le plateau de webcastory

le plateau de webcastory

Hier 1er Juillet 2009, avait lieu à St Ouen dans les locaux de Webcastory, un débat dit du Hamster sur l’usage de l’email au bureau. [voir ici la page TechToctv.com].

Pourquoi le Hamster ? parce que Ken Blanchard et 2 autres auteurs ont traité ce sujet dans un livre intitulé the Hamster revolution, arguant du fait que le manager moyen perdait environ 1 mois par an à cause de mails stupides et non productifs.

J’ai d’ailleurs moi-même – en tant qu’observateur du mail depuis 21 ans – déjà traité de ce sujet, le plus récemment dans BNET.CO.UK en donnant mes recettes personnelles de productivité.

Le débat avec Vincent Berthelot de B-r-ent, Emilie Ogez de Xwiki et Bertrand Duperrin de Bluekiwi a été très riche et Vincent a poussé un article sur le blog B-r-ent pour poursuivre ce débat, en reprenant certains des échanges que nous avons eus.

Pour ma part, je ne suis bien évidemment pas pour la disparition de l’e-mail, mais j’approuve les actions coup de poing  no email friday – comme chez US Cellular (2007), Deloitte (2008), pains Jacquet (2009) – qui ont pour mérite de fixer les esprits et de réveiller les consciences. Pour le reste, je vous conseille ma liste d’astuces.  Voici le post de Vincent :

Web 2.0 et mail, opposition, complémentarité ?
Le mail fait plus que résister….

Le dernier sujet du plateau techtoctv animé par Yann Gourvennec auquel j’ai participé portait sur le mail et son impact en terme de temps, efficacité, usages…

Bertrand Duperrin qui participait avec Emilie Ogez et moi-même avec son intelligence coutumière du débat a donné en exemple les nouvelles habitudes de son Boss qui passe par leur plateforme sociale, un Direct Message sur Twitter pour communiquer avec ses troupes et retrouve l’usage du mail uniquement sur des cas bien spécifiques et plutôt d’urgence.

Emilie malgré son habitude et son immersion quasi permanente dans le 2.0 confiait se servir encore pas mal du mail, quant à Yann et moi nous faisions le constat que la quasi-totalité de nos échanges passaient par le mail et le téléphone.

Bertrand avançait ainsi l’idée que la plateforme sociale peut utilement et efficacement remplacer le mail dès qu’il s’agit d’échanger sur un projet, dossier avec une équipe. En terme de tracabilité, de classement, d’archivage, de partage et surtout de moindre interruption de tache c’est un pari gagnant.

  • lire la suite sur B-r-ent, le blog de l’entreprise 2.0
  • The Social Media Business Council - The new name of the Blog Council

    Bien sûr, ce n’est pas complètement une découverte pour moi, en étant un membre, mais l’information est uniquement publique depuis ce matin : le blog council s’appelle désormais Social Media Business Council (abrégé en SMBC) et se trouve à l’adresse http://socialmedia.org.

    J’ai donc le plaisir de me faire le relais de cette information (note: je suis un membre de smbc) et de présenter tous mes voeux de succès à notre ami Bob Pearson, le nouveau Président de SMBC.

    Le but de ce changement de nom me paraît évident, et reflète des réflexions souvent faites ici sur le changement de nom du Web 2.0, c’est à dire d’envoyer un message clair à la communauté des entreprises – et celle des médias sociaux – que le social media n’est pas qu’une affaire de blogs d’entreprise. C’est en effet plus profond que ça, au vu de l’ensemble des outils qui forment la panoplie des médias sociaux. Ceci cependant, et j’entends quelques ricanements ici et là d’où la mise au point avant que les commentaires pleuvent, il serait faux et archi faux d’en conclure que les blogs d’entreprise sont finis et que nous avons fait une erreur de vouloir promouvoir le blog d’entreprise comme un nouveau moyen de communication. Rien ne serait plus faux et il faut donc le rappeler (voir, à ce sujet,  ici notre article sur le ROI). Ceci signifie que le blog d’entreprise est un des outils disponibles et il le reste, au sein d’une panoplie plus large;  et en outre, il s’agit d’un outil très efficace, mais son efficacité est renforcée uniquement si les autres outils sont utilisés en synergie.

    Voici pour nos lecteurs anglophones, l’annonce de presse envoyée par le Blog C… pardon ! le Social Media Business Council ;-)

    Posted by on June 30, 2009
    Big news from all of us here at GasPedal and the newly renamed Blog Council: Our community for social media leaders at large companies has officially changed its name to the Social Media Business Council and has moved from BlogCouncil.org to SocialMedia.org. Here’s the press release with more details:
    Bob Pearson - the new President of the Blog CouncilChicago, IL — The Blog Council, a community of social media leaders at large companies, has officially changed its name to the Social Media Business Council and will call SocialMedia.org its new online home.
    “Every day, our members share advice on how to build successful, scalable and self-sufficient social media programs,” said Andy Sernovitz, CEO of the Social Media Business Council and its parent company, GasPedal. “This new name and domain better reflect the wide range of issues our community focuses on.”
    The name change was a collaborative effort, with members sharing dozens of name suggestions before selecting Social Media Business Council through a vote at Member Meeting 4 in New York City.


    note: picture courtesy of http://www.flickr.com/photos/hyku/ on Flickr, this picture was made available by its author under the Attribution-Share Alike 2.0 Generic creative common licence

    1 mois par an (soit près de 10%), c’est le temps perdu par les managers dans la mauvaise utilisation du mail selon les auteurs de The Hamster revolution, un livre dédié aux soucis de productivité générés par le courrier électronique.

    Je pense qu’ils sont largement en dessous de la vérité cependant et que le chiffre réel bien qu’impossible à évaluer est bien supérieur. Débat passionnant en perspective chez Webcastory aujourd’hui.

    La question de base est la suivante: doit-on [peut-on] limiter l’usage de l’e-mail et le web collaboratif en entreprise permettra-t-il de pallier les problèmes générés par le mauvais usage du mail ?

    Posted via email from Yann A Gourvennec

    media-aces est née

    media-aces est née

    Hervé Kabla et moi-même avons le plaisir de vous annoncer la naissance de Media Aces, une association qui regroupe les principaux acteurs des médias sociaux au sein d’entreprises européennes: responsables de blogs d’entreprise, de plateformes de partages ou collaboratives, peu importent les technologies, l’essentiel réside dans les usages, sur lesquels nous allons bientôt diffuser de nombreux témoignages.

