Marketing & Communication 2.0A ne louper sous aucun prétexte, le dossier du jour du Journal du Net, sur les blogs (et les bloggueurs) comme véhicule de communication. Les approches stratégiques de communication par les blogs se structurent donc et si elles apportent de nouvelles possibilités, elles imposent aussi de nouvelles règles du jeu. A (re)lire aussi, notre dossier sur les 15 règles d’or du Web 2.0 sur Visionary Marketing pour remettre tout ça en perspective.

dollarsJe relaie cette offre de stages pour le compte d’un ami et ancien collègue : Sylvain Merchie, Directeur Commercial de la société Knowmore (PME spécialisée dans les constitutions de bases de connaissances et les logiciels d’aide à l’utilisation des systèmes d’information professionnels), recherche dans les meilleurs délais un stagiaire. Si vous êtes intéressé (e) par l’annonce ci-dessous ou si vous connaissez un (e) stagiaire potentiel (le), n’hésitez pas à le contacter directement de ma part en lui écrivant à sylvain(point)merchie(at)knowmore(point)fr ou en l’appelant au +33 (zero)six 37 29 85 soixante-quatre

annonce

“Nous sommes une jeune société ( crée en 2001 ) d’une vingtaine de personnes, proposant des prestations de conseil et éditrice de logiciel dans le domaine du Knowledge Management et de la formation . Nous souhaiterions proposer un stage à un étudiant qui, en binôme avec Jérôme, pourrait participer au redesign de notre site dont l’objectif est de devenir une plate-forme de webmarketing . Ce stagiaire serait l’animateur ( suivi de l’avancement ), en terme de contenu, de mise en place d’outils, de choix et d’intégration de solutions, d’échange de liens, de bannières….”

votez pour ce post sur Wikio

le T shirt de la manifestationSamedi 12 janvier 2008, je me rendais à l’invitation de Jean-François Ruiz à la journée Web deux connect, qui avait lieu Boulevard Richard-Lenoir, dans le 11ème arrondissement de Paris, près de la Bastille, dans un superbe endroit appelé le Bastille Design Center. Enorme influence pour cet événement (il suffit de regarder la photo sur la droite, ainsi que les autres postées sur Flicker), qui soit dit au passage était sponsorisé par Orange.

un événement très suiviCe sponsoring d’ailleurs était aussi discret : peu de présence de la part d’Orange qui volontairement semble-t-il avait laissé l’événement à ses organisateurs, Jean-François Ruiz et Sébastien Rousset. Je n’ai pas pu assister à toutes les conférences, puisque certaines d’entre elles se déroulaient en parallèle, mais les trois sessions ont auquel j’ai participé, sont décrites ci-dessous dans mon compte-rendu. Il s’agit d’un compte-rendu pris en reconnaissance de l’écriture sur mon PDA, il est donc en style télégraphique, merci d’en tenir compte.

Jean François Ruiz - Sebastien RoussetLa première session, est celle sur laquelle je vais m’appesantir ici. Un panel d’experts de la musique en ligne avait été réuni par les organisateurs. Le but était de débattre de l’avenir de la musique en ligne. Voilà un sujet dont nous entendons parler à intervalles réguliers, mais, force est de constater que nous ne savons pas très bien où ce marché va. Étrangement, les experts présents sur le plateau ne le savaient pas non plus, du moins pas précisément. C’est dire à quel point cet environnement est incertain, et que nous sommes bien incapables de faire des prévisions en ce domaine.

Orange au Web deux connectQuelques remarques cependant : quasi unanimité parmi les experts, pour exprimer que la musique en ligne reste un appoint ; du moins en France, où la vente de fichiers musicaux en ligne est bien plus faible semble-t-il (les chiffres manquent ici) qu’aux États-Unis, ou dans le reste de l’Europe. On n’y précise également que 93 % des ventes de musique se font dans le monde réel. Nous en arrivons donc à une sorte de paradoxe, où l’avenir de la musique semble se trouver sur Internet, mais pas ses canaux de distribution. Est-ce à dire, que la musique est en train de disparaître, ou du moins de muter, il n’y a qu’un pas. C’est ce que semble précisé J Benassaia, responsable du site Dizeer, qui voit quant à lui l’Internet comme un support d’événements qui se passent en dehors de lui, soit des concerts (un des sites qui était présenté été positionné sur la diffusion de concerts en ligne), soit producteur en ligne d’événements hors ligne, soit plus radio de flux, comme deezer, qui permettent d’écouter les nouveaux auteurs, et de faire découvrir les talents.

experts de la musique en ligne

Le débat sur la musique, qui semblent récurrent, est assez caricatural dans son ensemble. Si on omet la longue traîne de Chris Anderson qui est censée nous faire croire que l’Internet permet de vendre des artistes inconnus (ceci reste à démontrer) il est globalement constaté par les experts présents dans ce panel, qui est très difficile pour un artiste se faire connaître sur Internet. Peut-être plus encore qu’en dehors. Tel a été le mirage du site collaboratif MySpace, dont l’objectif était de faire connaître les artistes qui pouvaient se produire directement sur Internet, alors qu’en fait la réalité a fait que les artistes très connus ont récupéré d’une audience supérieure, du fait justement de cette notoriété. Les exemples communément montrés d’autoproduction sur Internet, comme Radiohead, ne sont pas véritablement convaincants. D’une part le groupe anglais n’a pas réussi à lancer plus de 500,000 téléchargements en ligne, ce qui au du de sa notoriété assez faible, d’autre part il lance aujourd’hui des produits dans les bacs ; l’objet reste important pour l’amateur de musique. C’est ce que semble dire J. Benassaia, qui suggère que les disques vont changer, et vont se transformer en packages (concerts, T-shirts, produits dérivés etc.). En tous les cas, l’opposition caricaturale : Internet = gentil, Majors = méchants, ne semble pas tenir la distance. Nous n’avons pas encore aujourd’hui trouvé les moyens de produire des artistes de façon satisfaisante en dehors de ces circuits privilégiés, et tout reste à inventer. Ce qui était particulièrement intéressant cette réunion, c’était la présence justement de modèles de production alternative, pas forcément tournés contre les grandes compagnies de disques, mais qui cherchaient soit à en reproduire les mécanismes, soit à se positionner en complément de celle-ci.

