. Sans contenu, les relations entre les hommes sont vides de sens et le cyber babillage s’instaure. Or, on ne base pas de relations entre les hommes sans contenu. Les clubs de célibataires, business florissant s’il en est, en sont une preuve par neuf. Pour trouver l’âme sœur, on demande au nouvel inscrit de renseigner… ses centres d’intérêt. Pourquoi en serait-il autrement des marques avec leurs clients ? Les véritables enjeux d’aujourd’hui sont plutôt sur la délicate question du positionnement de ce contenu de marque dans un environnement où l’information est pléthorique. Les relations se construisent et se cristallisent ensuite sur ce contenu. S’il est bon, pertinent et vrai, il trouvera son lectorat et une communauté naîtra. Dans le cas inverse, il ne se passera rien.

à suivre …


10 idées reçues du marketing dans les médias sociaux (1/10)

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exclamation-largeIdée reçue numéro 1: il nous faut une stratégie de médias sociaux

A chaque nouvelle mode de l’informatique, on observe le même mécanisme. Au départ, un fort scepticisme (ça ne marchera jamais, quel est le ROI etc.), puis un engouement aveugle, sous la pression de la mode, pour les outils technologiques qui finissent par avoir plus d’importance aux yeux des managers qu’ils ne le méritent. Un outil est un outil, il n’y a pas de stratégie d’outils, juste des tactiques. Ce qui importe en définitive, c’est moins les médias sociaux que ce qu’ils impliquent en termes de refonte du marketing lui-même et de l’approche de la communication. Il n’existe pas de stratégie de médias sociaux donc, juste des stratégies marketing, à forte composante numérique, qui se basent sur les médias sociaux. La nuance est importante !

note : ce sujet fait l’objet d’un développement conséquent et à plusieurs endroits dans notre ouvrage paru Février 2011 les médias sociaux expliqués à mon boss

à suivre …


10 idées reçues du marketing dans les médias sociaux (intro)

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un guide de survie du marketeur éthique

eye-largeLes médias sociaux en entreprise entrent, après trois à quatre ans de pratique, dans une phase de plus grande maturité. Bien sûr, ceci est à nuancer en fonction des entreprises concernées et des secteurs. Socialmedia.org, l’association des professionnels des médias sociaux en entreprises aux USA regroupe désormais 200 de ces grandes entreprises dont Orange[1] que j’y représente. Ceci n’a donc plus rien à voir avec les 39 membres de 2008, date de notre première inscription ; ceci est bien un signe de cette maturité. Ce club, dont Media Aces[2] est une association sœur en France, est plus qu’un simple club de professionnels et d’entraide : c’est aussi le gardien du temple, via son fondateur Andy Sernovitz, de l’éthique et des bonnes pratiques liées aux médias sociaux en entreprise. Notre dernier meeting des membres à New York, à l’université de Columbia le 30 mars 2011 était ainsi très révélateur : Les entreprises membres restent fidèles, plus que jamais à ces règles éthiques qui garantissent l’égalité, le respect, mais aussi et surtout l’efficacité du marketing appliqué aux médias sociaux et qui en ont constitué le fondement.

Vous n’avez pas entendu mon message ? Je vais crier plus fort !

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Mais les tentations sont grandes ici et là, notamment de ce côté-ci de l’Atlantique, de vouloir remettre en service les bonnes vieilles méthodes publicitaires, descendantes, manipulatrices, intrusives et interruptives. Celles là même dont des publicitaires avisés comme Laurent Habib ont déjà dénoncé les limites et l’inefficacité (Laurent Habib, Euro RSCG, la communication transformative). Mon propos n’est pas de critiquer la publicité dans un réquisitoire simplificateur. La publicité est utile et peut d’ailleurs retrouver le capital de sympathie qu’elle a peu à peu perdu au fil des ans. Pour cela, elle doit se réinventer… et admettre de jouer avec les règles du néomarketing qui sous-tendent les médias sociaux. Pour respecter ces règles du jeu, il convient également de déjouer les pièges du marketing dans les médias sociaux.

légende de la figure ci-dessus : le visuel de Hugh pour Gaspedal (A Sernovitz) a le mérite de poser le débat. On aime ou on n’aime pas ! http://bit.ly/adboring

Voici donc, en dix épisodes, un retour sur 10 de ces mythes et les raisons pour lesquelles il ne faut pas tomber dans la facilité. cliquer ici pour retrouver l’ensemble de cet article au travers de ce blog.