    N’hésitez-pas à rejoindre cette association, sorte de Blog Council à l’européenne. C’est avant tout par la qualité de ses membres que ses travaux serviront à la communauté

    nearbee_logoLes nouveaux outils web 2.0 au service de l’intelligence collective” , ainsi s’intitule un petit déjeuner organisé par Jean Yves Dhénain, fondateur de la société Nearbee, un jeune acteur de la scène 2.0 qui a déjà séduit beaucoup de grandes entreprises et d’associations. Alors, si vous êtes intéressé par le sujet de la collaboration en entreprise, vous pouvez vous inscrire au petit-déjeuner suivant, le 10 juillet 2009 dans le 13ème arrondissement (M°/RER Grande Bibliothèque). En prime, une présentation d’un nouvel objet communiquant baptisé “Nearus” (presque un titre des Beatles ;-)

    Petit déjeuner «Découverte»

    Du Vendredi 10 juillet 2009

    de 09h00 à 10h30

    15 rue Jean Baptiste Berlier,
    75013 Paris
    [M° 14/RER C - Grande Bibliothèque ou M° 6 quai de la gare]

    Venez découvrir nos solutions : « Diapason », « « Résonance », « Symphonie », « SMI », « Campus 2.0 »…

    Le programme :

    1.    Enjeux du web 2.0 pour les entreprises

    2.    Solutions Nearbee

    3.    Expériences clients

    4.    Présentation en avant première de Nearus*

    Si vous êtes intéressé(e),  merci d’adresser un mail, avant le 06/07/09 à soulabaille “@” nearbee.com (enlever “”) en indiquant vos coordonnées complètes, le nom de votre société, votre fonction ainsi que le nombre de personnes de votre structure souhaitant assister à notre évènement. A réception de votre mail nous vous confirmerons votre inscription par retour.

    Olivia Soulabaille
    15 rue Jean-Baptiste Berlier
    75013 PARIS
    Tél : 01 55 43 76 95
    Fax : 01 55 43 76 96
    mail : soulabaille @ nearbee.com

    http://www.nearbee.com

    Le débat passionnant et passionné du salon Online sur le futur du web est désormais en ligne sur Techtoctv:

    débat sur le futur du Web

    débat sur le futur du Web

    Probablement le meilleur exemple de contenu généré par l’utilisateur en b2b que j’aie jamais vu. Cette vidéo a cartonné sur http://orange-business.tv . Cherchez ’sociaux’ et vous verrez ses vidéos en ligne.
    See and download the full gallery on posterous

    Posted via email from Yann A Gourvennec

    note : cet article est la version originale et intégrale de l’interview originellement publiée sur Silicon.fr

    (Pic Lane Hartwell, all rights reserved)

    (Pic Lane Hartwell, all rights reserved)

    Tara Hunt est un nom qui compte dans le microcosme des médias sociaux (alias 2.0), mais aussi au-delà. Et tout marketeur professionnel aguerri est – ou du moins devrait – être familier de ses tentatives antérieures de promotion d’une nouvelle philosophie du marketing, intitulée Pinko marketing – dont le but était de poursuivre le travail initié par les auteurs du cluetrain manifesto, à la fin des années 1990 il y a exactement 10 ans. Son implication dans le mouvement des Barcamps (forums collaboratifs du Web dont il existe des déclinaisons dans le monde entier) ou du “coworking” (espaces de travail partagés) ne l’a pas empêchée de s’investir dans un nouvel ouvrage intitulé – bizarrement – le “facteur Whuffie” (The “Whuffie Factor”).

    le livre étant désormais disponible en anglais, j’ai demandé à Tara de répondre à ces quelques questions en exclusivité pour nos lecteurs de ZDnet.

    YAG : Tara, j’ai aperçu un message dans Twitter et j’ai lu aussi sur ton blog que tu préparais un nouveau livre “The Whuffie Factor”. Pourquoi ce nom, et quel est le message derrière de choix ?

    TH : c’est le résultat d’un long processus d’évolution initié par mon éditeur. Le titre de l’ouvrage au départ était “comment devenir un capitaliste social ? Faites du business avec les communautés en ligne”. L’éditeur a trouvé l’évocation du « capital social » trop vague et qu’on pouvait lui faire dire ce qu’on voulait. C’est alors que je lui ai raconté l’histoire du”Whuffie”, issu du livre de l’auteur de science-fiction Cory Doctorow (référence du livre). John Mahoney, un des représentants de l’éditeur, a donc fait tourner la suggestion et a trouvé que beaucoup de gens réagissaient bien à ce terme. D’abord, ça les faisait rire, puis une fois le terme explicité, ils le retenaient facilement.

    En toute simplicité, le « facteur Whuffie » signifie qu’il faut accorder une attention toute particulière à ses incursions dans les communautés en ligne.

    YAG :  Et quel est le rapport entre médias sociaux et le marketing?

    TH : ce qu’il faut absolument saisir, c’est que dans « médias sociaux » il y a le mot “social”. Ni Facebook, ni Twitter, ni Flickr ne furent conçus comme un des plates-formes destinées à vendre la soupe des entreprises, mais comm des plate-formes dédiées aux interactions humaines : conversations, mises en relation, confiance, entraide etc. sont les valeurs fondatrices de ces plates-formes. Le “facteur Whuffie”, c’est en quelque sorte l’indicateur de votre réussite dans ce milieu nouveau des médias sociaux. Quant à l’aspect « marketing » il viendra naturellement s’intercaler dans ce processus car dans les communautés les membres aiment à débattre de leur vie quotidienne, et ils recherchent également des conseils d’achat de la part de leur cercle rapproché d’amis en lesquels ils ont confiance. Si vous avez bâti de tels cercles relationnels sur la confiance, alors vous êtes en bonne voie. Tout le livre se propose de vous aider à atteindre ce niveau.

    YAG : avant de rentrer dans le détail des médias sociaux, peux tu nous expliquer pourquoi les entreprises doivent changer leur façon de faire du marketing ?

    TH : tout cela n’est pas nouveau, en somme, il y a belle lurette que l’Internet est au centre des conversations si je ne m’abuse ;-) mais certaines des voies traditionnelles ouvertes par l’Internet commencent à donner des signes de fatigue. Quelques études fort bien faites ont montré récemment (lien à insérer) que les recommandations par bouche-à-oreille entre amis et gens se ressemblant par leurs profils prenait de l’ampleur. De ce fait, les techniques de marketing traditionnel (bannières, search marketing etc.) font passer leurs clients à côté de grandes opportunités.

    YAG : les médias sociaux peuvent donc nous aider à saisir cette opportunité de promouvoir produits et services différemment. Peux tu nous préciser ta pensée ?