En tous les cas, et ce sera notre conclusion le consensus largement partagé par le panel d’experts, est que l’environnement de la musique en ligne est frappé d’incertitude, et que seul l’avenir nous dira ce qu’il va se passer réellement.

 

Soundtribes et Sortez de l’âge de pierre (voir aussi la vidéo en bas de ce post)

“Visionary Marketing Notes

Subject: web 2 Connect

Date: 12/01/08

Participants: YAG +

agenda:

  • 15h00 : Première séance de session
    • Musique 2.0 (Etage -1) // Recrutement 2.0 (Etage 1)
  • 16h00 : RDC : Connecting Party avec collations (café / thé / boissons)
  • 17h00 : Deuxième séance de sessions
    • Les blogs et communautés 2.0 (Etage -1) // Vidéo / TV 2.0 (Etage 1)
  • 18h00 : RDC : Pause Networking
  • 18h30 : Troisième séance de sessions
    • Mobilité 2.0 (Etage -1) // Les places de marchés (Etage 1)

1. Musique 2.0 par Borey Sok

  • http://ziki.com/sokborey
  • http://www.generationmp3.com/catalyseurs-numeriques : association
  • A écrit un livre sur la musique 2.0
  • IIntro ndustrie oligopolistique en crise. Le numérique ne compense pas la chute des ventes
  • participants :
    • Aicha Majoubi
    • Sébastien Boudot
    • PE Jacoupy (Orange, soundtribes)
    • S Istolainen
    • J Benassaia
  • Question: Comment rémunérer les musiciens ?
  • Aicha Majoubi => WMI (depuis 1996) => Proposer un Dj à domicile pour créer une fête à domicile. Modèle éco ? Explorasound => catalogue Complet du slow à la dance. Qualité meilleure que le streaming avec la gestion des enchaînements. Le mixage est automatique. Autre service premium: créer à plusieurs une playlist
  • SB => mygroovypod => site d’artistes. Environ 20 directs sur Internet. Modèle ? “Pas clair”. Développer l’audience d’abord
  • PE J => Soundtribes pour 1) les artistes autoproduits 2) les chasseurs de sons. Dans quelques mois. Nouveauté avec l’ouverture vers les mobiles. Partages de revenus
  • SI => Devenir co-producteur d’ un artiste mymajorcompany vrai business model (”anciens” du métier)
  • Jb => Deezer => Juke box rémunéré par la Pub

Quelles relations avec les majors?

  • Les relations deviennent meilleures car elles sont “blessées” mais le feedback sur Deezer est bon
  • Explora Sound = discussions entamées sur les droits. En attente de savoir ce qui va se passer. Elles sont prudentes et craintives mais elles discutent. Nous on se focalise sur les utilisateurs
  • S Boudot= on ne chatouille pas les gros car on s’occupe des jeunes artistes. EMI: discussions en cours. Universal : séduits mais attendent qu’on fasse nos preuves.
  • PE J = le problème pour les artistes n’est pas d’obtenir une présence car c’est facile, c’est de passer moins de temps sur Internet.
  • S I: on propose aux artistes de 1) qualifier lors communautés 2) bénéficier du label et viser le succès (disque d’or) la proposition est de réconcilier la communauté avec les majors (les fondateurs de “mymajorcompany” sont des anciens de la profession)
  • S B: objectif. Innovation et promotion, ça attire les majors

Comment les artistes vont-ils manger?

  • Aujourd’hui il n’y a pas de modèles économiques hors des majors.
  • S I: Il y a un mirage Internet. 93% des ventes sont en physique. On va s’adapter aux modèles.
  • S B : pas d’exemples de succès par rapport à Deezer
  • PE J: l’Internet est une aide, mais aussi il faut trouver des opportunités hors Web

Les communautés

  • SB : avoir le Live chez soi à la maison. L’échange social autour de la diffusion est très fort, c’est au bénéfice de l’artiste.
  • S I: Développement de widgets pour lever de l’argent pour les artistes
  • A M: Créer des playlists à plusieurs
  • (consensus) La France est en retard sur les achats en ligne
  • J B: L’avenir de la musique c’est de lier le concert (Madonna et passée chez livenations) et d’un média de flux Internet, l’ utilisateur pour ni acheter objet mais ce sera plus un package plus cher. Comme a fait Radiohead mais eux ont fait un coup de buzz (500.000 téléchargements. Moyenne à 4 £) mais ils pouvaient se le permettre. Ils sont déjà célèbres.
  • => Il y a beaucoup d’incertitude

musique sur mobile?

  • J B: Flash 8 et 9 - pas disponibles sur mobiles, c’est un frein important
  • Le mobile est très séduisant. Il y a beaucoup de problèmes techniques mais ça viendra

Et le rapport Olivennes ? On n’y parle pas beaucoup de vous ! Pourquoi ?!

