La sélection du jour, c’est l’article de Thomas Jammet de l’agence 71Signe qui revient sur la définition des médias sociaux et cite bon nombres d’ouvrages sur le sujet dont le nôtre : Les médias sociaux expliqués à mon boss. La tentative est loin d’être idiote. Un nom (encore plus un nom composé) est porteur de sens. En changeant le vocable "Web 2.0" en "Social Media", la "communauté" (il est difficile de savoir qui a défini ce nom pour la première fois, mais voici un des textes fondateurs, peut-être le premier, qui donne d’ailleurs une drôle de définition en exergue…), a de facto reconnu un certain nombre d’évolutions des médias sociaux :
Web 2.0 faisait référence au Web, pas les médias sociaux . C’est que la prédominance du Web mobile (aujourd’hui, environ 20% des visites en moyennes sur les sites que j’ai gérés) se fait pressante ;
En incluant le vocable SOCIAL, le Web collaboratif devient le point focal du partage. Le Web 2.0 était plus le reflet d’expériences de startups, et comportait aussi des éléments technologiques (rss, client léger,…) qui tendent à être pris pour argent comptant ;
En insistant sur le "média", le terme veut dire 2 choses : a) la reconnaissance du Web collaboratif comme nouveau média, comme cela s’est vérifié maintes fois, notamment via Twitter qui devient, on peut d’ailleurs critiquer certaines dérives, un mode d’information même pour les professionnels de l’information. "L’information circule sur Twitter" entend-on, ce qui fait réfléchir… b) le média, c’est aussi un medium de publicité. Le changement de vocable est aussi le signe de la monétisation des médias sociaux, sujet devenu central dans le développement de certaines plateformes, comme Facebook, sommées par leurs actionnaires de monétiser vite et beaucoup (au détriment de l’ouverture de leurs API et du respect, parfois, de leurs utilisateurs).
Voici l’article de 71signe, qui a aussi produit un livre blanc sur lequel nous reviendrons bientôt.
71Signe Experience » Médias sociaux : une esquisse de définition
La curiosité et l’enthousiasme que suscitent les médias sociaux sont à la hauteur de la difficulté de leur appréhension et de leur définition. Peut-on éclaircir en une phrase ce que recouvre ce concept fuyant ? Petit tour d’horizon (non exhaustif) de quelques propositions courantes, disponibles sur le web.
Faire le tri
Trois éléments transversaux caractérisent tous les médias sociaux : le support technologique nécessaire à l’existence et à l’évolution de ces nouveaux outils d’information et de communication, l’interaction sociale qu’ils favorisent ou facilitent par rapport à d’autres médias, et la création de contenu par les utilisateurs (user-generated content, abrégé UGC), qui les singularise et contribue à leur intérêt en même temps qu’elle brouille les rôles culturels traditionnels du producteur, du diffuseur et du consommateur.
Si ces trois caractéristiques centrales font l’objet d’un consensus parmi les théoriciens et praticiens du web, elles ne permettent pas encore l’établissement d’une définition unanime de ce que sont concrètement les médias dits « sociaux ». Ces dispositifs offrent certes un accès plus direct, par rapport à des formes plus « classiques » de médias, à l’expression et à la modification du contenu qu’ils véhiculent. Mais leur diversité, tant en termes de supports que d’usages effectifs, les rend difficiles à subsumer sous une étiquette unifiante.
Suite des interviews du Web2Connect, mais cette fois-ci c’est moi qui m’y colle, dans un exercice pas facile qui est celui des sables mouvants de la prédiction. Certes, quand je dis que des changements sont prévisibles, je ne fais que me faire l’écho de notes émises ici et là, hier par exempleet encore aujourd’hui, qui corroborent mon propos. Les outils vont donc évoluer, mûrir, fusionner … jusqu’à ce que la fonction sociale soit entièrement intégrée aux flux d’entreprise (RSE) et Web (socialisation des sites). Il ne faut cependant pas surestimer la rapidité des changements, et surtout ne pas croire que les changements observés aujourd’hui sont le fruit d’une révolution instantanée. Bon nombre de ces changements sont en effet le fruit d’une longue maturation. Comme le remarque Adage, et comme je l’ai moi-même indiqué à de nombreuses reprises lors de mes conférences, Facebook aura 9 ans l’an prochain et n’est plus du tout une start-up. Que dire alors de LinkedIn qui soufflera quant à lui sa dixième bougie … Mais le point qui est le plus marquant à mon avis est celui lié à la "mobilité"ou plus exactement, l’usage du Web en "situation de mobilité" (c’est à dire statiquement mais via un appareil mobile) qui va reconfigurer totalement la façon dont nous concevons le Web, le contenu et les partages. De jolis défis en perspective.
