Malgré les vacances d’hiver, la conférence Media Aces du 06 mars 2012 est déjà à demi pleine, et les débats autour de la fin de la phase pionnière et le respect de la déontologie dans l’utilisation des médias sociaux fait rage. L’association n’est pas complètement étrangère à ce phénomène d’ailleurs, largement déclenché par 2 articles, l’un d’Hervé et le mien sur ce blog. Il est donc temps encore, avant que l’on ait atteint le nombre maximum de participants à la conférence, de se pencher sur la présentation qui en fera l’ouverture, celle de notre confère membre de Media Aces Philippe Gérard.
Quelle est la preuve chiffrée de ce phénomène ? Sommes-nous vraiment entrés dans une nouvelle phase ? Quelles conséquences pour les entreprises, et celles qui ont raté le premier coche doivent-ils reproduire les schémas de leurs aînés ou au contraire changer radicalement les méthodes et apprendre des erreurs passées ? Autant de questions qui seront abordées lors de la conférence du 6 mars, et auxquelles Philippe Gérard donnera de la substance, au travers d’une étude menée par le cabinet CEGOS auprès de 1200 salariés français et 300 responsables des médias sociaux d’un panel d’entreprises de plus de 50 salariés.
Voici en résumé quelques unes des principales conclusions de cette étude :
le rythme d’adoption des médias sociaux en entreprise s’est beaucoup accéléré ces 2 dernières années. CEGOS confirme aussi la fin d’une phase pionnière des médias sociaux, avec une arrivée plus massive des entreprises sur ces nouveaux modes d’expression. Le taux d’adoption observé par l’organisme de formation privé est de 42% sur l’échantillon sondé ;
les salariés des entreprises françaises interrogées par CEGOS sont majoritairement inscrits sur les médias sociaux (63% sur Facebook par exemple) …
mais ils seconnectent peu ou pas depuis le bureau …
bien que la majorité des entreprises françaises interrogées (70-80%)aient décidé d’ouvrir l’accès à la totalité de l’Internet sans restrictions …
l’usage des médias sociaux par les employés de cet échantillon d’entreprises est majoritairement ludique …
Viadeo et LinkedIn étant encore à ce jour sous-utilisés par rapport aux réseaux sociaux grand-public comme Facebook
de même, les utilisateurs se servent encore de ces réseaux de façon assez simple et essentiellement ludique ;
les salariés, de même, et malgré certains cas très médiatisés s’expriment assez peu sur leur entreprise, ce qui révèlerait un certain pragmatisme et donc une maturité par rapport à l’usage de ces réseaux, au-delà des mythologies souvent répandues ;
les médias sociaux ne semblent pas laisser de prise concrète au monde de la publicité ;
les chartes d’utilisation des médias sociaux sont peu répandues parmi les sociétés sondées par CEGOS, ces chartes étant essentiellement réservées aux grandes entreprises ;
1/4 des sociétés interrogées enfin, déclareraient avoir un réseau social d’entreprise (RSE) en interne …
mais la majorité des salariés concernés auraient plus de réticences par rapport à ces réseaux internes que les réseaux externes. La peur d’être surveillé motiverait ce comportement en grande partie.
Des réseaux sociaux qui sont entrés dans les mœurs en conclusion, avec des employés à la fois méfiants et prudents (aussi bien en interne et en externe) par rapport à ce qui a trait aux références à leur employeur, avec en prime, un rejet de l’usage publicitaire des médias sociaux.