  • Série de mesures prises contre les utilisateurs pas pour favoriser la vente en ligne
  • J B: Sa mission n’était pas pour diminuer le piratage mais de le sanctionner. Mais le sont des belles paroles consensuelles.
  • Consensus: ça ne va pas changer grand chose, l’écoute en streaming va résoudre de facto le problème du téléchargement

Annonces à venir pour le Midem 2008 ?

  • Orange = rendez vous le 29 ! Il y aura des annonces
  • Deezer: on verra ! (sous-entendu, il devrait aussi y avoir des annonces)
  • Voir le site des catalyseurs numériques

2. les blogs : discussion, animée par Jean François Ruiz

Les blogs: Mathilde le Rouzic (bagatelles)

  • Échange autour de la création de produits et l’entreprenariat
  • Quel impact sur le business? Le blog c’est 2/3 des visites. Et amélioration du référencement

Hellotipi (sites familiaux clés en main) - François de Rochebouët

  • Blog pour prendre du recul: faire participer les lecteurs du blog => ils ont suggéré de faire évoluer la page d’accueil.
  • le blog a gagné le concours de Pierre Chapaz.

Alenty: Laurent Nicolas

  • Comment évaluer la valeur des commentaires ?
  • Le système Alenty s’installe sur les sites communautaires
  • Évaluer les commentateurs les plus influents et valider les coutenus les plus intéressants (basés sur le temps de lecture des commentaires).
  • On peut savoir qui, quand et coru bien de temps on a lu ce billet
  • On passe de la page vue (1.0) à la notion de temps (2.0)
  • Comment on détecte ça? Par les cookies. Permet de dédoublonner
  • Permet de suivre les sites dynamiques même ceux qui n’ont qu’1 page (netvibes)

Référencement: Alexandre Villeneuve: www.ziki.com/referencement

  • Le mot est galvaudé
  • Pour beaucoup c’est Google, les annuaires, le SEM (search engine marketing = achat de liens sponsorisés), mais ce n’est pas ça! Ce que c’est, c’est le SEO (référencement naturel)
  • Metatags, Pagerank, mais ça évolue => trust rank (classement secret) => les référencements se font sur la cohérence non sur la quantité. Yahoo a quelque chose d’équivalent
  • Tag cloud: risque de contenu dupliqué => déréférencement ou déclassement => il ne faut pas dupliquer le contenu, de moins il ne faut pas abuser
  • Eye-tracking: Crazy Egg ou Google Analytics
  • Adsense peut marcher ça dépend du contenu
  • Il est à noter que quand la question fut posée de savoir si les nombreux bloggueurs présents dans la salle utilisaient Adsense ou un autre moyen de rémunération de leur travail, la réponse fut largement négative, à part quelques individus isolés. Les bloggueurs seraient ils désintéressés ?

Blog rider => blog sponsorisé

  • Offre pour les bloggueurs
  • Prendre en compte les communautés
  • Collaborer avec les bloggueurs
  • Modèle meilleur que le clic, au billet (de 50 € à 600 €)
  • Opérations où l’affichage est clair
  • Le bloggueur est autorisé à mettre des commentaires négatifs si l’annonceur l’autorise
  • Les annonceurs ont encore peur de la blogosphère
  • http://www.blogrider.fr
  • Remarque de Christian Bensi (informer-autrement) : il n’y a pas de démarche complètement gratuite => on peut faire de la pub mais il faut l’afficher dès le début! C’est du publi rédactionnel !
  • Blogrider fait des recommandations
  • Les taux de clics sont supérieurs à ceux des campagnes classiques

3. la mobilité : débat animé par Sébastien Rousset

  • Qu’est-ce qu’un téléphone aujourd’hui : essentiellement du vocal mais les fonctions se multiplient: photo, internet, paiement, etc.
  • Combien de gens possèdent un téléphone? 2007= 2 milliards de téléphones vendus.
  • 3G Japon: 100 millions d’abonnés, 80% en 3G. Les marchés sont très différents : Asie, US, Europe
  • Mobilité => connectés tort le temps versus nomadisme => intermittence
  • US: Problème de couverture. Beaucoup de forfaits idem que le fixe. 3G et 4G => prix compétitifs
  • Le téléphone devient-il un PC ? Cédric Giorgi: le téléphone est l’objet préféré et le plus personnel des consommateurs. Non, le mobile va rester spécifique. C’est quelque chose, c’est un média à part. Andrew, Orange: c’est l’objet le plus personnel. Si on le perd on est nu, et il permet d’interagir avec l’environnement.
  • En France: On est leaders dans la convergence, et les FAI tout proposer l’interactivité avec la télé, avec l’environnement. On va accéder à ces services par les opérateurs 3G, Wi-fi et Wimax. Les opérateurs ne sont pas forcément d’accord. L’ Arpu est de 30-35 € dont 15% données (moins de 5% pour Internet). 60€ à 100 € Au Japon: dont 30% de l’ Internet mobile. La toip mobile est le cauchemar des opérateurs, mais ça n’est pas arrivé, même en Asie.
  • Goojet: http://www.goojet.com permettre l’usage du Web sur le mobile. Propose de créer son espace mobile personnel => services web et mobile (intégration des appels). Service en beta privée. Appli Java.
  • Orange: Orange money => donner accès à des fonctions bancaires de base à des gens qui ne sont pas bancarisés, et y compris les transferts d’argent transnationaux (uniquement pour les gens qui n’ont pas de compte bancaire).
  • http://www.just-digit.com Reconnaissance d’images sur mobiles. Interactivité avec l’utilisateur. Opération Bred. Renvoi d’un URL, possibilité de faire des jeux concours. Prise d’image, envoi, comparaison avec une image de référence.