    TH : mettons le  terme de “marketing” de côté pour commencer. Et même le terme de « médias sociaux » est d’ailleurs impropre à donner une idée fidèle des échanges extraordinaires que je vis en ligne. Avant l’avènement des communautés en ligne à chaque fois que je rencontrais des amis, je me disais pas « tiens, on va se faire un face-à-face social ». La façon dont je peux aider les marketeurs, c’est en leur demandant d’enlever leur casquette de marketeur et de la remplacer par celle de leurs clients. Quand on est avec des amis, de quoi parle-t-on ? On est ouvert et honnête avec eux – j’en fais l’hypothèse – on partage les choses avec eux. On échange sur nos vies privées, on anticipe leurs besoins de telle façon qu’on les conseille comme des amis. Et … lorsque le moment s’y prête … on peut s’entraider. Tout ça, ce ne sont que des outils plus sophistiqués qui rendent possibles les échanges sur des échelles plus grandes. Voilà tout.

    YAG : donc, les médias sociaux ne sont pas qu’un jouet pour techniciens, mais aussi un outil sérieux pour hommes d’affaire sérieux. Doit-on en déduire que le rôle de “Community manager” est le job du futur ?

    TH : pour le coup, je suis divisée à ce sujet. D’un côté, la création du poste assure de l’intérêt porté au sujet. C’est comme si on envoyait un message de style : « les communautés, c’est important, regardez, nous avons même payé un employé pour s’en occuper ». Par ailleurs cependant, en confiant ce rôle à une seule personne, une entreprise passe à côté de beaucoup d’occasions d’échanges multiples entre clients et entreprises ».

    YAG : devrions nous selon toi changer nos prix et les exprimer non plus en dollars ni en euro mais en “Whuffie” ?

    TH : n’allons pas jusque là ! Et n’attendons pas de révolution à court terme, Cory Doctorow, qui a inventé le terme, nous a averti du danger inhérent à la mesure du “Whuffie”, dans son livre « Down and Out In the Magic Kindom». Le principal problème c’est que quand on mesure le « Whuffie » celui-ci devient totalement échangeable (??)

    YAG : et si tu avais juste un conseil à donner à nos lecteurs pour qu’il réussisse à monter dans l’échelle du “Whuffie Factor” ?

    TH : Alors je leur dirais : imaginez-vous dans une fête. Comment faire pour rencontrer des gens et vous faire des amis ? Allez-vous rentrer dans le jeu sans discernement et juste tour les talons dès que vous avez obtenu ce que vous voulez ? Au contraire, vous allez progressivement vous intégrer à la discussion, en écoutant les gens, en intervenant lorsque vous avez une chose importante à dire, et en vous intéressant aux autres, voire même en échangeant des plaisanteries avec eux sur un ton léger ? La deuxième méthode paraît plus plausible n’est-ce pas ? voilà donc exactement comment il faut aborder les communautés en ligne si vous voulez faire progresser votre “facteur whuffie” !

    Merci d’avoir partagé ces réflexiosn avec nous Tara et bonne chance pour le lancement de ton nouveau livre le “Whuffie factor“.

    Big Buzz Blogs à la Cantine

     

    Big Buzz Blogs à la Cantine

     

    Le 20 mai 2009, se tenait à la cantine dans le 2ème arrondissement de Paris, l’événement annuel Big Buzz Blogs (BBB), co-organisé par le cabinet RCA (Reguer.com – cabinet de conseil)  et le site lepost.fr(une fois n’est pas coutume, je fournis ici le communiqué de presse en pièce jointe, car celui-ci a le mérite en effet de mettre à disposition les URL des sites primés).

    Nos lecteurs de Visionarymarketing connaissent la formule, le compte rendu se trouve ci-dessous, en format brut de décoffrage, ce qui a le mérite – sinon de contribuer à la production littéraire française – de vous faire revivre l’événement, ainsi vous pourrez faire croire à votre patron que vous y étiez ; -)

     

    Dans ce compte rendu, un classement (inversé, afin de ménager le suspense) des 10 ” meilleurs ” sites de la high-tech (”top ten” en bon français). Par ” top ten “, il faut comprendre non ceux qui font le plus d’audience, mais ceux qui sont jugés les plus ” influents ” c’est-à-dire ayant ” le plus de liens entrants et de commentaires “. Nous y voilà à nouveau, qu’est-ce que l’influence, on se rappellera quelques débats ici évoqués au cours des mois précédents.

    Ci-après quelques remarques sur ce classement, très différent de celui de Wikio, et qui a le mérite d’ouvrir la fenêtre sur des sites moins connus (comme quoi on peut être influent et discret à la fois, ce n’est pas incompatible) :

    • la question de ce qu’est l’influence est à nouveau posée ici. L’excellent ” BABOZOR ” (le nom étant un buzz à lui seul) est-il “influent”, et si oui auprès de qui ? Et comment cette influence se compare-t-elle à d’autres, sur d’autres communautés ? Il semblerait que certains des nominés – présents dans la salle – étaient eux mêmes surpris de leur propre influence (c’est une bonne nouvelle, il existe des blogueurs influents qui sont aussi modestes);
    • nécessité – à mon avis – de scinder la catégorie high-tech en sous catégories plus lisibles. Un site plus sérieux (exemple ici) dédié à l’impact des TIC sur le business par exemple a-t-il une chance par rapport à un site/forum de trucs et astuces techniques ? Dans la même catégorie, sûrement pas, d’où la nécessité de comparer des choses comparables ;
    • beaucoup de ” dindes qui votent pour Noël ” dans ce classement, avec des ” blogueurs qui bloguent sur les blogueurs ” pour reprendre l’expression consacrée de notre ami Andy Sernovitz (président de GasPedal, l’organisateur du BlogCouncil). Ceci contribuant certainement à cela, on ne sort pas de la sphère du Web, ce qui contribue peut-être tourner en rond, vous jugerez vous-même ;
    • enfin, la question de la mesure de l’influence est à nouveau posée (relire les billets de François Laurent à ce sujet ici). Si le volume des visites n’est pas suffisant (ce n’est a priori pas le critère ici), le nombre de commentaires et de liens l’est-il ? Ainsi, le nombre de sites accumulant des commentaires narcissiques voire purement inintéressant, accumulation de bruit qui s’ajoute au bruit et qui n’apporte aucune valeur ajoutée (voir la réflexion de Kurt Vonnegut à ce sujet), peut-il être considérés comme de l’influence ? S’agit-il uniquement d’accumuler les réflexions idiotes en grand nombre pour devenir influent et intelligent, je pose la question ? De même, le fait de reprendre entre copains la même information et de lier et relier à l’infini dans une mise en abyme vertigineuse comme l’Internet sait le faire a-t-il un intérêt quelconque ? Il ne faut pas confondre influence et manipulation du système pour arriver en haut du classement, certains sont passés maîtres en cet art, mais il ne faut pas confondre la qualité et la hauteur du classement.