Pour en savoir plus sur cette étude et sur la maturation de l’usage des médias et réseaux sociaux par les entreprises françaises et leurs employés, enregistrez-vous à la prochaine conférence Media Aces du 6 mars 2012 qui se tiendra à Paris, dans les locaux d’ESG, avenue Philippe Auguste, à quelques encâblures
C’est le compte-rendu de la table ronde organisée par Viadeo, à laquelle j’ai participé le 16 Février, au Camping (l’incubateur de Silicon Sentier), avec un panel d’experts d’horizons divers sur un sujet moins anodin qu’il n’y paraît : les médias sociaux pour booster sa start up ! A première vue, on pourrait croire que la question se passe de commentaires. Il paraît tellement évident pour ces jeunes pousses des high tech de faire son lobbying sur les médias sociaux qu’on pourrait croire la question complètement idiote. Et il n’en est rien ! Les mêmes questions, les mêmes interrogations (“faut-il être sur Twitter ou sur LinkedIn ?”, les mêmes fausses barbes (“je n’ai pas le temps”) que celles qu’on entend dans les grands groupes, voire encore pire … Beaucoup d’inhibition et aussi une faible compréhension du networking, pourtant une valeur essentielle pour un entrepreneur (que ce soit un intrapreneur comme moi ou un entrepreneur comme notre public du 16 février au palais Brongiart). Mais en fait, la question n’est pas de savoir s’il faut être sur LinkedIn, mais si LinkedIn, ou mon blog, ou mon profil slideshare etc. va me permettre de développer mon business. Comme je le disais à mes blogueurs d’Orange Business Services, “vous n’êtes pas des blogueurs, vous êtes des professionnels qui bloguent” … nuance. Vu sous cet angle, toute activité sur les médias sociaux qui soutient le business vaut qu’on y consacre du temps, c’est de la prospection. Tout le reste – et notamment le cyberbabillage sur Facebook – mérite d’être optimisé ou minimisé. Entrepreneurs : à vos souris ! …
Boostez votre start-up avec les réseaux sociaux » | Viadeo Blog
Le 16 février, à l’occasion de la Social Media Week, Le Camping a accueilli des panélistes de différents horizons pour une conférence co-organisée par Viadeo sur le thème« Supercharging Your Start-up – comment les médias sociaux peuvent contribuer au développement d’une start-up ? »
>> L’utilisation des médias sociaux : « relations publiques low cost » ou « outil marketing à fort investissement » ?
Prendre du temps et construire du contenu – Michelle Chmielewski prend en considération les deux : « la construction d’une communauté prend du temps, il faut rentrer en contact avec les gens, construire une relation, comme dans la vraie vie. Ce n’est qu’une fois que l’on a fait quelque chose pour eux qu’ils feront quelque chose pour nous ».
L’échange est donc primordial sur les réseaux mais comme le souligne Frédéric Halley, « il faut aussi construire du contenu pour communiquer à son audience les sujets sur lesquels on veut la faire réagir ». Sans contenu solide à sa disposition, peu de chance de retenir l’attention des réseaux très longtemps, surtout lorsqu’on se lance ! Les médias sociaux font partie des relations publiques et Yann Gourvennec ajoute que « les agences RP qui n’ont pas pris le virage des médias sociaux ne dureront pas ».
Dans cette 2ème vidéo dédiée à un des chapitres du livred’Anthony Ponciersur les réseaux sociaux d’entreprise, Anthony revient sur les 5 défis auxquels les entreprises doivent faire face :
le défi organisationnel ;
le défi communautaire (culturel) ;
le défi personnel (humain) ;
le défi managérial (comment s’adapter) ;
le défi technique (les moyens).
Anthony Poncier revient sur les 5 défis du réseau social d’entreprise
Anthony Poncier, Directeur & consultant chez Lecko nous a décrit son livre dans une interview vidéo introductive. J’ai extrait 3 thèmes fondateurs de son bouquin afin de poser des questions plus précises à Anthony. Dans la 1ère de ces vidéos, Anthony revient sur les 3 étapes clef de la mise en œuvre d’un réseau social d’entreprise. Les voici en résumé :
d’abord partir des problèmes des gens (processus métiers) ;
ensuite, étudier comment on va faire adhérer les utilisateurs à l’outil (conduite du changement) ;
enfin, transformer l’organisation (impact sur les processus).
les 3 étapes de la mise en œuvre d’un réseau social d’entreprise
C’est un petit livre car il tient dans la poche, mais c’est un grand bouquin de management, un de ceux que vous n’hésiterez pas à garder, relire et conserver, un livre écrit par un véritable expert du domaine du réseau social d’entreprise en 101 questions (Diateino), Anthony Poncier. Ouvrage pratique avant tout, il est conçu pour répondre aux questions que vous vous posez et vous apporter des check-lists faciles à utiliser, qui vous guideront dans vos projets de RSE.