[1] http://orange.com

[2] Http://france.media-aces.org


une étude très complète sur la campagne d’Orangina “Naturellement Pulpeuse” (via publiciteprojet)

Voici une campagne qui n’en finit pas de faire couler de l’encre (électronique). Sujet déjà traité à 2 reprises sur notre blog, lisez ce rapport qui reprend d’ailleurs certains de nos travaux et qui pousse l’analyse très loin.

Orangina "Naturellement Pulpeuse" Orangina L’analyse de cette publicité a été réalisée par Ariane Costes, Amandine Julien, Cécilia Rizzi, Camille Almira, Aurore Bertrand, Mary Maltaverne et Emeline Cieren. I. La marque Nous avons choisi cette publicité, Orangina – Naturellement Pulpeuse qui lors de sa sortie, était au cœur d’une polémique. Cette publicité réalisée par l’agence FFL, connu pour ses spots réalisés pour Coca-Cola, … Read More

via publiciteprojet


Daniel Laury : “certaines campagnes Facebook sont chères et ne délivrent pas d’aussi bons résultats que LinkedIN en b2b”

Je suis à San Francisco, où j’ai pu rencontrer Daniel Laury, fondateur de LSF Interactive. Daniel Laury, dans cette interview vidéo que j’ai enregistrée le 12 novembre, explique comment les médias sociaux donnent un nouveau visage à la publicité en ligne, aux Etats-Unis ainsi qu’en Europe: mais les campagnes sur Facebook ne sont peut être pas aussi rentables qu’on veut bien le dire, et il est possible que d’autres outils comme LinkedIn aient de meilleurs rendements. Des soucis en stock pour Google qui voit ses cadres quitter en masse l’entreprise pour franchir les quelques miles qui les sépare de leur nouvel ennemi. Facebook fera-t-il de Google ce que Google a fait de Yahoo! en 1997 et après ?

La menace que constitue Facebook pour Google est réelle: 10% des salariés Facebook viendraient de chez Google, qui a récemment répliqué par une hausse des salaires de 10% (celui dont l’information émane se serait d’ailleurs fait virer par son employeur…).

Enfin, un dernier conseil de Daniel, téléchargez RockMelt, ce navigateur révolutionnaire qui intègre les médias sociaux dans son interface.


le ciblage comportemental est-il une panacée marketing ?

le ciblage comportemental est il une panacée

un étudiant de l’école supérieure de gestion m’a consulté sur quelques points de CRM, les questions me semblant très pertinentes, je décide donc d’y répondre sur ce blog. A noter que je réponds ici non d’un point de vue académique, en me livrant à une analyse précise et documentée des deux techniques principales de ciblage comportemental, mais plus dans la position de l’annonceur et du praticien confronté à des problématiques de publicité, en ligne notamment.

Q1 : la montée en puissance du ciblage comportemental : est-ce une simple évolution technologique ou un impératif pour les marques ?