    Après tout, et c’est encore une fois ce qui me choque le plus dans tous ces réflexions sur les influenceurs c’est que finalement, on ne change pas de paradigme, on reste et je m’en offusque et le dénonce, dans le même paradigme que celui des médias traditionnels, qui privilégie la quantité à la qualité (remarque : qu’est-ce que la qualité, voilà encore une tentative de définition qui se transforme en gageure), et qui note l’influence sur des critères quantitatifs parfois discutables. L’intérêt et l’apport de l’Internet est de permettre le positionnement qualitatif sur des niches, la véritable différence. Quant à la possibilité de faire du média de masse sur Internet, elle existe bien, mais je ne la trouve pas forcément intéressante ni innovante.

    Le débat n’est pas clos, il m’est avis que nous y reviendrons de nombreuses fois. Et quand bien même le modèle des Armes de Diffusion Massive persisterait voire même se développerait sur Internet, je pense que le médium permettra toujours à des acteurs de niche de s’insérer et de produire du contenu de qualité à destination de lecteurs qui ne se laisseront pas comptés comme des moutons. Comme l’indique Molly Schonthal de Nokia, ce sont les critères qualitatifs (” soft numbers “) qui présentent le plus d’intérêt dans les médias sociaux.

    Notes de la réunion  big buzz blogs à la Cantine (Paris 2ème)

    Date: 20/05/09

     intro:

    • Événement annuel
    • Big buzz blogs le top des blogs qui buzzent
    • Lepost.fr
      • Rappel de la définition du web 2.0
      • Émergence des blogs qui a amené à un immense bouche à oreilles. Passage du mass media au personal media
      • Le monde interactif: création de post.fr qui devient un laboratoire d’observation
      • Site d’info. Chacun a sa page et envoie des infos qui sont vérfiées par des journalistes. Démarrage en 2007. 2m de visiteurs uniques par mois
      • La communauté fait elle-même son buzz
      • Depuis mai, accueil de blogs influents et des médias sur lepost.fr
      • Les marques viennent buzzer aussi. Très grand public, nouvelle star etc. Attire de l’employé au cadre sup

    Top high tech

    • Corpus qualifié de 800 sources high tech
    • Ranking basé sur liens entrants et commentaires
    • Mesure du top high tech:complémentaire de wikio
    • Blogosphère hightech: sous univers (marques, libres, tendances, astuces, usages etc.)
    • Bruit de sfr en mars 2009 (nda: interrogée après l’événement, notre consoeur de sfr découvrait elle-même l’existence de ce buzz, voilà de quoi nuancer sérieusement la portée de ces bruits de réseau. Je n’ai pu identifier de quel bruit il s’agissait)
    • 3 tendances
      • 1. Blogs pratiques où on apprend qque chose
      • 2. Tous accessibles au grand public, pas des blogs de geek
      • 3. I-phone: star, tout le monde en parle
    • 10eme – 1. Journal du blog: on y parle technique mais simplement. Conseils aux blogueurs
    • 9eme – Gonzague Dambricourt : 22 ans, c’est un geek qui parle de sujets de geeks avec un vocabulaire simple. Videos parodiques où on enlève des blogueurs. Chaque billet a au moins 20 commentaires
    • 8eme – 3. Travailleurs du web : babozor, blog de geek avec un style de qualité. Il cherchait du boulot et il a raconté sn cheminement et cela a bien marché. Blogcamp organisé à Paris
    • 7eme – 4. Le Blog d’Antoine: 19 ans, benjamin tu top 10. A compilé toutes les rumeurs sur l’I-phone qui va sortir. Revue des blogs. Assez technique, mais tout le monde devrait s’ retrouver
    • 6eme – 5. Simon Robic : fait aussi des billets sponsorisés. L’Oreal, c’est assez surprenant. Encore un geek qui parle de sa vie au quotidien
    • 5eme – 6. Korben: poids lourd du blog. Militant actif anti-hadopi. Blogueur très réactif. Beaucoup de coups de gueules et beaucoup de technique. Encore un geek
    • 4eme – 7. AJblog par Aymeric Jacquet: carnet pratique destiné aux entrepreneurs. Présent dans la salle. La majorité des visiteurs sont des indépendants uniquement dans le secteur Internet. Prospection passive. Beaucoup de posts sur cette pbmatique. Très peu de buzz. Ne parle pas de sujets d’actualités ne parle pas de l’I-phone
    • 3eme – 8. Dariablogue: blog de fille très technique. Bonne plume. Blogueuse bloguant sur les blogueurs, twitter etc
    • 2eme – 9. Le journal du mac: bien ficelé. Tout sur l’I-phone. Bons plans avec les prix et tests d’ergonomie, beaucoup de videos. Dépasse les geeks
    • 1er – 10. Blogee.net: gagnant. Présent dans la salle. Dédié auw mini portables. Pierre: véritable attente de la part des blogueurs et des étudiants. Blog éphémère ? Peut être. Mais 6000 abonnés en rss. C’est une communauté. Grosse base d’utilisateurs. Gagne de l’argent ? Oui, mais pas un revenu suffisant et il y a l’effet de la crise avec très peu d’annonceurs
    qu'est-ce que le social media?

    J’ai répondu à quelques questions posées par ESG sur le métier du Social Media. Qu’est-ce que c’est, est-ce que c’est important, à quoi ça sert, comment ça fonctionne, et qui est habilité à y travailler ? Voici donc en format brut de décoffrage mes réponses à ces questions importantes, sur la base de mon expérience – entre autres – sur Orange Business Services

    1) Votre définition du social media :

    Pour moi, le « social media » c’est l’accélérateur social de l’Internet, avec la mise en relation d’individus dont les centres d’intérêt sont communs et qui construisent le web ensemble. Ce peut être des blogueurs qui expriment des opinions et qui initient des débats sur Internet, voire qui font avancer la connaissance, ou des membres de projets qui font avancer leurs rêves ensemble et leur donnent vie en ligne, des consommateurs qui réagissent ou transforment des produits, des innovateurs qui – au sein d’une communauté de partage d’innovation ouverte – inventent le futur ensemble, des artistes qui créent en temps réel etc. La liste est infinie car nous venons juste de découvrir ce qui était possible. L’outil est là, les consciences sont éveillées, le futur peut enfin commencer. En soi, ceci n’est d’ailleurs pas révolutionnaire, mais une évolution du web due à la maturité des technologies et des usages, qui rendent les choses possibles. Grâce à cette conjonction de facteurs, le Web peut prendre ainsi un essor bien supérieur à celui imaginé dans la décennie précédente. Ma seule réserve porte sur le terme même de « Social Media » qui me paraît peu attractif et enfin intraduisible. Je me suis maintes fois exprimé sur ce sujet sur mes blogs et notamment http://visionarymarketing.wordpress.com. Voir notamment l’article http://visionarymarketing.wordpress.com/2008/06/09/social-media/