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Ci-dessous : une video du lancement du site communautaire musical Soundtribes d’Orange dont le responsable (Pierre Eric Jacoupy était le représentant au web deux connect)

Voici un événement que les lecteurs de Visionarymarketing.com ne devraient rater sous aucun prétexte. Si l’innovation est à la mode, que dire du phénomène 2.0. Il est vrai que si vous êtes fidèle à ces pages, vous êtes forcément tombés sur des articles ou des cours qui en débattaient. Une des dernière née des vagues 2.0 est celle intitulée Entreprise 2.0, terme par lequel on doit communément entendre que non seulement les technologies et les outils de la collaboration (blogs, wikis, cms collaboratif, présence et IM, sans oublier la web conférence, la téléprésence, etc.) envahissent la sphère de l’entreprise, mais aussi au-delà que le phénomène collaboratif dans son entier redéfinit - au travers de ses outils,et en dehors de ceux ci - la façon dont les gens interagissent dans l’entreprise et son éco-système.

C’est avec plaisir - et un intérêt non dissimulé d’ailleurs car je traite de ces problématiques régulièrement dans le cadre de mes activités professionnelles - que je relaie l’annonce de cet événement, organisé par notre ami François Laurent, co-président de l’ADETEM (association nationale du Marketing) [voir aussi la page des blogs marketing sur le site de l'association, où notre blog figure en bonne position derrière celui de Fred d'ailleurs] :

Fred Cavazza; keynote speaker à l’ADETEM Fred Cavazza, keynote speaker à la Journée des Etudes

Consultant indépendant et auteur du blog http://www.fredcavazza.net/, Fred Cavazza ouvrira la prochaine Journée Nationale des Etudes, organisées par l’Adetem et l’UDA* sur le thème :

Entreprise 2.0 : La collaboration comme élément moteur de l’innovation

Avec une concurrence toujours plus forte des pays en forte croissance (Chine, Inde … ), les entreprises et marques françaises doivent redoubler d’efforts pour conserver leurs parts de marché. Mais les outils traditionnellement utilisés en entreprise (email, bureautique … ) sont-ils encore adaptés aux nouveaux défis professionnelles que ses pays nous imposent (rentabilité par employés, créativité … ) ? Les méthodes et habitudes de travail sont-elles compatibles avec les nouvelles pratiques de collaboration ? La chaîne de décision de même que les systèmes de gestion de carrière favorisent-ils l’émulation de groupe ?

Les récents succès de services phares du web 2.0 (blogs, Wikipédia, … ) nous ont prouvé que la collaboration à grande échelle était non seulement possible mais également viable. La sagesse des foules, l’intelligence collective, le web comme une plateforme sont autant de notions-clés qui peuvent être exploitées au sein de l’entreprise pour en améliorer la compétitivité.

Quelles sont les évolutions majeures à apporter à vos outils et méthodes de travail ? Quel va être l’impact sur votre organisation ? Comment favoriser le travail en mode collaboratif ? …

Vastes questions attirant certainement de passionnantes réponses … lors de cette conférence d’introduction.

* La JNE se tiendra le 22 janvier 2008, dans les locaux de La Poste : 44, boulevard de Vaugirard, 75015 Paris. Pour s’inscrire en ligne :

Jean François Ruiz - fondateur de ZikiTous les acteurs du Web 2.0 se rendront en cœur au Webdeux.connect, le  rendez-vous IRL des experts de l’Internet. Je relaie cette invitation de la part de Jean François Ruiz, fondateur de Ziki (voir ici).

l’adresse du groupe facebook pour s’inscrire (attention, nombre de places limité)

“C’est bon ! Nous avons la date et le lieu pour l’événement que nous vous avons promis dans ce précédent billet “Webdeux a 2 ans”. Samedi 12 janvier, de 14h à 21h30, au Bastille Design Center - 74 Boulevard Richard Lenoir - nous serons 200 à nous rencontrer IRL (in real life) à Paris pour plusieurs heures de connexions autour des sujets qui nous passionnent.

Nous sommes en train de travailler le contenu de l’événement sur le tout nouveau forum de Webdeux.info. Nous travaillons sur le thème de la musique en ligne, des blogs (mise en place monétisation référencement) et du e-commerce, de la vidéo en ligne, des places de marchés sur Internet et des usages de la mobilité 2.0. Il reste encore du contenu à faire, des domaines à explorer. Si vous avez des suggestions, n’hésitez pas c’est par ici : http://www.webdeux.info/forum/viewtopic.php?f=5&t=7.

la suite ici sur le blog webdeux.info

Web 2.0 : Mythes & réalitéIl est si simple de décliner tout et n’importe quoi avec la formule magique 2.0! Et, pour se distinguer, certains originaux parlent même de Web 3.0, histoire de redonner un souffle à cette Révolution.

La Publicité Bingo Bla Bla d’IBM que vous pouvez visionner ci-dessous illustre parfaitement le message que je souhaite vous faire passer : rien ne sert de se cacher derrière des discours ou un jargon incompréhensible pour parler du 2.0. La transparence & le dialogue étaient, me semble t-il les bases fondatrices de cette nouvelle bulle internet?

Pour prolonger la discussion, je vous invite à télécharger l’analyse de TNS SOFRES sur les Mythes & Réalités des marques à l’ère du Web 2.0 [miroir du rapport sur ce blog]. NB: ce rapport est daté du 22 octobre 2007.