Les médias sociaux entre "pipolisation" et monétisation à outrance : ceux qui doutent encore de la fin d’un règne et de la mort définitive du « Web 2.0 », une expression que nous devrions désormais bannir de notre vocabulaire tant elle est éloignée de la réalité, en seront pour leurs frais aujourd’hui.
D’une part, commençons par la nouvelle la plus dure, « Instagram déclare qu’il pourra désormais revendre les photos que vous avez stockées sur son service ». On peut, comme la Tribune de Genève, y voir simplement un échange de données avec Facebook, mais c’est en fait beaucoup plus grave que cela.
Cela veut dire d’une part, que les photos que vous avez prises gratuitement, pourront être revendues au profit de la plate-forme qui les héberge, alors que les termes de cette transaction n’étaient pas connus ni clairs dès le départ. Imaginez par exemple, que Dropbox se mettent à vendre vos fichiers de données, à commencer par votre tableur de comptes familiaux !
fin du cordon de sécurité qui entourait les médias sociaux – photo antimuseum
Cela veut dire également que vous avez été bernés : vous croyiez benoîtement toutes ces années alimenter un service ludique de partage alors qu’en fait, vous étiez un des éléments anonymes faisant partie de la constitution d’une base de données marchande. Ce n’était sans doute pas l’intention originelle, mais l’IPO de mai 2012 s’est vite chargée de changer la donne.
Cela veut dire enfin qu’à terme, vous pourriez être amenés à payer pour avoir utilisé votre propre photo prise par quelqu’un d’autre sur Instagram, où la photo de votre entreprise ou de votre hôtel etc.
Le droit des images sur Internet n’est pas innocent. Enfreignez les droits, même sur une minuscule vignette d’une photo qui appartient à Getty Images par exemple, et vous encourrez – logiquement – une amende, qui pour un particulier, peut se monter à 6000 €. Mon expérience personnelle montre que si les démarches entreprises pour collecter les droits enfreints sont parfois inadaptées au droit français, celles-ci sont néanmoins très strictes et vous risquez de passer un sale quart d’heure au cas où vous ne respectez pas les règles. Sauf que pour Getty Images, vous étiez prévenu dès le départ ; le caractère onéreux et contraignant du service ne faisant pas de doute et s’établissant à juste titre (juste rémunération de photographes professionnels). Idem pour Fotolia qui rémunère les amateurs et les professionnels en toute transparence.
Que faire désormais pour stocker ses photos ?
Même si cela m’attriste un peu, car j’aimais beaucoup Instagram et son côté ludique, pour des raisons morales et le principe, je vais certainement fermer mon compte et continuer à stocker mes photos personnelles sur Flickr ou Picasa, dont la politique de droit est beaucoup plus favorable utilisateurs,… Encore aujourd’hui.
Le jour où cela change, je migrerai toutes ces choses sur les espaces personnels… Comme c’était le cas il y a 10 ans, nous sommes bien à la fin de l’ère du partage et du fameux Web 2.0 ! La messe est dite.
Le défunt « Web 2.0 » nous avait ouvert une fenêtre sur l’avenir, un avenir où quiconque, même avec un auditoire de 3 personnes, pouvait créer son propre médium, son « média social ». Mais à partir du moment où ce même médium devient l’expression du plus grand nombre, qu’il se nivelle par le bas, et qu’on y retrouve exactement la même chose que sur les autres médias, la publicité par l’interruption elle aussi revient en masse et la boucle est bouclée, nous avons créé un nouveau Mass Media… sauf qu’il est peut-être moins efficace que la télévision qui reste un véhicule privilégié est indéniable de la publicité ou avantages renvoient aux travaux de Byron Sharp sur ce sujet).