    (Lire la suite…)

    e-reputation_carto001-300x225Gérer sa réputation sur Internet est devenu indispensable. Il paraît notamment impensable pour quiconque cherche à obtenir un rendez-vous professionnel de laisser traîner sur son profil facebook la photo de sa dernière beuverie (remarquez, j’en connais qui n’hésitent pas).  Mais comment faire pour gérer cette e-réputation – et aussi pour surveiller celle des autres ? C’est la question que s’est posée Aref Jdey dans cet article de son blog qui propose une matrice (cliquer sur l’image à gauche) des outils de la veille. Voici donc selon lui les 8 types d’outils qui permettent de surveiller et de travailler sa réputation en ligne :

    1. métamoteurs sociaux, tels samepoint.com et j’ai pu vérifier que je remplissais moi-même quelques pages. dans un sens ce n’est pas une surprise, mais cela est impressionnant (100 pages) d’autant. ce qui est intéressant c’est que le moteur dépouille les “mots-clefs négatifs” et positifs. Ouf! pas de négatif pour moi :-)  (nb: ceci n’est pas non plus une surprise, mais le résultat d’un travail de longue haleine sur Internet et ma réputation en ligne)
    2. moteurs de blogs, tels http://blogsearch.google.com  (voici la recherche sur mon nom, mais aussi beaucoup plus intéressant, la recherche sur marketing & innovation qui  montre mon blog en 1ère position, devant futurelab. Ainsi, me voici positionné sans payer et même si je n’écris pas tous les jours.
    3. moteurs d’actualités: comme Google actualités (qui vient d’accepter http://visionary.wordpress.com en son sein, il faudra juste attendre quelques semaines pour que le flux du blog soit pris en compte)
    4. suivi et recherche de commentaires comme http://www.backtype.com/ qui montre peu de commentaires dans mon cas, ce qui doit s’expliquer par le fait que je ne mette pas mon nom dans les commentaires mais celui de mon site (ce qui en accentue la présence dans les moteurs au passage)
    5. moteurs de forums : qui ne trouve rien dans mon cas car je ne vais plus souvent sur les forums (là encore, si je veuw entrer un commentaire “personnel” j’évite d’utiliser mon nom 
    6. moteurs de microblogging : prenons http://search.twitter.com/ qui scanne le plus célèbre des moteurs de microblogging, www.twitter.com. J’y ai découvert que conseilsmarketing avait twitté mon article sur l’innovation pendant la crise
    7. agrégateurs sociaux : dont l’excellent http://www.mybloglog.com/buzz/members/visionarymarketing/qui permet de promouvoir ses blogs de façon très conviviale en échangeant avec d’autres bloggueurs.
    8. moteurs de recherche de personnes : comme le remarquable  http://www.123people.com/ qui va réaliser tout seul l’agrégation de pas mal de sources qui parlent de vous sur Internet. voir mon exemple ici. Le résultat est parfois un peu décalé avec des photos de personnes qui n’ont rien à voir avec vous. on peut éventuellement lui préférer Zoominfo qui vous permettra de clamer la paternité de votre profil (’reclaim profile’) et de le contrôler comme je l’ai fait ici pour le mien

    En définitive, si vous aviez besoin de preuves, vous laissez des traces partout sur Internet. Voici donc le moyen d’utiliser ce phénomène, non pour s’en plaindre, mais au contraire pour se valoriser en multipliant les informations favorables et positives vous concernant. 

    au travail donc, les outils sont là, profitez-en. et faites attention, il n’y a pas de bouton “effacer” sur le web !

    image_064

    les membres du Blog Council à la tâche sous l

    Les blogs d’entreprise, ce n’est pas de la tarte … c’est Josh Bernoff de la société d’analyse informatique Forrester qui le dit dans un rapport intéressant sur les raisons pour lesquelles les internautes ne font pas confiance à la plupart des blogs d’entreprise. En fait, en regardant les commentaires de Josh à la loupe, ce n’est pas seulement une affaire de blogs mais une question de lassitude vis à vis du ton ‘publicitaire’ employé par de trop nombreuses entreprises. Un sujet (de lamentation) à répétition dans ce blog et dans la vie réelle (alias IRF – in real life) également hélas.

    Car ceci n’est pas nouveau pour les fidèles lecteurs de Visionarymarketing.com. Nous en débatons dans nos colonnes depuis des années (16 ans pour être précis). Voici donc le temps venu pour les entreprises de réagir et de démarrer de véritables conversations dans leurs écosystèmes. En b2b, il ne s’agit pas en effet seulement de clients, car selon aMarketing Sherpa, c’est une moyenne de 21 personnes qui prennent part dans les décisions d’achats des grands groupes de plus de 1000 personnes.

    Alors, quels sont les blogs d’entreprise qui montrent l’exemple ? Le blog council s’est exprimé sur le sujet, dans la foulée de Josh Bernoff de Forrester, en publiant la liste des blogs ‘dignes de confiance’ qui selon eux méritaient une visite. Et bien je vous le donne en mille, le blog ‘Orange Business Live‘ d’Orange Business Services est cité parmi les blogs de confiance. Alors, en cette nouvelle année, et avant de prendre de bonnes résolutions, levons un dernier verre à la santé de ses auteurs. Voilà une année qui démarre bien :-)

    Ci-après le texte de Michael Rubin du Blog Council (dont Orange est le seul représentant français d’ailleurs.  Avis aux responsables Web des grands comptes qui voudraient rejoindre le club, et qui satisfont aux critères de recrutement (réservé aux grandes entreprises ayant une expérience significative des médias sociaux et deu Web 2.0) n’hésitez pas à me contacter)

    The Blog Council | Here are a few trustworthy corporate blogs

    Here are some other examples of trustworthy blogs, too (and yes, they are all Blog Council members):

    Technorati Tags: , , , ,

    le plateau de webcastory

    le plateau de webcastory avec de droite à gauche: Loïc Moisand, Gilbert Réveillon, Frédéric Bascuñana, Yann Gourvennec et Vanessa Orzechowski