Anthony fait pait partie de ces réels experts d’Internet dont l’expérience n’a d’égale que l’humilité. C’est suffisamment rare dans ce monde de strass et de paillettes. Il est vrai que le Réseau Social d’Entreprise, abrégé de manière un peu confuse RSE (acronyme habituellement utilisé pour la Responsabilité Sociale d’Entreprise) est un champ d’application du Web collaboratif en entreprise (B2B), un domaine moins visible que l’omniprésent Facebook ; il n’en est pas moins important, au contraire, car des milliards d’euros sont en jeu sur un marché en pleine explosion (6.4 milliards d’euros pour les seuls éditeurs selon Forrester Research).
Ne nous y trompons pas, avec le “RSE” puisqu’il faut se résoudre à ce nouvel acronyme, les enjeux ne sont pas (que) des enjeux technologiques, mais surtout humains, organisationnels et de conduite du changement. Afin de ne pas faire doublon avec l’excellente analyse du livre de mon confrère et ami Franck La Pinta, j’ai décidé de poser quelques questions à Anthony dans 4 vidéos distinctes, dont voici la première, dédiée à la présentation du livre.
Réseaux sociaux pro : Viadeo KO face à LinkedIn – Journal du Net e-Business
Viadeo est-il un véritable challenger à Linkedin dans le monde ? Pas vraiment. Le JDN et Comscore ont épluché leurs audiences en France et à l’international. Résultat : le Français ne dépasse son concurrent américain que dans un seul pays.
Votre blog préféré a eu ses 2 minutes de célébrité grâce à la Radio Suisse Romande dans le journal de 08.00 : Visionarymarketing est en effet passé à la Radio Suisse ! C’était mardi 18 Octobre 2011 à 08.00 du matin.. Interviewé par Yann Amedro de la 1ère station de radio de la RSR, j’y ai répondu à quelques questions en rapport avec mon précédent article sur les nouveautés dans les réseaux sociaux. Précisions en paroles, non sans avoir remercié la RSR de m’avoir autorisé à reproduire l’interview en streaming sur ce blog (durée : 2 minutes)
Dans cet excellent article de Benoît Raphaël (co-fondateur du post.fr) , une analyse très précise et, disons le franchement, assez déprimante des contributions sur les médias sociaux, de plus en plus passives selon l’analyse par l’auteur du GlobalWebIndex. Ceci étant, que les internautes soient en majorité passifs n’est pas une information neuve (voir par exemple ce slide Forrester de 2007, dont les chiffres sont encore exagérés). On peut, à l’inverse, se concentrer sur la minorité agissante, qui elle apporte un contenu original et de qualité …
Ce que le déclin des contributions sur Facebook nous dit de l’avenir de l’info
Vous avez peut-être manqué la publication au mois d’août de l’étude GlobalWebIndex : un passionnant ensemble de chiffres et d’analyses qui recense les usages web et mobile dans le monde. Cette année, le rapport (dont vous pouvez consulter et télécharger une synthèse ici) annonce un déclin massif des contributions sur Facebook. Allant même jusqu’à oser émettre un doute sur l’avenir supposé glorieux du réseau social.
Que disent les chiffres relevés par GlobalWebIndex auprès de plus de 100.000 utilisateurs dans le monde ? Que toutes les formes de contributions sur Facebook sont en baisse depuis 2009. Surtout l’envoi de messages et l’installation d’applications (en chute libre). Ce qui est en hausse par contre : l’upload de videos sur son profil, le fait de rejoindre une page de marque, ou celui de créer un groupe.
Je suis à San Francisco, où j’ai pu rencontrer Daniel Laury, fondateur de LSF Interactive. Daniel Laury, dans cette interview vidéo que j’ai enregistrée le 12 novembre, explique comment les médias sociaux donnent un nouveau visage à la publicité en ligne, aux Etats-Unis ainsi qu’en Europe: mais les campagnes sur Facebook ne sont peut être pas aussi rentables qu’on veut bien le dire, et il est possible que d’autres outils comme LinkedIn aient de meilleurs rendements. Des soucis en stock pour Google qui voit ses cadres quitter en masse l’entreprise pour franchir les quelques miles qui les sépare de leur nouvel ennemi. Facebook fera-t-il de Google ce que Google a fait de Yahoo! en 1997 et après ?