Nous avions anticipé du changement depuis longtemps avec Hervé Kabla, coauteur avec moi en 2011 de « les médias sociaux expliqués à mon boss », et la prochaine version du livre sur laquelle nous travaillons actuellement ne traitera pas des médias sociaux proprement dits, mais de la communication digitale en général, dans laquelle nous inclurons les médias sociaux qui désormais ont bien perdu leur spécificité et deviennent un outil parmi d’autres.
C’est Antoine Paerdens, co-fondateur et CEO de Knowledge Plaza qui a conclu le cycle de présentations d’hier au Dupont Café sur la curation de contenus. Au départ, c’est un outil de partage de lien, sur le modèle delicious qui a été un précurseur du partage de liens en ligne. Cet outil, qui a beaucoup évolué depuis sa création selon son fondateur, sa particularité est qu’il est orienté vers la veille et le partage de l’information dans l’entreprise.
L’esprit de la frontière …
Dans l’entreprise, il y a une frontière : “c’est celle de l’Intranet et cette frontière est importante” :
Sur Internet, tout est disponible et accessible à tous, mais en interne on a une problématique de protection de l’information, et notamment il y a le filtre du “proxy” ;
Il n’y a “pas non plus de ‘youtube’ dans l’entreprise” et donc il y a aussi dans ce produit, la possibilité de rajouter du contenu car “ce dont on se rend compte c’est que comme cette fonction n’existe pas en interne les utilisateurs les mettent sur Youtube pour les partager, mais ce contenu n’a pas de vocation à être externalisé !”
Fonctionnalités clé de Knowledge-Plaza
Les mots-clefs : c’est un travail manuel de taxonomie
Ranger les contenus dans des thématiques : on peut ajouter un contenu à plusieurs thématiques sans les dupliquer et créer des “réseaux d’intérêt” ;
la possibilité de créer des contenus (exemple ci-dessus avec la possibilité de stocker des vidéos directement dans l’outil) ;
Créer un réseau social : pourquoi ? pour mettre les acteurs de l’entreprise sur ce réseau.
Quelle valeur pour l’entreprise : 2 exemples
La valeur de Knowledge Plaza selon Antoine Perdaens est de permettre de capturer l’information afin de la rendre utilisable dans l’entreprise.
Le PMU utilise l’outil pour faire de la veille, et permettre de capturer les différentes informations et de les organiser avec les mots-clefs. Au lieu d’envoyer un document monolithique, on va permettre d’organiser un rapport dynamique que les utilisateurs pourront utiliser à bon escient. “Avant nous avions une ‘baleine’, aujourd’hui nous avons plein de bancs de poisson” a témoigné Monique Duizabo du PMU
Chez Lafarge, on utilise l’outil pour créer un réseau de nombreux collaborateurs dans le monde et partager les informations sous forme d’un référentiel ;
La société a été créée en 2009 et a pour clients entre autres, EDF, ADP, Orange (transparence : dont je suis Directeur Internet & Médias Sociaux), International Polar Foundation et beaucoup d’autres entreprises.
Les lecteurs de ce blog connaissent bien Frédéric Canevet de Conseilsmarketing avec qui nous travaillons depuis de nombreuses années et qui nous a même accompagné récemment à Le Web 12 à Londres en Juin dernier. Voici le petit nouveau de Frédéric, un livre blanc plein de confidences, dont celles de Lionel Fumado (qui travaille dans mon équipe chez Orange) et Hervé Kabla (avec qui j’ai co-fondé Media Aces). A vos souris …
eBook Gratuit : Confidences de Community Manager – Tome 2 | ConseilsMarketing.fr
Nous avons le plaisir de vous offrir un nouvel eBook gratuit sur ConseilsMarketing.fr : “Confidences de Community Managers – Tome 2″.
Après un Tome 1 téléchargé par plus de 6000 personnes en moins de 4 mois (que vous pouvez toujours télécharger ICI), nous voici déjà au Tome 2 des « Confidences de Community Managers ».
Ce Tome 2 apporte de nouvelles précisions sur la diversité et la complexité du métier de Community Manager.
Que cela soit via leurs utilisations de Facebook, Twitter… ou la gestion de leurs temps, tous les Community Managers interviewés ont des conseils, trucs et astuces qui se complètent les uns les autres.