    Comme je l’ai annoncé précédemment dans un article de ce blog, vendredi a eu lieu une série d’enregistrements sur le superbe plateau de Webcastory (voir l’image de gauche) à Saint Ouen, à 2 pas du métro de la porte de clignancourt.  L’initiative de ces débats en revenait à Frédéric Bascuñana, créateur de Webcastory. S’y sont retrouvés des experts du web d’horizons divers – start ups ou grandes entreprises – et même de vielles connaissances, comme Carlos Diaz, PDG et co-fondateur de BlueKiwi,  Gilbert Réveillon de Laser (Lafayette Services) et dont le nombre impressionnant de casquettes (Blog Brent, laser, commerce extérieur, recherche et enseignement, …) me fait presque passer pour un fainéant. J’y repésentais Orange Business Services (où je vous assure, je ne chôme pas non plus: voir http://orange-business.com et aussi http://blogs.orange-business.com/live/ pour plus de détails).

    un des plateaux

    Vincent Berthelot de B-r-ent.com dans une explication passionnée sur un des plateaux de l'entreprise 2.0

    Les plateaux se sont enchaînés, les débats aussi, passionnants. Qu’est-ce que l’entreprise 2.0 ? (la bonne question !) , n’est-ce pas une avalanche de jargon qui s’abat sur nous ? l’entreprise 2.0 est-elle une affaire de systèmes ou d’humains ? le vocable Entreprise 2.0 est-il un mal nécessaire ? Y-a-t-il des règles d’or pour le Web 2.0 ? Les échanges ont été très riches. D’ailleurs, si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à vous rendre sur le blog de Frédéric en cliquant ici Comme il l’annonce sur son blog et en image, les films seront diffusés par épisodes (1 par semaine si mes souvenirs sont bons) à compter du 07 janvier 2009. J’en rendrai bien entendu compte sur ce blog également.

    Les vidéos seront postées sur http://www.techtoctv.com/ ainsi que sur notre nouvelle WebTV http://orange-business.tv.

    Voici ci-dessous quelques photos prises pendant le tournage avec mon PDA

    plateau 1

    plateau n° 1

    plateau n° 2

    plateau n° 2

    4

    plateau n° 3

    plateau n° 1

    plateau n° 4

    Logo de l'ANVIE

    Logo de l’ANVIE

    Tel (voir le titre de cet article) était le titre du séminaire du jeudi 13 novembre 2008 organisé par l’ANVIE sur les sujets de l’entreprise 2.0. Ce séminaire était co-organisé par Richard Collin, professeur de l’école de management de Grenoble, et directeur de l’institut de l’entreprise 2.0 ainsi que partenaire de notre ami Yves Duron de Next Mordernity. Parmi les intervenants citons notamment notre ami Henri Isaac de l’université Paris-Dauphine responsable scientifique de l’observatoire du e-management dont nous avons eu l’occasion de commenter le livre sur le e-commerce il y a quelques mois. J’intervenais dans le cadre de cette réunion devant un panel assez large de représentants des principaux grands comptes français parmi lesquels nous pouvons citer le CEA, la Banque de France, Total, L’Oréal, SNCF, La Poste, AXA et un bon nombre de banque dont le Crédit Agricole, la Société Générale et la Caisse Nationale des Caisses d’Epargne, entre autres.

    J’intervenais à double titre, d’une part au titre de directeur de l’Internet et des médias numériques d’Orange Business Services et également avec ma casquette 2.0, issue de mon expérience au travers de http://visionarymarketing.com.  La présentation que je mets en ligne ici ne représente en fait qu’une part minime des sujets dont nous avons débattu, puisque l’essentiel de la présentation s’est faite en ligne, avec notamment le retour d’expérience sur le démarrage des blogs chez Orange Business Services, et plus récemment le décollage de la WebTV sur les entreprises que nous avons lancée la semaine dernière. J’aurai d’ailleurs l’occasion de revenir bientôt sur ce sujet puisqu’un article pour le Journal du Net est en préparation.

    La présentation est également mise en accès libre sur Slideshare.net

    Web 2.0Ce vade-mecum du Web 2.0 a été originellement conçu pour répondre aux questions qui m’ont été envoyées par de grands groupes qui désiraient lancer des initiatives Web 2.0. très souvent, ces entreprises désiraient profiter de l’effet d’attraction du phénomène collaboratif sur Internet, mais ils ignoraient à la fois les critères d’évaluation du résultat, et la méthode pour l’obtenir. Ils désiraient donc obtenir du support et du conseil en accompagnement de ce projet.

     

    J’ai remarqué à de maintes occasions, et ceci depuis de nombreuses années, que la motivation principale pour ce genre de projets est avant tout guidée par la mode, de par le fait que le sujet est à l’ordre du jour des médias. Mais je ne pense pas qu’une entreprise quelle qu’elle soit, se doive de lancer un projet de Web collaboratif, uniquement du fait de la mode. Non seulement cela risque d’être dangereux pour la marque et pour la réputation de l’entreprise, mais cela risque d’apporter peu de résultats satisfaisants, dans la mesure où l’on a déjà du mal à en définir les objectifs. Dans une certaine mesure, ce que l’on observe aujourd’hui avec le Web 2.0 est très proche de ce que nous avons vécu à la fin des années 90, lorsque de grandes entreprises pensaient à lancer leurs premiers sites Web. Plus d’une fois, la même question revenait, à savoir « est-ce que le Web vient en renforcement de la marque, ou en extension de celle-ci vers une autre marque ? », suivie d’une autre question connexe « dois-je courir le risque d’être à la mode maintenant, dois-je attendre un peu que le mouvement se calme, ou faut-il que je fasse mes expériences ailleurs et sous un autre nom ? ». C’est d’ailleurs pour cela, que nous avions conçu la méthode de cadrage stratégique pour Internet, disponible sur le site visionarymarketing.com, et qui semble plus que jamais remis au goût du jour du fait du phénomène collaboratif de l’Internet.

     

    Les grandes entreprises sont aujourd’hui de plus en plus intéressées par ces initiatives 2.0. Rien d’étonnant à cela : le phénomène collaboratif est fascinant, et les exemples parfois spectaculaires de réussite du Buzz marketing, incitent tout naturellement les grandes entreprises à leur emboîter le pas. Reste encore à évaluer si cette initiative Web 2.0 s’inscrit dans la stratégie de l’entreprise, et surtout, cela implique que l’on définisse ce phénomène collaboratif.

     

    Outre le cours de marketing sur le collaboratif (du marketing et du web 2.0 aux outils de collaboration et leur marché) que nous avons développé pour l’école supérieure de gestion de Paris en juin 2007, il nous a semblé intéressant de lister les 15 règles d’or qui permettent à notre avis aux grands entreprises de cadrer leurs démarches Web 2.0, et c’est ce que nous vous livrons dans cet article.