La menace que constitue Facebook pour Google est réelle: 10% des salariés Facebook viendraient de chez Google, qui a récemment répliqué par une hausse des salaires de 10% (celui dont l’information émane se serait d’ailleurs fait virer par son employeur…).
Vous y découvrirez, comme d’habitude, des intervenants extraordinaires : les acteurs des médias sociaux en entreprise. Des cas réels, illustrés par ceux qui les vivent au jour le jour, chez Kapa Santé, à la Lyonnaise des Eaux/Suez ou encore au Wall Street Institute.
Le prix des places est seulement de 30€ .
Philippe IncagnoliDirecteur marketing de Wall Street Institute France parlera
de la gestion de la réputation en ligne pour un organisme de formation
Frédéric CharlesStratégie et gouvernance IT de Suez Environnement,
Lyonnaise des eaux présentera
ses premiers retours suite à la mise en place de communautés en interne
Deborah DraïResponsable Communication, Groupe Kapa Santé
parlera de la santé 2.0 et de l’impact des médias sociaux sur le discours autour de la santé
Loic MoisandCEO, Synthesio invité d’honneur & sponsor GOLD
présentera en introduction les 4 types de marques sur les médias sociaux
Voici le titre de la présentation que j’ai donnée devant les membres de l’association Nos Quartiers Ont des Talents, à laquelle j’ai la chance d’appartenir (ainsi qu’Orange Business Services) et que je soutiens, afin de promouvoir l’usage des réseaux sociaux dans le parrainage des jeunes de l’association. J’ai créé à ce propos un “slidecast” (c’est-à dire une présentation orale automatique que vous pouvez télécharger en cliquant sur le lien ci-dessous :
« L’USF en quelques chiffres : plus de 2000 personnes à la convention du CNIT en 2009. C’est une association très active auprès des utilisateurs américains et allemands. Cela donne des résultats dans les dialogues avec l’éditeur. 3 projets : 1. Une convetion en Octobre à Nantes 2. Des projets de livres blancs 5BI, formation, …) 3. Innovation (le club a 20 ans !) avec les réseaux sociaux en adoptant le produit SNA. Environ 1500 jours hommes d’échanges entre experts rue du Ranelagh où sont les bureaux de l’association. Le thème de cette année est l’adaptation au changement face à un monde qui change de plus en plus vite. La difficulté est d’avoir une stratégie à long terme dans cet environnement. Et notamment, comment appréhender ces réseaux sociaux dans l’entreprise et les y intégrer. La rentabilité de ces outils reste parfois floue. Plusieurs interventions : Bernard Laur viendra planter le décor des réseaux sociaux (techno/humain), Hervé Couturier (SAP : comment SAP appréhende le futur des réseaux sociaux), table ronde où des praticiens (dont moi-même) partageront leurs expériences ».
pourquoi cette présentation est symbolique de la révolution des médias sociaux de 2010 ?
En soi cette invitation était symbolique, en dehors des débats voire même des contenus (voir ci-après la retranscription en séance des présentations de Bernard Laur et de Hervé Couturier. En effet, si les éditeurs majeurs du paysage des TIC comme SAP s’intéressent aux médias sociaux, c’est bien un signe supplémentaire – non encore répertorié dans ma prédiction de 2010 sur Bnet mais c’était un oubli car on connaissait déjà le travail de DS dans cette direction – que le décollage des médias sociaux est effectivement prévu pour cette année, avec son passage au plan des sujets incontournables. Il n’est donc pas (plus ?) incompatible de parler ERP, ou Business Intelligence en l’occurence (BI) et médias sociaux. Le phénomène de la douche froide si bien décrit par Richard Collin dans son étude réalisée pour Microsoft il y a 3 ans sur la collaboration au travail n’est donc pas une fatalité. Les digital natives chers à Bernard Laur s’en réjouiront mais les autres aussi, les millions d’adultes qui utilisent les blogs et les médias sociaux de façon intensive et qui sont frustrés de ne pouvoir le faire au travail.