C’est pourquoi je vous propose de découvrir dans ce guide les confidences de 17 Community Managers avec des profils très différents : des freelances, des community managers en agence, une community manager dans une université, un community manager dans un multinationale de plusieurs milliers de salariés…
parmi les community managers qui ont participés à ce guide :
Lionel Fumado d’Orange
Louis Serge Real Del Sarte
Hervé Kabla de BlogAngels
Pour recevoir le guide, rien de plus simple, remplissez le formulaire ci dessous, et dans la page suivante vous pourrez télécharger le guide :
En relisant l’article sur le blog de Media Aces sur le thème de « ce que Facebook a changé dans la vie des entreprises » Je me suis aperçu qu’il fallait gratter un peu et nuancer, car c’est une question éminemment complexe qui va bien au-delà de la simple stigmatisation d’une bulle. Tentative d’éclairage…
le Web 2.0 est mort vive le Web !
D’une part, la mise en bourse de le 18 mai 2012, a signalé – c’est indéniable – la mort de ce que l’on appelait encore quelquefois le « Web 2.0 » du vocable inventé par Tim O’Reilly en 2004, dans un texte fondateur, et qui devait signifier l’avènement d’une nouvelle période du Web, vite renommée « social media » en 2009.
une nouvelle ère : celle de la professionnalisation et de la publicité
Car quoi qu’on dise de la mise en bourse de Facebook, une nouvelle ère est née de la mort de ce Web 2.0, et la césure que nous sommes en train de vivre n’est ni plus ni moins que la répétition de celle que nous avons connue au début des années 2000, après la bulle, lors de laquelle le Web s’est énormément professionnalisé, et le commerce électronique devenu un pilier incontournable du business. De la même façon, les médias sociaux sont en train de tourner la page, celle de l’amateurisme, celle du « tout gratuit », et nous sommes en train de rentrer dans cette affaire où le terme de « média » n’a jamais été aussi justifié. Ce n’est pas comme on a pu hâtivement l’écrire (reconnaissons notre erreur) la fin des médias sociaux, mais au contraire la naissance des médias sociaux professionnels. Jeremiah Owyang a d’ailleurs signalé dans sa présentation la plus récente – en détournant le Cluetrain Manifesto – que pour être vu maintenant il va falloir payer ; c’est donc l’entrée dans une ère plus publicitaire, plus professionnelle aussi, où les enjeux de marque seront de plus en plus importants. Le Web 2.0 a cru tuer la publicité; chassez le naturel …
Et ceci, que la mise en bourse de Facebook soit une réussite ou un échec…
à moins que cela ait tué l’innovation … ?
Mais d’autres comme le vétéran de la Silicon Valley Steve Blank (voir ci-dessous) s’élèvent pour indiquer un autre changement d’ère : celui d’une vallée essentiellement tournée vers l’investissement industriel, à long terme et qui devient aussi la charnière d’un changement au profit de l’investissement à court terme. Quoi que… Facebook a été créé en 2004, et même si sa réussite est remarquablement rapide, cela fait quand même 8 ans, et ils ont eu le temps de faire leurs preuves et de construire le plus grand réseau humain du monde … Et si c’était Fabernovel qui avait raison, et que le monde de l’innovation avait changé pour toujours ?