NB: à lire également, les 15 règles d’or du Web 2.0 et le cours sur le phénomène 2.0 et le travail collaboratif, donné au mbaebusiness de l’ESG en juin 2007.

Stephanie Sokolinski - Soko - I’ll kill herPour ceux qui se souviennent du lancement de Kamini, et qui se posaient la question de savoir si le mode coopératif pouvait trouver sa voie dans un monde de distribution musical en crise, voici un nouveau phénomène qui vient confirmer le premier: Soko, alias Stéphanie Sokolinski, une jeune artiste de Bordeaux, qui s’est faite connaître avec le titre ‘I’ll kill her’ sur Myspace. (voir ici l’article de Time Online)

 

Et il est vrai que quand on entend ce titre, on a immédiatement envie de l’envoyer à ses amis, ce que je fais à ma manière sur ce blog. Bienvenue à un phénomène coopératif.

 

logo AxasanteFrançois Pierson, Président Directeur Général d’AXA France et Jean-Pôl Mairiaux, Président d’AXA Santé nous conviaient à la soirée du 1er Grand Prix AXA Santé ce jeudi 4 octobre 2007 à 18 heures. Quand je dis ‘nous’ je suppose que parmi les très nombreux participants d’Axa et des entreprises invitées, il y avait les VIB (very important bloggers) dont nous avons déjà parlé sur ce blog. En tout cas j’en étais et je n’aurais pas voulu rater cet événement. Hélas. L’ami François Laurent - qui a l’air fort occupé si j’en crois son blog - ne pouvait pas se joindre à nous ce soir là.

En dehors du site axasante.fr dont nous avons déjà parlé ici et dont chacun peut voir les commentaires et les votes comme témoins de l’augmentation des visites et du lectorat, j’y allais, au-delà de l’aspect un peu officiel de la soirée, pour me renseigner sur le domaine de la prévention et aussi, y glaner quelques chiffres intéressants. Et j’ai eu ce que j’y cherchais, voici le résultat de mes recherches, comme toujours, tapées au fil de la réunion, sur mon fidèle pda HTC7500 advantage (utilisé également pour les photos, prises en conditions extrêmes d’éclairage, en mode de reconnaissance de l’écriture avec Calligrapher 8.5 de Phatware.

Michèle Barzach et les membres du jury AxasanteNous voici donc ce Jeudi 4 Octobre à l’institut du Monde Arabe (IMA), ou plutôt dans ses sous-sols, le plus petit des grands projets architecturaux du président Mitterrand. Un hall du sous-sol, plein à craquer, à vue de nez 300 à 350 personnes(*), accueille les invités dans la pénombre, de façon très sympathique avec des boissons non alcoolisées, ce qui avait le double mérite d’être compatible avec le lieu (du moins pour le monde arabe non chrétien) et avec le sujet de la prévention.

 

Nous sommes ensuite passés dans la salle de spectacle, je vous livre mes notes en format brut ci-dessous :

 

Vidéo conf de presse

 

  • “Désacraliser la chose médicale” 1 journaliste des échos
  • “Axa a pris une place qui n’était pas occupée” un interviewé, en substance

Animateur Patrice Arditti

 

  • Tourne un docu sur la prévention

François Pierson, Présidence d’AXA France

 

  • Remise de prix de la prévention, beaucoup de projets intéressants => Agir en prévention pour diminuer les risques.
  • Nouveau produit Axa “coaching santé”, pour aider les gens à arrêter de fumer etc. Nouveau et recourt à Internet aussi.
  • Prévention routière: Axa prend beaucoup la parole pour lutter contre la mortalité des motards (17% des accidents, 1% des usagers)
  • Programme sur la prévention artérielle: sera bientôt lancé. (NB: en partenariat avec Orange Business Services)

Jean-Pôl Mairiaux

 

  • Président d’ Axa Santé
  • 1) mettre à disposition des informations pou éduquer, de manière attractive (éviter l’interdiction) => Site interactif. Le Web est au centre de cette stratégie. Beaucoup d’ audio-visuel, et un ton un décalé, ludique 2) actions directes sur le terrain avec les associations: démarrage dans quelques jours de la prévention de l’hypertension (avec des technologies innovantes => tensiomètres)
  • Les chiffres du site: 84000 visiteurs uniques en septembre. 6 minutes en moyenne. 1 dizaine de pages vues par visiteur unique. Une quarantaine de vidéos. Beaucoup de tests en ligne. 1300 inscrits qui participent aux forums. Le site sert aussi à catalyser les demandes des associations qui veulent agir.

Alain Renaudin DG adjoint IFOP

 

  • Échantillon représentatif de salariés publics non fonctionnaires et privés des TPE et des Grandes entreprises
  • 9 français sur 10 favorables à l’intervention de l’entreprise (89%) sur le sujet de la prévention
  • Sujet sensible jusqu’il y a peu
  • Là où il y a déjà des actions en place: 97% d’opinions favorables. Sinon seulement 60% (opinion exprimée uniquement sur le principe. 67% sur les 50 et +)
  • Souhaits: 1) stress (62%) Surtout les cadres + 70% 2) position de travail (56%) surtout les employés 3) tabac (44%)
  • Ce qui est déjà mis en place : 1) tabac (88%) Confusion due à la nouvelle loi ? 2) troubles de positon (49%) 3) Alcool (37%)
  • 37% travaillent des entreprises où des programmes existent : surtout passif (affiches). 62% des employés => n’ont pas changé leur comportement suite à ces campagnes
  • Résultat important = Acceptation importante. Mais il faut partir du pourquoi au comment
  • L’idée d’entreprise “engagée” est entrée dans les mœurs et les attentes
  • Pas de naïveté sur la recherche de productivité de l’entreprise (ils se doutent bien que l’entreprise y trouve son compte car quand les employés sont plus en forme, la productivité est meilleure et l’absentéisme moindre, mais c’est bien accepté (relation gagnant-gagnant).
  • Difficultés de la sécurité sociale => meilleure acceptation de la prévention
  • Réduction du coût de la santé par la prévention bien accueillie
  • Besoin de reconnaissance => prévention bien perçue