Il est à noter qu’avec Hervé Kabla, nous avons créé Media Aces pour favoriser l’évangélisation autour de cette révolution des médias sociaux.
instaurer la coopétition pour le bénéfice des éditeurs … et surtout des utilisateurs
Les alliances se multiplient donc. Nous avons cité BlueKiwiet Dassault Systèmes ci-dessus, nous aurions pu aussi mentionner le même BlueKiwi et Microsoft Sharepoint (rappelons-le, ce dernier a environ 70% de part de marché en entreprise selon 01 informatique – 01 informatique n° 1993 du 7 mai 2009), voici SAP et des acteurs des wikis comme Xwiki (eux-mêmes déjà impliqués avec d’autres éditeurs comme Nearbee qui connaît un beau succès en France avec de belles signatures client dans la Banque et le Marketing) – [transparence : je suis proche de la plupart de ces acteurs, de près ou de loin]. Tous ces systèmes se complètent, s’assemblent, parfois se concurrencent, mais le marché est vaste et il y a – encore – de la place pour beaucoup de monde car tous ces acteurs sont encore en phase d’évangélisation.
Si vous cherchiez des exemples intéressants et vivants de coopétition, vous êtes servis ! Et si d’aucuns ont levé certains doutes sur certaines alliances, il faut faire remarquer que l’alliance de la carpe et du lapin (le logiciel ouvert et le logiciel fermé) en ce domaine est inévitable. Le choix n’existe ni pour l’un (le logiciel ouvert qui a besoin de la base installée, de la marque et du poids commercial des gros pour réussir) ni pour l’autre (l’acteur établi à qui il manque l’expérience de la collaboration ouverte et qui a besoin d’un acteur agile et aguerri pour élever son offre et devenir attractif).
de la négentropie et du ‘flicage’
En fin de compte, le bénéfice est double. Certes, il faudra résister – notamment dans l’usage interne – aux tentations de ramener de la hiérarchie partout pour faire taire l’entropie 2.0 (en reprenant les termes de ce débat de Techtoc.tv). Il y a là un double risque : celui d’amener une lourdeur insupportable dans le logiciel dit social qui n’aurait ainsi plus de “social” que le nom. Et d’autre part le risque de rater les déploiements en faussant la collaboration perçue par la base plus comme un “flicage” que comme une vraie tentative de favoriser la coopération (ici, dans le meilleur des cas, les employés feront semblant de coopérer, au pire ils se détourneront du projet).
contre une vision erronée de la révolution dans l’entreprise par une pseudo anarchie 2.0 rêvée par des digital natives
Attention ! je ne veux pas dire que la “hiérarchie” n’existe plus, ni que j’en appelle à une “révolution” au travail (j’ai déjà battu ceci en brèche il y a longtemps dans mon article des réseaux et des hommes) mais que le projet de collaboration est bien conçu à la fois comme un projet proche et partant de la base (Ken Kaplan d’Intel dirait “grassroots”) soutenu, encouragé et favorisé par la hiérarchie qui se légitimera ainsi dans son désir de valoriser les employés dans un esprit gagnant-gagnant (ce n’est pas du blabla. Il faut y croire vraiment pour réussir). Je ne crois pas à la démocratie anarchique en entreprise, et les digital natives devront l’apprendre rapidement et se mettre au diapason ou alors ils l’apprendront à leurs dépens ; c’est d’ailleurs ce que je tente d’expliquer à mon fils (je vois qu’il a déjà fait d’énormes progrès). Ceci n’est pas nouveau. Qui n’a pas eu un choc en arrivant en entreprise et en quittant l’école ?
Aelia met en oeuvre un vrai projet de collaboration avec Xwiki, dans le respect de l’utilisateur
D’ailleurs, Monsieur Leroux nous a donné un excellent exemple de mise en oeuvre réussie et intelligente de la collaboration avec soutien de la hiérarchie. Le déclencheur en était même le management – sur sa proposition – mais il a eu l’intelligence de sous-traiter le projet à une maîtrise d’ouvrage crédible auprès des utilisateurs et de s’effacer en tant que prestataire de service interne. Voilà un bon exemple – qui mérite d’être suivi – de collaboration réussie. Sans la base, rien à espérer, mais sans le soutien appuyé du management, rien n’est possible dans la durée. C’est la carpe et le lapin, la cohabitation n’est pas toujours facile, mais quand ça marche, tout le monde est content.