Je me rends compte que j’ai pris beaucoup de retard dans la traduction de mon article sur Wikipédia, retard qui ne saurait subsister très longtemps, je vous fais patienter en partageant avec vous cette infographie (source: Open-Site.org) assez complète de Wikipédia. On notera l’arrêt de la version papier de la fameuse encyclopédie Encyclopaedia Britannica, pourtant un des fleurons du savoir encyclopédique dans le monde. Les chiffres extraordinaires cités dans cette infographie ne doivent pas néanmoins faire oublier l’esprit critique de l’utilisateur, sujet sur lequel nous reviendrons dans les articles suscités. Rappel de l’URL pour retrouver les articles sur Wikipédia : http://bitly/vmwalesfr pour le Français (encore incomplet) et http://bit.ly/waleswm2 pour l’article entier en Anglais
C’est le compte-rendu de la table ronde organisée par Viadeo, à laquelle j’ai participé le 16 Février, au Camping (l’incubateur de Silicon Sentier), avec un panel d’experts d’horizons divers sur un sujet moins anodin qu’il n’y paraît : les médias sociaux pour booster sa start up ! A première vue, on pourrait croire que la question se passe de commentaires. Il paraît tellement évident pour ces jeunes pousses des high tech de faire son lobbying sur les médias sociaux qu’on pourrait croire la question complètement idiote. Et il n’en est rien ! Les mêmes questions, les mêmes interrogations (“faut-il être sur Twitter ou sur LinkedIn ?”, les mêmes fausses barbes (“je n’ai pas le temps”) que celles qu’on entend dans les grands groupes, voire encore pire … Beaucoup d’inhibition et aussi une faible compréhension du networking, pourtant une valeur essentielle pour un entrepreneur (que ce soit un intrapreneur comme moi ou un entrepreneur comme notre public du 16 février au palais Brongiart). Mais en fait, la question n’est pas de savoir s’il faut être sur LinkedIn, mais si LinkedIn, ou mon blog, ou mon profil slideshare etc. va me permettre de développer mon business. Comme je le disais à mes blogueurs d’Orange Business Services, “vous n’êtes pas des blogueurs, vous êtes des professionnels qui bloguent” … nuance. Vu sous cet angle, toute activité sur les médias sociaux qui soutient le business vaut qu’on y consacre du temps, c’est de la prospection. Tout le reste – et notamment le cyberbabillage sur Facebook – mérite d’être optimisé ou minimisé. Entrepreneurs : à vos souris ! …
Boostez votre start-up avec les réseaux sociaux » | Viadeo Blog
Le 16 février, à l’occasion de la Social Media Week, Le Camping a accueilli des panélistes de différents horizons pour une conférence co-organisée par Viadeo sur le thème« Supercharging Your Start-up – comment les médias sociaux peuvent contribuer au développement d’une start-up ? »
>> L’utilisation des médias sociaux : « relations publiques low cost » ou « outil marketing à fort investissement » ?
Prendre du temps et construire du contenu – Michelle Chmielewski prend en considération les deux : « la construction d’une communauté prend du temps, il faut rentrer en contact avec les gens, construire une relation, comme dans la vraie vie. Ce n’est qu’une fois que l’on a fait quelque chose pour eux qu’ils feront quelque chose pour nous ».
L’échange est donc primordial sur les réseaux mais comme le souligne Frédéric Halley, « il faut aussi construire du contenu pour communiquer à son audience les sujets sur lesquels on veut la faire réagir ». Sans contenu solide à sa disposition, peu de chance de retenir l’attention des réseaux très longtemps, surtout lorsqu’on se lance ! Les médias sociaux font partie des relations publiques et Yann Gourvennec ajoute que « les agences RP qui n’ont pas pris le virage des médias sociaux ne dureront pas ».
Anthony Poncier, Directeur & consultant chez Lecko nous a décrit son livre dans une interview vidéo introductive. J’ai extrait 3 thèmes fondateurs de son bouquin afin de poser des questions plus précises à Anthony. Dans la 1ère de ces vidéos, Anthony revient sur les 3 étapes clef de la mise en œuvre d’un réseau social d’entreprise. Les voici en résumé :
d’abord partir des problèmes des gens (processus métiers) ;
ensuite, étudier comment on va faire adhérer les utilisateurs à l’outil (conduite du changement) ;
enfin, transformer l’organisation (impact sur les processus).
les 3 étapes de la mise en œuvre d’un réseau social d’entreprise
Est celui que l’ESCP organise sur le sujet du management 2.0 (le terme de Social Business ne doit pas encore être répandu).
Bien que mon nom n’apparaisse pas encore sur la liste des participants, je serai présent lors du débat suivant, organisé par ESCP à Paris, le mardi 31 janvier 2012 à 8h30 dans leurs locaux du 11ème (M° Saint Maur). Pour ma part, je traiterai de 3 questions qui me paraissent fondamentales :
y-a-t-il encore un intérêt à créer un blog d’entreprise ? et faut-il prioriser l’externe ou l’interne ?
intérêt et approche pour les guides de bonnes pratiques des médias sociaux en entreprise (social media guidelines).
il est probable que ces questions en amènent d’autre dans ce débat. On pourrait peut être aussi ajouter “la terminologie dite ‘2.0’ n’est-elle pas le pire ennemi du Web collaboratif et social ?”