(more…)

Web 2.0Ce vade-mecum du Web 2.0 a été originellement conçu pour répondre aux questions qui m’ont été envoyées par de grands groupes qui désiraient lancer des initiatives Web 2.0. très souvent, ces entreprises désiraient profiter de l’effet d’attraction du phénomène collaboratif sur Internet, mais ils ignoraient à la fois les critères d’évaluation du résultat, et la méthode pour l’obtenir. Ils désiraient donc obtenir du support et du conseil en accompagnement de ce projet.

 

J’ai remarqué à de maintes occasions, et ceci depuis de nombreuses années, que la motivation principale pour ce genre de projets est avant tout guidée par la mode, de par le fait que le sujet est à l’ordre du jour des médias. Mais je ne pense pas qu’une entreprise quelle qu’elle soit, se doive de lancer un projet de Web collaboratif, uniquement du fait de la mode. Non seulement cela risque d’être dangereux pour la marque et pour la réputation de l’entreprise, mais cela risque d’apporter peu de résultats satisfaisants, dans la mesure où l’on a déjà du mal à en définir les objectifs. Dans une certaine mesure, ce que l’on observe aujourd’hui avec le Web 2.0 est très proche de ce que nous avons vécu à la fin des années 90, lorsque de grandes entreprises pensaient à lancer leurs premiers sites Web. Plus d’une fois, la même question revenait, à savoir « est-ce que le Web vient en renforcement de la marque, ou en extension de celle-ci vers une autre marque ? », suivie d’une autre question connexe « dois-je courir le risque d’être à la mode maintenant, dois-je attendre un peu que le mouvement se calme, ou faut-il que je fasse mes expériences ailleurs et sous un autre nom ? ». C’est d’ailleurs pour cela, que nous avions conçu la méthode de cadrage stratégique pour Internet, disponible sur le site visionarymarketing.com, et qui semble plus que jamais remis au goût du jour du fait du phénomène collaboratif de l’Internet.

 

Les grandes entreprises sont aujourd’hui de plus en plus intéressées par ces initiatives 2.0. Rien d’étonnant à cela : le phénomène collaboratif est fascinant, et les exemples parfois spectaculaires de réussite du Buzz marketing, incitent tout naturellement les grandes entreprises à leur emboîter le pas. Reste encore à évaluer si cette initiative Web 2.0 s’inscrit dans la stratégie de l’entreprise, et surtout, cela implique que l’on définisse ce phénomène collaboratif.

 

Outre le cours de marketing sur le collaboratif (du marketing et du web 2.0 aux outils de collaboration et leur marché) que nous avons développé pour l’école supérieure de gestion de Paris en juin 2007, il nous a semblé intéressant de lister les 15 règles d’or qui permettent à notre avis aux grands entreprises de cadrer leurs démarches Web 2.0, et c’est ce que nous vous livrons dans cet article.

 

introduction: quelles caractéristiques objectives pour reconnaître un site 2.0 ?

 

Un nombre important d’histoires à succès, souvent orientées autour du buzz, et relayées par la Presse incite nombre de grandes entreprises à se lancer dans l’aventure 2.0. Ceci nécessite que l’on revienne sur la définition du Web 2.0 (voir cartographie mémétique d’O'Reilly), dont nous donnons ci-après une description résumée :

  • caractéristiques humaines :
    • l’intelligence collective : il s’agit d’un concept développé par Howard Rheingold[1] qui veut que le groupe quand il coopère, est plus fort que l’individu (concept de foule intelligente à l’opposé des préjugés).
    • L’utilisateur devient producteur : il s’agit de mettre l’utilisateur comme acteur, et non pas comme spectateur. Tout site à orientation de communication (pub), qui consisterait à asséner un message à l’utilisateur, serait donc définitivement disqualifié.
  • Caractéristiques fonctionnelles :
    • RSS : plus qu’une caractéristique technique, il s’agit d’une caractéristique fonctionnelle. RSS (real simple syndication) permet de pousser l’information vers l’utilisateur, n’a plus besoin de faire un effort pour aller la chercher. L’utilisation des flux RSS nécessite un lecteur de flux, de plus en plus intégré au navigateur Internet, ou aux barres d’outils (Google, Yahoo,…). Le développement du RSS rend enfin possible la vision d’un Internet en mode push (proactif) tel qu’il fut originellement conçu dans les années 2000.
  • Caractéristiques techniques :
    • La programmation légère et les mashups: l’idée de base, c’est qu’un site Web 2.0 se construit rapidement en prenant des objets existants, voire en récupérant des morceaux de code (ou de données) en provenance d’autres sites. Le cas le plus typique des mashups est celui des sites qui réutilisent les sites cartographiques (Google maps principalement) afin de rendre possible des services géo-localisation.
    • Le Web comme plate-forme : il s’agit d’une résurgence de ce que l’on appelait asp dans les années 2000. Il s’agit donc d’utiliser le réseau comme référentiel, et d’éviter des logiciels lourds (voir point précédent).