     

    introduction: quelles caractéristiques objectives pour reconnaître un site 2.0 ?

     

    Un nombre important d’histoires à succès, souvent orientées autour du buzz, et relayées par la Presse incite nombre de grandes entreprises à se lancer dans l’aventure 2.0. Ceci nécessite que l’on revienne sur la définition du Web 2.0 (voir cartographie mémétique d’O'Reilly), dont nous donnons ci-après une description résumée :

     

    • caractéristiques humaines :
      • l’intelligence collective : il s’agit d’un concept développé par Howard Rheingold qui veut que le groupe quand il coopère, est plus fort que l’individu (concept de foule intelligente à l’opposé des préjugés).
      • L’utilisateur devient producteur : il s’agit de mettre l’utilisateur comme acteur, et non pas comme spectateur. Tout site à orientation de communication (pub), qui consisterait à asséner un message à l’utilisateur, serait donc définitivement disqualifié.
    • Caractéristiques fonctionnelles :
      • RSS : plus qu’une caractéristique technique, il s’agit d’une caractéristique fonctionnelle. RSS (real simple syndication) permet de pousser l’information vers l’utilisateur, n’a plus besoin de faire un effort pour aller la chercher. L’utilisation des flux RSS nécessite un lecteur de flux, de plus en plus intégré au navigateur Internet, ou aux barres d’outils (Google, Yahoo,…). Le développement du RSS rend enfin possible la vision d’un Internet en mode push (proactif) tel qu’il fut originellement conçu dans les années 2000.
    • Caractéristiques techniques :
      • La programmation légère et les mashups: l’idée de base, c’est qu’un site Web 2.0 se construit rapidement en prenant des objets existants, voire en récupérant des morceaux de code (ou de données) en provenance d’autres sites. Le cas le plus typique des mashups est celui des sites qui réutilisent les sites cartographiques (Google maps principalement) afin de rendre possible des services géo-localisation.
      • Le Web comme plate-forme : il s’agit d’une résurgence de ce que l’on appelait asp dans les années 2000. Il s’agit donc d’utiliser le réseau comme référentiel, et d’éviter des logiciels lourds (voir point précédent).

    Stricto sensu, il n’existe pas de définition objective du Web 2.0. Dans cette catégorie (voir le catalogue complet à l’adresse http://www.go2web20.net/) on va donc retrouver tout un tas de sites qui n’ont rien à voir les uns avec les autres, car ce concept 2.0 est en fait postérieur à la création de beaucoup de ces sites. Il s’agit plus pour ce « nouvel » Internet, de revendiquer un état d’esprit libertaire, ouvert, « échangiste », et respectueux de l’individu comme contributeur dans un groupe.

     

    En résumé, pour une grande entreprise, une grande marque, qui désirerait embrasser le principe du Web 2.0, la problématique est plus une problématique de culture d’une problématique technique, cela implique qu’elle abandonne la tendance naturelle des grandes entreprises à niveler les différences, à l’opacité, à la paranoïa et à la réduction de tout ce qui pourrait nuire à la marque. En d’autres termes, pour une grande entreprise qui voudrait se lancer sur le Web 2.0, il faut se préparer mentalement, techniquement et organisationnellement à affronter la suggestion, la critique, voire même la destruction de façon totalement transparente. Toute tentative d’embrasser le Web 2.0 de façon détournée, peut également faire l’objet de critiques très négatives sur Internet, et qui peuvent circuler largement avec des impacts sur la marque non négligeables.

     

    Des outils dits de reputation management ou web sentiment analysis tel que flair (développé par Orange labs SF) permettent – avec la prestation d’accompagnement qio va avec – le suivi et la prévention du buzz sur Internet (signaux positifs ou négatifs). Cet aspect est souvent voire toujours négligé par les grandes entreprises qui voient dans Internet un média quasi traditionnel où l’on délivre un message du haut vers le bas, ce qu’à l’évidence il n’est pas.

     

    15 règles d’or pour réussir un site (réellement) participatif ?

     

    La question est donc moins de savoir si le site est un site Web 2.0 (puisqu’il n’y a pas véritablement de définition), mais de savoir si ce site respecte ne respecte pas les principes élémentaires du Web collaboratif :

     

    1. l’utilisateur ne vient pas par hasard : il ne suffit pas de mettre un forum, de laisser entrer des commentaires, de rajouter un peu de technique, pour transformer un site plaquette en un site interactif et collaboratif. L’utilisateur, l’internaute ne vient jamais par hasard sur un site. Penser cela, c’est se condamner à se trouver à la tête une coquille vide qui n’a de participative à la base que le nom.

     

    2. ne pas confondre commentaires et collaboration : un commentaire est une réaction, une collaboration est un travail en commun, dont l’initiative peut voire doit revenir à la base.

     

    3. animer, animer, animer : pour créer un site de collaborations efficace, il faut sans arrêt et surtout au début de l’opération amorcer la pompe de façon considérable, en créant un corpus de contenu (attention ! du vrai contenu, pas des plaquettes) qui va attirer l’utilisateur.

     

    4. mettre sa marque en accord avec l’esprit 2.0 : le Web 2.0, nous l’avons déjà vu c’est un esprit. Il faut tenir compte de la marque, et de sa capacité à endosser cet esprit. En d’autres termes, il faut éviter de « mettre ses habits du dimanche ». Si la marque est incompatible avec une expérience de ce genre, il est conseillé d’en créer une autre, ou le de la décliner.

     

    5. éviter de parler de ses produits : l’utilisateur 2.0 vient pour récupérer de l’information, pour échanger, pour partager, pour recevoir aussi, il ne vient pas pour regarder une plaquette produit. Sinon, il irait directement sur votre site plaquette produit (à supposer qu’une plaquette serve à vendre des produits).

     

    6. embrasser les grandes causes : les passions émergent souvent (toujours ?) des grandes causes, pas des petits produits.

     

    7. ménager un bénéfice non pour votre entreprise mais pour le visiteur : n’oubliez pas de servir l’utilisateur, c’est pour ça qu’il viendra et reviendra. Si vous ne pensez qu’à vous, vous serez les seuls à aller voir votre site.

     

    8. ouverture et transparence : le Web collaboratif ne permet pas l’opacité. La langue de bois. La réclame sur Internet. Oublier cette règle de base, vous expose au mieux à l’indifférence, au pire à la critique la plus acerbe.

     

    9. le ton et le style : éviter le style ampoulé et les grandes phrases des agences de communication qui prennent les utilisateurs pour des enfants ou pire. Le Web 2.0 implique que l’utilisateur-acteur est respecté dans son intelligence et qu’on lui fait confiance.