Collecte et traitement d’information, résolution de problèmes, créativité, choix d’investissement, prise de décision… Avec le Web 2.0, les techniques de management évoluent et glissent vers la communauté, non sans impact sur les missions des managers. Venez en discuter avec Frédéric FRERY, Professeur de Stratégie à ESCP Europe et avec les interventions de nombreux experts…
Juste avant de rentrer à la maison, est cette étude lancée par Richard Collin de Grenoble Ecole de Management et qui tente de faire un état de l’art de l’adoption des médias sociaux en entreprise. Le questionnaire est bien fichu et permet à tous de répondre ; simples utilisateurs ou responsables de projets, directeurs de RH ou informaticiens … à vos souris!
L’Institut de l’Entreprise 2.0 de Grenoble Ecole de Management vous invite à participer à une large enquête et ainsi contribuer à une étude approfondie de l’état de l’art de l’Entreprise 2.0 en France.
En y participant, vous aurez le privilège de recevoir en avant-première les résultats et les analyses ainsi que la possibilité exclusive d’avoir accès à une approche comparative par secteur vous permettant d’évaluer le niveau de maturité de votre organisation.
Pour participer : contcater Richard Collin Professeur, Directeur de l’Institut de l’Entreprise 2.0, Grenoble Ecole de Management (Contact : Mail : richard.collin"@" grenoble-em.com Tel : +(0) 33 6 07 76 05 59)
Comme annoncé précédemment, je part iciperai à la conférence iStrategy d’Amsterdam qui aura lieu le 26 Octobre 2011 et j’y présenterai mes travaux sur les délicats sujets du ROE/ROI dans les médias sociaux. Oui, je sais, j’en entends encore soupirer car ce sujet est un peu rebattu, mais il devient incontournable aujourd’hui. Passée la phase d’innovation où il ne faut surtout pas parler de retour sur investissement de peur de la tuer, dans la phase de structuration du projet, ce thème de la mesure devient crucial.
Le Web deux connect, je n’ai pas attendu pour y aller … ! j’en étais dès la 1ère en 2008 (voir mon compte-rendu de cet événement). J’y suis d’ailleurs attendu si j’en crois notre ami Frédéric Canevet de Conseilsmarketing que j’aurai plaisir à y revoir ! Sauf que cette année c’est différent, car je suis co-organisateur de l’événement sous ma casquette Orange. Pour commencer, l’événement se passera en plein de coeur de Paris, avenue George V, et surtout nous avons concocté avec Jean-François et Sébastien un programme innovant qui justifie la nouvelle signature : "préparons ensemble le web de demain". Pour les détails de l’événement, je laisse la parole à Céline, animatrice de live.orange.com.
Le web2connect ou #W2C11 est devenu le rendez-vous des blogueurs et des experts du web français au fil des ans.
D’ailleurs, dès qu’on atterrit sur la homepage du site dédié, on peut lire cette citation d’Eric Dupin : « En juste quelques éditions, le Webdeux.Connect du camarade Jean-François Ruiz (et de ses partenaires) s’est déjà imposé comme l’un des rendez-vous annuels incontournables du web français et francophone…». Si Monsieur Presse Citron le dit, on peut lui faire confiance.
Le W2C se démarque par son format et sa philosophie. Comme Jean-François Ruiz, le co-créateur de l’événement, le dit lui-même : « C’est un événement de networking, on y vient pour rencontrer des gens, créer des partenariats et apprendre des choses. C’est construit à l’envers des événements classiques. »
Le W2C matérialise l’univers et l’esprit du web 2.0 : un lieu de connaissance, un lieu de partage, un lieu de transfert de savoir et de savoir-faire, un lieu de rencontres où les participants sont aussi importants que les intervenants, c’est ce qui fait sa différence.
On vient au W2C pour rencontrer en vrai, « IRL » comme on dit sur le web, des personnes que l’on suit sur twitter ou sur un blog et que l’on aurait du mal à rencontrer autrement. On y vient donc aussi pour parler business mais dans une ambiance décontractée et conviviale permettant de briser les barrières traditionnelles.
On vient aussi parce que son prix défie toute concurrence : 97€ pour une journée ou 147€ pour deux jours. C’est un joli cadeau à se faire offrir ou à s’offrir !