Stricto sensu, il n’existe pas de définition objective du Web 2.0. Dans cette catégorie (voir le catalogue complet à l’adresse http://www.go2web20.net/) on va donc retrouver tout un tas de sites qui n’ont rien à voir les uns avec les autres, car ce concept 2.0 est en fait postérieur à la création de beaucoup de ces sites. Il s’agit plus pour ce « nouvel » Internet, de revendiquer un état d’esprit libertaire, ouvert, « échangiste[2] », et respectueux de l’individu comme contributeur dans un groupe.

 

En résumé, pour une grande entreprise, une grande marque, qui désirerait embrasser le principe du Web 2.0, la problématique est plus une problématique de culture d’une problématique technique, cela implique qu’elle abandonne la tendance naturelle des grandes entreprises à niveler les différences, à l’opacité, à la paranoïa et à la réduction de tout ce qui pourrait nuire à la marque. En d’autres termes, pour une grande entreprise qui voudrait se lancer sur le Web 2.0, il faut se préparer mentalement, techniquement et organisationnellement à affronter la suggestion, la critique, voire même la destruction de façon totalement transparente. Toute tentative d’embrasser le Web 2.0 de façon détournée, peut également faire l’objet de critiques très négatives sur Internet, et qui peuvent circuler largement avec des impacts sur la marque non négligeables.

 

Des outils dits de reputation management ou web sentiment analysis tel que flair (développé par Orange labs SF) permettent - avec la prestation d’accompagnement qio va avec - le suivi et la prévention du buzz sur Internet (signaux positifs ou négatifs). Cet aspect est souvent voire toujours négligé par les grandes entreprises qui voient dans Internet un média quasi traditionnel où l’on délivre un message du haut vers le bas, ce qu’à l’évidence il n’est pas.

 

15 règles d’or pour réussir un site (réellement) participatif ?

 

La question est donc moins de savoir si le site est un site Web 2.0 (puisqu’il n’y a pas véritablement de définition), mais de savoir si ce site respecte ne respecte pas les principes élémentaires du Web collaboratif :

 

1. l’utilisateur ne vient pas par hasard : il ne suffit pas de mettre un forum, de laisser entrer des commentaires, de rajouter un peu de technique, pour transformer un site plaquette en un site interactif et collaboratif. L’utilisateur, l’internaute ne vient jamais par hasard sur un site. Penser cela, c’est se condamner à se trouver à la tête une coquille vide qui n’a de participative à la base que le nom.

 

2. ne pas confondre commentaires et collaboration : un commentaire est une réaction, une collaboration est un travail en commun, dont l’initiative peut voire doit revenir à la base.

 

3. animer, animer, animer : pour créer un site de collaborations efficace, il faut sans arrêt et surtout au début de l’opération amorcer la pompe de façon considérable, en créant un corpus de contenu (attention ! du vrai contenu, pas des plaquettes) qui va attirer l’utilisateur.

 

4. mettre sa marque en accord avec l’esprit 2.0 : le Web 2.0, nous l’avons déjà vu c’est un esprit. Il faut tenir compte de la marque, et de sa capacité à endosser cet esprit. En d’autres termes, il faut éviter de « mettre ses habits du dimanche ». Si la marque est incompatible avec une expérience de ce genre, il est conseillé d’en créer une autre, ou le de la décliner.

 

5. éviter de parler de ses produits : l’utilisateur 2.0 vient pour récupérer de l’information, pour échanger, pour partager, pour recevoir aussi, il ne vient pas pour regarder une plaquette produit. Sinon, il irait directement sur votre site plaquette produit (à supposer qu’une plaquette serve à vendre des produits).

 

6. embrasser les grandes causes : les passions émergent souvent (toujours ?) des grandes causes, pas des petits produits.

 

7. ménager un bénéfice non pour votre entreprise mais pour le visiteur : n’oubliez pas de servir l’utilisateur, c’est pour ça qu’il viendra et reviendra. Si vous ne pensez qu’à vous, vous serez les seuls à aller voir votre site.

 

8. ouverture et transparence : le Web collaboratif ne permet pas l’opacité. La langue de bois. La réclame sur Internet. Oublier cette règle de base, vous expose au mieux à l’indifférence, au pire à la critique la plus acerbe.

 

9. le ton et le style : éviter le style ampoulé et les grandes phrases des agences de communication qui prennent les utilisateurs pour des enfants ou pire. Le Web 2.0 implique que l’utilisateur-acteur est respecté dans son intelligence et qu’on lui fait confiance.

 

10. réactivité, spontanéité : si une suggestion ou un commentaire est mis en ligne, il faut y répondre tout de suite. C’est la dictature du temps réel. Si l’utilisateur-acteur sent que ces suggestions ne sont pas prises au sérieux, ou trop tard, il se découragera une reviendra plus, voire il dira de mal de vous dans son blog. La spontanéité et la réactivité sont la politesse du 2.0 car il démontre l’intérêt que l’entreprise porte à l’utilisateur-acteur.

 

11. abondance et fluidité de l’information : le Web collaboratif implique la richesse du contenu. Lancer un site collaboratif ne avec deux commentaires qui se battent en duel, expose la société responsable à des critiques voire des ricanements.