Le ciblage comportemental en soi n’est pas véritablement nouveau. Le premier à mon avis avoir véritablement mis en place ce type de solution (même si stricto sensu on ne peut pas appeler ça du ciblage comportemental) c’est Amazon qui grâce à un son système d’analyse des profils et des visites permet d’affiner l’autopromotion au travers de 2 principes directeurs : d’une part la “page à votre image” et d’autre part la boutique personnalisée alias “chez vous“. Ceci est opérationnel depuis plus de 10 ans. D’une certaine manière également on peut considérer le succès de Google Adwords en comme étant du ciblage comportemental, même si c’est très basique puisqu’il se base sur les mots clés qui sont inclus dans les pages visitées par les internautes afin de proposer des publicités en liaison avec ces mots-clés, mais le système est tellement efficace qu’il méritait d’être signalé même si on ne peut pas appeler cela du ciblage comportemental. Le véritable critère est, en fait, la pertinence, c’est plus important que la prouesse technologique (Epsilon a déjà relevé ce point dans l’e-mailing). Est-ce une simple évolution technologique ou un réel impératif pour les marques ? Il s’agirait plutôt de la rencontre des 2 phénomènes avec la volonté sans cesse croissante, de la part des annonceurs, d’avoir de la publicité qui soit efficace et qui permette un maximum de rendement avec un minimum de budget (surtout en temps de crise). D’une certaine manière cela est un peu illusoire cependant. On sait que la publicité connaît beaucoup de limites, les taux des bannières s’effondrent, les taux de clic par mail sont en chute libre, et les méthodes traditionnelles ne donnent pas vraiment de résultats satisfaisants et sont très coûteuses. Il y a un effet de saturation évident que ce soit sur Internet ou ailleurs, trop de pub tue la pub. Sur Internet cela se traduit par le fait que les internautes ne voient pas/plus les bannières par exemple. Faut-il en déduire que ces limites de la publicité annoncent la fin de la publicité ? Je ne le pense pas. Les méthodes d’affiliation, en B2B notamment, sont simples et efficaces et permettent d’améliorer les rendements publicitaires, si l’on recherche la rentabilité à tout prix, c’est vers cela qu’il faut s’orienter. Le ciblage comportemental également … jusqu’à un certain point. Les essais que j’ai pu faire autour de Facebook ne m’ont pas véritablement convaincu, mais il est vrai que Facebook n’est pas encore mur pour le b2b car il est interdit en entreprise. La limite également de ce genre de choses c’est qu’on tombe toujours dans le travers de l’apport de visites simples. Le véritable objectif d’une stratégie Internet, et surtout dans les social media, c’est d’aller au-delà de la simple visite et d’aller dans l’interaction avec l’individu et avec l’internaute. Tout cela va mettre du temps à se trouver, les experts de l’affiliation et de la publicité offrent naturellement des offres de ciblage comportemental pour améliorer les rendements, nous les utilisons, c’est une plus un moyen qu’une fin en soi.

à lire : ce panorama de la pub en temps de crise par l’EBG

Q2 : l’internaute est aujourd’hui au centre de la stratégie Internet : cette réalité a un impact conséquent auprès des marques. Quel est votre avis à ce sujet ?

L’internaute a toujours été au centre de la stratégie de l’Internet. Il serait illusoire de croire que l’Internet s’est bâti par les marques. Le phénomène a toujours été inverse. De même pour les médias sociaux, les marques essaient de rattraper le mouvement (on peut se poser la question de savoir si un jour elles ne génèreront pas de la saturation également) mais le mouvement est bien né des internautes. Le coeur de l’Internet c’est bien le contenu généré par les utilisateurs (UGC). La différence depuis plus de six ou sept ans c’est que l’internaute peut s’exprimer beaucoup plus librement que par le passé. Sans ce véritable apport de la technologie et des technologies matures des sites collaboratifs (les blogs en tête, les réseaux sociaux etc.) le phénomène était beaucoup plus discret. Pour les marques, cela suscite beaucoup d’intérêt, mais aussi beaucoup d’inquiétudes (notammement de la peur de ne plus contrôler sa communication ; la peur n’évite pas le danger !), une difficulté énorme à mesurer en quantité et en qualité les buzz, positifs ou négatifs, mais la nécessité aussi de s’impliquer (ce n’est pas là que les marques sont les meilleures), et d’aller au-delà du média social pour intégrer de l’interaction dans tous les éléments de la marque : le CRM, l’engagement clients, la promesse clients, l’expérience offerte à ces clients. Le social media et les médias sociaux en général ne remplaceront pas le CRM, c’est une illusion et ce n’est même pas souhaitable. Pour ce qui est de la co-création, c’est un sujet déjà banal en B2B, mais qui se pratique depuis des années en dehors de l’Internet, et où l’Internet commence à prendre une place, assez timide soyons clair. En B2C, malgré quelques expériences intéressantes et parfois éphémères (expérience Liebig avec sa soupe de Tatiana, un exercice un peu spécieux et un peu ancien), ce phénomène reste marginal aujourd’hui et on peut le déplorer. Encore une fois, ceci mettra beaucoup de temps à s’instaurer, il faut toujours compter 10 à 15 ans pour une révolution technologique s’imprime définitivement dans les moeurs du plus grand nombre.