Jean-François Ruiz au web2connect 2010
Ce prix comprend bien sûr l’accès aux conférences et à l’antre du networking, mais il permet aussi de bénéficier de plusieurs mois d’abonnements gratuits à pléthore de services web innovants (socialomate, agorapulse, sindup…), et cadeau bonus, de se voir offrir un tee-shirt personnalisé. Tous les participants revêtiront leur tee-shirt W2C11 affichant leurs nom, prénom, compte twitter et/ou blog, informations que l’on indique lors de l’inscription. On pourra aussi rapidement identifier les organisateurs et les « connecteurs » qui porteront un tee-shirt vert. Ils sont là pour nous mettre tous en relation et rythmer les séances. Décontractée l’ambiance, on vous a prévenus !
Egalement au programme, un coin librairie, un photocall, des jeux networking, des ateliers projet…et côté Orange, l’intervention d’Eric Barilland, Directeur de l’Image et de la Communication Employeur, les démos d’Orange timeline, notre agrégateur de tweets, et de sphéric, le service révolutionnaire pour expérimenter l’immersion à 360° (je vous en reparle la semaine prochaine…)
Préparez-vous donc pour 2 jours d’immersion au cœur de la blogosphère et du web français pour préparer le web de demain (le thème de cette 5e édition) et pour cela voici quelques conseils de Seb et Jeff les organisateurs :
1. faites vous une liste de personnes à croiser lors de l’évènement 2. amenez un pack de carte de visite 3. remplissez bien vos profils sociaux (linkedin, viadeo, twitter, facebook). Cela facilitera la tâche des personnes qui cherchent à rencontrer des personnes comme vous 4. rechargez les batterie de votre téléphone (car Twitter va faire chauffer le téléphone ) 5. soyez muni de votre plus beau sourire
Quant à moi, j’y serai vendredi, alors si vous me cherchez : céline louis, twitter @celine_louis Alors, on se voit là-bas ?
Quelques liens utiles qui pourraient vous intéresser :
> retrouvez toutes les infos du W2C11 sur le site dédié > pour en savoir plus sur le livre de Jean-François Ruiz, rendez-vous sur le site dédié www.reseaux-sociaux.net > pour vous faire interviewer par le site conseils marketing, rendez-vous sur leur site www.conseilsmarketing.fr > pour vous faire une idée de l’ambiance et voir les photos de l’événement, vous pouvez lire l’article compte-rendu de l’édition 2010 du blog webdeux.info, le blog qui est à l’origine du W2C
reconstituez l’intégralité de cet article au fur et à mesure de sa parution en tapant http://bit.ly/10mythessm
idée reçue numéro 6 : si j’investis 1€ dans les médias sociaux, je récupère 1€ de chiffre d’affaires
Toutes les entreprises que je connais, à une ou deux exceptions près, qui se sont lancées dans une mesure du ROI direct des médias sociaux s’y sont cassé le nez. Est-ce à dire pour autant que les médias sociaux ne rapportent rien et qu’ils ne sont qu’une dépense ? Bien au contraire.
Avec les médias sociaux, une véritable économie de production de contenu s’instaure (l’UGC, ou contenu généré par l’utilisateur). Chaque année, c’est plus de €700 000 de valeur ajoutée que les employés d’Orange business Services génèrent au travers de ce processus. Bien plus que tout cela coûte à l’entreprise. Sans parler des ventes que l’on peut réaliser, souvent travers du conseil, en se basant sur des contenus riches produits par la marque et partagés largement. Les médias sociaux ne viennent pas, surtout en B2B, s’ajouter au travail des employés, il en fait partie intégrante.
idée reçue numéro 5 : panem et circenses (du pain et des jeux)
Le nerf du Web semble se résumer pour beaucoup au célèbre adage de la Rome antique. Les jeux fleurissent au point d’avoir donné vie à un nouveau concept farfelu : « gamification ». Certes, les jeux sont souvent utiles ; mais surtout lorsqu’ils se rapprochent de votre métier, marque ou discours. Alors vous gagnerez de vrais fans. Se contenter de faire gagner un iPad ou des places de cinéma, en dehors du fait que ce n’est pas très original, attirera essentiellement les joueurs professionnels, les faux profils et les faux amis (« fans »).