Nous avons eu le plaisir d’assister au dernier Worksession d’Osereso “Pourquoi et comment créer votre propre plate-forme websociale ?” animé par Emeric Ernoult d’Affinitz.
Au cours de cet atelier pratique d’une durée de 2h, nous avons eu une présentation complète de l’intérêt de la mise en place une communauté virtuelle, avec les écueils et les bonnes pratiques.
Vous trouverez ci dessous les slides de la présentation :
Et voici ci dessous un résumé de cette conférence :
- Une communauté devient intéressante pour ses membres si elle permet de mettre en avant un des 4 éléments que sont de l’expertise (ex: la communauté des avocats avec des articles pratiques à destination des “prospects”, Cap Gémini avec des articles sur les réseaux IT…), le partage d’une passion commune (ex: Les passionnés de Voile avec Benéteau), L’entraide (ex: le Téléthon, CommentCaMarche.net, Aréva avec le développement durable…) ou la rencontre de personnes “semblables ” car s’étant rencontrés dans un même évènement (ex: Mon Lookea avec les personnes ayant passé des vacances dans le même village de vacances). Ces 4 piliers sont indispensables car c’est sur l’un d’entre eux que votre communauté va pouvoir vivre et grandir.
- Si votre communauté potentielle rassemble des dizaines de milliers de personnes (ex: les marques de luxe), il est alors indispensable de segmenter sa base en sous segments qui ont des motivations différentes selon un dénominateur commun (ex: sacs, robes…) car une communauté trop généraliste ne peut perdurer.
- Pour mettre en place une communauté d’Expertise, les informations qui y sont prodiguées doivent être à valeur ajoutée, par exemple pour le bricolage cela ne pourrait être les internautes qui produiraient tout le coeur du contenu, car leurs conseils ne seraient pas forcément pertinents et cela n’apporterait pas de visibilité à la marque (et aussi l’intérêt au site). Dans ce cas précis il est indispensable que cela soit les collaborateurs de la marque qui interviennent en donnant des informations concrètes et à valeur ajoutée.
- Mettre en place et créer une communauté prend du temps (plusieurs mois), il faut donc savoir prendre son temps et laisser la communauté grandir en acceptant qu’elle ne rapporte pas d’argent sur le court terme.
- Une communauté à souvent pour but de recruter des prospects ciblés (Ex: ServirLaFrance.fr qui à pour but de fédérer les militaires partis en Opérations Extérieures afin de leur proposer des assurances spécifiques), mais elle peut aussi servir à fédérer en interne des populations de collaborateurs (ex: tous les informaticiens d’une grande entreprise…), permettant ainsi de canaliser les demandes et à communiquer plus efficacement. Une communauté peut également servir à créer de l’audience supplémentaire que l’on pourra monétiser auprès d’annonceurs.
- Un bon moyen d’attirer une micro-cible c’est de mettre en place un service d’information et de veille concurrentielle ciblée.
- Faut il acheter ou louer sa plateforme communautaire ? A cette question il existe plusieurs réponses et différents outils. Si vous avez un contenu média important des plateformes de diffusion comme Youtube, Dailymotion… sont des outils pertinents pour construire une communauté. En revanche si vous ne produisez pas de contenu votre communauté ne pourra s’y développer. Si votre objectif est de diffuser de l’actualité, les services de micro Blogging comme Twitter peuvent être pertinents, mais il faut savoir qu’ils s’adressent qu’à une cible d’early adopteurs et que pour l’instant ils ne permettent pas de créer une communauté par manque d’échange bidirectionnels (c’est surtout un canal de diffusion d’informations). A noter que sur Twitter comme pour les emails les heures d’envoi sont importants : les meilleures heures étant entre 10h et midi, puis entre 16h et 18h.