 

12. éthique et probité : éviter à tout prix les faux blogs (flogs ou fake blogs), les faux blogueurs, et toute tentative propre à essayer de tromper l’utilisateur. Il est fort à parier que cela sera découvert rapidement, et les représailles seront impitoyables (voir l’exemple du site Sony pour la PSP à Noël 2006[3])

 

13. modernité et technicité (geekiness) : souvent, les grandes entreprises perdent pied avec la réalité du monde de l’Internet, car elles sont éloignées (Ou leurs informaticiens sont éloignés) de la réalité est collaboratif de l’informatique moderne. Rien de pire qu’une entreprise voulant se lancer dans le Web 2.0 qui tenterait de singer les expériences connues (SL par exemple) avec un résultat approximatif. Dans le Web 2.0, les techniques de développement sont-elles aussi Web 2.0 : logiciels libres, ramassions collaboratif, réunion de créativité collaboratif horizontal et non hiérarchique (barcamps et toutes leurs déclinaisons).

 

14. immersion totale : éviter à tout prix les environnements faussement 3D qui rappellent les premiers développements du début des années 90. Si l’objectif et de fournir une expérience en immersion totale (on parle alors de Web 3.0 et non plus 2.0, voir fredcavazza.net), il faut jouer le jeu jusqu’au bout. Cela implique que l’on recrée de zéro un méta univers de type S. L., ou plus pragmatiquement, que l’on investisse massivement dents est elle pour y faire du marketing immersif.

 

15. enfin, dernière règle et non des moindres, respecter à la lettre les 14 règles précédentes n’est rien, comme toujours quand il s’agit de systèmes d’information marketing, si vous n’êtes pas capables d’exécuter correctement ces règles dans la réalité. En d’autres termes, tout est une question d’exécution et de manière, pas seulement de contenu. Il est à répéter encore une fois que le Web 2.0 est une question d’état d’esprit, pas seulement de respect formel de règles ou de principes.

 

notre recommandation : poser la vraie question, apporter la vraie réponse

 

la véritable question pour l’entreprise n’est pas de savoir si elle doit absolument créer un site Web 2.0, si tant est qu’on sache que c’est vraiment, mais de savoir comment votre entreprise peut tirer un bénéfice, qui soit également partagé par l’utilisateur, d’une démarche collaborative sur Internet.

 

Ceci amène à se reposer la question fondamentale de la stratégie de l’entreprise en question sur Internet, qui est n’est pas sans lien sur sa stratégie hors de l’Internet. Il est fort à parier que sur Internet et dans un environnement collaboratif où les utilisateurs sont libres de s’exprimer, les questions qui fâchent, surtout en ces temps où l’écologie fait un come-back - ressurgissent naturellement à la surface. Et ceci sans évoquer la présence éventuelle voire probable des groupes de pressions …

 

Notre recommandation se décline donc en quatre temps :

  • temps 1: définir la stratégie Internet de votre entreprise, définir ses objectifs dans un site collaboratif, et ce qui peut déterminer le succès d’une telle opération. On définira également les garde-fous, qui protégeront la marque, et sa réputation. On définira la marge de manœuvre, les soutiens et les sponsorings internes et externes. On ciblera un sujet (prendre l’exemple d’axasante.fr qui a choisi la prévention médicale. une grande cause peut produire de grands effets). On évaluera également les questions de branding (voir la remarque sur l’adéquation à la marque dans les 15 points ci-dessus), et les alliances possibles avec des associations.
  • temps 2: en déduire les dispositifs nécessaires pour remplir ses objectifs, avant de sauter à la solution technique qui ne résout rien. « Infiltrer[4] » les milieux autorisés, prendre des avis des experts du Web 2.0 et les inclure dans le dispositif dans un mode co-créatif (pas extérieur). Impliquer enfin des clients internautes de votre entreprise, car ils se sentiront concernés par la co-conception d’une aventure 2.0 bénéfique à eux-mêmes et en bout de chaîne, bénéfiques à votre entreprise. Le stade ultime de la co-création étant celui qui allie la participation de vrais clients (attention, on ne parle pas de focus groups ici)
  • temps 3: tester dans une première version et sur un échantillon restreint mais conséquent, en grandeur nature afin de faire les premiers pas, et de mettre au point la plate-forme. Transformer cette plate-forme en outils de test de temps réel, en impliquant les blogueurs et acteurs influents du 2.0, non seulement pour analyser et avaliser une solution de communication, mais pour les faire participer à cette aventure. Ceci peut éventuellement nécessiter une rémunération ou une rétribution (pas forcément monétaire d’ailleurs). Mettre ainsi en place un processus d’accompagnement systématique qui permette de contrôler et de corriger le dispositif offert à mesure.
  • temps 4: en parallèle, abandonner, si elle existe, toute idée d’une fausse expérience immersive en faux 3D, et - si c’est l’objectif - complémenter la démarche en investissant de façon conséquente et concertée avec le panel de blogueurs influents cités précédemment, sur second life.

Point important à noter : l’acceptation préalable de la transparence par votre entreprise est indispensable à ce projet, avant même de se lancer. L’acceptation de cette transparence, pourrait au contraire vous propulser au rang des bons élèves de la blogosphère et de l’Internet et du Pinko Marketing.

 


[1] L’intelligence collective, issu du livre de Howard Rheingold Smart Mobs, prête aussi le flanc à beaucoup de critiques : http://www.scienceshumaines.com/le-mythe-de-l-intelligence-collective_fr_5612.html[2] au sens des mashups et les emprunts qui peuvent être faits entre sites[3] http://ygourven2.online.fr/webcom/mbaesg/ppt/mbaesg-collaboration-1-76.htm et le site de Consumerist.com à http://consumerist.com/consumer/alliwantforxmasisapsp/lucky-golden-shit-awards-shipped-233455.php[4] de façon ouverte et sans arrière pensée cependant

 

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