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Pourquoi Certaines Idées Survivent et d’Autres Meurent ?

trouver des slogans

ConseilsMarketing.fr a le plaisir d’accueillir Olivier Roland, animateur des blogs “Des livres pour Changer de Vie” et “Habitudes Zen”, qui s’est lancé un défi remarquable : lire 52 livres fondamentaux en marketing et en management en 1 an, et nous en faire le compte rendu. Dans cet article Olivier va nous expliquer comment certaines idées marquent les esprits et comment d’autres glissent et sont vites oubliées….

livre trouver un slogan
Si l’on veut résumer ce livre, voici ce qu’il faut retenir : certaines idées marquent leurs interlocuteurs, les poussant à la retenir longtemps et même à agir, tandis que d’autres sont oubliées à peine entendues.

Or selon les auteurs, il est possible de créer une idée qui colle avec beaucoup plus de chances de succès en suivant six principes déterminants, expliqués en détails dans le livre.

Prenons un exemple :

“Vous ne devinerez jamais ce qui est arrivé à l’ami d’un de mes amis – François, pour ne pas le nommer. Il se trouvait à Paris pour un rendez-vous important avec un de ses clients. Une fois qu’il a finit l’entretien, comme il lui restait un peu de temps avant de prendre l’avion il est allé boire un verre dans un bar.Il venait de finir son premier verre quand une séduisante jeune femme s’est approchée de lui et lui a proposé de lui offrir quelque chose à boire. Surpris mais flatté, il a accepté. Elle est revenue avec deux verres. Merci, lui a-t-il dit avant de prendre une gorgée. Et après ça, le trou noir.
Lorsqu’il s’est reveillé, comateux, il était étendu dans une baignoire de chambre d’hôtel, le corps recouvert de glace. Paniqué, il a regardé autour de lui, essayant de se rappeler ce qu’il faisait là. C’est alors qu’un petit papier a attiré son attention :
SURTOUT NE BOUGEZ PAS. TELEPHONEZ AUX URGENCES.
Un téléphone portable était posé sur une petite table à coté de la baignoire. Il l’a attrapé et tant bien que mal, les doigts engourdis par le froid, a composé le numéro des urgences.
A l’autre bout du fil, la standardiste ne paraissait pas vraiment surprise. “Monsieur, pourriez-vous s’il vous plaît tendre lentement le bras derrière vous ? Vous sentez quelque chose ? Une sonde dans le bas de votre dos ?”
Inquiet, il a fit ce qu’elle lui demandait. Pas de doute, la sonde était bien là.
“Surtout, ne paniquez pas Monsieur”, a repris la jeune femme. On vient de vous enlever un rein. Vous êtes victime d’un réseau de trafiquants d’organe qui sévit dans la ville. L’ambulance est en route.” “

Félicitations : Vous venez de lire une des légendes urbaines les plus populaires des quinze dernières années, qui a fait le tour d’Internet dans toutes les langues et sous de multiples formes. Une histoire que l’on retient facilement, une histoire qui marque, une histoire qui colle. Alors qu’elle est complètement fausse.

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Examinons à présent un article publié dans le magazine d’informations d’une association caritative :

“La constitution de communautés au sens large se prête par nature à une équation de retour sur investissement qui peut être reproduite en s’appuyant sur les pratiques existantes. [...] Le fait que les organisations donatrices doivent souvent, par souci de transparence, procéder à un ciblage ou à la classification par catégories des sommes octroyées est un facteur qui limite le flux de ressources vers notre organisation.”

A présent, faites quelque chose pendant dix minutes – ce que vous vous voulez – puis appelez un ami et racontez lui les deux histoires. Laquelle d’après vous aurez-vous le mieux retenu ? Et laquelle serez-vous capable d’expliquer simplement à votre ami ?

Une légende urbaine d’un coté, quelques lignes d’un article – sorties de leur contexte – de l’autre : la comparaison est bien sûr biaisée.

Mais elle montre bien deux extrêmes de ce que les auteurs appellent “l’échelle de mémorabilité”. Et illustre parfaitement le fait que certaines histoires adhèrent – « collent » selon la mauvaise traduction du titre du livre – et d’autres non.

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Les 500 plus belles pub de Guérilla Marketing – Partie 1

Pour se faire connaître il n’est parfois pas nécessaire d’avoir énormément de moyens… Parfois il suffit d’avoir un peu d’imagination pour faire rêver ses prospects et attirer les clients en masse.

Voici ci dessous plus de 500 publicités de Street Marketing ou de communication hors des média classiques qui seront peut être pour vous une source d’inspiration pour faire connaître votre entreprise !

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