     

    10. réactivité, spontanéité : si une suggestion ou un commentaire est mis en ligne, il faut y répondre tout de suite. C’est la dictature du temps réel. Si l’utilisateur-acteur sent que ces suggestions ne sont pas prises au sérieux, ou trop tard, il se découragera une reviendra plus, voire il dira de mal de vous dans son blog. La spontanéité et la réactivité sont la politesse du 2.0 car il démontre l’intérêt que l’entreprise porte à l’utilisateur-acteur.

     

    11. abondance et fluidité de l’information : le Web collaboratif implique la richesse du contenu. Lancer un site collaboratif ne avec deux commentaires qui se battent en duel, expose la société responsable à des critiques voire des ricanements.

     

    12. éthique et probité : éviter à tout prix les faux blogs (flogs ou fake blogs), les faux blogueurs, et toute tentative propre à essayer de tromper l’utilisateur. Il est fort à parier que cela sera découvert rapidement, et les représailles seront impitoyables (voir l’exemple du site Sony pour la PSP à Noël 2006)

     

    13. modernité et technicité (geekiness) : souvent, les grandes entreprises perdent pied avec la réalité du monde de l’Internet, car elles sont éloignées (Ou leurs informaticiens sont éloignés) de la réalité est collaboratif de l’informatique moderne. Rien de pire qu’une entreprise voulant se lancer dans le Web 2.0 qui tenterait de singer les expériences connues (SL par exemple) avec un résultat approximatif. Dans le Web 2.0, les techniques de développement sont-elles aussi Web 2.0 : logiciels libres, ramassions collaboratif, réunion de créativité collaboratif horizontal et non hiérarchique (barcamps et toutes leurs déclinaisons).

     

    14. immersion totale : éviter à tout prix les environnements faussement 3D qui rappellent les premiers développements du début des années 90. Si l’objectif et de fournir une expérience en immersion totale (on parle alors de Web 3.0 et non plus 2.0, voir fredcavazza.net), il faut jouer le jeu jusqu’au bout. Cela implique que l’on recrée de zéro un méta univers de type S. L., ou plus pragmatiquement, que l’on investisse massivement dents est elle pour y faire du marketing immersif.

     

    15. enfin, dernière règle et non des moindres, respecter à la lettre les 14 règles précédentes n’est rien, comme toujours quand il s’agit de systèmes d’information marketing, si vous n’êtes pas capables d’exécuter correctement ces règles dans la réalité. En d’autres termes, tout est une question d’exécution et de manière, pas seulement de contenu. Il est à répéter encore une fois que le Web 2.0 est une question d’état d’esprit, pas seulement de respect formel de règles ou de principes.

     

    notre recommandation : poser la vraie question, apporter la vraie réponse

     

    la véritable question pour l’entreprise n’est pas de savoir si elle doit absolument créer un site Web 2.0, si tant est qu’on sache que c’est vraiment, mais de savoir comment votre entreprise peut tirer un bénéfice, qui soit également partagé par l’utilisateur, d’une démarche collaborative sur Internet.

     

    Ceci amène à se reposer la question fondamentale de la stratégie de l’entreprise en question sur Internet, qui est n’est pas sans lien sur sa stratégie hors de l’Internet. Il est fort à parier que sur Internet et dans un environnement collaboratif où les utilisateurs sont libres de s’exprimer, les questions qui fâchent, surtout en ces temps où l’écologie fait un come-back – ressurgissent naturellement à la surface. Et ceci sans évoquer la présence éventuelle voire probable des groupes de pressions …

     

    Notre recommandation se décline donc en quatre temps :

     

    • temps 1: définir la stratégie Internet de votre entreprise, définir ses objectifs dans un site collaboratif, et ce qui peut déterminer le succès d’une telle opération. On définira également les garde-fous, qui protégeront la marque, et sa réputation. On définira la marge de manœuvre, les soutiens et les sponsorings internes et externes. On ciblera un sujet (prendre l’exemple d’axasante.fr qui a choisi la prévention médicale. une grande cause peut produire de grands effets). On évaluera également les questions de branding (voir la remarque sur l’adéquation à la marque dans les 15 points ci-dessus), et les alliances possibles avec des associations.
    • temps 2: en déduire les dispositifs nécessaires pour remplir ses objectifs, avant de sauter à la solution technique qui ne résout rien. « Infiltrer » les milieux autorisés, prendre des avis des experts du Web 2.0 et les inclure dans le dispositif dans un mode co-créatif (pas extérieur). Impliquer enfin des clients internautes de votre entreprise, car ils se sentiront concernés par la co-conception d’une aventure 2.0 bénéfique à eux-mêmes et en bout de chaîne, bénéfiques à votre entreprise. Le stade ultime de la co-création étant celui qui allie la participation de vrais clients (attention, on ne parle pas de focus groups ici)
    • temps 3: tester dans une première version et sur un échantillon restreint mais conséquent, en grandeur nature afin de faire les premiers pas, et de mettre au point la plate-forme. Transformer cette plate-forme en outils de test de temps réel, en impliquant les blogueurs et acteurs influents du 2.0, non seulement pour analyser et avaliser une solution de communication, mais pour les faire participer à cette aventure. Ceci peut éventuellement nécessiter une rémunération ou une rétribution (pas forcément monétaire d’ailleurs). Mettre ainsi en place un processus d’accompagnement systématique qui permette de contrôler et de corriger le dispositif offert à mesure.
    • temps 4: en parallèle, abandonner, si elle existe, toute idée d’une fausse expérience immersive en faux 3D, et – si c’est l’objectif – complémenter la démarche en investissant de façon conséquente et concertée avec le panel de blogueurs influents cités précédemment, sur second life.

    Point important à noter : l’acceptation préalable de la transparence par votre entreprise est indispensable à ce projet, avant même de se lancer. L’acceptation de cette transparence, pourrait au contraire vous propulser au rang des bons élèves de la blogosphère et de l’Internet et du Pinko Marketing.

     


    L’intelligence collective, issu du livre de Howard Rheingold Smart Mobs, prête aussi le flanc à beaucoup de critiques : http://www.scienceshumaines.com/le-mythe-de-l-intelligence-collective_fr_5612.html au sens des mashups et les emprunts qui peuvent être faits entre sites http://ygourven2.online.fr/webcom/mbaesg/ppt/mbaesg-collaboration-1-76.htm et le site de Consumerist.com à http://consumerist.com/consumer/alliwantforxmasisapsp/lucky-golden-shit-awards-shipped-233455.php de façon ouverte et sans arrière pensée cependant

     

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